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samedi 9 mai 2026
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C’était attendu et c’est validé. Ange-Yoan Bonny (22 ans) est un attaquant qui évolue à l’Inter Milan qui ainsi a décidé de représenter la Côte d’Ivoire, son pays d’origine. A l’occasion d’une sympathique cérémonie au Consulat général de Côte d’Ivoire à Mila, l’international ivoirien est allé officialiser sa venue en équipe nationale de football de Côte d’Ivoire ; Les éléphants. L’évènement a eu lieuJeudi 30 Avril 2026 au Consulat General de Cote D Ivoire à Milan

Via Torino, 61 à 3 mn de la PLACE DUOMO ( Voir les images)



Heureux de recevoir son compatriote, l’ambassadeur Gauze André Philippe, Consul général de Côte d’Ivoire à Milan, en Itali, a accueilli le jeune footballeur tant attendu sous les couleurs nationales, avec une grande fierté. « Nous sommes ravis et honorés que tu sois chez toi en Côte d’Ivoire. Tous les ivoiriens t’attendent. Merci d’avoir honoré et répondu à l’appel de la Côte d’Ivoire. Merci », a dit l’ambassadeur Gauze André, dans une courte vidéo réalisée par la représentation consulaire dont nous avons eu copie. « Je voudrais vous remercier pour l’accueil et je suis heureux d’être là. J’avais promis d’être là… », a répondu Ange-Yoan Bonny. Qui a reçu lors de cette cérémonie empreinte d’émotion, symboliquement un maillot orange, par le consul général. A noter que le footballeur était accompagné d’une délégation comprenant entre autres son agent de joueur



Bamba M avec sercom du Consulat général Ci à Milan Légende photo : L’ambassadeur André Philippe Gauze remet ici, un maillot Orange à Ange- Yoan Bonny.( PH : Consulat général de ci a Milan)





Sanogo Issa est fier du Président de la République Sem Alassane Ouattara. En effet, l'image des autres Centrales, la Coalition des centrales syndicales pour le dialogue social (Ccspds), présidée par Me. Sanogo Issa, n'a pas dérogé à la règle. C'est même avec faste et enthousiasme qu'elle a célébré cette journée historique dans la vie d'un travailleur. La Coalition a célébré sa fête du Travail à Yopougon, dans les encablures de la BAE. En d'acteur du transport le président de la Coalition a d'emblée commencé par tirer sur la sonnette d'alarme au niveau des acteurs transport, notamment les conducteurs. Sans faux-fuyant et dans un langage empreint de fermeté, l'orateur a fermement martelé : « camarades chauffeurs, respecter scrupuleusement le code de la route afin d'éviter les accidents qui endeuillent quotidiennement des familles et la nation toute entière. Ce n'est pas la vitesse qui donne l'argent. Dieu a un programme pour tous. Au contraire, la vitesse tue. Et une vue perdue ne peut jamais être rattrapée. Elle est perdue pour de bon. Alors prudence et prudence, car le Président de la République Monsieur Alassane Ouattara n'a pas refait tout le couvert routier pour qu'on endeuille le pays » Sanogo Issa a aussi regretté les augmentations des tarifs aux heures de pointe. Occasion toute trouvée pour lui de faire des plaidoyers au Chef de l'État. Tout en reconnaissant et applaudissant des deux mains toutes vos actions, nous avons des doléances à vous faire. Notamment : la révision du Smig de 75 000 à 150 000 Fcfa, la révision de la prime de transport à 60 000 Fcfa, une prime de logement pour les salariés du secteur privé. Issa a largement plaidé pour la prise en compte de la Ccspds dans la subvention octroyée aux Centrales syndicales en attendant l'organisation des élections professionnelles pour déterminer les Centrales les plus représentatives. Ces revendications ne lui font pas perdre le nord quant aux prouesses du Président Ouattara. « Merci au Président pour tout ce que vous avez fait et continuer de faire pour les travailleurs de Côte d'Ivoire. En effet, au niveau du secteur public, tout le monde sait ce que vous avez fait pour les fonctionnaires. En effet, en très peu de temps, vous avez augmenté le Smig par deux fois. D'abord de 36 607 F à 60 000 pour la première fois et ensuite de 60 000 à 75 000 CFA. Vous êtes le seul Président à réaliser un tel exploit qu'on ne saurait jamais oublier '', a publiquement reconnu Sanogo Issa, sous des applaudissements nourris. Il a clos son propos en relevant les coûts de loyers qui sont très élevés aujourd'hui comparativement aux salaires perçus dans le monde du secteur privé. Koné de Sayara.
L’Africa cocoa finance & investment forum (ACFIF) 2026 est la première plateforme de haut niveau dédiée au positionnement du secteur du cacao en Afrique comme une destination compétitive pour le financement mondial, l’investissement, l’industrialisation et la création de valeur à long terme. Ce mercredi 06 mai 2026, de 08H30 à 13H30, plusieurs leaders de l'industrie, décideurs politiques, investisseurs mondiaux ont participé de la Bourse de Londres, 10 Paternoster Square, Londres, EC4M 7LS, à un panel de haut niveau sur comment façonner l'avenir de l'économie du cacao en Afrique. C’était en présence de l’ancien président de la République du Ghana John Kufuor et plusieurs hauts dirigeants du pays. SEM.L’ambassadeur Aly Touré, Représentant permanent de la Côte d’Ivoire auprès des Organisations internationales des produits de base, par ailleurs Porte-parole des pays producteurs de Cacao, a prononcé à cette occasion une communication sur le thème : « Converger les capitaux mondiaux et les partenariats stratégiques pour impulser la transformation de la filière cacao en Afrique ». Le panel 1 dont le thème est « Échange de produits de base en Afrique » - Structure, liquidité et alignement avec les échanges mondiaux de cacao- avait pour modérateur: Dr. Sophie van Huellen, chercheuse en financiarisation du cacao. Maître de conférences en économie du développement de l’Université de Manchester. Le Directeur exécutif, Organisation internationale du cacao (ICCO), Michel Arrion, le fondateur et directeur de la narration - Kleos Advisory, Tedd George, et le Directeur Général de Africa Commodities Exchange, Akinyinka Akintunde, sont les experts qui animeront ce premier panel. « Converger les capitaux mondiaux et les partenariats stratégiques pour impulser la transformation de la filière cacao en Afrique ». Le panel 2: « Liquidité avant l'exportation et capital à long terme » - Modèles de financement durable et lié ESG- a été animé par Mumbi Gitau, Soft Commodities Reporter – Bloomberg avec comme orateurs principaux Dr.Ransford Abbey, PDG – COCOBOD, Nzubechukwu Anisiobi, Directeur de l'exploitation - Sunbeth Global Concepts et Hajia Maria Adamu, directrice générale de la Federated Commodities PLC. Le panel 3: « Réimaginer la valeur du cacao Ajout » - Financement de la fabrication de chocolat, nutraceutiques et innovation pharmaceutique a été piloté par Mariana De La Rosa - Chocoa Team & Fondatrice, Gaia Cacao en compagnie des experts, Patricia Poku Diaby, Chaise exécutive - Plot Enterprise (Ghana & Côte d'Ivoire), Vishnu Kakra, Responsable commercial mondial - Cacao, Johnvents Industries et Dr. Sagesse K. Dogbey, Directeur Général, Société de marketing de cacao GH. Ltd. Une communication majeure portant sur la thématique « Afrique Cocoa Vision 2050 » - Réflexions historiques et voies futures a prononcé par son Excellence le président John Agyekum Kufuor, ancien président de la République du Ghana. L’ancien chef de l’Etat a défini avec les panelistes SEM. Alex Assanvo, Secrétaire exécutif de l’Initiative Côte d'Ivoire Ghana Cocoa (CIGHCI), Joe Forson, PDG du Groupe Commodities, Olasunkanmi Owoyemi, Directeur général de Sunbeth Global Concepts et Dr. Renuka Thakore, Conseillère technique, Association des agriculteurs de cacao et de café d’Afrique (COCEFAAA) les opportunités de croissance régionale et de transformation du cacao pour l’Afrique à l’horizon 2050. Cette rencontre de haut niveau a refermé ses portes avec les réflexions sur le forum et les voies à suivre de Sem l’ambassadeur Aly Touré, Porte-Parole des Pays Producteurs de Cacao. Ayoko Mensah avec Sercom
La SODECI a marqué de son empreinte la première édition du Salon national de l’enseignement technique 2026 (Snet), organisée le 25 avril 2026 au Lycée Technique d’Abidjan, en s’imposant à la fois comme sponsor officiel et acteur institutionnel engagé dans la promotion des métiers techniques. Cette participation stratégique a été marquée par la présence effective du Directeur général, Dominique Da Cruz, accompagné des membres du Comité de direction, traduisant l’intérêt porté par le top management à l’attractivité des métiers de l’eau et au développement des compétences auprès de la jeunesse ivoirienne. Tout au long de la journée, le stand de la Sodeci a constitué un véritable espace d’échanges entre professionnels et jeunes visiteurs venus s’informer sur les opportunités de formation et de carrière dans le secteur de l’eau. Plusieurs directions métiers de l’entreprise se sont mobilisées pour présenter leurs expertises, notamment les équipes de la production, de la maintenance, de l’assainissement, des ressources humaines, du marketing et des grands comptes, ainsi que le Centre des métiers de l’eau. Les démonstrations techniques ont permis de mettre en lumière des activités clés telles que la production et le traitement de l’eau potable, la supervision des réseaux via le Centre de Gestion Intégré des Opérations, la recherche de fuite ou encore l’inspection des conduites d’assainissement par caméra. Par ailleurs, les visiteurs ont pu découvrir les solutions et services proposés par l’entreprise, notamment l’e-agence et les offres dédiées aux grands comptes, tout en échangeant directement avec les experts sur les perspectives de carrière dans le secteur hydraulique. Dans cette dynamique, la SODECI a également mis en avant le rôle stratégique du Centre des Métiers de l’Eau, véritable incubateur de compétences techniques, qui contribue à former les professionnels appelés à accompagner la modernisation des infrastructures hydrauliques du pays. Cette approche s’inscrit dans une logique d’alignement avec les politiques nationales visant à renforcer l’adéquation entre formation technique et insertion professionnelle. La visite du Vice-Premier ministre, Téné Birahima Ouattara, au stand de la SODECI a constitué l’un des temps forts de l’événement. Accueilli par le Directeur Général Dominique Da Cruz, il a pu échanger avec les équipes sur les innovations technologiques et les dispositifs mis en place pour améliorer la gestion du service public de l’eau. Cette séquence institutionnelle a illustré la reconnaissance du rôle joué par la SODECI dans la formation des talents et dans l’accompagnement du développement économique et social de la Côte d’Ivoire. Ainsi, en associant accompagnement citoyen, démonstrations techniques et échanges avec les étudiants, la SODECI a réaffirmé son positionnement d’acteur de référence dans le secteur de l’eau. Sa participation au SNET 2026 aura surtout permis de valoriser ses métiers, d’identifier de futurs talents et de renforcer son image d’entreprise engagée dans la promotion de l’excellence technique et de l’employabilité des jeunes. B. M
En 2025, malgré un environnement international exigeant marqué par le repli des cours du brut et une volatilité accrue, la Société Nationale d’Opérations Pétrolières de la Côte d’Ivoire (PETROCI), a confirmé la solidité de ses fondamentaux et la pertinence de ses orientations stratégiques. Les résultats traduisent un pilotage rigoureux, une direction stratégique claire et une dynamique d’investissement qui renforce progressivement les capacités de production et les perspectives de croissance. Un chiffre d’affaires résilient dans un environnement contraint À la clôture de l’exercice 2025, PETROCI Holding enregistre un chiffre d’affaires de 595 milliards FCFA, contre 576,2 milliards FCFA en 2024, soit une progression de 3,3%. Dans un secteur impacté en 2025 par la contraction des prix du baril à l’échelle mondiale, cette hausse confirme la capacité de l’entreprise à maintenir un niveau d’activité soutenu et à sécuriser ses revenus. L’Assemblée Générale, qui a approuvé les comptes lors de sa session du 29 avril 2026, a salué la performance réalisée au regard de la conjoncture et a relevé sa cohérence avec la trajectoire de prudence et de consolidation engagée depuis 2023. Des charges maîtrisées, avec un résultat d’exploitation reflétant les investissements Le résultat d’exploitation s’établit à 119 milliards FCFA. Il reflète des facteurs structurels, liés à la conjoncture et, surtout, l’exécution d’investissements créateurs de valeur : • un chiffre d’affaires sous pression, en lien avec la baisse des prix du brut ; • des coûts opérationnels en hausse, liés à la montée en puissance du projet Baleine, actuellement en phase d’expansion. Ces éléments traduisent l’intensité des investissements consentis par PETROCI Holding pour consolider durablement ses capacités de production, et sécuriser ses relais de croissance. Le résultat net de l’exercice s’établit à 35 milliards FCFA, un niveau proche de la prévision budgétaire 2025 (36 milliards FCFA). Une trajectoire confirmée et des perspectives renforcées Au terme de l’exercice 2025, PETROCI Holding confirme une trajectoire fondée sur des principes clés : croissance disciplinée, maîtrise des charges, investissements structurants et vision de long terme. La montée en puissance progressive des projets en cours, notamment Baleine, devrait accélérer cette dynamique dans les prochaines années, soutenir la contribution aux résultats et conforter la position stratégique de PETROCI Holding au sein du secteur pétrolier et gazier ivoirien et régional. Dans un marché toujours volatil, les résultats 2025 confirment la solidité du modèle économique de PETROCI Holding et sa capacité à créer de la valeur durablement, en s’appuyant sur une discipline de gestion renforcée sous le leadership de son Directeur Général Mme Fatoumata Sanogo dont la vision est de faire performer l’entreprise selon les standards internationaux. Bamba M.
En 2025, dans un contexte international marqué par la volatilité des marchés et le repli des cours du brut, PETROCI Holding a confirmé la solidité de ses fondamentaux et la pertinence de sa stratégie. Les résultats, validés par l’Assemblée générale lors de sa session du 29 avril 2026, font ressortir un chiffre d’affaires de 595 milliards FCFA (contre 576,2 milliards Fcfa en 2024), soit une progression de 3,3%. Le résultat d’exploitation s’établit à 119 milliards Fcfa, reflétant la poursuite d’investissements structurants, notamment la montée en puissance du projet Baleine. Le résultat net atteint 35 milliards Fcfa, proche de la prévision budgétaire (36 milliards Fcfa), confirmant la qualité du pilotage. Cette performance a été jugée pleinement satisfaisante par l’Assemblée Générale. Elle témoigne du maintien d’un niveau d’activité soutenu, de la solidité du portefeuille d’activités et de la diversification progressive des sources de revenus. Portée par des projets à fort potentiel, PETROCI Holding avec son Directeur Général Mme Fatoumata Sanogo abordent les prochaines échéances avec confiance et ambition, au service de la souveraineté énergétique et de la création de valeur durable. Bamba M.
Sous les projecteurs du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (Femua), la musique résonne, les foules vibrent et les artistes se succèdent sur scène. Mais derrière l’effervescence artistique de ce rendez-vous majeur du continent, une autre énergie œuvre en silence : celle de l’engagement citoyen. Durant six jours, du 28 avril au 3 mai 2026, nous avons suivi la Compagnie Ivoirienne d’Électricité au cœur de la 18ᵉ édition du Femua, entre sensibilisation, proximité et actions de terrain. Un festival, une mission sociale Considéré comme le plus grand festival de musiques urbaines d’Afrique subsaharienne, le Femua dépasse largement le cadre musical. Porté par Gaou Production, l’événement s’est imposé comme un puissant levier social et culturel, offrant chaque année aux populations des moments de partage, d’éducation et de solidarité. Cette année, les festivités se sont déployées entre Institut national de la jeunesse et des sports à Abidjan, avant de se poursuivre dans la ville de Dimbokro. Le thème choisi cette année est : « Intelligence artificielle : menace ou opportunité pour l’Afrique ? », et il a nourri les réflexions autour de l’avenir du continent. Aux côtés des organisateurs depuis plus de quinze ans, la CIE a une nouvelle fois renouvelé son engagement, confirmant la solidité d’un partenariat construit autour d’une conviction : Tout son engagement au service des usagers depuis 35 ans. Un stand au cœur de l’expérience festival À l’Injs, le stand de la CIE est rapidement devenu un point de passage incontournable pour les festivaliers. Animé par les équipes de la Direction centrale de la transformation digitale, de la Direction marketing et relations clients et de la Direction de la communication externe et de la marque, l’espace a proposé une immersion dans les services et innovations de l’entreprise. Au programme, des démonstrations de solutions digitales, des créations à base d’IA et avancées technologiques, des échanges avec les équipes sur les services clients et la sensibilisation aux économies d’énergie. Également, dans une atmosphère festive, les visiteurs ont découvert une CIE accessible pédagogique et proche de ses publics, incarnant pleinement son rôle d’entreprise de service public. L’un des moments les plus marquants de cette édition fut le Femua Kids, espace dédié aux enfants. Devant près de 1 400 élèves, les équipes de la CIE ont animé des sessions pédagogiques autour des écogestes et de l’économie d’énergie. Jeux, démonstrations et échanges interactifs ont permis de transformer un sujet technique en véritable moment d’apprentissage collectif. Tous vêtus aux couleurs de la compagnie, les enfants ont découvert comment de simples gestes du quotidien peuvent contribuer à préserver l’énergie et l’environnement. Prévenir pour protéger : la sécurité électrique au cœur des échanges Au Carrefour Jeunesse, autre espace phare du festival, la CIE a mobilisé les Ingénieurs en Prévention Sécurité de la Direction de la Sécurité au Travail. Face aux jeunes participants, ils ont délivré des conseils pratiques pour prévenir les accidents liés à l’électricité. Citons les des installations informelles, les précautions à proximité des lignes électriques. Mais aussi et surtout les comportements à adopter en cas d’incident. Par ailleurs, une approche pédagogique essentielle dans un contexte où la sensibilisation aux risques électriques demeure un enjeu majeur de sécurité publique. Sport et convivialité : l’esprit FEMUA au-delà de la scène Depuis deux ans, l’innovation s’invite également dans l’univers sportif du festival. La CIE a ainsi pris part au tournoi de football des partenaires du Femua, un moment de convivialité qui a vu les équipes partenaires se retrouver sur le terrain dans une ambiance fraternelle et festive. Quelques jours plus tard, l’énergie du festival s’est déplacée à Dimbokro. Là encore, la CIE s’est distinguée à travers la participation des agents de la Direction Régionale Centre Sud au cross populaire organisé dans la ville. Entre foulées solidaires et distribution de goodies aux participants, l’entreprise a prolongé l’esprit du festival : partager, sensibiliser et rester au plus près des populations. Une énergie citoyenne au service de la culture Au terme de cette immersion, une évidence s’impose : la présence de la CIE au Femua ne relève pas seulement d’un partenariat institutionnel. Elle s’inscrit dans une démarche plus large : humaniser la marque, renforcer la proximité avec les populations et promouvoir les bons usages de l’électricité dans les espaces de vie collective. Dans un festival où la musique rassemble des milliers de personnes, la CIE rappelle qu’au-delà des scènes et des projecteurs, l’énergie qui éclaire les spectacles peut aussi éclairer les consciences. A Anoumabo comme à Dimbokro, cette énergie-là a clairement trouvé son public. Elysée Koffi
vLe danger pour une nation ne commence pas lorsqu’elle vacille. Il commence lorsqu’elle cesse d’être sincère avec elle-même. Lorsqu’elle s’habitue à dire sans faire, à promettre sans tenir, à apparaître sans être. C’est là, dans cet écart imperceptible entre la parole et la réalité, que naît le véritable risque. La Côte d’Ivoire, engagée dans une dynamique de croissance, de modernisation et de rayonnement, fait aujourd’hui face à un défi plus subtil, mais infiniment plus décisif : celui de la fidélité à sa propre vérité. Car toute politique est, au fond, une relation. Une relation entre ceux qui gouvernent et ceux qui espèrent. Et comme toute relation, elle repose sur un pilier invisible mais essentiel : la confiance. Or, la confiance ne se décrète pas. Elle se construit dans la cohérence, se consolide dans la constance, et se brise dans l’infidélité. Non pas l’infidélité au sens moral intime, mais cette autre forme, plus dangereuse encore : l’infidélité politique. L’infidélité politique, c’est lorsque la parole publique cesse d’être un engagement pour devenir un instrument. C’est lorsque les promesses deviennent des stratégies, les alliances des calculs, et les convictions des circonstances. C’est lorsque l’on dit aujourd’hui ce que l’on combattra demain, et que l’on combat aujourd’hui ce que l’on défendait hier. Ce n’est pas un scandale spectaculaire. C’est une dérive lente. Une érosion silencieuse. Mais ses effets sont profonds : elle altère le lien entre le citoyen et l’État. Dans une nation en construction, ce lien est sacré. Il est le ciment invisible qui permet aux institutions de tenir, aux réformes de passer, aux sacrifices d’être acceptés. Lorsque ce lien est fragilisé, tout devient plus difficile. Le citoyen doute. Il écoute, mais n’adhère plus. Il observe, mais ne croit plus. Il participe, mais sans conviction. Et progressivement, la parole publique perd sa valeur. Elle devient un bruit parmi d’autres. La Côte d’Ivoire a connu dans son histoire des moments où cette fracture s’est creusée. Des moments où la parole politique a été instrumentalisée, où les repères ont été brouillés, où la vérité a été fragmentée. Les conséquences ont été lourdes. Elles nous ont enseigné une chose essentielle : une nation ne se divise pas seulement par les armes. Elle se divise d’abord par les mots. Par les récits. Par les vérités manipulées. Aujourd’hui, le contexte a changé. Le pays avance. Les infrastructures se développent. L’économie se consolide. Les ambitions sont grandes. Mais précisément parce que la Côte d’Ivoire avance, elle doit être plus exigeante avec elle-même. Car le risque, dans les périodes de réussite, n’est pas l’échec. C’est le relâchement. C’est le moment où l’on pense que les résultats suffisent, que la croissance compense tout, que la perception peut remplacer la vérité. Or, aucune nation ne dure sur la seule performance. Elle dure sur la crédibilité. Et la crédibilité repose sur une exigence simple : dire ce que l’on fait, et faire ce que l’on dit. Dans ce contexte, les réseaux sociaux jouent un rôle déterminant. Ils sont devenus des tribunaux permanents, des amplificateurs instantanés, des espaces où chaque parole est scrutée, comparée, archivée. Ils ne créent pas l’infidélité politique, mais ils la révèlent. Ils ne produisent pas la crise de confiance, mais ils l’accélèrent. Dans cet univers, la moindre incohérence devient visible. La moindre contradiction devient virale. Et la moindre approximation peut devenir une faute stratégique. Mais il y a un piège. Car ces mêmes réseaux peuvent aussi déformer la vérité, la simplifier, la caricaturer. Ils peuvent transformer une erreur en scandale, une nuance en trahison, une complexité en accusation. Nous sommes ainsi entrés dans une ère paradoxale : jamais la vérité n’a été aussi accessible, et jamais elle n’a été aussi fragile. Face à cela, la responsabilité politique devient immense. Elle ne consiste plus seulement à gouverner efficacement. Elle consiste à incarner une cohérence. À porter une parole juste. À assumer une continuité. Car dans un environnement saturé d’informations, ce que le citoyen cherche, ce n’est pas seulement des résultats. C’est un repère. Une ligne. Une fidélité. La fidélité politique, ce n’est pas l’immobilisme. Ce n’est pas refuser d’évoluer. C’est évoluer sans se renier. C’est adapter les stratégies sans trahir les principes. C’est changer les méthodes sans abandonner les valeurs. C’est rester lisible dans un monde complexe. C’est là que se joue l’avenir. Non pas dans les chiffres seuls, mais dans la perception de la sincérité. Non pas dans les discours seuls, mais dans leur cohérence dans le temps. Non pas dans les promesses seules, mais dans leur réalisation effective. Car le citoyen ivoirien a changé. Il est plus informé, plus connecté, plus exigeant. Il ne se contente plus d’écouter. Il compare. Il analyse. Il confronte. Et surtout, il se souvient. La mémoire collective est devenue numérique. Elle archive les discours, les positions, les engagements. Elle rend l’infidélité visible et la cohérence précieuse. Dans ce contexte, la vérité devient un capital politique. Un capital fragile, mais décisif. Ceux qui la préservent construisent une autorité durable. Ceux qui la diluent gagnent peut-être à court terme, mais perdent à long terme. Car la confiance, une fois brisée, est difficile à reconstruire. La Côte d’Ivoire est à un tournant. Non pas un tournant de crise, mais un tournant de maturité. Elle doit choisir quel type de relation elle veut construire entre l’État et le citoyen. Une relation de performance ou une relation de confiance. Une relation de communication ou une relation de vérité. Une relation de circonstance ou une relation de fidélité. Car au fond, la question est simple : peut-on bâtir une grande nation sans vérité ? Peut-on maintenir une stabilité durable sans cohérence ? Peut-on mobiliser un peuple sans confiance ? La réponse est non. Une nation ne s’effondre pas seulement lorsqu’elle échoue. Elle s’effondre lorsqu’elle cesse d’être crédible. Lorsqu’elle donne le sentiment que tout peut changer, sauf les intérêts. Lorsqu’elle laisse croire que la parole n’engage plus. L’infidélité politique n’est pas un bruit. C’est un poison. Lent. Silencieux. Invisible au départ. Mais destructeur à l’arrivée. Et la seule antidote, c’est la vérité. Une vérité constante, assumée, parfois difficile, mais toujours nécessaire. Car en définitive, ce qui tient une nation, ce ne sont pas seulement ses institutions, ses routes ou ses performances économiques. C’est la confiance dans la parole de ceux qui la dirigent. Et lorsque cette parole redevient fidèle, alors la Nation peut avancer, non pas seulement vite…mais solidement. Par Norbert KOBENAN
Après deux mois de résistance et plus de 100 milliards de FCFA d’effort budgétaire, l’Etat ivoirien relève ses prix à la pompe. Une décision dictée par l’envolée du baril, conséquence directe du conflit au Moyen-Orient. Un choc pétrolier mondial Une première depuis octobre 2023. La Côte d’Ivoire a décidé de procéder ce mois de mai 2025 à une augmentation de ses prix à la pompe. La crise au Moyen-Orient a fini par annihiler les efforts du gouvernement ivoirien qui a dû ajuster les prix des carburants. Une décision inévitable consécutive aux tensions persistantes dans cette partie du monde. Tout commence à la fin du mois de février. Le baril de pétrole, qui s’échangeait autour de 70 dollars, s’envole pour franchir le seuil des 120 dollars le 24 avril, soit une progression de plus de 70 % en moins de deux mois. En cause : l’escalade militaire au Moyen-Orient, qui alimente les craintes d’une perturbation durable des approvisionnements mondiaux. Comme la quasi-totalité des pays, la Côte d’Ivoire se retrouve exposée de plein fouet à cette flambée. Les cours sur les marchés pétroliers internationaux s’envolent de même que les coûts du fret maritime, creusant mécaniquement l’écart entre le prix réel des produits pétroliers et le tarif administré maintenu à la pompe. Ce que les populations auraient payé sans les efforts du gouvernement Face à cette situation, le gouvernement a choisi, dans un premier temps, d’absorber le choc. Pendant les mois de mars et d’avril 2025, l’Etat a maintenu les prix à la pompe inchangés, espérant une détente rapide sur les marchés pétroliers. Un pari qui n’a pas payé. Puisque pour le mois de mai, des changements notables sont enregistrés, en atteste le communiqué de la Direction Générale des Hydrocarbures, en date du 30 avril 2026. Le prix du litre du super sans plomb est passé de 820 FCFA à 875 FCFA (+55 FCFA) ; celui du gasoil de 675 FCFA à 700 FCFA (+25 FCFA) quand le litre du pétrole lampant s’achète désormais à 745 FCFA contre 705 FCFA (+40 FCFA). Le coût de cette politique de bouclier s’avère considérable : sur la période mars-mai, l’effort de soutien aux prix avoisine plus de la centaine de milliards de FCFA. De source proche de la Direction Générale des Hydrocarbures, sans l’intervention de l’Etat, les populations ivoiriennes auraient payé le Super à plus de 1 200 FCFA le litre, le pétrole lampant à plus de 1000 FCFA le litre et le Gasoil au-delà de 900 FCFA. Par ailleurs, depuis mars, l’Etat ne perçoit plus de droits de douane sur le gasoil (0 F) afin de maintenir son prix à des niveaux accessibles. Quant au gaz butane, grâce au soutien de l’Etat, les prix des bouteilles sont demeurés inchangés. Ainsi la B6, communément appelée Faitou qui s’achète toujours à 2000 FCFA aurait coûté 5000 FCFA et la B12, maintenue également à 5200 FCFA, serait de 10.000 FCFA. Au-delà du bouclier tarifaire sur les carburants à la pompe, l’Etat maintient plusieurs mesures de soutien qui passent souvent inaperçues. Il s’agit entre autres de la prise en charge des frais de transport sur l’ensemble du territoire national : sans cela, les prix augmenteraient à mesure que l’on s’éloigne d’Abidjan. L’Etat continue donc d’amortir une partie du choc pour les ménages et les entreprises. Faut-il le souligner, même ajustés à la hausse, les prix restent inférieurs aux niveaux que dicterait la seule logique du marché. Ces tarifs sont encore en dessous de ce que la réalité internationale impose. Cette révision marque ainsi la fin d’un cycle : depuis octobre 2023 où les prix n’avaient pas connu d’augmentation, ils avaient enregistré trois baisses successives — en avril, septembre et novembre 2025 — portées par une période de relative accalmie sur les marchés mondiaux. Le retour à la hausse illustre la vulnérabilité d’une économie face aux soubresauts de la géopolitique internationale. Positionnement régional et comparaisons internationales La situation ivoirienne prend tout son sens lorsqu’on la compare à des économies comme celles du Ghana et du Sénégal qui affichent des ordres de grandeur similaires au niveau des prix. Le Sénégal est même plus cher au niveau du Super, tout comme le Ghana au niveau du Gasoil. En outre le prix ne dépend pas du niveau de production. Ce qui se passe à l’international peut nous édifier à plus d’un titre. Deux exemples illustrent parfaitement ce principe : Au Nigéria (1er producteur africain avec 1,5 million de barils/jour), le Super est passé de 347 FCFA le litre en février à 559 Fcfa depuis le 1er mai. Le gasoil s’établit désormais à 835 FCFA le litre (2 050 naira). Aux Etats-Unis (1er producteur mondial depuis une décennie avec 14 millions de barils/jour), le Super et le gasoil sont vendus en moyenne à 769 FCFA et 927 FCFA respectivement. La Californie a atteint environ 2 000 FCFA le litre en mars. Ces deux exemples démontrent que le prix à la pompe ne dépend pas du niveau de production d’un pays, mais des cours du baril, eux-mêmes fortement liés à la loi de l’offre et de la demande, sous forte influence de la conjoncture et du contexte géopolitique international. La Côte d’Ivoire : un producteur en croissance, mais encore modeste La Côte d’Ivoire demeure un producteur modeste (65 000 barils/jour au maximum actuellement), malgré des ambitions réalistes de porter cette production à 200 000 barils/jour à l’horizon 2030, puis à 500 000 barils/jour en 2035. La part de production actuelle de l’Etat (Etat + Petroci) ne permet donc pas de tirer suffisamment de revenus pour absorber durablement ce type de choc exogène. A court terme, les regards sont tournés vers l’évolution du conflit au Moyen-Orient et la réaction des marchés pétroliers. Une désescalade permettrait d’envisager un retour à des niveaux plus soutenables. Dans le cas contraire, de nouvelles révisions ne seraient pas à exclure. Car la fixation des prix du carburant en Côte d’Ivoire, tout comme dans le reste du monde, dépend des cours du marché mondial. Bamba M.
Il est des préoccupations légitimes qui méritent non seulement d’être entendues, mais surtout d’être éclairées avec rigueur et pédagogie. La question du retard de paiement des salaires des agents des collectivités territoriales en Côte d’Ivoire en fait partie. À travers l’interpellation adressée au Directeur Général du Trésor Public, une attente forte s’exprime : celle de la régularité, de la dignité salariale et de l’équité de traitement. Cette attente est juste. Mais pour qu’elle produise des solutions durables, encore faut-il identifier avec précision les responsabilités dans la chaîne de la dépense publique. Une règle fondamentale des finances publiques : la séparation des rôles Dans l’architecture des finances publiques ivoiriennes — comme dans la plupart des États modernes — deux acteurs interviennent dans le paiement d’une dépense publique : L’Ordonnateur : celui qui décide, engage et liquide la dépense Le Comptable public (Trésor Public) : celui qui contrôle la régularité et exécute le paiement Cette séparation n’est pas un détail administratif. Elle est un principe fondamental de bonne gouvernance, garant de transparence, de traçabilité et de lutte contre les dérives. Qui est responsable des salaires des collectivités territoriales ? Contrairement à une idée répandue, le Trésor Public n’est pas l’ordonnateur des salaires des agents des collectivités territoriales. Ces agents relèvent : des Maires (communes) des Présidents de Conseils Régionaux sous la tutelle du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Ce sont donc ces autorités locales qui : établissent les états de salaires donnent l’ordre de paiement transmettent les dossiers au Trésor Public Quel est alors le rôle du Trésor Public ? Le Trésor Public de Côte d’Ivoire intervient en aval, avec des missions précises : Contrôler la régularité des pièces transmises S’assurer de la disponibilité des fonds Exécuter le paiement dans le respect des procédures Autrement dit : Le Trésor ne peut payer que ce qui a été correctement ordonnancé. Sans ordre de paiement conforme ou sans ressources disponibles au niveau de la collectivité, le paiement ne peut être déclenché, même avec la meilleure volonté. D’où viennent alors les retards ? Les retards peuvent provenir de plusieurs facteurs en amont : Insuffisance ou irrégularité des ressources des collectivités Retard dans l’établissement ou la transmission des états de salaires Contraintes de trésorerie propres à certaines collectivités Dysfonctionnements administratifs locaux Ce sont donc des enjeux de gestion locale, et non une défaillance directe du Trésor Public. Une exigence collective : responsabilité et coordination La situation décrite appelle non pas à la désignation hâtive d’un responsable, mais à une meilleure compréhension du circuit financier et à une coordination renforcée entre acteurs : Les collectivités territoriales doivent renforcer la planification et la sécurisation de leurs ressources Les services techniques doivent améliorer la célérité dans la préparation des dossiers Le Trésor Public doit continuer à garantir rigueur, transparence et efficacité dans l’exécution Conclusion : rétablir la vérité pour mieux servir Interpeller est un droit. Comprendre est une nécessité. Agir efficacement suppose de faire les deux. Le Directeur Général du Trésor Public incarne une institution dont la mission est claire : assurer la sécurité, la régularité et la transparence des finances publiques, et non se substituer aux ordonnateurs. Ainsi, la résolution durable de cette situation passe par un dialogue constructif avec les véritables centres de décision que sont les autorités des collectivités territoriales. Car en matière de finances publiques, une vérité demeure : La bonne gouvernance commence par la juste compréhension des responsabilités. Par Norbert KOBENAN
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