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Transport terrestre / Les transporteurs et le ministère unissent leurs voix
Transport terrestre
Les transporteurs et le ministère unissent leurs voix
De francs échanges ayant abouti à des attentes de part et d’autre. C’est ce qui ressort de la rencontre entre le ministère des Transports et des Affaires maritimes, représenté par le directeur général du Transport terrestre et de la circulation (DGTTC), Oumar Sako, et les acteurs du transport, le jeudi 21 mai 2026.
La réunion s’est tenue dans la salle de conférence du Haut Conseil.
Présidée par Abou Diallo, vice-président du Haut Conseil représentant le PCA Abdramane Camara, et conduite sous la houlette du directeur général du Haut Conseil, Diaby Brahima, cette rencontre a été l’occasion d’échanges francs et sans faux-fuyant.
Des vérités dites sans détour
Prenant la parole, Oumar Sako a immédiatement donné le ton :
« Vous avez certes des qualités, mais dans vos lots quotidiens, il existe l’inconfort et le non-respect du code de la route. »
Le directeur général a ensuite évoqué plusieurs difficultés auxquelles les transporteurs sont actuellement confrontés, notamment :
- les plaques d’immatriculation ;
- les documents administratifs liés à l’activité de transport ;
- les mesures d’accompagnement relatives au retrait prochain de certains véhicules ne répondant pas aux normes.
Sur cette dernière question, il a précisé que seuls les véhicules en règle durant les deux dernières années seront pris en compte dans l’opération.
Les barrages et les rackets évoqués
Concernant la question des nombreux barrages routiers, Oumar Sako a expliqué que la présence des policiers et des gendarmes ne devait pas inquiéter les transporteurs.
Il en a profité pour féliciter les forces de l’ordre et de sécurité pour leur contribution au maintien de la sécurité dans le pays.
S’agissant des extorsions syndicales communément appelées « rackets », le représentant du ministère a rassuré les participants :
« Des solutions idoines seront trouvées afin d’éradiquer ce fléau. »
Le rôle de médiation du Haut Conseil
Tout au long des échanges, le directeur général du Haut Conseil, Diaby Brahima, est intervenu à plusieurs reprises pour calmer les ardeurs de certains transporteurs quelque peu excités.
Il a insisté sur la nécessité d’une écoute attentive, estimant que cette rencontre revêtait une importance capitale pour un secteur du transport en pleine mutation.
La réaction de la Police spéciale de la sécurité routière
Pour sa part, le commissaire-divisionnaire Abdul Kader Touré, directeur de la Police spéciale de la sécurité routière (PSSR), n’a pas accepté les accusations formulées contre ses hommes par certains intervenants.
Il a rappelé un principe fondamental :
« Les transporteurs doivent maintenir leurs documents administratifs à jour et utiliser les voies légales pour se faire entendre en cas de constatation d’abus. »
Insertion professionnelle / La SODECI à la rencontre des talents pour les métiers de l’eau
Insertion professionnelle
La SODECI à la rencontre des talents pour les métiers de l’eau
À l’occasion de la 3ᵉ édition de la Foire nationale de l’emploi et du recrutement (FNER 2026), organisée du 18 au 21 mai 2026 au Palais de la Culture de Treichville, la Société de Distribution d’Eau de la Côte d’Ivoire (SODECI) réaffirme son engagement en faveur de l’insertion professionnelle des jeunes et du développement des compétences dans le secteur de l’eau.
À travers sa direction des Ressources humaines, l’entreprise prend part à ce grand rendez-vous national de l’emploi avec un stand animé par les équipes du service formation et recrutement.
Mobilisés durant toute la foire, les responsables présents échangent avec les visiteurs, rencontrent les jeunes diplômés et identifient les profils susceptibles d’intégrer les métiers liés à la production et à la distribution de l’eau potable.
Préparer les compétences de demain
Par cette participation, après le Salon national de l’Enseignement technique (SNET) qui s’est déroulé au Lycée Technique d’Abidjan, la SODECI entend anticiper les besoins futurs en compétences et préparer les ressources humaines capables d’accompagner durablement les enjeux du service public de l’eau en Côte d’Ivoire.
L’entreprise accorde également une attention particulière à la promotion de la diversité, en encourageant notamment les candidatures féminines dans ses métiers techniques et opérationnels.
Un engagement en faveur de l’employabilité
En participant à la FNER 2026, la SODECI confirme ainsi sa volonté de contribuer activement à la formation, à l’employabilité et à l’intégration professionnelle des jeunes talents ivoiriens.
Une démarche qui traduit l’engagement de l’entreprise à bâtir les compétences de demain afin de soutenir le développement du secteur de l’eau et répondre efficacement aux attentes des populations.
SIATA DIA
Pour accélérer la mise en œuvre complète de la CMU / Me Adama Kamara mobilise le corps préfectoral
Pour accélérer la mise en œuvre complète de la CMU
Me Adama Kamara mobilise le corps préfectoral
Le ministre de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle, Me Adama Kamara, a procédé ce jeudi 21 mai 2026, à Yamoussoukro, à l’ouverture de l’atelier bilan sur le fonctionnement des Comités locaux de la Couverture maladie universelle (COLOC-CMU) et les perspectives de renforcement de leur action sur le terrain.
Organisé par l’IPS-CNAM en collaboration avec la Banque mondiale à travers le projet WURI, cet atelier réunit le corps préfectoral, les équipes techniques de la CNAM ainsi que plusieurs partenaires engagés dans le déploiement de la CMU.
Cette rencontre vise à évaluer les résultats enregistrés par les COLOC-CMU, à identifier les difficultés rencontrées sur le terrain, à capitaliser les bonnes pratiques et à définir de nouvelles orientations opérationnelles pour renforcer l’efficacité des actions de proximité en faveur de la CMU.
Un engagement salué
Dans son intervention, le ministre Adama Kamara a salué l’engagement constant du corps préfectoral qui accompagne, depuis plusieurs années, les efforts du gouvernement pour rapprocher la CMU des populations.
Il a rappelé que la Côte d’Ivoire a engagé d’importantes actions de sensibilisation et de mobilisation communautaire afin de favoriser l’adhésion des populations à ce dispositif majeur de protection sociale.
Parmi les initiatives engagées figurent notamment :
- les campagnes nationales de proximité ;
- les villages CMU ;
- les caravanes de sensibilisation ;
- les opérations d’enrôlement de masse ;
- la campagne « CMU zéro cotisation » ;
- les tournées de terrain du ministre ;
- la Ronde du Social.
La Ronde du Social constitue un cadre privilégié de dialogue direct avec les populations pour promouvoir les instruments de protection sociale et recueillir leurs préoccupations.
Plus de 25 millions de personnes enrôlées
Grâce à cette stratégie de proximité impulsée par le ministre, la CMU a franchi de nouveaux caps avec plus de 25 millions de personnes enrôlées à ce jour.
Ces résultats confirment la dynamique de généralisation de la couverture sanitaire en Côte d’Ivoire.
Toutefois, le ministre a insisté sur la nécessité d’aller au-delà des chiffres d’enrôlement.
« La CMU doit être vécue et utilisée par les populations. Notre défi aujourd’hui est de transformer l’enrôlement en couverture effective et durable. »
Il a ainsi invité les préfets et sous-préfets à intensifier les actions de sensibilisation dans leurs circonscriptions respectives, notamment autour :
- du retrait des cartes CMU ;
- du paiement régulier des cotisations ;
- du recours effectif aux prestations de santé offertes par le dispositif.
Cap sur l’Indénié-Djuablin
Dans cette dynamique, le ministre a annoncé la poursuite des actions de terrain avec la prochaine étape de la Ronde du Social, prévue dans la région de l’Indénié-Djuablin du 22 au 30 juin 2026.
Cette nouvelle mission de proximité permettra de renforcer l’information des populations, de promouvoir les instruments de protection sociale et de consolider les acquis de la CMU dans cette partie du pays.
Les travaux de l’atelier de Yamoussoukro se poursuivront jusqu’au 23 mai 2026 et devraient déboucher sur des recommandations concrètes visant à renforcer le rôle des COLOC-CMU et à accélérer la mise en œuvre complète de la CMU sur l’ensemble du territoire national.
SIATA DIA
Ports ivoiriens / Alexis N’Guessan Zoukou : « Les dockers sont bien payés »
Ports ivoiriens
Alexis N’Guessan Zoukou : « Les dockers sont bien payés »
Après des années de tensions sociales et de dysfonctionnements dans le secteur portuaire ivoirien, les dockers des ports d’Abidjan et de San Pedro perçoivent aujourd’hui un revenu régulier.
C’est l’annonce faite ce jeudi 21 mai 2026 par Alexis N’Guessan Zoukou, secrétaire général du Syndicat des Entreprises de Manutention des Ports Autonomes d’Abidjan et de San Pedro (SEMPA/BMOD).
S’exprimant lors d’une conférence de presse organisée au siège du SEMPA/BMOD à Vridi, le responsable syndical a dressé le bilan des cinq dernières années de réformes engagées dans la gestion de la main-d’œuvre dockerienne.
Il a notamment mis en avant des avancées significatives en matière de digitalisation, de dialogue social et de sécurité au travail.
« Notre travail a consisté à instaurer davantage d’équité afin que chaque docker ait réellement accès au travail et puisse bénéficier de revenus réguliers. »
Une stabilité retrouvée sur la plateforme portuaire
Longtemps confrontée à des grèves sauvages, des conflits sociaux récurrents et des critiques sur les conditions de travail des dockers, la plateforme portuaire ivoirienne semble avoir retrouvé une relative stabilité, selon les responsables du SEMPA/BMOD.
« Déjà, le fait que nous soyons parvenus à éviter les grèves sur la place portuaire ces dernières années constitue pour nous un motif de satisfaction. »
Le secrétaire général a toutefois souligné que :
« Le dialogue social est une construction permanente. »
Des réformes structurelles et numériques
Parmi les principales réformes mises en œuvre, Alexis N’Guessan Zoukou a cité :
- l’informatisation des rôles d’embauche ;
- l’élection des délégués du personnel ;
- la poursuite de la digitalisation des processus internes.
Ces mesures sont considérées comme déterminantes dans la modernisation du secteur portuaire.
Le SEMPA/BMOD, qui revendique près de 8 500 employés, entend renforcer davantage sa transformation numérique.
« Le système de digitalisation que nous avons lancé constitue déjà une avancée, mais nous avons décidé de procéder à l’intégration de beaucoup plus de systèmes au sein de notre organisation. »
La sécurité au travail au cœur des priorités
Sur le plan sécuritaire, le secrétaire général a rappelé que les activités portuaires restent exposées à de nombreux risques d’accidents.
Il a annoncé la poursuite des campagnes de sensibilisation ainsi que la distribution d’équipements de protection individuelle, une initiative entamée depuis l’année dernière.
Alexis N’Guessan Zoukou a également salué les relations « globalement bonnes » entretenues avec les autorités portuaires, les manutentionnaires et les syndicats, malgré certaines tensions ponctuelles liées notamment au paiement des prestations.
SIATA DIA
Formation / CARENA intègre Ange-Paola Ouanhi
Formation
CARENA intègre Ange-Paola Ouanhi
CARENA, filiale d’AGL et de SOFIA, acteur majeur de la réparation navale en Afrique de l’Ouest, annonce le retour et l’intégration réussie d’Ange-Paola Ouanhi, bénéficiaire du programme de bourse d’excellence mis en place par CARENA, en partenariat avec AGL, le CIDFOR et le ministère ivoirien de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique.
Cette initiative, qui s’inscrit dans le cadre de la première édition de son programme de mécénat éducatif, vise à répondre aux enjeux croissants de développement des compétences techniques dans le secteur industriel.
Elle ambitionne également de former une nouvelle génération de talents ivoiriens capables d’évoluer dans des environnements techniques exigeants, tout en contribuant durablement à leur employabilité.
Un parcours d’excellence
Sélectionnée pour l’excellence de son parcours académique, sa rigueur et sa détermination à s’imposer dans un métier historiquement masculin, Ange-Paola Ouanhi a bénéficié d’une formation à l’Institut de Formation Technique de l’Ouest (IFTO) à Cholet, en France.
Au terme de quatre années d’apprentissage intensif, elle a obtenu un Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP), puis un Baccalauréat professionnel en chaudronnerie, couronné par une mention très bien.
Une intégration professionnelle réussie
De retour en Côte d’Ivoire en 2026, Ange-Paola Ouanhi a intégré CARENA en contrat à durée indéterminée en qualité de monteur en chaudronnerie.
Elle contribue aujourd’hui activement aux opérations techniques du chantier naval, en participant à la coordination des activités de chaudronnerie et de soudure, tout en assurant un rôle d’interface entre les équipes de production et le bureau méthode.
« Le parcours d’Ange-Paola est une illustration concrète de notre ambition : investir dans le capital humain local, anticiper les besoins en compétences techniques et accompagner l’émergence de talents capables de porter la performance industrielle de demain. »
— Jean-François Arhant, directeur général de CARENA
Selon le directeur général de CARENA, cette intégration structurée et accompagnée démontre également l’engagement de l’entreprise à valoriser les compétences acquises à l’international et à faciliter la transition efficace vers le monde professionnel.
Un programme à fort impact
Au-delà d’un parcours individuel remarquable, cette réussite témoigne de l’impact structurant du programme de bourse de CARENA, qui permet non seulement de constituer un vivier de compétences, mais aussi de renforcer la transmission des savoir-faire critiques dans le secteur de la réparation navale.
Dans la continuité de cette initiative, une nouvelle bourse a été octroyée en 2025 à Ange Corneille Kouassi, âgé de 16 ans et élève en BT Construction métallique au Lycée professionnel de Koumassi à Abidjan.
Grâce à ce soutien, il poursuit actuellement un cursus en chaudronnerie à l’Institut de Formation Technique de l’Ouest (IFTO) en France.
À travers ce programme, CARENA réaffirme son engagement citoyen en faveur de l’employabilité des jeunes en Côte d’Ivoire, ainsi que sa contribution active au développement d’un tissu industriel compétitif, inclusif et tourné vers l’avenir.
SIATA DIA
OIC / Lancement officiel du Sysanev / Le DG Sidibé Issoufou magistral dans son adresse
OIC / Lancement officiel du Sysanev
Le DG Sidibé Issoufou magistral dans son adresse
Innovante plateforme numérique conçue pour analyser et anticiper les opérations d’importation conformément à la réglementation du commerce international, le Système d’analyse et d’évaluation des opérations d’importation (Sysanev) a officiellement été lancé le mardi 19 mai 2026.
La cérémonie s’est tenue dans la salle de conférence de la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI), également appelée Patronat ivoirien.
L’événement s’est articulé autour de plusieurs axes, notamment le mot de bienvenue du directeur général de l’OIC, Sidibé Issoufou.
Magistral dans son adresse, Sidibé Issoufou, après ses civilités aux différentes personnalités présentes, a adressé des pensées reconnaissantes au président du Patronat ivoirien, ainsi qu’au ministre des Transports et des Affaires maritimes, représenté pour l’occasion par le directeur de cabinet, Coné Dioman.
Il a également exprimé sa gratitude au ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, représenté par Touré Baba.
Le DG de l’OIC a aussi eu un clin d’œil particulier à l’endroit des opérateurs économiques des pays voisins, notamment le Mali, avant de renouveler ses remerciements à l’ensemble du gouvernement, avec une mention spéciale au Président de la République, SEM Alassane Ouattara.
« Notre structure travaille au quotidien à traduire en actes la vision d’une Grande Côte d’Ivoire, portée par le leadership éclairé du président Alassane Ouattara. »
Les objectifs du Sysanev
Présentant la plateforme, Sidibé Issoufou a expliqué en détail les objectifs et fonctionnalités du Sysanev.
Son objectif général est de renforcer la performance, la transparence et la conformité des opérations d’importation en Côte d’Ivoire.
Parmi les objectifs spécifiques figurent notamment :
- l’anticipation des risques douaniers ;
- l’optimisation de la valeur transactionnelle ;
- la réduction des contentieux ;
- l’amélioration de la rentabilité des importations ;
- la sécurisation des recettes publiques ;
- la modernisation du commerce extérieur.
Des fonctionnalités stratégiques
Concernant les principales fonctionnalités de la plateforme, le DG de l’OIC a notamment évoqué :
- la simulation des droits et taxes ;
- le calcul du coût de revient prévisionnel ;
- la détection des anomalies de valeur.
Sidibé Issoufou a tenu à préciser que le Sysanev ne remplace pas les systèmes douaniers existants, mais agit en complément en apportant une intelligence décisionnelle, une capacité d’anticipation et une vision stratégique.
Les réactions des intervenants
Prenant la parole après le DG de l’OIC, Touré Baba, représentant du ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, a exhorté les opérateurs économiques à s’approprier le Sysanev.
« Par cette invention, l’OIC met à la disposition des entreprises une meilleure planification de leurs importations. »
Docteur Malan Paul, expert consultant et concepteur de la plateforme, a ensuite fait une brillante présentation technique du projet.
Un panel d’échanges s’en est suivi avant la clôture de la cérémonie par l’intervention de Coné Dioman, directeur de cabinet du ministre Koné Amadou.
Au nom du ministre, il a salué cette innovation portée par l’OIC, estimant qu’elle s’inscrit pleinement dans la vision de développement économique de la Côte d’Ivoire.
CIE / TRAVAUX PROGRAMMES
Visite d’immersion / Des étudiants de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne découvrent la logistique africaine aux côtés d’AGL Côte d’Ivoire
Visite d’immersion
Des étudiants de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne découvrent la logistique africaine aux côtés d’AGL Côte d’Ivoire
AGL Côte d’Ivoire a accueilli, du 11 au 15 mai 2026, une délégation de 33 étudiants et de cinq enseignants-chercheurs de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne dans le cadre d’une immersion académique consacrée aux métiers du transport, de la supply chain et de la logistique en Afrique de l’Ouest.
Issus des filières Transport International Multimodal, Supply Chain et Droit Maritime (Master 1 et Master 2), les participants, parmi lesquels figuraient également des professionnels en formation continue, sont venus découvrir concrètement les réalités opérationnelles, les enjeux de transformation et les perspectives d’évolution du secteur logistique africain.
Acteur de référence de la logistique multimodale en Afrique de l’Ouest, AGL Côte d’Ivoire a ouvert les portes de son écosystème à cette délégation académique. L’entreprise emploie plus de 1 500 collaborateurs et s’appuie sur des infrastructures couvrant le transport, l’entreposage, la manutention portuaire et les solutions supply chain.
Un programme d’immersion terrain complet
Tout au long de cette immersion, les étudiants ont participé à un programme mêlant présentations institutionnelles, échanges avec des experts métiers et visites de terrain.
Ils ont notamment découvert :
- les opérations portuaires de Côte d’Ivoire Terminal,
- les activités ferroviaires de SITARAIL,
- les activités de réparation navale chez CArena,
- ainsi que la supply chain aérienne à travers l’Aérohub d’Abidjan et les installations de l’aéroport Félix Houphouët-Boigny.
La délégation a également rencontré plusieurs acteurs institutionnels et économiques majeurs, parmi lesquels le Conseil Café-Cacao, l’Ambassade de France en Côte d’Ivoire ainsi que les équipes d’Air Côte d’Ivoire.
Un temps fort : panel et networking
Un moment fort de cette immersion a été l’organisation d’un panel afterwork & networking au centre d’innovation Yiri d’AGL autour du thème :
« Construire une carrière dans le transport et la logistique en Afrique : défis, opportunités et transformations du secteur »
Cette rencontre a permis d’aborder les transformations du secteur, les nouveaux métiers liés à la supply chain et à la digitalisation, ainsi que les enjeux humains, réglementaires et environnementaux auxquels les acteurs de la logistique africaine sont confrontés.
« Accueillir les étudiants de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne constitue une véritable opportunité de transmission et de partage d’expérience… »
— Yolande Oga, Directrice des Ressources Humaines d’AGL Côte d’Ivoire
« Cette immersion nous a permis de confronter les enseignements académiques aux réalités du terrain… »
— Emeric Lendjel, Directeur du Master 2 Transports Internationaux, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Perspectives et ouverture professionnelle
Au-delà de l’immersion pédagogique, cette initiative ouvre des perspectives de collaboration concrètes autour de l’accueil de stagiaires, de VIE et d’opportunités de carrière au sein du Groupe AGL en Afrique.
Présent en Côte d’Ivoire dans le transport, la logistique et la manutention portuaire, AGL Côte d’Ivoire emploie aujourd’hui plus de 1 500 collaborateurs ivoiriens, à travers ses agences à Abidjan, San Pedro, Bouaké, Ferkessédougou et Ouangolodougou.
L’entreprise participe activement au développement de la Côte d’Ivoire et s’investit dans l’amélioration des compétences de ses collaborateurs via le Centre de formation portuaire panafricain (CFPP), tout en développant des partenariats académiques avec des institutions comme l’Institut National Polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB).
AGL Côte d’Ivoire mène également des actions sociales en faveur de la scolarisation, de la réinsertion des jeunes et de la sensibilisation à la préservation de l’environnement, en partenariat avec plusieurs associations.
Renforcement de capacités / Les agents du Conseil du café-cacao formés à la RSE
Renforcement de capacités
Les agents du Conseil du café-cacao formés à la RSE
Le lundi 18 mai 2026 marque le coup d’envoi d’une série de formations et de sensibilisations exclusivement dédiées à la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) du Conseil du café-cacao.
La première session est destinée spécifiquement aux délégués régionaux. Cette formation vise un objectif clair : faire passer la RSE du statut de concept théorique à celui d’outil de management quotidien et de performance globale.
Animée par les experts de KPMG, avec un programme particulièrement dense, cette formation a été conçue pour guider les délégués régionaux du Conseil du café-cacao à travers un parcours immersif allant de la prise de conscience environnementale à l’action managériale.
Un programme structuré sur trois jours
- Jour 1 : la formation a débuté par un atelier interactif animé par Soungalo Coulibaly : la « Fresque du Climat », un atelier basé sur l’intelligence collective permettant aux délégués régionaux d’avoir une compréhension scientifique et approfondie des mécanismes des dérèglements climatiques.
- Jour 2 : de la RSE au financement. Le cœur de cette formation porte sur l’application pratique de la RSE dans le management. Un accent particulier sera mis sur les opportunités de financement liées aux initiatives climatiques, démontrant que la RSE constitue également un puissant moteur économique.
- Jour 3 : gestion des données et culture d’entreprise. Cette dernière journée sera consacrée à la mesure de la performance à travers la gestion des indicateurs RSE ainsi qu’aux stratégies de sensibilisation visant à mobiliser les équipes sur le terrain.
Ce séminaire de formation pose ainsi les bases d’une gouvernance plus durable et résiliente, en outillant les délégués régionaux pour devenir de véritables ambassadeurs de la transition écologique du Conseil du café-cacao.
LA GRANDE CÔTE D’IVOIRE / Quand une nation cesse enfin de douter d’elle-même
LA GRANDE CÔTE D’IVOIRE
Quand une nation cesse enfin de douter d’elle-même
UNE NATION DEVANT SON PROPRE MIROIR
Il existe, dans la vie des peuples, des moments rares où l’histoire semble ralentir pour leur tendre un miroir. Des instants particuliers où une nation cesse progressivement de regarder le monde avec complexe pour commencer enfin à se regarder elle-même avec confiance. La Côte d’Ivoire traverse peut-être précisément ce tournant silencieux de son histoire.
Non pas parce qu’elle serait devenue parfaite — aucune nation ne l’est — mais parce qu’elle commence à comprendre une vérité fondamentale : les peuples qui dominent durablement le monde ne sont pas toujours les plus riches en ressources naturelles ; ce sont souvent ceux qui savent maîtriser leur récit, protéger leurs talents et transformer leur identité en puissance.
Pendant longtemps, l’Afrique a laissé d’autres raconter son histoire à sa place. Pendant longtemps, nos talents ont dû quitter leur terre pour être reconnus ailleurs. Nos artistes ont souvent été applaudis à l’extérieur avant d’être célébrés chez eux. Nos sportifs ont parfois porté le drapeau africain avec plus de fierté que les institutions elles-mêmes. Nos génies ont été validés loin de leur terre natale avant d’obtenir le respect de leurs propres sociétés.
Mais les temps changent. Et la Côte d’Ivoire donne aujourd’hui le sentiment d’un pays qui veut désormais écrire lui-même sa narration historique, définir lui-même son ambition et imposer lui-même son image au monde.
UNE NATION NE DEVIENT PAS GRANDE PAR HASARD
Une nation ne devient jamais grande par accident. Les grandes puissances ne tombent pas du ciel. Elles se construisent dans le temps long, dans la discipline collective, dans la vision politique et dans la capacité à transformer les douleurs en énergie nationale.
Un pays devient grand lorsqu’il apprend à faire de ses blessures une école de maturité et de ses victoires une source de confiance collective.
La Grande Côte d’Ivoire ne naîtra donc pas uniquement des échangeurs, des ponts, des immeubles ou des statistiques économiques. Une nation ne vit pas seulement de béton ; elle vit aussi de mémoire, de culture, de symboles, de rêves et d’espérance.
LE VÉRITABLE PÉTROLE IVOIRIEN S’APPELLE LE TALENT
Le plus grand gisement de la Côte d’Ivoire n’est ni dans ses mines ni dans ses matières premières. Il se trouve dans son capital humain.
Dans cette jeunesse qui danse même lorsqu’elle souffre. Dans ces femmes qui portent les familles et l’économie silencieuse du pays. Dans ces artistes capables de transformer les douleurs sociales en musique. Dans ces entrepreneurs qui avancent malgré les obstacles.
Le véritable pétrole ivoirien s’appelle le talent. Et un État moderne qui néglige ses talents prépare son propre affaiblissement.
DIDIER DROGBA OU LA DIPLOMATIE ÉMOTIONNELLE
Lorsqu’un pays africain sollicite Didier Drogba pour accompagner un événement continental, il ne s’agit pas seulement de sport. C’est un acte politique et symbolique.
Didier Drogba est devenu une institution émotionnelle africaine, représentant une Afrique capable de réussir sans renier ses racines.
Les grandes nations utilisent leurs symboles : le cinéma, le sport, la culture, la musique. La Côte d’Ivoire doit comprendre que ses talents sont aussi des leviers de puissance.
LE SPORT COMME LANGAGE NATIONAL
Dans les rues d’Abidjan, de Bouaké ou de San Pedro, le football réussit parfois ce que les discours politiques peinent à accomplir : unir un peuple.
La victoire sportive devient alors un moment de réparation psychologique collective et de restauration de la confiance nationale.
PROTÉGER LES FUTURES ÉTOILES
Un pays sérieux prépare toujours l’avenir. La Côte d’Ivoire doit bâtir des politiques structurées de détection, de formation et d’accompagnement des talents.
Académies sportives, incubateurs culturels, fonds de soutien, mentorat : autant d’outils nécessaires pour éviter que des génies ne disparaissent faute d’encadrement.
LE ZOUGLOU : UNE BIBLIOTHÈQUE POPULAIRE
Le Zouglou est une sociologie chantée, une mémoire populaire, une chronique vivante de la société ivoirienne.
Il raconte les douleurs, les espoirs et les réalités sociales d’une génération. Il constitue un patrimoine culturel stratégique à protéger et valoriser.
LE COUPÉ-DÉCALÉ : LA JOIE COMME RÉSISTANCE
Le Coupé-Décalé est né dans la crise mais a transformé la souffrance en énergie créative et en identité culturelle mondiale.
Il illustre une forme de résilience : danser pour survivre, créer pour exister, rire pour ne pas sombrer.
LA BATAILLE DES RÉCITS
Dans le monde moderne, celui qui raconte votre histoire influence votre identité.
Le véritable chantier ivoirien est donc aussi psychologique et culturel : restaurer la confiance en soi collective.
« La Côte d’Ivoire ne manque pas de talents. Elle manque parfois simplement de confiance en sa propre grandeur. »
Par Norbert KOBENAN
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