📢 Prix garanti bord champ (campagne 2025-2026) : 🌱 CACAO 1200 Fcfa / Kg ☕ CAFÉ 1300 Fcfa / Kg
mardi 15 septembre 2026
sys bannière
Société

Société (1247)

Gala 2026 de la Fondation Children of Africa- L’évènement aura lieu le 09 Octobre à Abidjan

mardi, 14 juillet 2026 20:47 Written by

L’édition 2026 du Gala de la Fondation Children of Africa se tiendra le 9 octobre prochain à Abidjan. L’annonce a été faite par la directrice nationale de la Fondation, Nadine Sangaré, à l’occasion d’une conférence de presse consacrée à l’évènement, ce mardi 14 Juillet 2026, au u cabinet de la Première dame à Abidjan.
La Fondation entend consacrer son action à la jeunesse, considérée comme « la plus grande richesse » de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique. Selon Nadine Sangaré qui parlait au nom de la Première Dame Dominique Ouattara, a annoncé la construction d’une Maison de la jeunesse à Abidjan afin d’offrir aux jeunes un cadre dédié à la formation, à l’innovation, à la culture et à l’entrepreneuriat, un projet majeur qui sera mis en avant lors de son gala annuel 2026. Ce rendez-vous de solidarité, est placé sous le thème « Lumière d’Afrique, ensemble pour une jeunesse qui brille »

 
La future Maison de la jeunesse d’Abidjan sera un espace dédié à l’apprentissage, à l’innovation, à la culture, à l’entrepreneuriat, au développement personnel et à l’épanouissement des jeunes.« À travers ce projet, nous souhaitons donner aux jeunes les moyens de devenir des acteurs de changement et les bâtisseurs de la Côte d’Ivoire de demain », a déclaré Nadine Sangaré. 


Elle a lancé un appel aux entreprises, mécènes, fondations et personnes de bonne volonté pour soutenir la réalisation de cette infrastructure. « Chaque contribution constituera un investissement dans l’avenir de notre jeunesse », a ajouté la Directrice nationale de Chidren of Africa


Aussi, les grandes lignes de l’ouvrage très écologique et respectueux des normes environnementales, ont été présentées par l’architecte de la Maison de la jeunesse d’Abidjan, Fadi Mouawad, a expliqué que cette infrastructure a été conçue comme un espace multifonctionnel destiné à accompagner les jeunes dans leur formation, leur créativité et leur épanouissement. Cet ouvrage sera implanté au bord de la lagune, sur une superficie estimée entre 20 et 26 hectares, la Maison de la jeunesse bénéficiera d’un emplacement stratégique favorisant son intégration dans l’environnement urbain.


« L’idée est de développer un projet qui soit à la fois un lieu de formation, de rencontre et d’échange au service de la jeunesse », a indiqué l’architecte, insistant sur l’importance de l’accessibilité du site. Sur le plan architectural, le projet s’inspire de la nature et du mouvement. La forme du cerf constitue un symbole central de la conception, représentant l’énergie, l’agilité et la transmission entre les générations. Il est à préciser que La Maison de la jeunesse comprendra plusieurs pôles d’activités, notamment des espaces de loisirs, un grand hall, une salle polyvalente, des espaces de production, une bibliothèque, un amphithéâtre couvert ainsi que des espaces culturels, pédagogiques et artisanaux. Le projet prévoit également des ateliers de formation, des espaces éducatifs, des centres d’accompagnement, des zones administratives et des espaces dédiés aux associations et aux initiatives communautaires. 


À l’extérieur, l’infrastructure disposera d’équipements sportifs et récréatifs, comprenant notamment des terrains de football, des aires de loisirs, des espaces sécurisés pour les jeunes, une place publique et des zones de détente. Avec une surface bâtie estimée à près de 18 800 m² et plusieurs milliers de mètres carrés d’aménagements extérieurs, la Maison de la jeunesse ambitionne de devenir un pôle majeur d’accompagnement des talents africains, en favorisant la formation, l’innovation, la culture et l’entrepreneuriat. Pour  sa  réalisation, les besoins  sont estimés à  plus de 4 milliards de Fcfa. 
Depuis sa création en 1998, La Fondation Children of Africa, dont la présidente est la Première Dame Dominique Ouattara, œuvre en faveur de l’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables, notamment les enfants et les femmes.
Les actions de la Fondation reposent sur trois axes prioritaires


Les actions de la Fondation reposent sur trois axes prioritaires : la santé, l’éducation et le social. Ainsi, dans le domaine sanitaire, l’organisation mène régulièrement des campagnes de vaccination et de dépistage ophtalmologique, équipe des centres de santé communautaires et facilite l’accès aux soins pour les familles défavorisées. Cet engagement s’est notamment concrétisé par la construction de l’Hôpital Mère-Enfant de Bingerville, devenu un établissement de référence dans la prise en charge de la santé maternelle et infantile en Afrique de l’Ouest.


Dans le secteur éducatif, Children of Africa a réalisé plusieurs infrastructures scolaires, dont le collège de jeunes filles de Kong, devenu aujourd’hui un lycée mixte, ainsi que le groupe scolaire d’excellence Children of Africa à Abobo. La Fondation contribue également à l’amélioration des conditions d’apprentissage à travers l’équipement d’écoles maternelles, de cantines scolaires et de salles multimédias.
Elle dispose par ailleurs de dix bibliobus qui sillonnent plusieurs localités du pays afin de promouvoir la lecture auprès des enfants. En matière de protection sociale et de l’enfance, la Fondation a mis en place plusieurs centres d’accueil, notamment La Case des enfants au Plateau, ainsi que des structures à Soubré, Ferkessédougou et un centre de réinsertion pour mineurs à Bouaké.


Cette fondation organise également chaque année l’Arbre de Noël, une initiative qui permet d’offrir des milliers de jouets aux enfants, en plus des dons de vivres et de non-vivres aux populations vulnérables, aux orphelinats et aux pouponnières. La directrice nationale a également rappelé la création d’un centre d’accueil à Adiaké destiné aux femmes victimes de violences, afin de leur offrir un accompagnement dans leur processus de reconstruction.
Selon Nadine Sangaré, les différents galas organisés par Children of Africa ont permis de mobiliser des ressources pour financer des projets sociaux structurants.


En 2024, le gala « We Are Africa » a contribué au renforcement de l’offre de soins spécialisés avec la réalisation d’une nouvelle aile de cardiologie pédiatrique à l’Hôpital Mère-Enfant. Soulignons que pour ce gala, que sur le volet artistique et culinaire, des artistes de talent, le groupe artistique Magic Système d’une part et d’autre part, plusieurs chefs de renoms sont annoncés.


Bamba Mafoumgbé,Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Lutte contre le travail des enfants- Le dispositif de traçabilité sociale renforcé

mardi, 14 juillet 2026 13:41 Written by

Dans le cadre du renforcement de la lutte contre le travail des enfants dans la filière café-cacao, le Comité National de Surveillance (CNS), en partenariat avec le Conseil du Café-Cacao, a procédé au déploiement des Agents d’Opération chargés de la Traçabilité Sociale (AOTS) dans les zones de production. Leur mission est d’assurer un suivi rigoureux des pratiques sociales, de vérifier l’absence de travail ou d’exploitation des enfants dans les plantations et de sensibiliser les producteurs aux enjeux liés au respect des droits humains.
À la suite d’une mission d’évaluation menée par le Secrétariat technique de la Plateforme de Partenariat Public-Privé, des difficultés opérationnelles ont été relevées. Pour y répondre, un atelier en deux étapes a été initié : la première, consacrée à la validation des outils et activités des AOTS ; la seconde, dédiée à leur formation et recyclage sur les dimensions sociales de la production cacaoyère. Cet atelier, organisé du 12 au 16 juillet 2026 à Yamoussoukro, vise à affiner le dispositif de traçabilité sociale et à renforcer l’efficacité des interventions sur le terrain.
Lors de la cérémonie d’ouverture, Dr GBONGUE Mamadou, Directeur adjoint chargé des projets et du suivi-évaluation au Conseil du Café-Cacao, représentant le Directeur Général, M. KONE Brahima Yves, a insisté sur l’importance d’outiller cette brigade de surveillance pour garantir une application optimale de la traçabilité sociale et parvenir à l’éradication totale du travail des enfants.
M. Amani KONAN, consultant national auprès du cabinet de la Première Dame, a salué l’appui constant du Conseil du Café-Cacao au CNS et rappelé l’engagement ferme des autorités ivoiriennes, sous l’impulsion de Mme Dominique Ouattara, dans cette lutte. Il a également présenté les initiatives et mécanismes mis en place par le CNS pour combattre ce fléau.
Pour sa part, Mme AIPO Melissa Djama, Secrétaire technique de la Plateforme de Partenariat Public-Privé, a souligné que cet atelier constitue une étape décisive pour définir une feuille de route claire et renforcer la coordination des actions. Elle a remercié les participants et partenaires, notamment le CNS, le BIT, l’OIT et la Fondation ICI, pour leur engagement commun en faveur d’une filière café-cacao respectueuse des droits humains et exempte de travail des enfants.
Par ailleurs, Il faut noter que la traçabilité sociale dans la filière café-cacao désigne l’ensemble des mécanismes chargé du suivi des conditions de vie et de travail des producteurs tout au long de la chaîne d’approvisionnement. Elle a pour rôle de garantir le respect des droits humains, une rémunération équitable et la lutte contre le travail des enfants ou le travail forcé.
Ce dispositif de lutte contre le travail des enfants marque une avancée majeure vers une traçabilité sociale nationale, garantissant des pratiques responsables et durables dans la filière café-cacao.
B. M

Développement rural en Afrique - Ces diplômés africains qui choisissent leur commune plutôt que la capitale

lundi, 13 juillet 2026 18:02 Written by

Le parcours classique voulait que les diplômés africains formés à l'étranger visent les capitales, les organisations internationales ou le secteur privé. Un mouvement inverse s'affirme : celui de cadres qui investissent leurs compétences dans leur territoire d'origine, jusqu'à en briguer la mairie. Un transfert de capital humain dont les communes rurales du continent commencent à mesurer les effets.
On a beaucoup écrit sur la fuite des cerveaux africains, ce flux de talents formés sur le continent ou dans les universités du Nord et qui font carrière à Paris, Londres, New York ou, au mieux, dans les capitales africaines. On a moins documenté le courant inverse, plus récent et plus discret : celui des diplômés qui reviennent, non pas vers les ministères et les sièges sociaux, mais vers leur territoire d'origine. Des ingénieurs qui reprennent l'exploitation familiale pour la moderniser, des financiers qui créent des PME agroalimentaires en région, et, de plus en plus, des cadres qui s'engagent dans la vie publique locale jusqu'à briguer des mandats municipaux.
Ce retour au local n'est pas qu'une affaire de sentiment. Il coïncide avec un basculement objectif : la décentralisation a fait des communes africaines des lieux de pouvoir réel, dotés de budgets, de compétences et de capacités d'initiative. Pour un diplômé de grande école, la mairie d'une commune rurale n'est plus une voie de garage ; c'est un terrain où l'ingénierie de projet, la finance et la négociation internationale, tout ce que la formation supérieure enseigne, trouvent une application immédiate et visible. Là où un cadre se fond dans l'organigramme d'une capitale, un maire formé transforme un territoire.
Car c'est bien de transfert de compétences qu'il s'agit. Monter un dossier de cofinancement avec une agence des Nations unies, structurer une intercommunalité, négocier une convention de coopération avec une collectivité européenne, bâtir un plan de développement communal bancable : autant d'exercices qui ressemblent à s'y méprendre à ce qu'apprennent les écoles de commerce et les filières de gestion publique. Les communes dirigées par des profils formés à ces disciplines accèdent plus facilement aux guichets de financement, dont les procédures, rédigées dans le langage des bailleurs, découragent tant de petites collectivités.
La figure la plus emblématique de ce mouvement est sans doute Yvonne Aki-Sawyerr, maire de Freetown. Professionnelle de la finance ayant passé un quart de siècle dans les services financiers à Londres, elle est revenue en Sierra Leone au plus fort de l'épidémie d'Ebola de 2014 pour diriger la planification du centre national de riposte, avant d'être élue maire de la capitale en 2018 puis réélue en 2023. Son plan Transform Freetown, construit sur des cibles chiffrées et un pilotage par les données, et son accession à la co-présidence du réseau mondial de villes C40 illustrent ce que le capital professionnel accumulé à l'étranger peut apporter à une ville africaine : des méthodes, des réseaux, et une crédibilité immédiate auprès des partenaires internationaux. Dans un registre différent, l'élection en 2022 du docteur en philosophie Babacar Diop à la tête de Thiès, au Sénégal, a montré que le capital académique constitué sur le continent produit les mêmes effets de professionnalisation.
Le Togo, dont les communes n'ont que quelques années d'existence, permet d'observer ce phénomène à l'état naissant. Dans la région des Plateaux, la trajectoire du maire d'Amou-Oblo, Meyebine Esso Gnassingbé, en offre un exemple caractéristique. Diplômé de l'ESLSCA Business School et de Sciences Po Paris, il fait partie de ces profils qui ont préféré le retour au pays à une installation en Europe, et l'engagement dans leur territoire d'origine à une carrière dans les capitales : député de la préfecture d'Amou en 2018, puis maire de la commune d'Amou-Oblo en 2019.
Le bilan de sa première mandature, de 2019 à 2025, porte la marque de cette culture de gestion. On y trouve la panoplie classique des réalisations communales, routes, écoles, éclairage public, mais aussi des marqueurs plus révélateurs d'une ingénierie de projet maîtrisée : une collaboration avec le PNUD pour l'élaboration du plan de développement communal, des partenariats avec des ONG internationales comme Plan International, une intercommunalité de gestion des déchets avec les communes voisines, le cofinancement de 500 jugements supplétifs, et des conventions de coopération décentralisée signées avec des collectivités françaises du département de la Vienne. Autant d'opérations qui exigent précisément la capacité à parler le langage des institutions et des partenaires.
L'exemple n'est pas isolé, et c'est ce qui en fait une tendance. Au Sénégal, au Bénin, en Côte d'Ivoire, au Ghana, des profils comparables, diplômés des universités européennes, nord-américaines ou des grandes écoles du continent, prennent la tête de communes petites et moyennes. Les réseaux de collectivités africaines y voient un levier de professionnalisation des exécutifs locaux plus rapide que toutes les formations continues destinées aux élus. Un maire qui sait lire un contrat de partenariat public-privé ou un cadre logique de projet fait gagner des années à son administration.
La question qui demeure est celle de la reproductibilité. Tous les territoires n'ont pas la chance de voir revenir leurs diplômés, et le développement local ne saurait reposer sur la seule providence des retours individuels. C'est pourquoi les observateurs les plus attentifs plaident pour que ces maires formés fassent école au sens propre : en structurant leurs administrations, en formant leurs cadres communaux, en documentant leurs méthodes, ils peuvent transformer un avantage personnel en capacité institutionnelle. Le retour des cerveaux ne changera durablement l'Afrique des communes que s'il laisse derrière lui autre chose que des bilans : des administrations qui savent faire.
Ayoko Mensah

Trafic illicite de drogues- Côte d'Ivoire Terminal renforce la vigilance de ses collaborateurs

jeudi, 09 juillet 2026 17:09 Written by

À l'occasion de la Journée internationale contre l'abus et le trafic illicite de drogues, célébrée le 26 juin, Côte d'Ivoire Terminal, concessionnaire du second terminal à conteneurs du Port d’Abidjan a organisé une session de sensibilisation à l'intention de ses collaborateurs afin de renforcer la prévention face aux risques liés au trafic de stupéfiants en milieu portuaire.
Portée par le Groupe AGL, cette initiative constitue une première au sein de Côte d'Ivoire Terminal. Elle s'inscrit dans une démarche visant à faire de cette campagne un rendez-vous annuel dans l'ensemble des terminaux du Groupe.
Animée par des représentants de la Police nationale, de la Gendarmerie nationale en collaboration avec les équipes de la sureté de Côte d’Ivoire Terminal, la rencontre a permis d'échanger sur les réalités du trafic de drogues, les menaces qui pèsent sur les plateformes portuaires ainsi que les responsabilités des acteurs de la chaîne logistique dans la prévention de ce phénomène.
Les experts ont rappelé que les terminaux portuaires occupent une position stratégique dans le commerce international et qu'ils représentent, à ce titre, des cibles potentielles pour les réseaux criminels. Ils ont également souligné l'évolution de la situation en Côte d'Ivoire, désormais confrontée non seulement au transit, mais aussi à la consommation de stupéfiants.
Au cours de la session, les collaborateurs ont été sensibilisés aux différentes formes de vulnérabilité auxquelles ils peuvent être exposés dans l'exercice de leurs fonctions. Les intervenants ont insisté sur l'importance d'identifier les comportements inhabituels, de respecter rigoureusement les procédures de sûreté et d'adopter les bons réflexes face à toute situation suspecte.
Les dispositifs internes de signalement mis à la disposition des collaborateurs ont également été présentés. Il s'agit notamment du système d'alerte de la conformité, du numéro d'urgence HSE et du chef de la Sûreté, permettant à chacun de signaler, en toute confidentialité, tout fait préoccupant.
Pour Koen De BACKKER, Directeur Général de Côte d'Ivoire Terminal, cette démarche traduit l'engagement de l'entreprise à renforcer durablement la culture de la vigilance au sein de ses équipes.
« En tant que terminal portuaire, nous sommes pleinement concernés par les enjeux liés au trafic illicite de drogues. Notre objectif est que chaque collaborateur comprenne les risques auxquels il peut être exposé, adopte les bons réflexes et sache qu'il existe des dispositifs de signalement pour agir en toute confiance », a-t-il renchéri.
De son côté, le commissaire Dembelé, Epouse Bamba, responsable de la police anti-drogue du port Autonome d’Abidjan, a rappelé que la lutte contre le trafic de drogues repose également sur la mobilisation des professionnels de la chaîne logistique.
« La lutte contre le trafic de drogues ne relève pas uniquement de l'action des forces de sécurité. Les collaborateurs des plateformes portuaires constituent également des maillons essentiels de la chaîne de prévention. Une simple demande d'information inhabituelle, une tentative d'approche ou le non-respect d'une procédure peuvent favoriser un trafic. La meilleure protection reste la vigilance, le respect des procédures et le signalement immédiat de toute situation suspecte. », a-t-elle rappelé.
À travers cette initiative, Côte d'Ivoire Terminal réaffirme son engagement en faveur de la sécurité, de l'éthique et de la conformité.
B. Mafoumgbé

Transport / Secours aux victimes d'accidentés de la route- Les transporteurs d'Adzopé impatients

jeudi, 09 juillet 2026 08:48 Written by


M. Diomandé Prince, le président de la Coopérative des transporteurs de la région de la Mé, est impatient de l'installation du Fonds de garantie automobile (Fga), à Adzopé, chef-lieu de Région. Il a exprimé cette impatience, le dimanche 5 juillet 2026 à l'occasion d'une rencontre avec la presse. Mais en prélude à tout propos, Diomandé Prince a, au nom de ses collaborateurs, exprimé sa profonde gratitude au Président de la République Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara d'avoir mis en selle cette structure et en élargissant surtout ses prérogatives, son champ d'intervention à la prise en charge systématique et immédiate de toutes les victimes d'accidents corporels de la voie publique. A sa gratitude, il a associé Monsieur Patrick Achi, le Président de L’Assemblée nationale. Il a eu une pensée pieuse pour le Directeur général du Fga, M. Maizan Koffi Noël, qui traduit, selon lui, au quotidien la volonté du Président Ouattara de secourir tous les victimes d'accidents. Il s'est cependant dit impatient de l'arrivée de cette structure, arguant qu’Adzopé occupe une place stratégique sur la A1 de l'Est. De cette localité à Abidjan, pas de garantie pour les victimes d’accidents, de même que d'Adzopé à Bouna pas de garantie pour elles non plus, selon l'orateur. A l’en croire, lorsqu'il y a des accidents sur cette A1, c'est le non secours dans les instants qui suivent qui font vite grimper le nombre de morts. D'où, selon lui, l’urgence d'une Unité du Fga à Adzopé.
Koné De Sayara
Envoyé spécial à Adzopé
Légende/ Diomandé Prince, président de la Coopérative des transporteurs de la Mé lors de son intervention.

Vie d’entreprise - La CIE aux côtés de la SMCI pour faire rayonner l'excellence scientifique africaine

mardi, 07 juillet 2026 13:53 Written by

À l’occasion du cinquantenaire de l’Union mathématique africaine (UMA), la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) a une nouvelle fois confirmé son engagement en faveur de l’excellence, de l’éducation et du rayonnement scientifique de la Côte d’Ivoire en accompagnant la Société Mathématique de Côte d’Ivoire (SMCI) dans l’organisation des grandes rencontres panafricaines des mathématiques. Fidèle à sa vision d’entreprise citoyenne, innovante et moderne, la CIE s’est pleinement mobilisée pour contribuer au succès de cet événement historique, qui a rassemblé les meilleurs spécialistes et jeunes talents du continent.
La Côte d’Ivoire a accueilli successivement le 9ᵉ Symposium PAMOSTAR, consacré au renforcement de la recherche et de la formation en mathématiques, le 11ᵉ Congrès Panafricain des Mathématiciens (COPAM), placé sous le thème « Les mathématiques face aux défis de l’Afrique : de la théorie à la pratique », ainsi que les 33ᵉ Olympiades Panafricaines de Mathématiques (OPAM). Organisées à San Pedro et à Yamoussoukro dans le cadre du cinquantenaire de l’UMA, ces rencontres ont constitué un véritable carrefour d’échanges scientifiques et de valorisation de l’excellence africaine.
La cérémonie officielle de l’ouverture, organisée le 29 juin 2026 à Yamoussoukro, s’est déroulée en présence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Professeur Adama Diawara. À cette occasion, le Directeur Général de la CIE, M. Jean Christian Turkson, a personnellement pris part à la cérémonie, témoignant ainsi de l’importance que l’entreprise accorde au développement des sciences et à la promotion de l’excellence en faveur de la jeunesse africaine.
Bien au-delà d’un simple appui institutionnel, la CIE a accompagné la Société Mathématique de Côte d’Ivoire sur l’ensemble des volets de l’organisation. L’entreprise a notamment apporté un important soutien logistique, mobilisé son expertise technique et mis à disposition ses compétences opérationnelles afin de contribuer au bon déroulement des différentes activités programmées tout au long de cette célébration panafricaine.
Cette mobilisation s’est également traduite par un déploiement territorial remarquable. À chaque étape des manifestations organisées à San Pedro et à Yamoussoukro, la CIE a activé ses Directions Régionales afin d’assurer un suivi de proximité et un accompagnement technique des équipes organisatrices. Cette coordination de terrain a permis d'apporter des réponses rapides aux besoins exprimés et de garantir des conditions optimales pour le déroulement des différents rendez-vous.
Cet engagement s’inscrit dans une continuité. En effet, la CIE n’en était pas à sa première collaboration avec la Société Mathématique de Côte d’Ivoire. Depuis plusieurs années, elle accompagne le Professeur Saliou Touré et les membres de la SMCI dans les nombreuses initiatives qui contribuent à promouvoir les mathématiques, à révéler les jeunes talents et à renforcer le rayonnement scientifique de la Côte d’Ivoire sur le continent africain. À travers ce partenariat durable, l’entreprise réaffirme sa conviction que l’investissement dans le savoir constitue un levier essentiel du développement.
Au-delà de son cœur de métier, la Compagnie Ivoirienne d’Électricité démontre ainsi qu’elle entend jouer pleinement son rôle d’entreprise citoyenne, en soutenant les initiatives qui favorisent l’innovation, la recherche et l’excellence. En accompagnant le cinquantenaire de l’Union Mathématique Africaine et les grands rendez-vous scientifiques organisés en Côte d’Ivoire, la CIE a une nouvelle fois illustré sa volonté de contribuer à l’émergence d’une jeunesse ambitieuse, capable de relever les défis technologiques et scientifiques de demain. Parce qu’éclairer un pays, c’est aussi éclairer les intelligences, la CIE continue d’investir dans les talents qui construiront l’avenir de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique.
Bamba Mafoumgbé

Religion / Sortie sur le site Hamaoullah d’Adzopé- Pensées pieuses pour le Chérif de Nioro et pluie de bénédictions pour la paix

lundi, 06 juillet 2026 19:53 Written by

C'est dans une ferveur hautement spirituelle que le Site de la détention de Cheick Hamahoullah à Adzopé, a accueilli plusieurs fidèles musulmans de la Communauté Tidjanite le dimanche 5 juillet 2026, dans le but d'une Ziara (sortie spirituelle). Premiers à arriver sur les lieux : les Bassamois conduits par Oumar Kafano. Près d’une centaine de personnes.
Un peu plus tard, ce groupe sera rejoint par la Branche spirituelle Djiguiya d’Attecoubé présidée par Koné Abdoulaye. Environ 200 fidèles. Le site a même refusé du monde. Au total, ce sont donc environ 300 fidèles qui ont effectué cette sortie sur le site ou était détenu leur maitre spirituel, Cheick Hamaoullah, le Chérif de Nioro. Il est bon de savoir que Checikna Amala Diakité, l’un des gardiens du Temple, était au four et au moulin en vue de réserver un accueil chaleureux à tout ce beau monde.
Après les salutations d’usage, Place a été faite à la lecture de plusieurs versets Coraniques jusqu’à midi pour la pause déjeuner. Après la prière de 13 heures, la phase des bénédictions a commencé pour prendre fin jusqu’à 16 heures. La bénédiction finale a été faite par Yahaya Kanté, le guide de la Branche spirituelle Djiguiya. Tour à tour, il a fait des bénédictions pour les fidèles ayant effectué ce déplacement. A ses bénédictions, le guide a associé toute la Côte d’Ivoire, avec un point d’honneur pour tous les membres du gouvernement. Cheick Kanté a eu une pensée profonde pour le Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara.
Il n’a pas non plus oublié ses hôtes, les gardiens des lieux et tous les rappelés à Dieu. L’orateur a eu des pensées pieuses pour les victimes des dégâts des pluies diluviennes d’Attecoubé et celles de tout le District autonome d’Abidjan. Il a souhaité prompt rétablissement aux blessés et ses condoléances à toute la nation. Cheick Kanté a fait des bénédictions pour tous les pays limitrophes. Il faut rappeler si besoin en était, qu’il a eu des pensées pieuses pour le Chérif de Nioro, Cheick Hamaoullah tout le long de son intervention.
Kone de Sayara

Gbobal Leadership by Women Summit à Marseille- La Première Dame, Madame Dominique Ouattara appelle la générosité des décideurs

lundi, 06 juillet 2026 17:58 Written by

C'est dans la ville portuaire du sud de la France, Marseille que la Fondation CMA CGM a organisé, ce lundi 6 juillet 2026, le " Global leadership by women summit 2026. C'est au 39 avenue corail plus précisément dans l’enceinte de l’Ecole nationale supérieure maritime (ENSM) que plusieurs décideurs et personnalités se sont données rendez-vous pour passer en revue la réduction des déséquilibres économiques, le renforcement des partenariats internationaux fondés sur la solidarité, la coopération et une croissance plus équitable.
Selon les organisateurs, ce sommet " rassemble des leaders engagés pour un impact concret face aux grands défis de notre temps .
C'est dans cette optique Madame Dominique Ouattara, Première Dame et Présidente de la Fondation Children Of Africa a été invitée à se prononcer sur le thème : « Les fondations, nouveaux lieux où se construit le bien commun dans un monde fragmenté »
Très attendue et devant un parterre de personnalités, Madame Dominique Ouattara a rappelé son brillant parcours de cheffe d'entreprise à la création de sa fondation. De l’acquisition et du développement du groupe immobilier AICI au groupe Jacques Dessange aux Etats Unis, spécialisé dans les produits et services de beauté, ces responsabilités qui ont forgé en elle cette belle maxime : « La réussite n’a de sens si elle est mise au service des autres ». C’est ainsi depuis 2011, date d’ascension de son Epoux à la magistrature suprême, Madame Dominique Ouattara s’est éloignée du milieu du business pour se consacrer uniquement à l’humanitaire.
Le public a pu ainsi écouter et voir les belles réalisations de la fondation Children Of Africa.

En effet, la Première Dame a notamment présenté les nombreuses réalisations de sa Fondation: construction d'établissements scolaires d'excellence, déploiement de bibliobus à travers la Côte d'Ivoire, distribution annuelle de milliers de kits scolaires, création de l'Hôpital Mère-Enfant Dominique Ouattara de Bingerville, prise en charge gratuite de nombreux enfants atteints de cancers pédiatriques, ouverture de la Maison de Vie pour les familles d'enfants hospitalisés, ainsi que plusieurs centres d'accueil destinés aux enfants en difficulté.

Elle a également rappelé son engagement en faveur de la protection de l'enfance à travers la présidence du Comité National de Lutte contre la Traite, l'Exploitation et le Travail des Enfants, ainsi que les actions conduites pour promouvoir une filière cacaoyère responsable, respectueuse des droits des enfants.

Convaincue que l'avenir des enfants est indissociable de celui des femmes, Madame Dominique Ouattara a évoqué le Fonds d'Appui aux Femmes de Côte d'Ivoire (FAFCI), qui a permis à plus de deux millions de personnes de sortir de la pauvreté grâce au microcrédit. Elle a également mis en lumière la création de la Maison des Femmes « Safe Home » d'Adiaké, dédiée à l'accueil et à la reconstruction des femmes et jeunes filles victimes de violences.

Au-delà du bilan de ses actions, la Première Dame, Madame Dominique Ouattara a surtout lancé un appel fort à la communauté internationale. Face aux défis auxquels sont confrontées les nouvelles générations, elle a exhorté les dirigeants politiques, les chefs d'entreprise, les philanthropes et tous les acteurs du développement à consacrer une partie de leur réussite au bien-être des plus vulnérables. Selon elle, investir dans l'éducation, la santé, la protection des enfants et l'autonomisation des femmes constitue le meilleur levier pour bâtir des sociétés plus stables, plus prospères et plus équitables. « (...) La générosité lorsqu'elle est portée par une vision peut transformer des vies et impacter durablement des communautés.
Aux décideurs (...), j'aimerais vous encourager à consacrer autant que possible une part de votre réussite au bien-être de ceux qui n'ont pas la latitude de se construire seuls. Car il n’y a pas de petits gestes d’avenir, il n'y a que de grandes actions humaines à conduire ".», a-t-elle déclaré sous les applaudissements de l'assemblée, résumant ainsi sa vision d'un leadership fondé sur la solidarité, la responsabilité et l'engagement au service des autres.
EL Hadj Bamba Mafoumgbé

TIC/Protection de l’enfant en Côte d’Ivoire- Les experts ivoiriens passent deux importants projets de textes au scanner

samedi, 04 juillet 2026 13:44 Written by

TIC/Protection de l’enfant en Côte d’Ivoire- Les experts ivoiriens passent deux importants projets de textes au scanner
Les experts du ministère de la Femme, de la famille et de l’enfant, des acteurs de la société civile, des Tic et des partenaires techniques financiers étaient en conclave du jeudi 02 au vendredi 03 juillet 2026 Ifef Marie Thérèse Houphouët-Boigny d’Adjamé.
Ce sous la direction du Docteur Gauze Gnagne Chantale, directrice de la protection de l’enfant au ministère de la Femme, de la famille et de l’enfant. Au cœur des débats et des échanges : examiner, enrichir et d'adopter techniquement les projets de textes soumis à leur appréciation.
En effet, la protection de l'enfant est un droit fondamental universellement reconnu. La Convention des Nations Unies relative aux Droits de l'Enfant (CIDE), ratifiée par la Côte d'Ivoire le 4 février 1991, constitue le premier instrument juridique international contraignant en la matière.
Elle consacre quatre principes cardinaux que sont la non-discrimination, l'intérêt supérieur de l'enfant, le droit à la vie, à la survie et au développement, ainsi que la participation de l'enfant. De même, la Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l'Enfant (CADBE), ratifiée par la Côte d'Ivoire, renforce ces engagements dans le contexte africain, en tenant compte des réalités socioculturelles du continent.
Sur le plan constitutionnel, la Constitution de la République de Côte d'Ivoire du 8 novembre 2016 affirme en son article 11 que « l'État assure la protection de l'enfant ». Cet engagement solennel traduit la volonté du législateur de faire de la protection de l'enfant une mission régalienne de premier rang.
La Côte d'Ivoire a progressivement construit un cadre juridique de protection de l'enfant. On peut notamment citer :
• La loi n° 2020-571 du 17 juillet 2020 relative à la protection de l'enfant, texte de référence en la matière, qui définit les principes généraux et les mécanismes institutionnels de protection :
• La loi n° 2019-570 du 26 juin 2019 portant Code du Travail, dont plusieurs dispositions encadrent le travail des enfants ;
• La loi n° 2022-675 du 26 octobre 2022 portant Code pénal, qui réprime les infractions commises contre les enfants ;

• La loi n° 2013-451 du 19 juin 2013 relative à la lutte contre la cybercriminalité, qui constitue le principal référentiel en matière de régulation du cyberespace, mais qui ne traite pas spécifiquement de la situation des mineurs ;
• La loi n° 2017-020 du 18 janvier 2017 relative à l'état civil et à la protection des enfants sans filiation connue.
Malgré cette richesse normative, des lacunes importantes subsistent, en particulier en ce qui concerne la protection des mineurs dans l'espace numérique et l'existence d'un mécanisme institutionnel de suivi des droits de l'enfant. Ces deux lacunes constituent le cœur des initiatives portées par le présent atelier.
D’où tout l’enjeux de ces deux jours de travaux.
A l’ouverture des assises, Docteur Gauze Gnagne Chantale, a indiqué la révolution numérique a profondément transformé le quotidien des enfants en Côte d'Ivoire et dans le monde. Selon le Rapport mondial 2023 de l'UNICEF sur la situation des enfants dans le monde numérique, environ un tiers des utilisateurs d'internet dans le monde sont des enfants. En Afrique subsaharienne, le taux de pénétration d'internet est en progression constante, avec une accélération notable depuis la période post-COVID-19. En Côte d'Ivoire, le taux de pénétration d'internet a dépassé les 40% selon les données de l'Autorité de Régulation des Télécommunications/TIC de Côte d'Ivoire (ARTCI), avec une tendance à la hausse portée par la démocratisation des smartphones et l'expansion des réseaux mobiles.
« Si le numérique offre des opportunités indéniables en matière d'éducation, d'information, de socialisation et d'épanouissement des enfants, il expose également les mineurs à des risques graves et multiformes, la cyberviolence et le cyberharcèlement, avec les insultes, menaces, humiliations publiques sur les réseaux sociaux, particulièrement en milieu scolaire. Sans oublier l'exposition à des contenus inappropriés, notamment la pornographie, violence, contenus haineux, apologie de la drogue et des comportements à risque et l'exploitation et les abus sexuels en ligne par grooming (approche prédatrice par des adultes), sextorsion, production et diffusion d'images à caractère pédopornographique. Face à ces réalités, la Côte d'Ivoire ne dispose pas encore d'un cadre légal spécifique permettant de réguler l'accès des mineurs à internet, d'imposer des obligations claires aux acteurs du numérique, et de sanctionner efficacement les infractions commises à l'encontre des enfants dans l'espace numérique. Cette situation crée un vide juridique préjudiciable à la sécurité des enfants et à la responsabilisation des acteurs du secteur », a précisé la Directrice de la protection de l’enfant.

Les objectifs de l’atelier.

Il s’agissait donc de réunir les acteurs institutionnels, techniques et de la société civile impliqués dans la protection de l'enfant afin de leur présenter et expliquer le contenu des deux projets de textes aux participants d’une part et d’autre part, recueillir les observations, amendements et contributions des acteurs. Sans oublier d’analyse la cohérence des textes avec les instruments juridiques nationaux et internationaux en vigueur et adopter techniquement les versions amendées et consolidées des projets de textes en vue de leur transmission aux instances de décision.
Au nom de la ministre Touré Nasseneba, de la Femme, de la famille et de l’enfant, son directeur de cabinet, M. Moussa Diarrassouba, a dit merci aux partenaires techniques et financiers dont l’Unicef pour leur engagement aux de la Côte d’Ivoire. Non sans dire que le gouvernement attendait beaucoup des recommandations pertinentes des travaux. Pour mieux adresser la problématique de la protection de l’enfant dans un contexte où le taux de pénétration d’internet en Côte d’Ivoire dépasse les 40%
Au nom du Représentant résident de l’Unicef, M. Soumahoro Gbato, a salué l’engagement et les efforts du gouvernement ivoirien en matière de protection et de promotion des droits de l’enfant. Non sans inviter les organisateurs à donner la parole aux enfants au cours des travaux, en vue d’une meilleure protection de cette frange sensible de la population.
Bamba Mafoumgbé
Légende photo : Les participants et participantes aux deux jours de travaux à l’Ifef Marie Thérèse Houphouët-Boigny d’Adjamé autour du Directeur de cabinet, représentant la ministre Touré Nassénéba.

NTIC/Docteur Gauze Gnagne Chantale, (Directrice protection de l’enfant) : « Face à des menaces qui ignorent les frontières, l'inaction n'est plus une option »( Discours)

samedi, 04 juillet 2026 12:08 Written by

Les experts du ministère de la Femme, de la famille et de l’enfant, des acteurs de la société civile, des Tic et des partenaires techniques financiers étaient en conclave du jeudi 02 au vendredi 03 juillet 2026 IFEF Marie Thérèse Houphouët-Boigny d’Adjamé. Ce sous la direction de Docteur Gauze Gnagne Chantale, directrice de la protection de l’Enfant au ministère de la Femme, de la famille et de l’enfant. Mot de bienvenu)

«(….) Chers participants, cheres participantes, c’est avec un réel plaisir et un profond honneur qu’en ma qualité de
Directrice de la Protection de l’Enfant, je vous souhaite la bienvenue à cet atelier consacré à l'examen et à l'adoption de deux projets de textes
qui contribueront, j'en suis convaincue, à renforcer durablement le dispositif national de protection de l'enfant en Côte d'Ivoire
Je voudrais, au nom de l’ensemble de la Direction de la Protection de l’Enfant, vous exprimer notre gratitude pour votre présence et votre
engagement en faveur de la protection des droits de l’enfant
Permettez-moi, avant toute chose, d'exprimer notre profonde gratitude à Madame la Ministre de la Femme, de la Famille et de l'Enfant,
Mme Nasseneba Touré, dont la vision et l'engagement constant en faveur des droits de l'enfant inspirent les réformes qui nous réunissent
aujourd'hui. Je tiens également à adresser nos sincères remerciements à Monsieur le Directeur de Cabinet, Mr Moussa Diarassouba, qui a bien voulu représenter Madame la Ministre à cette importante rencontre. Votre présence parmi nous témoigne de l'intérêt tout particulier que le
Gouvernement accorde à la consolidation de notre cadre juridique et institutionnel en matière de protection de l'enfant.
Mesdames et Messieurs,
Les politiques publiques les plus pertinentes sont celles qui savent anticiper les mutations de notre société. Or, force est de constater que l'univers numérique transforme profondément le quotidien de nos enfants, ouvrant devant eux d'immenses perspectives d'apprentissage,
de communication et d'innovation.
Mais cette formidable opportunité s'accompagne également de risques nouveaux, souvent invisibles, parfois transnationaux, dont
les conséquences peuvent être particulièrement graves pour les enfants.
L'exposition à des contenus préjudiciables, le cyberharcèlement, le recrutement à des fins d'exploitation, les violences sexuelles facilitées par les technologies numériques ou encore les atteintes à la vie privée sont désormais des réalités auxquelles nos systèmes de protection doivent répondre avec davantage d'efficacité et de célérité.
Ce constat n'est d'ailleurs pas propre à notre pays. Il a été largement partagé lors de la récente réunion de l'Alliance des Pays Pionniers
pour mettre fin à la violence à l'égard des enfants, tenue à Turin, où les États ont unanimement reconnu que la protection des enfants dan l'environnement numérique constitue désormais l'un des plus grands défis de notre époque. Cette convergence de vues traduit une évidence : face à des menaces qui ignorent les frontières, l'inaction n'est plus une option. Nos réponses doivent être à la hauteur des enjeux, en conciliant innovation technologique, protection des droits fondamentaux et responsabilité collective.
Le numérique constitue désormais l'un des plus grands défis de notre époque. Cette convergence de vues traduit une évidence : face à des menaces qui ignorent les frontières, l'inaction n'est plus une option. Nos réponses doivent être à la hauteur des enjeux, en conciliant innovation technologique, protection des droits fondamentaux et responsabilité collective. C'est précisément dans cette dynamique que s'inscrivent les
travaux qui nous réunissent aujourd'hui. D'une part, le projet de loi relatif à l'encadrement de l'accès des mineurs à Internet répond à l'impérieuse nécessité d'offrir à nos enfants un environnement numérique plus sûr, où l'accès aux opportunités offertes par le numérique s'accompagne de garanties renforcées pour leur sécurité, leur dignité et leur développement harmonieux. D'autre part, le projet de décret portant création de l'Observatoire. National des Droits de l'Enfant de Côte d'Ivoire traduit une vision tout aussi ambitieuse : celle de doter notre pays d'un outil moderne de veille, d'analyse, de production de données et d'aide à la décision, indispensable à une gouvernance fondée sur des évidences et une meilleure évaluation des politiques publiques en faveur des enfants.
Ces deux textes, bien que différents dans leur objet, participent d'une même ambition : renforcer durablement notre dispositif national de protection et m ieux préparer notre pays aux défis présents et à venir.
Mesdames et Messieurs, La richesse de cet atelier réside dans la diversité des compétences qu'il rassemble. En ce lieu se retrouvent les administrations publiques, les partenaires techniques et financiers, les organisations de la société civile, ainsi que les différentes directions du Ministère. Cette pluralité de regards constitue notre meilleure garantie pour élaborer des textes équilibrés, réalistes et pleinement adaptés aux attentes de nos populations. Je forme donc le vœu que nos échanges soient guidés par l'esprit de concertation, l'exigence technique et le sens de l'intérêt général, afin que les conclusions de nos travaux puissent renforcer durablement notre cadre juridique et institutionnel. Parce que chaque enfant mérite d'être protégé, partout et en toutes circonstances ; parce que le numérique doit demeurer un espace d'opportunités et non de dangers ; et parce qu'une Nation se construit aussi à la manière dont elle protège les plus vulnérables. Nous avons aujourd'hui une responsabilité collective dont la portée dépasse largement les murs de cette salle.
Je tiens a exprimer ma reconnaissance à l’ensemble des partenaires Technique et financier et aux organisations de la société civile pour leur accompagnement constant et leur précieuse contribution aux efforts du gouvernement ivoirien dans le domaine de la protection de l’enfant.
Je demeure convaincue qu'à l'issue de nos travaux, la Côte d'Ivoire
disposera d'instruments encore plus solides pour garantir à chaque enfant un environnement protecteur, conformément à la vision de Son Excellence le Président de la République, mise en œuvre par le Gouvernement sous l'autorité de Madame la Ministre de la Femme, de la Famille et de l'Enfant. C'est sur cette note d'espoir et de confiance que je vous souhaite des travaux fructueux et riches en propositions. Je vous remercie »

sys bannière