Société (1119)
Les Mardis de Nk- Quels Députés pour la maison Côte d’Ivoire en réparation ?
mardi, 16 décembre 2025 06:38 Written by AdminLa Côte d’Ivoire avance, mais ses murs portent encore les craquelures du passé.
Le pays bâtit des ponts, modernise ses routes, illumine ses villes — et pourtant, quelque chose demeure fragile.
Comme une maison que l’on repeint sans avoir vérifié l’état des fondations.
La République ivoirienne a besoin de charpentiers, pas de décorateurs.
Elle a besoin de députés qui ne se contentent pas de voter les lois, mais qui consolident les liens.
Car dans un pays en réparation, la politique ne peut plus être un exercice de posture : elle doit devenir un art de bâtir.
Le Parlement devrait être ce lieu où la Nation se rassemble pour se penser elle-même, où les fractures s’analysent pour être réduites, où les rancunes se transforment en responsabilités.
Et pourtant, trop souvent, il devient l’écho des divisions, le relais des colères, la scène où l’ego s’exhibe plus que l’idéal.
Pour une Côte d’Ivoire qui panse encore ses blessures, il ne s’agit plus de choisir des gladiateurs pour prolonger les combats d’hier, mais des gardiens pour protéger la maison commune.
Le premier critère d’un député pour la Côte d’Ivoire d’aujourd’hui n’est ni son appartenance politique, ni la puissance de son réseau, ni la force de son verbe.
C’est sa capacité à écouter.
À écouter les silences, les réticences, les souffrances que les mots ne disent plus.
À entendre les frustrations de ceux qui n’ont jamais eu de voix.
Le pays n’a pas besoin d’orateurs tonitruants, mais d’oreilles profondes.
Car l’écoute est la première pierre de toute réconciliation véritable.
Ensuite, il faut des députés qui ne confondent pas l’Assemblée nationale avec une arène.
Le Parlement n’est pas une scène pour ajuster des comptes, mais une maison pour ajuster le destin.
La Côte d’Ivoire attend des élus capables de dépasser les camps, d’oublier les querelles de territoire, d’être des ponts plutôt que des frontières.
Un député ne sert pas un parti : il sert une Nation — et c’est cette inversion des priorités qui distingue un élu utile d’un élu bruyant.
Il faudra aussi des députés qui réhabilitent la dignité de la parole publique.
Le verbe politique a perdu de sa hauteur à force d’avoir été usé pour convaincre plutôt que pour éclairer.
Le pays a besoin d’une parole qui rassemble, qui apaise, qui ouvre des chemins plutôt que des plaies.
Car une nation ne se reconstruit jamais sur le vacarme : elle se reconstruit sur la clarté.
Mais la reconstruction morale ne se limite pas au langage.
Elle exige une exemplarité personnelle.
Un député, dans un pays en réparation, est plus qu’un représentant : il est un symbole.
Un miroir dans lequel la société teste ses propres ambitions.
Et l’exemple n’est jamais neutre : il élève ou il abaisse.
La Côte d’Ivoire a besoin d’élus qui incarnent une éthique du respect, de la sobriété, de la vérité — ces vertus discrètes mais puissantes, qui réparent les nations plus sûrement que les grandes réformes.
Le devoir le plus sacré d’un élu sera pourtant celui-là : défendre l’unité nationale comme on défend un feu fragile dans la nuit.
Parce qu’une nation divisée parle fort, mais agit peu.
Parce qu’un pays qui n’écoute que ses colères oublie ses espérances.
Parce que la paix n’est pas un acquis, mais une discipline intérieure.
Les députés de demain devront être les gardiens de cette discipline, les artisans de cette cohésion, les veilleurs qui maintiennent la lumière allumée quand la nuit revient peser sur les mémoires.
La question n’est donc pas seulement : « Qui devons-nous élire ? »
Mais plutôt : « Qui peut tenir la maison Côte d’Ivoire debout ? »
Qui a l’âme suffisamment large pour accueillir la diversité du pays ?
Qui a le courage de dire la vérité quand elle dérange, et la douceur de la dire sans blesser ?
Qui a la maturité de préférer la construction à la confrontation ?
La Côte d’Ivoire n’a pas besoin d’hommes providentiels.
Elle a besoin d’hommes et de femmes disponibles — disponibles à l’écoute, à la vérité, au devoir, à la dignité.
Des élus qui comprennent que la politique n’est pas une conquête, mais un service.
Que la République n’est pas un butin, mais une maison.
Et que cette maison, après tant de vents contraires, mérite enfin des gardiens qui ne cherchent pas la lumière pour leur ombre, mais la lumière pour leur peuple.
Dans cette période attendue, le pays ne doit pas choisir des gladiateurs, mais des bâtisseurs.
Pas ceux qui promettent le plus, mais ceux qui tiennent.
Pas ceux qui divisent, mais ceux qui relient.
Pas ceux qui résonnent, mais ceux qui réparent.
Car la Côte d’Ivoire est une maison encore debout, mais fragile.
Et ses futurs députés en seront les charpentiers — ou les fissures.
Par Norbert KOBENAN
Protection sociale- La barre des 23 millions d'enrôlés à la Cmu franchie ce Lundi
lundi, 15 décembre 2025 22:48 Written by AdminNous indiquions dans une précédente publication, qu’il était fort probable, que la barre des 23 millions d’enrôlés soit atteinte d’ici le mardi 16 Décembre 2025. Ce qui est chose faite ce Lundi 15 du même mois. Selon des sources officielles de la Direction générale de l’Ips- Cnam, le Samedi 13 décembre 2025, le compteur marquait 13 486 quand le Dimanche le 14 décembre 2025, nous étions à 2 694. Ce Lundi 15, l’aiguille a continué a bouger dans le bon sens, pour se retrouver à 21 434 enrôlés. Ce qui donne un total d’enrôlés de 23 014 322.
Rappelons que le vendredi 12 Décembre 2025, le nombre d'enrôlés était de 21 689. Pour un total d’enrôlés de 22 976 708. Pendant que le jeudi 11 décembre 2025, l’on a enregistré 20116 personnes enrôlées pour un total d’enrôlés de 22 955019. Il faut maintenir la cadence pour mettre véritablement le cap sur la généralisation de la Couverture maladie universelle,(Cmu) qui est un pan social très stratégique, dans le programme de société du Président Alassane Ouattara
Ayoko Mensah
Mise en œuvre de la Cmu - Les experts de l’Ips- Cnam font le point lors d’un atelier avec la presse
dimanche, 14 décembre 2025 21:23 Written by AdminA l’initiative de la Direction générale de l’Institution de prévoyance sociale – Caisse nationale d’assurance maladie (Ips- Cnam), des journalistes de la presse nationale étaient en formation le 12 Décembre 2025, à Abidjan- Plateau. A la faveur de son atelier annuel à l’attention des journalistes. Au centre des échanges : le bilan de ses activités, partager les forces et les failles constatées dans le processus de prise en charge.
Belle tribune pour les formateurs de l’ Ips- Cnam, Paul Kouakou de la direction de la filiation et Dr Brou Christian, le directeur des prestations, d’échanger sans faux fuyant avec les hommes et les femmes des médias sur la Cmu
Le chef de service à la direction de l’affiliation à la Caisse d’assurance maladie (Cnam), Paul Kouakou, a dit que la mesure dérogatoire Cmu, prise par le gouvernement le 1er mai 2025 et prorogée en septembre jusqu’au 31 décembre de la même année, pour permettre aux personnes du secteur informel d’avoir accès aux prestations rien qu’en présentant la carte d’assuré, a « fortement booster » les chiffres de l’enrôlement avec un nombre de six millions déjà atteints en 2025.
« Prévue pour quatre mois, la mesure a été prorogée jusqu’au 31 de ce mois de décembre, permettant aux travailleurs du secteur informel de se faire enrôler gratuitement et d’accéder aux soins avec une prise en charge majorée (11% dans les centres ruraux et 70%dans les centres urbains) pour faciliter l’accès aux soins de santé et d’atteindre 24 millions d’enrôlés au 31 décembre 2025 », a expliqué M. Paul Kouakou
Selon lui, ce chiffre de 22 millions est censé évoluer positivement à la fin de la date échéance des quatre mois supplémentaires, au vu de la sensibilisation et du dispositif des 40 unités mobiles déployées en ce moment sur l’ensemble du territoire national pour produire les cartes in situ des personnes enrôlées. (Voir encadré)
En ce qui concerne les défis et perspectives pour l’affiliation, Paul Kouakou, a dit qu'il s’agira pour l’Ips- Cnam de poursuivre les opérations d’enrôlement de masse pour atteindre 26 millions de personnes en fin 2026, de déployer le dispositif d’enrôlement et de cartes in situ et mobile sur toute l’étendue du territoire et enfin de produire et distribuer 80% des cartes des personnes enrôlées en fin 2025.
Pour sa part, Dr Christian Brou directeur des prestations, a entretenu les journalistes sur l’état des lieux des prestations surtout le bon quantitatif observé avec l’intégration récente dans le panier de soins du diabète et de l’hypertension artérielle de la Cmu. Aussi, il a ajouté qu’au titre des innovations, il aujourd’hui possible aux assurés, d’accéder aux prestations non seulement avec la carte Cmu, mais aussi grâce à l’emprunt digital et la carte du planteur de café et cacao et la e- carte est téléchargeable sur le téléphone mobile.
« Aussi, en ce qui concerne les pharmacies partenaires, nous sommes à 700 pharmacies qui servent les médicaments, là où nous étions à 400 précédemment. Pendant qu’au niveau des centres de santé, de 700 nous sommes à plus de 1400 à ce jour. En ce qui concerne la facture, pour mois d’octobre 2025 que nous venons de payer, ça coûté plus d’un milliard de Fcfa là où nous étions entre 100 à 200 millions de Fcfa. Des chiffres qui montrent que la Cmu se généralise progressivement », a conclu le directeur des prestations de l’Ips- Cnam.
Bamba Mafoumgbé
Encadré- Plus de 22 976 708 au 12 décembre 2025
Le vendredi 12 Décembre 2025, le nombre d'enrôlés était de 21 689. Pour un total d’enrôlés de 22 976 708. Pendant que le jeudi 11 décembre 2025, l’on a enregistré 20116 personnes enrôlées pour un total d’enrôlés de 22 955019. Avec cette progression, l’on pourrait atteindre, les 23 millions, selon les prévisions de la Direction générale de l’Ips- Cnam, le mardi 16 Décembre 2025
B. M
Affaire accrochage d’un camion de livraison devant la résidence d’un ministre - Des conducteurs routiers crient leur mécontentement
samedi, 13 décembre 2025 22:31 Written by AdminTraoré Youssouf, président de l'Union des conducteurs routiers professionnels de poids lourds de l'Afrique de l'Ouest en Côte d’Ivoire (Ucrpplao CI), Bamba Daouda, Président de l' Union des conducteurs routiers de l'Afrique de l'Ouest (Ucrao) et Doumbia Hamed Coordinateur national de la Confédération des conducteurs routiers de l'Afrique de l'Ouest (Cscrao), étaient face à la presse le vendredi 12 décembre 2025. Pour dénoncer ce qu’ils qualifient d’arbitraire.
Mais de quoi s’agit-il ? En effet, Traoré Youssouf, président de l’Ucrpplao-CI qui est d’ailleurs le principal concerné explique : « Le 17 novembre 2025, l’un de mes chauffeurs, est allé faire de la livraison dans une cité aux II Plateaux. Après sa mission, faisant marche arrière pour sortir, son véhicule a percuté un engin du ministre Mamadou Sanogo. Informé de la situation, le ministre a fait bloquer les pièces du véhicule et les documents administratifs. Dans l’immédiat, toutes les tentatives du chauffeur ont échoué. Je lui ai alors demandé de rentrer. Et le lendemain mardi, j’ai demandé à mon gérant et au chauffeur de retourner sur les lieux afin de pouvoir rencontrer Monsieur le ministre et lui demander de faire un constat. Mais hélas »
Et de poursuivre : « C’est ainsi qu’ils se sont rendus au Commissariat du 12ème arrondissement qui les a dirigés vers la Préfecture de police. La -bas, il leur a été demandé de saisir Monsieur le Procureur de la République. Ce qui a été fait et jusque-là, pas de suite favorable. Nous avons fait tout ce qui est humainement possible pour résoudre le problème. Mais en vain »
Prenant la parole, Bamba Daouda de l’Ucrao, a tout simplement qualifié cette action du ministre d’abus de pouvoir. « Nous protestons vivement contre cette attitude de Monsieur le ministre, qui est également député et président de Conseil régional. Jusque-là, je continue de m’interroger comment un député peut-il confisquer le permis d’un chauffeur, les pièces et les documents d’un véhicule, alors que le constat est là », clame –t-il. Et d’insister : « Nous demandons la libération du véhicule et son dédommagement à raison de 2 millions Fcfa de recette par semaine. Auquel cas, après les législatives du 27 décembre, nous rentrerons en grève ». Idem pour Doumbia Hamed de la Coordination locale Cscrao.
Mais que dit le ministre Mamadou Sanogo ? (Voir réaction du service de communication du ministre Mamadou Sanogo)
Koné De Sayara
Légende photo : Une vue des différents intervenants sur ce sujet
Non Karna Coulibaly (Administrateur général des services financiers) - L’apôtre du Programme social du gouvernement
samedi, 13 décembre 2025 18:13 Written by AdminC’est décembre. Lui fait partie de ces hommes et ces femmes dont les actions nourrissent la magie de Noël. Avec lui, au-delà des saisons, c’est l’humanisme qui rayonne à travers l’action gouvernementale.
Administrateur général des services financiers, Non Karna Coulibaly pilote le Psgouv depuis 2022.
Le 14 avril 2016, il était l’Invité des rédactions de Fraternité Matin. Il présidait alors l’Autorité nationale de régulation des marchés publics (Anrmp). Quelques années plus tard, en août 2023, nous le rencontrons à Korhogo, cette fois-ci, dans ses habits de coordonnateur général du Programme social du gouvernement et du Projet d’appui au Programme social du gouvernement (Psgouv). L’homme à la corpulence imposante est le premier à se présenter. Affable. La poignée de main est franche et la voix chaleureuse. Un premier contact qui ne laisse aucune chance à la moindre petite glace. Non Karna Coulibaly est un homme jovial qui aime être dans l’action, entrainant les autres à sa suite. De l’énergie, certes, mais surtout du coeur. Et il en faut un débordant de bienveillance pour piloter le Psgouv qui est à sa deuxième phase et qui se veut un intensificateur de l’action sociale du gouvernement.
Avec le Psgouv, Non Karna Coulibaly sillonne le pays pour apporter des réponses aux besoins des populations.
Selon lui, les performances économiques du pays favorisent la réalisation d’infrastructures sociales et la prise de mesures sociales fortes. Avec un meilleur accès des populations aux services sociaux de base et la mise en oeuvre de programmes à fort impact. Il est inarrêtable et incollable sur le sujet. Ses mots débordent de satisfaction. Ce conseiller spécial du Premier ministre est fier d’être un acteur au service de l’amélioration des conditions de vie des populations, partout sur le territoire national, même dans les hameaux les plus reculés. De ce programme, l’homme a fait sa religion. Il en prêche les bienfaits pour les popu
lations aux quatre coins de la Côte d’Ivoire. Il convertirait bien tous les Ivoiriens et même d’autres pays.
Il ne manque aucune occasion pour souligner la clairvoyance du Président de la République qui a initié ce programme stratégique et pour saluer l’attention spéciale que le Premier ministre accorde à sa mise en oeuvre rigoureuse.
Des marchés publics au social : l’itinéraire d’un haut fonctionnaire
Diplômé de Lettres modernes, Non Karna Coulibaly commence sa carrière comme professeur de lettres. Il entre à l’Ecole nationale d’administration (Ena), cycle supérieur,
option Finances générales. Après sa formation, ce major de filière s’oriente très tôt vers la gestion publique et les grands mécanismes de régulation. Son expérience et sa rigueur le propulsent à la tête de l’Anrmp. Ces différentes
Sur le terrain, il répète souvent que le développement ne se décrète pas depuis un bureau, mais qu’il se construit au rythme des réalités locales. Une conviction qui guide aujourd’hui chacune de ses décisions. Alors très souvent, ce grand patron tombe la veste et devient une sorte de Vrp sur les pistes du pays.
fonctions lui permettent de se familiariser très tôt avec la gestion de gros volumes financiers. C’est fort de toute cette expérience qu’en 2022, il est nommé pour assurer la coordination générale du Psgouv. Dès sa prise de fonction, il multiplie les tribunes pour une communication dynamique afin de mieux valoriser les projets réalisés dans le cadre de ce programme stratégique. La conduite du programme repose sur l’exigence de redevabilité. Il faut donc « dire clairement ce qui doit être fait, faire ce qui est dit et rendre compte de ce qui est fait ».
Ce programme offre l’opportunité à cet acteur de développement de démultiplier les actions et de participer à lutte contre la pauvreté et les disparités régionales. Pour lui, l’action sociale ne se résume pas à la construction d’infrastructures. Elle doit aussi restaurer la dignité, recréer la confiance entre l’État et les populations, et donner aux plus fragiles les moyens de se prendre en charge. Sur le terrain, il répète souvent que le développement ne se décrète pas depuis un bureau, mais qu’il se construit au rythme des réalités locales. Alors très souvent, ce grand patron tombe la veste et devient une sorte de Vrp sur les pistes du pays.
Quand la vocation nourrit la mission
Né à Korhogo dans une famille nombreuse, celui dont le père « n’a eu que 35 enfants », sait sur le bout des doigts les défis auxquels sont confrontées les populations rurales. Il sait tout autant l’impact d’une pompe hydraulique, d’un centre de santé, et d’une école qui permet de changer la trajectoire et de remodeler le destin d’un enfant.
Pour l’adulte devenu, la mise en oeuvre du Psgouv n’est pas une simple mission professionnelle, il la vit comme une chance que le destin lui offre pour donner un sens à une existence. Non Karna Coulibaly est porté par les nombreuses réalisations du programme. La construction de collèges de proximité, de centres de santé, de marchés de proximité (Yakassé Attobrou, Zoba Sangouiné, Torla...), d’unités semi-industrielles pour la production d’attiéké… sans oublier la distribution de kits d’accouchement et de césarienne et d’unités de médicaments antipaludiques pour les enfants et les femmes enceintes. Le sourire d’une femme qui retrouve sa dignité grâce à une activité génératrice de revenu, les yeux d’un enfant qui s’illuminent en déchiffrant les mots sur un tableau noir, la joie d’une population quand les rues du village s’éclairent la nuit tombée, grâce à l’électrification, le soulagement des femmes quand l’eau potable est disponible... Sont autant d’actions qui mettent du baume au coeur de cet acteur de développement. Et aujourd’hui, sa mission officielle rencontre et renforce son engagement personnel. Baroudeur du social, le coeur toujours sur la main, Non Karna Coulibaly à titre personnel construit des écoles, offre chaque année des kits scolaires et soutient l’approvisionnement des cantines. Cette année encore, il a offert de nouvelles classes à l’École primaire publique de Gnalêlêkaha, une cantine de 100 places, un forage, une ferme d’élevage de poulets, un jardin maraîcher destiné à approvisionner la cantine en produits locaux. Il a également fait réaliser des forages dans les villages de Waraniéné et de Sékongaha. Quand il ne parle pas de budget, de taux d’exécution ou de délai de livraison, c’est un passionné de belles lettres qui dessine les mots ou les peint. De cet amour, il a encore en mémoire des extraits de certains penseurs qui déclament. Mais ce Sénoufo reste profondément attaché à sa tradition. Les us et coutumes mais aussi l’art culinaire. Et à sa table, nombreux sont ses visiteurs qui ont goûté pour la première fois le célèbre Tchonron du peuple sénoufo...
Ainsi, à la table des décideurs, ou aux côtés des agriculteurs, Non Karna Coulibaly reste fidèle à ses valeurs de solidarité et surtout à lui-même. Et sûrement ce sont toutes ces choses qui le rendent attachant aux yeux des populations qu’il rencontre.
« Si j’en avais la possibilité, je le porterais sur mon dos. Mais vu sa forte carrure, je n’y arriverai pas. Alors je vais essayer de le transformer en bijoux, en or que je porterai, tant il est précieux pour nous », chantonne en langue locale Christine Yéo, présidente de la coopérative Siemetcha dans la région de Ferkessédougou.
Ces paroles pourraient être traduites dans de nombreuses langues du pays pour écrire une ode à la générosité de cet homme de mission
S. B. Fraternité Matin du 13 Décembre 2025
Cmu/Protection sociale - Le total d’enrôlés dépasse désormais les 22 858 893
lundi, 08 décembre 2025 19:19 Written by AdminLentement mais surement, le nombre de personnes enrôlées à la Couverture maladie universelle, (Cmu) continue de grimper. Selon les données de la Direction générale, de l’Institution de prévoyance sociale – Caisse nationale d’assurance maladie, (Ips- Cnam), le nombre d'enrôlés du vendredi 05 décembre2025 a été de 20 909.
Ce qui porte le total d’enrôlés à 22 858 893. Si donc la cadence est maintenue, les prévisions de la Direction générale de l’Ips- Cnam seront atteintes. Le nombre d'enrôlés à la date du mercredi 12 novembre 2025 était de 24 615. Chiffre intéressant qui porte le nombre total d’enrôlés 22 418 640 personnes.
Par ailleurs, pour 2026 le nombre total devrait osciller entre 29 millions et 30 millions d’enrôlés, à court terme, cette structure pilotée au quotidien par M. Karim Bamba, table pour fin Décembre 2025 sur 23 500 000 personnes enrôlées. Il est à noter que les personnes souffrant de pathologies chroniques comme l’hypertension et le diabète bénéficient désormais d’une prise en charge à 70% dans les structures agréées. (Découvrez la liste des médicaments pris en charge ici : https://ipscnam.ci)
B. Mafoumgbé
Bafing/Renforcement de la résilience des communautés transfrontalières- L’Union africaine et la Côte d’Ivoire améliorent les capacités agricoles de 115 producteurs
dimanche, 07 décembre 2025 08:31 Written by AdminDans le cadre du projet d’appui à l’autonomisation des communautés frontalières de la Côte d’Ivoire , 115 producteurs agricoles issus des localités de Boutisso, Desséné, Mandougou, Touresso,Vacérisso, Vahidougou et Vayasso ont beneficié les 3 et 4 Décembre 2025 à la salle de conférence du conseil régional à Touba, d’un renforcement de capacités suivi d’un don de matériels agricoles d’une valeur d’environ 15 millions de Fcfa. Cela, en vue d’offrir aux producteurs les outils nécessaires à la transformation durable de leurs activités. Rapporte une note à la presse des services de la Cnfci.
Mise en œuvre par la Cnfci avec l’appui de la Commission de l’Union africaine, cette initiative vient ainsi répondre aux défis liés à la productivité agricole dans les zones frontalières de la Côte d’Ivoire notamment le manque d’intrants de qualité, l’insuffisance d’équipements adaptés et l’absence d’encadrement technique structuré.
Au cours de son intervention, le Secrétaire exécutif de la Commission nationale des frontières de Côte d’Ivoire, M. Konaté Diakalidia a d’abord exprimé sa gratitude à la Commission de l’Union Africaine, pour son engagement et son soutien constant à la Cnfci.
Ensuite, il a encouragé les bénéficiaires à mettre en pratique les techniques apprises et à utiliser avec soin les kits agricoles reçus et les a exhortés à en faire bon usage, à les utiliser avec rigueur, responsabilité et solidarité, afin qu’ils produisent les résultats attendus.
Notons que les autorités administratives et coutumières de la région notamment le corps préfectoral, le représentant du président du conseil régional du Bafing, les élus locaux et les chefs coutumiers ont rehaussé de leur présence la cérémonie officielle de remise des kits agricoles.
Bamba Mafoumgbé
Ordre du mérite de l’éducation nationale- Mohamad ITANI, Dg de Nestlé Côte d'Ivoire élevé commandeur
vendredi, 05 décembre 2025 19:23 Written by AdminMohamad ITANI, Directeur général de Nestlé Côte d'Ivoire, élevé Commandeur dans l'ordre du mérite de l'éducation nationale par le ministre de l’enseignement technique de la formation professionnelle et de l’apprentissage. Cette distinction est le résultat de l'engagement de Nestlé Côte d'Ivoire pour l'employabilité des jeunes, et sa contribution à l'école de la seconde chance, promue par le Gouvernement ivoirien. En effet Nestlé a ouvert depuis 2017 un centre de formation agréé qui reçoit et forme gratuitement des jeunes étudiantes et diplômés dans le secteur technique et industriel.
L'entreprise organise des formations et coachings gratuits pour renforcer les compétences des jeunes afin de faciliter leur insertion professionnelle avec plus de 18000 bénéficiaires à ce jour. Également, avec le programme My Own Business, Nestlé aide à lancer ou agrandir les activités des entrepreneurs dans la boisson Nescafé
Ces initiatives s'inscrivent dans sa volonté de participer à un développement durable en misant sur les compétences des jeunes.
B. Mafoumgbé avec Sercom
Social- La Première Dame, Madame Dominique Ouattara inaugure la 2e édition du Marché de Noël de l’Adem
vendredi, 05 décembre 2025 17:53 Written by AdminLa deuxième édition du Marché de noël de l’association des épouses des présidents d’institution et de ministres (Aem) a été officiellement lancée le vendredi 5 décembre 2025, à la patinoire du Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire. L’événement s’est déroulé en présence de la Première Dame, Madame Dominique Ouattara, invitée d’honneur de cette édition placée sous le thème : « Un geste, un sourire, un Noël pour tous ».
Organisée sur trois jours, cette rencontre festive met en lumière le savoir-faire, la créativité et le talent des artisans ivoiriens. Les visiteurs pourront découvrir une large sélection d’œuvres et de produits artisanaux illustrant la richesse du patrimoine culturel national.
À l’issue de la cérémonie de lancement, la Première Dame a exprimé sa satisfaction quant à l’initiative de l’Adem : « Je trouve que c’est une très belle initiative de l’ADEM dirigée par ma petite-sœur Patricia Ahoussou Kouadio, et de l’ensemble des épouses des Présidents d’Institution et de Ministres. C’est une très belle initiative qui va permettre d’aider beaucoup de personnes démunies. C’est organisé de façon magistrale. Je suis très heureuse d’avoir pu assister au lancement », a-t-elle déclaré.
Auparavant, le parrain de l’événement, Monsieur Adama Bictogo, a salué l’engagement constant de la Première Dame en faveur du bien-être des populations, rappelant que son action inspire fortement l’Adem dans ses initiatives sociales : « Aujourd’hui, vos jeunes sœurs vous ont emboîté le pas », a-t-il affirmé, soulignant le rôle moteur de l’association dans l’amélioration des conditions de vie des élèves.
La Présidente de l’ADEM, Madame Patricia Ahoussou Kouadio, a pour sa part exprimé sa gratitude envers la Première Dame pour son soutien constant, notamment financier. Elle a rappelé que cette deuxième édition du Marché de Noël s’inscrit dans la continuité des actions menées par l’association, notamment la construction et la réhabilitation de cantines scolaires et de bibliothèques à travers le pays. « Nos actions accompagnent la politique sociale du Gouvernement, car les besoins sont énormes. Chaque article vendu lors de ce marché permettra d’aider les populations », a-t-elle souligné.
Madame Essé Bintou, Adjointe au Maire de Cocody, s’est également réjouie du choix de sa commune pour abriter cette édition du Marché de Noël.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par des remises de présents à la Première Dame et à plusieurs personnalités, ainsi que par la distinction de partenaires et de membres engagés aux côtés de l’Adem.
Ayoko Mensah
Soutien à l’éducation- La Fondation Portéo réhabilite deux blocs de 10 toilettes au Lycée Moderne 1 de Toumodi
jeudi, 04 décembre 2025 13:25 Written by AdminLes élèves du Lycée Moderne 1 de Toumodi, le corps enseignant et l’administration dudit établissement étaient en joie le mercredi 03 décembre 2025. La raison : la Fondation Porteo conduite par son président exécutif, M. Kalou Emmanuel, a procédé officiellement, à la remise deux blocs de 10 toilettes entièrement réhabilitées par la Fondation Portéo. Sans oublier l'installation de 4 points d'eau dans le lycée. Le coût global des travaux, est de 27 500 000 F Cfa. Une initiative hautement humanitaire saluée par les autorités administratives, éducatives et communautaires, avec à leur tête le Préfet de région, N’Guessan Kouakou Germain.
A l’occasion, le préfet a insisté sur la nécessité d'offrir aux élèves des conditions sanitaires conformes aux standards actuels. Il a rappelé que la Côte d’Ivoire s’est engagée à mettre fin à la défécation à l’air libre d’ici 2030, un objectif qui passe par des infrastructures scolaires adaptées. Il a invité les apprenants à préserver ces ouvrages, soulignant que leur état d’entretien fera l’objet de suivis rigoureux.
Pour sa part, le président exécutif de la Fondation Portéo, Emmanuel Kalou, représentant le Pdg Hassan Dakhlallah a expliqué que cette action s’inscrit dans la vision sociale du groupe, qui intervient dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’environnement et du développement communautaire. Il a rappelé que Toumodi demeure un axe prioritaire pour la fondation, laquelle signe ici sa troisième intervention dans la localité. Non sans inviter ses jeunes frères et fils à prendre soin des installations fraichement réhabilitées
La Direction régionale de l'Éducation nationale et de l'alphabétisation représentée par Mme Yapi, a qualifié cette réhabilitation d’initiative « porteuse de dignité et de progrès ». Elle a rappelé que l’hygiène et le confort influencent directement la réussite des élèves et les a exhortés à prendre soin de ces infrastructures désormais mises à leur disposition.
Le proviseur du lycée, M. Yéo Assoumane, a exprimé, au nom de l’ensemble de la communauté éducative, sa profonde gratitude envers la Fondation Portéo. Il a souligné que les toilettes, souvent reléguées au second plan, constituent pourtant un élément essentiel du bien-être scolaire.
Cette cérémonie, marquée par une mobilisation remarquable, témoigne de l’importance des partenariats entre institutions publiques et acteurs privés pour l’amélioration durable des infrastructures scolaires. Grâce à la Fondation Portéo, les élèves du Lycée Moderne 1 bénéficient désormais d’un cadre sanitaire moderne, sécurisé et respectueux de leur dignité.
Pour sa part, Mlle Konan Emmanuelle Grâce, élève en classe de Td, au nom des bénéficiaires, a dit merci à la fondation donatrice. Avant de prendre l’engagement ferme d’en faire bon usage.
Bamba Mafoumgbé, envoyé spécial
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Laïcs d'Assié-Koumassi- Adomon Ben Aka passe le flambeau à Jacob Koua
jeudi, 04 décembre 2025 06:24 Written by AdminLa fête des moissons a pris une dimension particulière cette année au temple méthodiste Israël d’Assié Koumassi, une sous- préfecture du département de Bongouanou
Le dimanche 30 novembre 2025, la communauté a assisté au passage de témoin entre le président des Laïcs sortant, Adomon Ben Aka, et son successeur, Jacob Koua. Un moment symbolique qui marque la fin de plus de quinze ans d’une gouvernance ayant profondément transformé la vie du temple.
Dès le petit matin, la fanfare a ouvert la célébration par une grande marche à travers la localité. Cette procession, suivie par de nombreux fidèles, a donné à la journée un caractère solennel et fédérateur.
Au cours de son allocution, Adomon Ben Aka est revenu sur les années passées à la tête de l’équipe laïque, installée en 2010 par le Révérend Gabriel Wosseman. Il a évoqué les progrès spirituels réalisés avec l’essor de l’évangélisation, le dynamisme du Camp de prière Bethesda, la montée de vocations pastorales et le développement de l’École du dimanche, renforcée par le programme Boys and Girls Bridges. Il a également rappelé les évolutions matérielles, de la modernisation de la fanfare à la construction du nouveau temple en 2019, en passant par l’acquisition de trois hectares de forêt dont une zone dédiée à l’hévéaculture, ou encore l’aménagement de divers équipements essentiels au fonctionnement du lieu de culte.
Sur le plan social, il a mentionné la campagne de dépistage du cancer du col de l’utérus menée en 2023 et l’organisation de la première célébration officielle de la fête des mères. Il a surtout salué le soutien constant de la diaspora, dont l’appui spirituel, matériel et financier a accompagné la croissance du temple.
En remettant les rênes à Jacob Koua, élu pour quatre ans renouvelables, Adomon Ben Aka a encouragé la poursuite des projets engagés, notamment la construction du presbytère, la réhabilitation de l’ancien site, la finalisation des infrastructures pour l’École du dimanche et le développement du projet hévéa.
La veille de la cérémonie, une campagne médicale initiée par le comité santé de la diaspora et dirigée par Mme Judith Adomon, a mobilisé la communauté. Plus de cent enfants ont été traités contre les parasitoses, près d’une centaine de personnes âgées ont été dépistées et plus de trois cents participants recensés. Le centre de santé urbain d’Assié Koumassi a également reçu du matériel médical pour renforcer ses actions de prévention. Accompagnée d’une délégation venue de Béthel d’Abadjin-Kouté, la communauté méthodiste d’Assié Koumassi aborde cette transition avec confiance. Sous la conduite de son nouveau président des Laïcs, elle ouvre un nouveau chapitre tourné vers le renforcement de la foi, l’entraide et la consolidation des actions sociales au service des familles d’Assié Koumassi et de sa diaspora.
Ayoko Mensah avec Sercom
Clôture de la caravane « CMU Zéro Cotisation » - Le ministre Adama Kamara annonce la reprise des cotisations dès janvier 2026
mardi, 02 décembre 2025 19:51 Written by Admin
Le ministre de l'Emploi et de la Protection sociale, Adama Kamara, a annoncé, le samedi 29 novembre 2025 à Maféré (département d'Aboisso, région du Sud-Comoé), la reprise des cotisations à la Couverture maladie universelle (Cmu) à partir de janvier 2026. L’information est du Cicg.
Cette annonce a été faite lors de la cérémonie officielle de clôture de la campagne « CMU Zéro Cotisation », lancée le 1er mai 2025 grâce à la vision humaniste du Président de la République, Alassane Ouattara, et à l'engagement du Premier Ministre, Robert Beugré Mambé. L'événement s'est déroulé en présence du président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (Cesec) et président du Conseil régional du Sud-Comoé, Eugène Aka Aouélé, de la directrice des Opérations de la Banque mondiale, Marie-Chantal Uwanyiligira, ainsi que de la population de Maféré.
Dans son intervention, le ministre de la Protection sociale a souligné que la cotisation constitue un pilier essentiel de la pérennité de la CMU. « La mesure ‘'CMU Zéro Cotisation'' a été une main tendue, une démonstration concrète des bienfaits de ce puissant bouclier sanitaire qu'est la CMU. Désormais, pour que ce système de solidarité traverse les générations, il a besoin de l'engagement de tous », a-t-il déclaré.
Adama Kamara a encouragé tous les citoyens enrôlés à marquer leur engagement en s'acquittant régulièrement de leur cotisation, afin de garantir la durabilité du système et de préserver l'accès aux soins pour l'ensemble de la population.
Pour sa part, Eugène Aka Aouélé a exprimé sa gratitude au ministre pour l'attention accordée à la région du Sud-Comoé. Il a exhorté les populations à poursuivre l'enrôlement et à honorer leurs cotisations, rappelant que « la Cmu protège la dignité, soulage les familles et préserve les économies ».
Par ailleurs selon cette source, La directrice des Opérations de la Banque mondiale a salué les efforts du gouvernement ivoirien en matière d'investissement dans le capital humain. Elle a annoncé la mise en œuvre d'un programme additionnel visant à consolider et finaliser la couverture santé pour tous en Côte d'Ivoire.
La cérémonie s'est achevée par une tournée de sensibilisation des autorités présentes au marché de Maféré et au village CMU mis en place pour permettre à la population locale de s'enrôler et de retirer leur carte sur place. Il convient de préciser que le taux d’utilisation de la carte CMU multiplié par 11 grâce à la mesure « CMU Zéro Cotisation »
Bamba M.
Journée Internationale des Droits de l’Enfant - La SODECI renforce son engagement avec deux initiatives majeures en 2025
lundi, 01 décembre 2025 17:05 Written by AdminÀ l’occasion de la Journée internationale des Droits de l’Enfant, la Société de distribution d’eau de Côte d’Ivoire (Sodeci) a réaffirmé son engagement envers l’éducation des jeunes à la gestion durable de l’eau. Fidèle à sa mission citoyenne, l’entreprise a organisé en cette année 2025 deux actions phares mêlant immersion technique et innovation pédagogique. Selon une note à la presse dont afrikchallenges.info a eu copie depuis plusieurs années, la Sodeci ouvre ses infrastructures aux enfants afin de leur faire découvrir les enjeux essentiels liés à l’accès à l’eau potable et aux métiers qui l’entourent.
De 2021 à 2024, ajoute la note, ces journées ont permis à des élèves d’Abatta, de Treichville, d’Abobo Akékoï et d’Odiennekourani de visiter des sites stratégiques comme le Centre de gestion Intégrée des opérations (Cgio), la station d’eau de la Djibi, le centre de dépotage du Plateau ou encore la Direction Régionale de Bouaké. Ces rencontres, encadrées par les ingénieurs et techniciens de la société, visent à sensibiliser la jeunesse aux valeurs d’intégrité, d’éthique et d’engagement portées par la Sodeci.
2025 : Au cœur de la production d’eau potable
Pour l’édition 2025, la SODECI a accueilli le mercredi 12 novembre une délégation du Lycée Français d’Abatta au sein de son usine de traitement d’eau d’Abatta. Composée de 25 élèves et 5 encadrants, la visite a permis aux jeunes de suivre de manière concrète le parcours de l’eau : captation, traitement, décantation, filtrations, analyses, contrôle qualité et distribution.
Les experts de la Sodeci, ont présenté aux élèves les technologies utilisées pour garantir une eau saine et fiable à des millions d’Ivoiriens.
Cette immersion a également permis de valoriser les métiers techniques liés à l’hydraulique, au laboratoire, à la maintenance ou encore à la supervision digitale.
Également, La grande innovation de cette édition réside dans le lancement du tout premier podcast éducatif de la Sodeci, intitulé « Le présent parle au futur ».
Enregistré dans un studio moderne à Angré (Base CIE), ce nouveau format a réuni quatre enfants âgés de 10 à 15 ans autour d’une discussion d’une heure. L’objectif : permettre aux enfants de partager leur expérience quotidienne de l’eau, tout en apprenant les bons gestes pour éviter le gaspillage.
Le podcast met ainsi en lumière des pratiques simples pour réduire le temps de douche, couper le robinet lors du brossage des dents, surveiller les fuites, modérer l’arrosage. Mais essentielles pour une gestion responsable. L’application Ma SODECI en Ligne a également été présentée de manière accessible, comme un outil essentiel pour suivre sa consommation, signaler une anomalie ou s’informer en temps réel.
Avec ces actions, la Sodeci confirme sa volonté de sensibiliser les futures générations aux responsabilités citoyennes liées à la ressource eau.
Entre tradition éducative et innovation numérique, l’édition 2025 illustre une entreprise engagée à la fois sur le terrain, sur le plan pédagogique et dans la transformation digitale. La SODECI réaffirme ainsi que l’eau n’est pas seulement un service : c’est un héritage collectif que chaque enfant doit comprendre, respecter et protéger.
Bamba Mafoumgbé
Synodalité- L’enjeu majeur de l’Église en Côte d’Ivoire ( Contribution)
lundi, 01 décembre 2025 09:58 Written by Admin
Par Norbert Kobenan
La synodalité est devenue l’un des mots-clés de la réforme engagée par l’Église catholique universelle. Mais en Côte d’Ivoire, comme dans de nombreux pays africains, elle prend une signification particulière : celle d’un appel à mieux articuler tradition communautaire, vitalité spirituelle et unité ecclésiale.
Alors que les Églises du Nord traversent une lente érosion, l’Afrique vit une croissance exceptionnelle du catholicisme.
Paradoxalement, cette vitalité rend nécessaire une réflexion profonde : comment maintenir l’unité du peuple de Dieu dans un paysage ecclésial de plus en plus diversifié ?
Les CEB : un modèle africain de synodalité
Longtemps avant que Rome ne remette la synodalité au premier plan, les Communautés Ecclésiales de Base (CEB) ivoiriennes avaient déjà posé les fondations d’une Église participative et incarnée.
Elles demeurent aujourd’hui :
un lieu de prière et d’écoute;
un espace de discernement partagé;
un réseau de solidarité familiale et sociale;
un creuset de formation et de coresponsabilité laïcale.
Elles rappellent cette intuition simple : la communion se construit d’abord au pied des cases, pas au sommet des structures.
Communautés nouvelles : promesse et vigilance*
Parallèlement, les communautés nouvelles et fraternités charismatiques connaissent une expansion rapide. Elles répondent à des besoins légitimes : spiritualité personnelle, quête de sens, désir d’appartenance, dynamisme missionnaire.
Mais leur vitalité pose un défi majeur : éviter que l’Église ne se fragmente en multiples micro-communautés autonomes.
La synodalité invite donc à recevoir leurs charismes, mais à les intégrer clairement dans la vie paroissiale et diocésaine, en veillant à la fidélité au magistère et à la cohésion pastorale.
L’enjeu n’est pas de freiner ces mouvements, mais de les harmoniser.
Le Corps du Christ : la boussole universelle
Pour comprendre la synodalité, il faut revenir au cœur de la théologie chrétienne :
l’Église est un Corps, selon la vision de saint Paul.
Cette perspective est profondément en résonance avec les cultures africaines, où la famille élargie, la solidarité communautaire et l’interdépendance sociale sont des valeurs cardinales.
Être Corps du Christ, c’est reconnaître que :
aucun fidèle n’est secondaire;
aucun groupe ne peut vivre en vase clos;
aucune autorité ne peut gouverner sans écouter.
La synodalité n’est donc pas une réforme administrative : c’est un mode d’être.
Une Église au service de tous
L’objectif de la synodalité est clair : rendre l’Église plus missionnaire, plus proche et plus crédible.
En Côte d’Ivoire, cela signifie :
– écouter davantage les jeunes confrontés à l’incertitude économique;
– renforcer la présence auprès des familles;
– apaiser les blessures issues des crises politiques;
– promouvoir la cohésion sociale et le dialogue;
– combattre les divisions ethniques et identitaires.
Une Église synodale n’est pas une Église repliée : c’est une Église qui se met au service de tous, au-delà des appartenances et des frontières.
Un laboratoire pour l’Église mondiale ?
La Côte d’Ivoire, comme d’autres pays africains, dispose d’un atout unique : une tradition communautaire forte, une créativité spirituelle dynamique et un tissu ecclésial en croissance.
En articulant :
les CEB comme matrice locale de participation;
les communautés nouvelles comme moteur de renouveau ;
et la vision du Corps du Christ comme fondement d’unité;
- l’Église ivoirienne peut devenir une voix forte dans le débat mondial sur la synodalité.
L’Afrique n’est plus simplement un « terrain de mission ».
Elle est peut-être l’un des lieux où l’avenir de l’Église catholique s’invente.
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