📢 Prix garanti bord champ (campagne 2025-2026) : 🌱 CACAO 1200 Fcfa / Kg ☕ CAFÉ 1300 Fcfa / Kg
mardi 15 septembre 2026
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Admin

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Dans la mouvance de la114e session portant sur les rencontres statutaires des organes de l’Icco, qui a lieu en ce moment à Abidjan, au siège de l’organisation, Il été a enregistré un acte majeur, ce mardi 15 Septembre 2026, conformément à l’article58 paragraphe 3 de l’accord international sur le cacao2026.
« Aussi, ayant noté que des gouvernements d’autres pays exportateurs et importateurs de cacao ont exprimé leur désir de signer l’Accord international sur le cacao 2026, et ont déposer un avancement de l’application de l’accord, décident : premièrement, de mettre cet accord en vigueur définitivement et dans son intégralité à partir du 1er Octobre 2026. Deuxièmement, d’encourager les autres pays exportateurs et importateurs, à accélérer efforts, afin de signer ledit accord et de le déposer dès ce mois, afin de mettre en route rapidement son application aussi vite que possible. A noter qu’à ce jour, la Côte d’Ivoire, le Togo, la République Démocratique du Congo(Rdc), le Nicaragua et le Madagascar ont signé ce nouvel accord. En attendant, le 1er Octobre prochain, l’ambassadeur Aly Touré, Représentant Permanent de la Cote d’Ivoire auprès des Organisations internationales des produits de base et par ailleurs Porte-Parole des Pays Producteurs de l’ICC, fait le point des négociations en cours. (Interview)
Excellence, pouvez-vous nous faire un point de vos travaux, en attendant vendredi prochain ?
Nous venons d’achever une réunion qui nous a permis de fixer le 1er Octobre 2026, comme date d’entrée en vigueur du nouvel accord sur le cacao. Notre organisation fonctionne sur la base d’accord successive. Depuis que nous avons porté sur les fonds baptismaux, l’Organisation international du cacao( Icco) , nous sommes au huitième accord. Cet accord est particulier en ce sens que pour la première fois, la situation des producteurs est au cœur des débats. A travers deux programmes de travail. Sur la période 2019/2024, cet accord met l’accent sur le revenu des producteurs. Nous estimons que ces derniers constituent le maillon faible de la chaine. Vous avez été vous-mêmes témoins de la chute des cours sur le marché mondial. Ce qui a impacté négativement, les revenus des producteurs. Aussi cet accord n’a plus une durée illimitée. Celui-ci a une durée de cinq ans. C’est notre pays, la Côte d’Ivoire qui est dépositaire de cet accord. Où contrairement au précédent, c’était les Nations unies.
Pouvez-vous revenir sur les grandes lignes de cet accord ?
L’obligation pour nous, c’est le revenu des producteurs. La durabilité a trois composantes : l’aspect environnemental, sociétal et économique. Nous pays producteurs, nous avons estimé que pendant longtemps, que l’accent était mis sur le volet environnemental et sociétal. Pas assez sur le prix. Avec la redynamisation des activités de l’Icco et avec l’engagement de l’industrie des consommateurs nous pensons que le dialogue va s’intensifier pour le bonheur des utilisateurs de la chaines des valeurs du cacao.
Pouvez-vous revenir de cette déstructuration de la masse de cacao dans le chocolat.

Justement, c’est un dossier que nous avons commencé à éplucher avec l’industrie du chocolat notamment avec l’Association des chocolatiers, biscuiteries et confiseries. Nous avons engagé le dialogue avec eux et en conseil, vendredi 18 Septembre 2026, nous allons entériner ce que nous allons leur faire comme propositions. Le vendredi, nous risquons d’avoir de bonnes nouvelles.
Quand vous parlez de protection du revenu des producteurs que faudrait -il entendre ?
Les prix aux producteurs sont fixés en fonction des cours internationaux. Donc, plus les cours sur le marché mondial sont élevés, mieux ça vaut pour nos producteurs d’Afrique, d’Asie et d’Amérique. On ne peut partir de 12 à 10 mille Euros la tonnes, tomber à 3 mille euros la tonne. Nous pensons que les marges que dégagent les industriels, peuvent permettre d’avoir des montants de 9 à 10 mille Euros la tonne sans que cela ne fasse mal à l’industrie ou au consommateur.
Bamba Mafoumgbé,bamaf2000@yahoo.f

Le Premier Ministre Robert Beugré Mambé a appelé, le lundi 14 septembre 2026 à l’auditorium de la Primature à Abidjan-Plateau, à une mobilisation de l’ensemble des acteurs des Ressources animales pour permettre à la Côte d’Ivoire de franchir une nouvelle étape vers une économie animale plus productive, plus compétitive, plus résiliente et plus inclusive. Rapporte la source gouvernementale, Cicg.
Selon cette source officielle, le Chef du gouvernement ivoirien s’exprimait à l’occasion du lancement officiel du Projet de préparation pour le financement des activités de développement de l’élevage en Côte d’Ivoire (PPF Économie animale), en présence du ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Touré, de représentants de la BAD, partenaire principal du projet, de la Banque mondiale et de plusieurs acteurs du secteur.
Cette initiative, de l’avis de notre source, qui est d’un coût total de 1 086 957 Unité de compte (UC), constitue une étape importante dans la mise en œuvre de la Politique nationale de développement de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture (PONADEPA 2026-2030), en cohérence avec les orientations du PND 2026-2030. Elle vise à préparer un programme d’investissement destiné à lever les contraintes structurelles du secteur, réduire les risques d’investissement et favoriser une participation accrue du secteur privé et des institutions financières.
Face à la croissance de la demande en protéines animales, portée notamment par la démographie, l’urbanisation et l’évolution des modes de consommation, le gouvernement entend produire davantage, mieux et durablement, afin de réduire progressivement la dépendance aux importations et de renforcer la souveraineté alimentaire.
Pour le ministre Sidi Touré, cette ambition suppose un changement de paradigme. L’économie animale doit désormais être appréhendée comme un écosystème couvrant toute la chaîne de valeur, des intrants, de l’alimentation et de la santé animale à la transformation, la conservation, la chaîne du froid, la commercialisation, la traçabilité, la recherche, la formation et le financement.
La réussite de cette transformation repose ainsi sur une action concertée. Tandis que l’État poursuivra la création d’un environnement favorable, notamment à travers l’identification des animaux, la traçabilité et la digitalisation des services, le secteur privé est appelé à devenir un moteur majeur de l’investissement.
Plus de 2 300 milliards de Fcfa devraient être mobilisés auprès du secteur privé. Le Gouvernement souhaite également améliorer l’accès des éleveurs au financement et attirer davantage d’investisseurs nationaux et internationaux dans les différentes chaînes de valeur.
Cette dynamique s’appuiera sur la création de 14 zones de développement de l’économie animale et de l’économie bleue, destinées à rapprocher producteurs, entreprises, investisseurs, institutions financières, centres de recherche et collectivités territoriales.
Pour le gouvernement, l’enjeu est désormais de faire converger les efforts de l’État, du secteur privé, des organisations professionnelles, des collectivités et des partenaires techniques et financiers pour faire émerger des projets bancables et structurants, notamment au bénéfice des jeunes, des femmes et des acteurs déjà engagés dans le secteur.
Ayoko Mensah

La Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) a pris part à la 2ᵉ édition de la Conférence Nationale sur l’Intelligence Artificielle « IMPACT IA », organisée du 9 au 11 septembre 2026 à Latrille Events, aux Deux Plateaux, autour du thème : « De la vision aux cas d’usage – Structurer l’IA nationale pour résoudre nos défis prioritaires. »
À travers sa Direction centrale de la transformation digitale (Dctd), la CIE a marqué sa présence durant les trois jours de cette rencontre nationale dédiée aux enjeux et aux applications concrètes de l’intelligence artificielle. La Compagnie y a notamment animé un stand de présentation et de démonstration, permettant aux visiteurs et participants de découvrir ses initiatives en matière d’innovation, de digitalisation et d’intelligence artificielle appliquées aux métiers de l’électricité et à l’expérience client.
Cette participation traduit la volonté de la CIE de faire de l’innovation et de la transformation digitale des leviers concrets d’amélioration de la qualité de service.
Face à des clients dont les attentes évoluent, l’enjeu ne consiste plus uniquement à fournir de l’électricité, mais également à proposer une expérience plus simple, rapide, personnalisée et accessible.
C’est dans cette dynamique que la DCTD a présenté plusieurs perspectives d’utilisation de l’intelligence artificielle, notamment à travers « Clém’BOT », un assistant IA personnalisé destiné à enrichir les services digitaux de la CIE.
L’objectif est de permettre au client de formuler sa demande en langage naturel, sans avoir à naviguer à travers une succession de menus ou de fonctionnalités. L’intelligence artificielle est alors appelée à comprendre la demande, identifier la démarche appropriée et accompagner le client jusqu’à l’action.
Lors de son intervention au « Cercle des décideurs », Mme N’GUESSAN Armelle Gnassou, Directrice Data et Intelligence Artificielle de la CIE, a présenté cette évolution comme l’un des changements majeurs induits par l’intelligence artificielle dans la relation client.
À travers des cas d’usage concrets, elle a notamment illustré la capacité d’un assistant IA à accompagner un client souhaitant effectuer une démarche de raccordement après la construction ou l’acquisition d’un bien.
L’outil peut également intervenir dans des situations nécessitant une réaction rapide. À titre d’exemple, un client constatant une anomalie sur un équipement électrique peut effectuer un signalement directement depuis l’application, en transmettant notamment des éléments contextuels tels que des photos ou des informations vocales. L’IA contribue alors à comprendre le signalement et à l’orienter vers les équipes compétentes pour traitement.
« On passe d’une IA qui répond à une IA qui comprend et qui agit », a expliqué la Directrice Data et Intelligence Artificielle, résumant ainsi l’ambition portée par ces nouveaux usages.
Au-delà de la dimension technologique, la démarche de la CIE s’inscrit dans une recherche de création de valeur pour le client comme pour l’entreprise.
L’intelligence artificielle doit notamment permettre d’absorber davantage de demandes simultanément et de réduire les temps d’attente, particulièrement lors des périodes de forte sollicitation des centres de relation client.
Selon les éléments présentés lors du panel, les premières expérimentations font ressortir une perspective de gain de productivité d’environ 40 % au niveau du centre d’appels.
Pour la CIE, l'enjeu n'est toutefois pas de substituer la technologie aux collaborateurs. Il s'agit plutôt de mobiliser l'intelligence artificielle sur les demandes pouvant être automatisées afin de libérer davantage de capacités humaines pour les situations nécessitant expertise, jugement et empathie.
Forte des expérimentations conduites, la CIE a également partagé avec les décideurs présents à IMPACT IA plusieurs enseignements susceptibles de guider les entreprises dans leurs propres démarches de transformation.
La première recommandation consiste à partir du problème métier et non de la technologie. L’intelligence artificielle doit répondre à un besoin clairement identifié et produire une valeur mesurable.
La fiabilisation des données constitue également un préalable essentiel, tout comme la capacité à connecter les solutions d’IA aux processus opérationnels. Car, comme l’a souligné Mme Gnassou, « la vraie valeur est dans l’action ».
La co-construction avec les métiers et l’appropriation des outils par les utilisateurs apparaissent également déterminantes. Une technologie, aussi performante soit-elle, ne peut produire de transformation durable si elle n’est pas adoptée par les équipes.
Enfin, la mise à l’échelle doit être anticipée dès la conception des projets, en intégrant notamment les enjeux liés à l’architecture, la cybersécurité, la gouvernance, les coûts et le monitoring.
L’un des enseignements majeurs mis en avant par la DCTD est que les problématiques rencontrées dans le secteur de l’électricité dépassent largement le seul cadre énergétique.
Les enjeux liés à la compréhension des besoins, à la valorisation des données, à l’automatisation des processus et à l’amélioration de l’expérience utilisateur concernent également le secteur de l’eau, le transport, les administrations publiques, les banques ou encore les télécommunications.
Cette vision rejoint pleinement l’ambition d’IMPACT IA : favoriser le passage d’une réflexion générale sur l’intelligence artificielle à des cas d’usage concrets, utiles et adaptés aux réalités nationales.
À travers sa participation à cette deuxième édition, la CIE réaffirme ainsi son engagement en faveur de la transformation digitale, de l’innovation et de l’amélioration continue de l’expérience client, en faisant de la donnée et de l’intelligence artificielle des leviers au service d’une entreprise plus agile, plus performante et toujours plus proche de ses clients.
Bamba M.

De la conquête du pouvoir à la culture du résultat : le défi de la Grande Côte d’Ivoire

Le temps de juger la politique à ce qu’elle change
Sous nos tropiques, la politique porte encore un étrange paradoxe : elle passionne souvent davantage lorsqu’il s’agit de conquérir le pouvoir que lorsqu’il faut mesurer ce que le pouvoir accomplit. Les campagnes soulèvent les foules, les slogans occupent l’espace public, les alliances se font et se défont, les ambitions se croisent, les stratégies se commentent. Mais, derrière cette effervescence, une question devrait toujours finir par reprendre ses droits : qu’est-ce qui, concrètement, a changé dans la vie du citoyen ?
Car la politique n’est pas d’abord l’art de promettre. Elle est l’obligation de transformer.
À soixante-six ans d’indépendance, la Côte d’Ivoire peut regarder avec reconnaissance le chemin parcouru. Sous l’impulsion du Président de la République, Alassane OUATTARA, et grâce à l’action du Gouvernement, le pays a connu d’importantes transformations : modernisation des infrastructures, développement des équipements collectifs, amélioration de l’attractivité économique, investissements publics et réformes destinées à soutenir le développement national.
Ces acquis méritent d’être reconnus. Mais reconnaître n’interdit pas d’interroger ; remercier n’interdit pas d’exiger davantage. La maturité politique commence précisément lorsque l’on sait saluer ce qui a été accompli tout en regardant lucidement ce qui reste à accomplir.
Après le temps des grands chantiers vient donc une exigence supplémentaire : faire en sorte que leurs bénéfices atteignent plus largement encore les populations, réduisent les disparités entre territoires et deviennent une amélioration perceptible de la vie quotidienne.
De la réalisation à l’impact : la politique de la preuve
Une école construite est une réalisation. Une école dans laquelle l’enfant apprend mieux est un résultat.
Un hôpital inauguré est une réalisation. Un malade accueilli dignement, soigné à temps et à un coût accessible est un résultat.
Une route ouverte est une réalisation. Un agriculteur qui transporte plus facilement sa production, un village désenclavé, une famille rapprochée d’un centre de santé ou d’un marché : voilà l’impact.
Un programme d’emploi lancé est une politique publique. Un jeune qui, deux ans plus tard, vit dignement de son travail en constitue la preuve.
Cette distinction devrait devenir centrale dans notre culture politique. La réalisation se photographie ; l’impact se vit.
Le prochain seuil de la Grande Côte d’Ivoire sera précisément celui-là : transformer davantage la performance nationale en progrès vécu, la croissance en mieux-être, l’investissement en opportunités et la modernisation du pays en amélioration tangible du quotidien.
Le développement doit parvenir jusqu’au dernier kilomètre, au village éloigné, au quartier périphérique, à l’agriculteur, à l’artisan, au jeune diplômé, à la femme entrepreneure, au malade, à l’enfant qui entre à l’école. Aucun territoire ne devrait se croire condamné à regarder de loin le train du progrès.
Faire, mesurer, corriger, rendre compte
Une culture nouvelle de l’action publique pourrait tenir en quatre verbes : faire, mesurer, corriger, rendre compte.
Faire, parce qu’une promesse politique n’acquiert sa valeur que lorsqu’elle devient réalité.
Mesurer, parce que l’argent public doit produire des résultats identifiables.
Corriger, parce qu’aucune politique publique n’est parfaite et qu’admettre une insuffisance pour y remédier constitue une preuve de responsabilité, non un aveu de faiblesse.
Rendre compte, enfin, parce que gouverner consiste à administrer temporairement des responsabilités et des ressources confiées par la collectivité.
Imaginons un programme annonçant dix mille emplois. Le lancement peut légitimement être présenté au public. Mais l’essentiel commence après : combien de personnes ont réellement été formées ? Combien ont obtenu un emploi ? Combien l’occupent encore un an plus tard ? À quel coût ? Dans quelles régions ? Quels publics sont restés en marge ? Qu’est-ce qui doit être corrigé ?
Lorsque ces questions deviennent ordinaires, la reddition des comptes cesse d’être une contrainte : elle devient une méthode de gouvernement.
On passe alors de la politique de l’annonce à la politique de la preuve.
Le pouvoir est une charge, jamais une propriété
Nos traditions africaines offrent ici une métaphore éclairante. Sous l’arbre à palabres, le chef occupait une place éminente ; il ne devenait pas pour autant propriétaire de l’arbre. Celui-ci appartenait symboliquement à la communauté et survivait à ceux qui s’asseyaient sous son ombre.
Ainsi devrait être comprise la République.
Le maire ne possède pas sa commune. Le ministre ne possède pas son ministère. Le parlementaire ne possède pas ses électeurs. Le fonctionnaire ne possède pas l’administration. Chacun reçoit, pour un temps, une parcelle de responsabilité sur quelque chose qui le dépasse.
Le pouvoir est donc moins une possession qu’un dépôt. Et tout dépôt appelle restitution ; toute délégation appelle reddition.
Gouverner, ce n’est pas posséder l’État. C’est en assurer momentanément la garde et préparer ce que l’on transmettra à ceux qui viendront ensuite.
Pouvoir et opposition : servir le même pays autrement
Cette culture politique concerne aussi la qualité de notre démocratie.
Une République a besoin d’un pouvoir capable de gouverner et d’une opposition capable de contrôler, de critiquer et de proposer. Elle s’affaiblit lorsque toute critique est regardée comme une hostilité ; elle se fragilise également lorsque toute difficulté nationale devient un prétexte pour souhaiter l’échec de ceux qui gouvernent.
On peut combattre une politique sans combattre son pays. On peut soutenir un gouvernement sans transformer ses contradicteurs en ennemis de la Nation. On peut gagner sans humilier. On doit pouvoir perdre sans souhaiter que la République perde avec soi.
Nos adversaires politiques d’aujourd’hui restent nos compatriotes de demain.
Cette vérité est particulièrement précieuse dans une société où les appartenances politiques peuvent parfois croiser les identités régionales, communautaires, religieuses ou générationnelles. La République doit toujours demeurer plus grande que les camps.
Le citoyen n’est pas spectateur de la République
Mais demander davantage aux gouvernants suppose également d’exiger davantage de nous-mêmes.
Nous ne pouvons dénoncer la corruption tout en recherchant le raccourci lorsqu’une procédure nous dérange. Réclamer le mérite puis solliciter une faveur pour contourner la règle. Exiger l’exemplarité au sommet tout en tolérant les petits arrangements à la base.
La République est aussi le miroir de nos comportements.
Le citoyen adulte vérifie avant de partager, débat sans haïr, protège le bien public, respecte la règle, demande des comptes sans injurier et apprend à choisir moins selon le vacarme des slogans que selon la compétence, l’intégrité, le programme et les résultats.
Une démocratie franchit un cap lorsqu’à la question « Qui parle le mieux ? » le citoyen ajoute : « Qui a fait quoi, avec quels moyens, pour quels résultats et au bénéfice de qui ? »
Le mérite, cette promesse que la République doit tenir
Parmi tous les chantiers, celui du mérite demeure décisif.
Lorsqu’un jeune commence à penser qu’il vaut mieux connaître quelqu’un que savoir faire quelque chose, ce n’est pas seulement une compétence que le pays risque de perdre : c’est une parcelle d’espérance nationale.
L’école doit pouvoir dire : travaille.
L’administration : sois compétent.
L’entreprise : innove.
La République : ton effort comptera.
Lorsque cette chaîne fonctionne, les talents se révèlent, l’entrepreneuriat s’enhardit, les compétences restent, l’administration gagne en efficacité et la confiance grandit. Le mérite n’est donc pas seulement une vertu morale : il est une politique de développement.
Faire de chaque responsabilité un héritage
Construire la Grande Côte d’Ivoire ne consistera donc pas seulement à multiplier les ponts, les routes, les universités, les hôpitaux et les investissements. Il faudra également élever notre manière d’exercer le pouvoir, de pratiquer l’opposition, d’administrer l’État, d’informer et de vivre la citoyenneté.
Aux gouvernants : agir, écouter, évaluer et rendre compte.
À l’opposition : contrôler, critiquer et proposer sans fracturer.
À l’administration : servir avec impartialité, compétence et respect de l’usager.
Aux médias : éclairer davantage qu’exciter.
Aux citoyens : juger les faits avant les slogans.
À la jeunesse : refuser que la politique devienne une école du cynisme.
Nos anciens auraient peut-être résumé toute cette philosophie d'une image : on ne reconnaît pas le bon porteur de calebasse au bruit de ses pas sur le chemin, mais à l’eau qu’il rapporte au village.
Il devrait en aller ainsi de la politique.
Moins juger à l’annonce. Davantage regarder l’accomplissement. Moins mesurer la puissance à la fonction occupée. Davantage l’évaluer à l’héritage laissé.
Car la Grande Côte d’Ivoire commencera pleinement lorsque le pouvoir sera compris moins comme un sommet à conquérir que comme une charge à honorer ; lorsque la croissance atteindra davantage les territoires et les foyers ; lorsque la contradiction politique n’effacera jamais la fraternité nationale ; lorsque le mérite redeviendra une promesse crédible faite à chaque enfant.
Alors, la politique retrouvera peut-être sa plus belle définition : servir aujourd’hui de telle manière qu’après notre passage demeurent une école qui instruit mieux, une justice qui rassure davantage, une administration qui respecte davantage, une économie qui ouvre plus de portes et une République plus fraternelle que celle que nous avions reçue.
Car les fonctions passent, les slogans vieillissent et les applaudissements s’éteignent. Seul demeure ce qu’un pouvoir aura réellement changé dans la vie des hommes.
Par Norbert KOBENAN

Le vendredi 11 septembre 2026, le Conseil coton anacarde karité, le CEPICI et le Groupe indien ESSAR FUTURE ENERGIE LTD ont ouvert un nouveau chapitre de la stratégie nationale de développement de la filière anacarde ivoirienne.
En effet, ce jour, les trois structures ont signé un mémorandum de collaboration dont l'objectif est l'installation en Côte d'Ivoire d'une Unité de production de Cardanol à partir de l'extraction de CNSL (Baume de Cajou) de la coque de cajou.
Ce partenariat préfigure la mise en place en Côte d'Ivoire de la plus grande unité au monde de production de Cardanol à partir de la coque de cajou.
En effet, ESSAR FUTURE ENERGIE, un Groupe indien qui pèse dans plus d'une dizaine de secteurs stratégiques, s'est engagé à investir plus de 75 millions Usd en Côte d'Ivoire, soit plus de 42 milliards de Fcfa, pour l'achat de la coque de cajou, l'extraction de CNSL, la production et l'exportation de CNSL.
Les trois partenaires ont reconnu que cette unité devrait créer un écosystème qui met définitivement la Côte d'Ivoire au centre de l'industrie mondiale du cajou, en plus de créer un nouvel intérêt pour la coque, à même d'avoir un impact sur la rentabilité des unités de transformation des noix brutes de cajou et sur les revenus des producteurs.
Dans leurs interventions respectives, M. Mamadou BERTE, Directeur général du Conseil coton anacarde karité, Mme Solange AMICHIA, Directrice générale du CEPICI, et M. Hrushikesh PARANJAPE, représentant d'ESSAR FUTURE ENERGIE, ont relevé l'impact important sur la problématique environnementale que pose la gestion des coques issues de la transformation des noix brutes.
Ils ont également relevé le rôle prépondérant de Sem Éric Camille N'DRI, Ambassadeur de la Côte d'Ivoire en Inde, dans cette étape importante. Lui qui, en juin 2026, a accompagné M. Vibahv AGARWA, Pdg de cette structure indienne, dans une mission exploratoire en Côte d'Ivoire. Ils se sont engagés à travailler ensemble à l'aboutissement de ce projet.
Ainsi, deux semaines après la signature de conventions en Chine pour l'industrie du textile et la valorisation de l'amande de cajou, sous l'égide de Sem Abou DOSSO, ambassadeur de la République de Côte d'Ivoire près la République populaire de Chine, les deux partenaires sont encore à l'œuvre avec l'ambassade de Côte d'Ivoire en Inde, dans le cadre de la diplomatie économique que prône Sem Alassane OUATTARA, Président de la République de Côte d'Ivoire.
Bamba Mafoumgbé,Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Depuis le 1er septembre 2026, la campagne principale de commercialisation du cacao 2026/2027 est ouverte en Côte d’Ivoire et ne prendra fin qu’en fin février 2027. En attendant, les producteurs ivoiriens vont percevoir 1200Fcfa le Kg bord champ. Le goût est amer, mais les producteurs ont décidé d’accepter ce proverbe bien de chez nous qui dit que : « Un tien vaut mieux que deux tu l’auras »
Dans les zones de production du cacao, des coopératives ou associations de producteurs donnent de la voix contre un prix bord champ qui n’est pas enchanteurs. Pour tout dire le prix n’est pas bien accueilli dans les zones de production de cacao.
Pour ne pas faire long, ils acceptent difficilement ce prix pourvu que le Kg de l’Or brun soit effectivement acheté au prix annoncé par le Conseil café cacao ; le Régulateur ivoirien.
Qui, contrairement aux campagnes précédentes, n’a pas annoncé le prix aux producteurs concomitamment voire avec un jour ou deux jours avec le Ghana Cocobod. Faut- il rappeler la Côte d’Ivoire et le Ghana portent l’Initiative cacao Côte d’Ivoire Ghana dont certaines des actions en synergie a permis d’obtenir la mise en œuvre entre du Drd sur le cacao. (Le Différentiel de revenu décent (Drd) est une prime de 400 dollars par tonne ajoutée au prix du cacao pour garantir un revenu juste aux planteurs en Côte d'Ivoire et au Ghana)
Au pays de Kwame Nkrumah, nos sources nous indiquaient juste après l’ouverture en Côte d’Ivoire, le 1e septembre dernier, le Ghana Cocobod s’activait pour ce 11Septembre 2026. C’est-à-dire pour ce vendredi. Aux dernières nouvelles, la sortie de la fumée blanche a été remise au 25 Septembre prochain. Mais pour quoi les choses coincent tant ? Une source très bien informée basée au port de San pedro nous a indiqué : « Ils ne sont pas prêts au niveau du Ghana. Car le processus est aussi complexe comme en Côte d’Ivoire. Avec des arbitrages au sommet de l’Etat. Ceci pourrait expliquer cela… »

Par ailleurs plusieurs sources nous ont indiqué au moment où nous écrivions notre article, que « le Ghana s’apprête à servir à ses producteurs un prix inférieur 1900 Fcfa le kg. Environ 1500Fcfa voire très proche des 1200Fcfa de la voisine ivoirienne. Mais la pédagogie et l’équation ne semblent pas facile à mettre en œuvre. En attendant, le Ghana qui connait un déficit de production, pourrait recevoir du cacao issu de la contrebande aux frontières ouest de la Côte d’Ivoire. Sur les stocks de la campagne 2025/2026 que des sociétés coopératives ont encore magasins au prix de 1500 voire 1600Fcfa le Kg. Ce pour faire pour éponger leurs dettes envers leurs sociétaires. Sans oublier des fèves de campagne en cours en Côte d’Ivoire(…) »

En attendant, au Ghana, c’est le prix de la campagne intermédiaire qui est servi sur le terrain : 1900Fcfa/Kg. Comme le dit si bien l’humoriste Ambassadeur Agalawal ; « le cacao ivoirien « sort comme ça sort » à destination du Ghana, via Bétié et d’autres voies de contournement.
Une aubaine pour les contrebandiers de se faire du fric avec nos frontières poreuses. Également « aux frontières Côte d’Ivoire- Guinée et Côte d’Ivoire- Liberia, la contrebande et le trafic illicite du cacao est en train de gagner en vitalité. Avec plus de 2000Fcfa/kg, dans ces deux pays, ils peuvent prendre tous les risques… », nous précisent nos sources basées dans l’ouest montagneux ivoirien.

Le dispositif Verrou 322 en marche

Fermez les frontières, fermez les frontières hèèèè. Le Conseil du café et du cacao, c’est-à-dire le régulateur ivoirien, informé de la situation, est en train de prendre les dispositions, pour corser la sécurisation des frontières ivoiriennes, pour lutter efficacement contre le trafic et le commerce transfrontalier du cacao et du café par voies terrestres, à travers une application très rigoureuse des textes en vigueur.

Depuis le 02 octobre 2024, sous la conduite du chef d’État-major des armées, Lassina Doumbia, les Forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire et les corps paramilitaires conduisent l’opération « Verrou 322 » pour lutter contre la fuite des produits agricoles de rente.
De l’ordonnance du 03 Mai 2018 et l’ordonnance du 16 Octobre 2024

Et pourtant, une ordonnance en date de mai 2018, prise en Conseil des ministres indique bien la tablette des sanctions dans l’ordonnance N.2018 – 437 du 03 Mai 2018. « Face à la menace extrêmement grave pour l’économie nationale, l’exportation illicite des produits agricoles et la fraude en matière de commercialisation desdits produits, cette ordonnance prévoit des sanctions particulièrement sévères en vue de juguler ces fléaux »
Très précisément, indique le communiqué du Conseil des ministres : « Quiconque se livre, sans agrément, à l’achat, à la vente, au stockage, à l’écoulement ou à la distribution hors des frontières nationales, de produits agricoles, notamment le cacao, le café, le coton, l’anacarde et l’hévéa, risque une peine d’emprisonnement allant jusqu’à 10 ans et une amende pouvant atteindre 50 millions de Fcfa sans préjudice de la confiscation des produits et des moyens de transport ayant servi à commettre l’infraction »
Ayant pris la pleine mesure de l’impact du fléau sur l’économie ivoirienne, le gouvernement de Côte d’Ivoire, a en 2024, corsé les sanctions et mieux situé le rôle des comités régionaux installés dans les zones de production ; principalement dans les zones frontalières.
L’ordonnance N.2024- 886 du 16 OCTOBRE 2024

Avec l’ordonnance N.2024- 886 du 16 OCTOBRE 2024 portant répression de la commercialisation et de l’exportation illicites des produits agricoles soumises à agrément, les sanctions sont très corsées. Cette ordonnance portée par le ministère d’Etat, ( aujourd’hui ministère) de l’agriculture, du développement rural et des productions vivrières , le Garde des sceaux, ministère de la justice et droits de l’homme et de ministère du Commerce et de l’industrie précise que : « Est puni d’un emprisonnement de deux à dix ans et d’une amende de 1 à 50 millions , quiconque directement ou par personne interposée, sans être titulaire d’un agrément délivré à cet effet, par l’autorité de régulation, compétente dans les conditions prévues par décret, achète pour revendre après transformation ou non, les produits agricoles dont la commercialisation est soumise à agrément.(…) »
Le texte pertinent précise que : « Il est créé dans les régions de la Côte d’Ivoire partageant des frontières avec des pays étrangers, un comité régional de lutte contre la commercialisation et l’exportation illicites des produits agricoles soumises à agrément. Le comité régional est placé sous l’autorité du préfet de région. »
En son article 12, l’ordonnance de 2024 abroge les dispositions de l’ordonnance N.2018-437 du 03 Mai 2018.
Voilà qui est claire.
Bamba Mafoumgbé,Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Légende photo : Les  Chefs  d'Etats  de la Côte d'Ivoire et du Ghana suivent  de près    le dossier 


À l’occasion de la 19ᵉ édition du Festival des Grillades d’Abidjan, tenue les 5 et 6 septembre 2026 au Palais de la Culture de Treichville, la Société de distribution d’eau de Côte d’Ivoire (SODECI) a marqué sa présence à travers un stand dédié à l’information et à l’accompagnement de ses clients.
Pour ces deux jours de festivités, la direction marketing et relations clients (Dmrc) de la SODECI, épaulée par la Direction de la communication externe et de la marque, a animé un espace d’échanges destiné à rapprocher davantage l’entreprise de ses usagers dans un cadre convivial et accessible.
Un stand au service de l’expérience client
Au-delà de sa dimension festive, la participation de la SODECI au Festival des grillades d’Abidjan a constitué une véritable opportunité de proximité et d’interaction avec les clients.
Les visiteurs étaient notamment invités à se rendre sur le stand de l’entreprise pour découvrir et mieux utiliser les différents services digitaux proposés par la SODECI.
Parmi les principales informations mises en avant figurait la possibilité de suivre sa consommation d’eau en direct à travers l’application SODECI en ligne, mais également de mettre à jour ses informations client et de mieux comprendre sa facture en ligne.
Cette présence a ainsi permis aux équipes de la Dmrc et de la Communication d’apporter des réponses aux préoccupations des visiteurs, tout en les sensibilisant aux outils permettant de faciliter leurs démarches avec la SODECI.
La digitalisation au cœur de la relation client
À travers cette animation, la SODECI a également mis en lumière les évolutions de sa relation avec ses clients, notamment à travers la digitalisation des services.
L’objectif est de permettre aux usagers de disposer d’informations plus facilement et d’effectuer certaines démarches de manière plus simple, rapide et autonome.
La participation au Festival des Grillades d’Abidjan s’inscrit ainsi dans une démarche plus large visant à placer le client au cœur des priorités de la SODECI, en favorisant l’écoute, l’information et l’amélioration continue de son expérience.
Une présence qui conjugue proximité et convivialité
Rendez-vous majeur de la vie culturelle et gastronomique ivoirienne, le Festival des Grillades d’Abidjan a offert à la SODECI un cadre particulièrement propice pour aller à la rencontre de ses clients.
Durant les deux journées, le stand SODECI a ainsi constitué un point de contact entre l’entreprise et les visiteurs, dans une atmosphère à la fois festive et conviviale.
À travers cette initiative portée par la Dmrc, avec l’appui de la Direction de la ommuncication externe et de la marque, la SODECI confirme sa volonté de maintenir une relation de proximité avec ses clients, tout en faisant connaître les solutions et services qui contribuent à faciliter leur quotidien.
La participation de la SODECI à cette 19ᵉ édition traduit ainsi une ambition claire : être présente là où sont ses clients, les écouter, les informer et les accompagner au plus près de leurs besoins
B. M

Robert Beugré Mambé, Premier ministre, Chef du gouvernement, a réaffirmé l’ambition de la Côte d’Ivoire d’adapter et d’utiliser l’Intelligence artificielle au service de la transformation économique et sociale. C’était lors de l’ouverture officielle de la deuxième édition de la Conférence nationale sur l'Intelligence Artificielle (IA), dénommée Impact IA. C’était le jeudi 10 septembre 2026, à Abidjan-Cocody. Rapporte le Cicg.

Selon cette source, cette conférence avait pour thème: « De la vision aux cas d’usage : Structurer l’IA nationale pour résoudre nos défis prioritaires », cette cérémonie a vu la participation des présidents d’Institutions, des membres du gouvernement, des dirigeants d’entreprises, ainsi que des partenaires techniques et financiers.

A l’occasion , le Premier ministre ivoirien , haut patron de cette édition, pour qui le pays pourra ainsi « contribuer pleinement à l’émergence d’une IA africaine performante, responsable et inclusive. Notre ambition est que la Côte d’Ivoire développe la capacité de comprendre l’Intelligence artificielle, de la maîtriser, de l’adapter et de l’utiliser au service de ses propres priorités », a-t-il dit.
De l’avis de Docteur Beugré Mambé, sous l’impulsion du Président de la République, S.E.M. Alassane Ouattara, la Côte d’Ivoire a fait du numérique, de l'innovation et du développement du capital humain « des leviers essentiels de son ambition de transformation économique et sociale ». A cet effet, il s’avère impérieux et même urgent pour l’ensemble des acteurs de « s’approprier » l’outil incontournable qu’est l’Intelligence Artificielle.

Le Premier ministre, Robert Beugré Mambé, a par ailleurs appelé l’ensemble des acteurs à s’interroger, au cours de ces assises, sur les voies et moyens de renforcer, grâce à l’IA, l’efficacité de l’Administration, d’améliorer la dynamique de renforcement de la compétitivité de l’économie, de renforcer la productivité de l’agriculture, du système de santé et de mieux former les jeunes et les préparer aux métiers de demain.

« Je souhaite donc que ces travaux produisent des résultats très concrets », a-t-il martelé. Notamment un portefeuille des cas d'usage prioritaires, une identification précise des conditions nécessaires à leur réussite, une feuille de route opérationnelle et budgétisée, ainsi qu’une mobilisation durable du secteur privé autour d'une alliance nationale pour l'Intelligence artificielle.

« Il s'agira d'identifier les cas d'usage qui peuvent améliorer la productivité, pousser la compétitivité des secteurs clés de l'économie, investir dans les fondations pour faire émerger un écosystème d'infrastructures et de compétences, et mettre en place un cadre d'utilisation éthique et des instances de pilotage dédiées », a, pour sa part, recommandé Djibril Ouattara, ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, avant d’ajouter qu’Impact IA 2026 s’inscrit dans la dynamique de « partager les avancées, fédérer les acteurs de l'écosystème et accélérer la mise en œuvre de nos ambitions en matière d'Intelligence Artificielle ».

Poursuivant, le ministre Djibril Ouattara précise que cette deuxième édition poursuit un objectif plus exigeant, celui de « partir des besoins réels du pays, identifier les usages susceptibles d'y répondre et surtout créer les conditions de leur mise en œuvre ».

Rokia Fofana, directrice de cabinet du ministère de la Transition numérique et de l'Innovation technologique, par ailleurs directrice scientifique de la Conférence, a indiqué qu’Impact IA a été conçu comme « un espace de travail, de décision et d'engagement ». « Cette cérémonie officielle nous offre l'occasion d’identifier et prioriser des cas d'usage de l'Intelligence Artificielle et de renforcer notre mobilisation collective », a-t-elle fait savoir.

Ayoko Mensah

À l'occasion de son centenaire, SLB (anciennement appelée Schlumberger), entreprise mondiale de technologie et de services énergétiques, a décerné à la Côte d'Ivoire une distinction saluant son leadership technologique dans le secteur pétrolier et gazier. Une reconnaissance portée par la dynamique de l'offshore ivoirien, et notamment par les découvertes des champs Baleine et Calao.
Pour marquer ses cent ans d'existence, SLB a choisi de distinguer plusieurs pays pour leur leadership technologique dans le secteur des hydrocarbures. Parmi eux figure la Côte d'Ivoire, saluée pour la transformation engagée dans son industrie pétrolière et gazière.
La distinction décernée le 07 septembre 2026 met en avant la capacité du pays à créer les conditions d'attractivité nécessaires au développement de ses ressources. « Aujourd’hui c’est un grand honneur de mettre en avant ce qui se passe en Côte d’Ivoire. Le pays a mis en place un environnement favorable pour attirer les investisseurs, accélérer le développement de ses ressources et surtout en adoptant les technologies. Vous pouvez être fier de ce que vous offrez aux populations », a souligné Ndubuisi Maduemezia, président Europe et Africa de SLB, pour qui cette cérémonie a été l'occasion « de reconnaître la transformation positive qui s'opère actuellement dans le pays ».
Baleine et Calao, moteurs de la reconnaissance
Derrière ce prix se lit la nouvelle trajectoire de l'industrie pétrolière et gazière ivoirienne impulsée par Sangafowa-Coulibaly, sous le leadership du Président Alassane Ouattara. Les découvertes de Baleine et de Calao, deux gisements majeurs de l'offshore national, ont accéléré le déploiement de technologies de pointe sur les opérations menées dans le bassin sédimentaire ivoirien et consolidé le partenariat entre SLB et la Côte d'Ivoire.
Ce prix spécial a été réceptionné au nom du Ministre Sangafowa-Coulibaly, par l’ambassadeur de Côte d’Ivoire en France, SEM Maurice Kouakou Bandama. « Ce prix est pour la Côte d'Ivoire la reconnaissance des efforts qui sont fournis en matière de recherche et de découverte pétrolière », a-t-il déclaré, rappelant les avancées enregistrées « en termes d'infrastructures, en termes d'environnement, en termes de renforcement de la coopération technologique », des efforts qui ont rendu possibles des découvertes de l'envergure de Baleine.
Cap sur le SIREXE 2026
Les échanges qui ont suivi la remise de la distinction se sont poursuivis autour du SIREXE 2026 et des opportunités qu'ouvre ce rendez-vous. Objectif affiché : faire de la Côte d'Ivoire une plateforme régionale de référence pour l'énergie, les mines et l'investissement.
Cette distinction vient ainsi conforter une ambition plus large, celle d'un pays qui entend transformer ses découvertes récentes en levier durable de développement, en s'appuyant sur l'innovation technologique et sur des partenariats internationaux de premier plan.
B. M avec sercom

Le Directeur général du Port autonome d’Abidjan (Paa), M. Kassoum TRAORE, a effectué, le lundi 7 septembre 2026, une visite de courtoisie auprès des responsables de MAERSK, l’un des leaders mondiaux du transport maritime et de la logistique. A l’occasion, il a été accueilli au bureau principal du groupe à Vridi par M. Jean Daniel AHOGNY, Directeur général de MAERSK Côte d’Ivoire, en présence de Mme SANOGO Massita Maryse, Country Manager, ainsi que de plusieurs collaborateurs de l’entreprise. A appris le site www. afrikchallenges. info, par plusieurs confrères de la place.
Selon ces confrères, cette rencontre s’inscrit dans le cadre des échanges réguliers initiés par la Direction générale du Paa avec les principaux acteurs de la communauté portuaire d’Abidjan, en vue de renforcer la collaboration et d’identifier les leviers susceptibles de contribuer à l’amélioration continue de la performance de la plateforme portuaire d’Abidjan.
Bamba Mafoumgbé ,Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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