Société (1153)
Korhogo/Coulibaly NON KARNA aux assistants du PA-Psgouv- « Le développement ne se décrète pas, il doit être partagé avec les populations »
mercredi, 20 août 2025 10:31 Written by Admin
Le Projet d’appui au Programme social du gouvernement (PA-Psgouv) franchit une nouvelle étape dans sa mise en œuvre avec le renforcement des compétences numériques de ses équipes. Le Coordonnateur général, Non Karna Coulibaly, a procédé, le mardi 19 août 2025, à Korhogo, à l’ouverture d’un atelier de formation consacré aux assistants en suivi-évaluation de la mission du cabinet d’Information, d’Éducation et de Communication (IEC). Cette session a pour objectif de doter les participants de compétences dans la gestion numérique de leurs bases de données, à travers l’outil Kobocollect. L’information est rapportée par fratmat.info
Selon, le confrère, avec la maîtrise de Kobocollect, les assistants en suivi-évaluation pourront désormais s’approprier le processus de digitalisation des indicateurs. Cet outil moderne permet non seulement de collecter les données avec plus de rapidité, mais aussi de mieux gérer et exploiter les informations issues du terrain. Il s’agit d’un pas important vers une plus grande transparence et une meilleure efficacité dans le suivi des projets sociaux.
Au cours de la cérémonie d’ouverture, Non Karna Coulibaly a rappelé la mission essentielle du cabinet IEC : être l’interface entre les populations et les projets du gouvernement. « La mission du cabinet IEC consiste à interagir avec les bénéficiaires, à les sensibiliser sur l’importance des projets, afin qu’ils se les approprient et en garantissent la pérennité », a-t-il indiqué.
Dix mois après le démarrage du PA-Psgouv, le Coordonnateur général a souligné que les résultats sont perceptibles grâce aux actions de proximité menées par la mission IEC. « Nous avons reçu des retours très positifs concernant les activités et leur impact significatif sur les populations », s’est-il réjoui.
De l’avis de M. Coulibaly, le Psgouv se distingue par trois caractéristiques majeures : il agit comme un intensificateur, en multipliant les effets des actions sociales ; un accélérateur, en raccourcissant les délais de mise en œuvre ; et enfin un outil de bonne gouvernance, en renforçant la transparence et la redevabilité dans l’action publique. « Le développement ne se décrète pas, il doit être partagé avec les populations », a-t-il insisté.
Une meilleure appropriation des projets
Pour sa part, Aboulaye Bado, directeur de mission du cabinet IEC, a salué cette initiative de renforcement de capacités. Selon lui, la formation permettra aux assistants de mener un suivi rigoureux et méthodique des activités, d’en mesurer les résultats et d’évaluer les impacts réels sur le terrain. Il a rappelé que la mission IEC intervient dans 17 régions du pays, ce qui confère à ses activités une portée nationale significative.
A noter que la campagne IEC s’inscrit dans une dynamique d’accompagnement du PA-Psgouv, en renforçant la visibilité des actions entreprises et en assurant la mobilisation sociale autour des projets
Ayoko Mensah
Reportage/Autonomisation de la femme- Dans le quotidien de « Liquidez- liquidez » ; une femme battante
mardi, 19 août 2025 20:11 Written by Admin
Comme de nombreuses lèves tôt d’Abidjan, Koné Epouse Camara, est une commerçante ambulante, qui parcourt chaque jour, plusieurs kilomètres à la marche, pour vendre ses marchandises et se faire de l’argent, en vue subvenir aux besoins de sa petite famille. Reportage...
Il est 7heures 05 mn, ce mercredi 16 Juillet 2025. A l’Est, le soleil, lentement reprend sa course quotidienne. Nous sommes au sous-quartier Adama Sanogo d’Abobo- Dokoui. Comme d’habitude, alors que des travailleurs sont en route pour le boulot, une voix féminine commence à déchirer mélodieusement l’air. « Liquidez, liquidez, liquidez héeeee… » : Il s’agit de la voix d’une brave dame : Koné M. Épouse Camara, vendeuse ambulante d’ustensiles de ménage faites en plastique. Chaque matin, depuis le sous quartier Kenedy, dans la commune populeuse d’Abobo, en beau ou mauvais temps, Madame Koné, épouse Camara, parcourt à la marche et à pas forcés, une ruelle bien fixée, jusqu’au quartier chic d’Angré, pour écouler ses articles, superposés sur la tête et accrochés aux bras.
Pendant que le temps s’égrène, la voie qui se fait persistance comme d’ordinaire, se rapproche de notre lieu d’habitation.
A la lisière du groupe scolaire Aboboté- Annexe.
Sur la sa tête, « Liquidez- Liquidez » porte à l’équilibre comme un sommelier, un lot de cuvettes en plastique comme indiqué plus haut. C’est comme ça régulièrement depuis une plus d’une dizaine d’années, voire juste avant et après la crise post- électorale née du deuxième tour de la présidentielle de 2010, que cette brave commerçante ne manquait pas d’arpenter les ruelles du quartier, pour écouler sa marchandise.
Malheureusement, le temps de l’aborder ce matin - là, telle une goutte d’eau sur une feuille de Tarot, la brave vendeuse, nous file entre les doigts et nous remettons ça.
Ce lundi 28 Juillet 2025, alors qu’il est 06 heures du matin, nous prenons nos dispositions, pour ne pas rater l’occasion. Nous prenons alors soins, de nous percher au balcon de notre appartement, pour mieux faire des prises de vue, pour illustrer notre reportage. A peine, nous avons fini de fixer des images d’elle en mouvement, que la silhouette de notre Léthagonin(femme battant en Gouro), a quasiment disparu dans une des voies qui ceinture, l’Epp Aboboté- Annexe.
Au fur et à mesure que sa voix s’éloignait de nous, nous nous mettons en branle, pour aller la retrouver et la voir de plus près. C’est fait ! Nous l’avons retrouvé devant une vendeuse de Lafri chaud, ( Riz gras en Malinké, accompagné de pate de Soumbara et d’Oignon à l’huile. C’est dans ce restaurant de fortune, tenu par une autre réveille tôt, non loin de la pharmacie « Quatre saison », que Dame Camara prend des forces comme bien de jeunes mécaniciens du quartier dont le garage se trouve juste à côté.
Dans la peau d’un acheteur…
Dans la peau d’un acheteur occasionnel, nous décidons pour l’appâter, d' acheter quelques articles. Et leur tour est joué. Après un petit flot de Salamalek en Malinké ; « Liquidez- Liquidez », pardon M. Koné Epouse Camara, la cinquantaine bien sonnée, teint claire, cheveux nattés à la villageoise avec une forte corpulence et poitrine forte, commence à nous vendre ses articles, en se spongeant le visage avec sa coussinière. Qui, à la vérité est un vieux morceau de pagne qui visiblement a traversé le temps.
A travers un style dont elle a seule le secret, Liquidez- Liquidez, commence à vendre ses articles. « Un a deux mille, trois à 5 mille. Si vous voulez ce modèle, lui c’est à 5 mille l’unité. Pour gagner un peu et supporter les charges de transport, j’essai sur chaque article, de mettre un peu. C’est avec ça que j’arrive assurer les frais de scolarité de mes enfants et venir en aide à mon marie. », nous apprend notre vendeuse ambulante. Au fil de la conversation, la confiance s’installe et elle réussit à nous vendre rapidement deux bassines.
Sa recette journalière et son appel à l’aide
Ce n’est pas facile mais, elle s’en sort bien. Elle nous apprend avec fierté : « Par jour, je peux vendre pour dix mille. En plus de ce que je gagne sur ma table placée devant ma porte à Abobo- Kenedy. Quand ça commence à finir, je vais m’approvisionner chez mon fournisseur au Forum d’Adjamé. C’est moins cher par rapport à nos sœurs qui vendent au marché et qui payent des droits à la mairie. Nous par contre quand les collecteurs de taxes de la mairie nous attrapent, nous leur payons parfois 2000Fcfa et ils nous laissent continuer ce petit commerce qui nous permettent de soutenir la famille et faire face aux différentes charges de la maison aux côtés de M. Camara et nos cinq enfants dont trois vont à l’école. La première a eu le Bepc cette année. », dit-elle avec fierté.
Avant de préciser que chaque jour, sauf les vendredis, elle va jusqu’ à Aguien, dans la commune de Cocody, à la marche, pour écouler ses articles. Car, révèle-t-elle, « si tu emprunte un véhicule, personne ne va te voir et tu ne pourras rien vendre de consistant. Après la randonnée, je retourne à la maison, après avoir fait mes emplettes pour la cuisine du soir. »
Le rêve de Koné, épouse Camara, est d’avoir du soutien pour consolider son fonds de commerce, s’approvisionner régulièrement et obtenir un magasin pour être plus autonome. Mais aussi et surtout bien suivre l’éducation de ses enfants.
Malgré sa détermination, « Liquidez-liquidez », à force de marcher parfois sous le soleil et la pluie, est souvent malade. « Pour faire face au paludisme et les grippes fréquentes, je suis obligée de puiser dans mon petit fonds de commerce. J’ai besoin d’aide », conclue -t-elle.
Bamba Mafoumgbé,Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Légende photo :Madame Koné, épouse Camara : «J’ai besoin d’aide… » Ph : B.M)
Hôpital Saint Joseph Moscati de Yamoussoukro - La Fondation PORTEO prend en charge l’intervention chirurgicale de 11enfants Imc
lundi, 18 août 2025 11:37 Written by AdminIl y avait de l’émotion et des larmes de joie à la salle de réception du Rez-de chaussée de l’hôpital Saint Joseph Moscati de Yamoussoukro, ce dimanche 17 Aout 2025. La raison ; la réception de 11 enfants en Infirmité motrice et cérébrale, (Imc) et leurs familles, en vue de leur prise en charge médicale et chirurgicale.
Grâce au soutien financier et matériel de la Fondation PORTEO qui n’a pas lésiné sur les moyens pour l’hébergement des enfants et leurs familles durant un mois, à l’hôpital Saint Joseph Moscati. Ce, sous la supervision de l’équipe médicale et administrative de cet établissement sanitaire de référence.
Le Docteur Coulibaly Abdahamane, en charge des questions de santé à la Fondation PORTEO, a, au nom de M. Kalou Emmanuel, le président de ladite fondation qui n’a pu effectuer le déplacement, confié les 11enfants, à l’équipe médicale conduite par le professeur Koné Nandiolo chef du service chirurgie pédiatrique. « Assister des enfants à vie, ce n’est pas facile. Il faut soulager ces braves mamans. C’est ce que la Fondation essai de faire en accompagnant ces familles démunies à travers ces interventions chirurgicales.
Cette dernière, a, à l’occasion, donné des précisions sur le séjour et la prise en charge des 11enfants dont 9 vont subir une intervention chirurgicale et deux autres seront soumis à des séances de kinésie. « Toutes les dispositions sont prises pour réussir cette opération sanitaire et humanitaire, pour soulager les parents, accroitre leur autonomie et mobilité des enfants », a dit le professeur Koné Nandiolo Rose
« Pour ceux qui vont être opérer nous allons dès ce 17 aout 2025, faire les prélèvements et faire le bilan pré opératoire. A l’issue de ce bilan, l’anesthésiste nous dira. Pour ma part,j’ai bon espoir. Il faut les autonomiser au maximum. »
Coût des interventions, plus de 15 millions de Fcfa, financés par la Fondation PORTEO
Pour sa part, Madame Gbaou, la présidente de l’Ong Cœur de « Cœur de Maman, Amour d’Enfant », appelle à la fin des moqueries, les jugements de la société qui chagrinent les parents d’enfants atteints de la paralysie cérébrale ou l’Infirmité motrice cérébrale. Elle a salué chaleureusement, la détermination de ces mamans, qui ont tout abandonné, pour s’occuper de leurs enfants abandonnés par leurs papas, dans la plupart des cas. En des mots choisis, Madame Gbaou à dit merci à la Fondation PORTEO, pour cet acte humanitaire à l’endroit des familles démunies d’une part, et d’autre part, pour l’espoir qu’elle donne à ces enfants qui verront ainsi, les mobilités et autonomie améliorées significativement, à l’issue de l’intervention chirurgicale.
Pour sa part, Mlle Gbohou Anick, mère d’un enfant bénéficiaire, très heureuse et contenant à peine ses larmes nous apprend : « Je suis très heureuse. Depuis 15 ans, mon fils devrait être opéré. Comme nous n’avons pas les moyens, cela n’avait pas été possible. Voilà qui est chose faite. Je dis merci à la Fondation PORTEO »
Bamba Mafoumgbé, Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.; envoyé spécial
Légende photo : Les 11enfants, leurs mamans, l’équipe médicale de Saint Joseph Moscati et la délégation de Fondation Porteo ( PH : C.K)
Contribution/AH LA VIE- La parenthèse de la vie
lundi, 18 août 2025 11:21 Written by Admin
Regardons en arrière. Il y a un siècle, le monde était un endroit que nous aurions du mal à reconnaître. Des noms, des visages, des espoirs et des peines se sont perdus dans le temps. En 2125, nos vies actuelles ne seront qu'un chapitre oublié dans les livres d'histoire. Les maisons que nous avons construites abriteront d'autres familles, les voitures que nous avons conduites seront de la ferraille, et les objets que nous avons chéris seront des antiquités sans valeur, si tant est qu'ils existent encore.
La réalité, c'est que la vie est une parenthèse. Nous ne possédons rien, nous gérons seulement. Le pouvoir, l'argent, la célébrité ne sont que des illusions temporaires, des rôles que nous jouons sur une scène éphémère. La vraie richesse ne se mesure pas à ce que nous accumulons, mais à ce que nous partageons.
Une autre perspective : L'héritage spirituel
Alors, quel est le sens de tout cela ? La conscience ne vient pas d'un sermon, mais d'une simple question : Qu'est-ce qui va survivre à nous ? Nos noms seront oubliés, nos visages disparaîtront des photos, mais nos actions, elles, ne s'évanouiront pas complètement. L'impact que nous avons eu sur la vie d'une seule personne, un mot gentil, un soutien inattendu, une main tendue, tout cela se répercute en chaîne, comme des ronds dans l'eau.
Certaines traditions religieuses, comme l'Assomption de Marie dans la foi catholique, offrent une perspective plus profonde sur ce qui subsiste après la vie. Ce dogme n'est pas un fait historique au sens strict, mais une réalité de foi. Il suggère que la sainteté et l'obéissance totale à la volonté divine permettent une élévation, corps et âme, au Ciel. Pour les croyants, cela représente l'ultime héritage : non pas un monument ou un nom dans l'histoire, mais une participation à la vie éternelle. C'est la confirmation que la vraie valeur de nos vies réside dans leur dimension spirituelle, dans notre capacité à faire le bien pour nous-mêmes et pour les autres.
Le Coran et la fugacité du pouvoir et des biens
Le Coran insiste sur la nature éphémère de la vie et la responsabilité de ceux qui ont le pouvoir.
Il rappelle que tout pouvoir vient d'Allah et y retourne, invitant ainsi à l'humilité.
Sourate 3, verset 26 : "Dis :«Ô Allah, Maître de l'autorité absolue. Tu donnes l'autorité à qui Tu veux et Tu l'arraches à qui Tu veux; Tu donnes la puissance à qui Tu veux et Tu humilies qui Tu veux. Le bien est en Ta main et Tu es Omnipotent.»" Ce verset rappelle que le pouvoir est une grâce temporaire et qu'il faut en faire bon usage.
Il met également l'accent sur la compassion, le partage et la générosité envers autrui, en particulier envers les plus démunis.
Sourate 2, verset 195 : "Et dépensez dans le sentier d'Allah. Et ne vous jetez pas de vos propres mains dans la destruction. Et faites le bien. Car Allah aime les bienfaisants." Ce verset encourage à la générosité comme moyen de se protéger et d'attirer l'amour de Dieu.
Sourate 4, verset 36 : "Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé. Agissez avec bonté envers (vos) père et mère, les proches, les orphelins, les pauvres, le proche voisin, le voisin lointain, le compagnon de voyage, le voyageur (en détresse) et les esclaves que vous possédez. Certes, Allah n'aime pas les arrogants, vaniteux." Ce verset invite au respect et à la bienveillance envers tous, en particulier ceux qui sont vulnérables, et met en garde contre l'arrogance.
Faire le bien, c'est ce qui reste
Prenons conscience de la chance que nous avons d'être là, d'avoir un cœur qui bat et une conscience qui s'éveille. Il n'est pas question de faire de grandes choses, mais de faire de petites choses avec amour. Ce n'est pas une course contre la montre pour accumuler des biens, mais une quête de sens, de compassion et de connexion. La seule chose qui nous appartient vraiment, ce sont les choix que nous faisons et l'amour que nous donnons.
Car la vraie trace que nous laissons n'est pas gravée sur la pierre tombale, mais dans la mémoire de ceux que nous avons touchés et, pour beaucoup, dans la promesse d'une vie qui transcende le temps et l'espace.
El Hadj HAROUNA KOLOGO
Sénateur JCI
Religion- L’église du Christianisme Céleste fait bloc autour du Révérend pasteur Édiémou Blin Jacob
samedi, 16 août 2025 13:36 Written by Admin
Le chef du diocèse de l’Église du Christianisme Céleste de Côte d’Ivoire, le Révérend Pasteur Édiémou Blin Jacob, bénéficie du soutien indéfectible de sa communauté.
Les fidèles de l’église du Christianisme Céleste de Côte d’Ivoire ont réitéré, jeudi 14 août 2025, leur soutien indéfectible au chef du diocèse national, le Révérend pasteur Édiémou Blin Jacob, victime selon eux de campagnes de dénigrement circulant sur les réseaux sociaux. C’était lors d’une conférence de presse tenue à Vridi, dans la commune de Port-Bouët.
«Nous ne pouvons accepter que la dignité et l’honneur de notre patriarche soient bafoués par certains individus. Qu’ils mettent un terme à leurs agissements. S’ils ne reconnaissent pas l’autorité de notre chef de diocèse, qu’ils fondent leur propre église ailleurs », a martelé, Zon Hilaire, responsable de la communication du Révérend Pasteur Édiémou, s’exprimant au nom des fidèles.
Le responsable à la communication, a tenu à rappeler que le Révérend pasteur Édiémou a été officiellement établi dans ses fonctions par le fondateur même de l’église du Christianisme Céleste, le Révérend prophète Samuel Biléhou Joseph Oschoffa, et que cette onction spirituelle reste valable à vie. « Il demeure à ce jour le seul et unique chef du diocèse de l’Église du Christianisme Céleste en Côte d’Ivoire », a insisté M. Zon, soulignant que le pasteur Édiémou a tout abandonné pour se consacrer entièrement à l’œuvre de Dieu depuis plus de 50 ans. « Cinquante années de dévouement à l’église du Christianisme Céleste. Ce n’est pas donné à n’importe qui. Il a été le premier Ivoirien à accepter de se déchausser, signe de consécration. À une époque où personne n’osait franchir ce pas. Alors pourquoi aujourd’hui ceux-là mêmes qui furent jadis ses collaborateurs s’en prennent-ils à lui ? », a-t-il déploré.
Par ailleurs, le Révérend pasteur Édiémou Blin Jacob, tout en saluant la mobilisation de ses fidèles et l’unité dans la prière, a indiqué qu’il ne resterait plus silencieux face aux attaques répétées tendant à porter atteinte à sa personne et au bon fonctionnement de l’Église.
Selon certains confrères, le vénérable suprême évangéliste Justin Kouamé Ackah aurait été désigné pour succéder officiellement au Pasteur Édiémou, lequel est désormais affecté comme chargé de mission auprès du chef mondial de l’Église. Malheureusement, cette décision, loin de faire l’unanimité, ravive les tensions au sein de la communauté céleste ivoirienne, divisée entre partisans de l’ordre établi et ceux qui soutiennent la nouvelle nomination.
Ayoko Mensah
Redynamisation des sections du Syntt-CI- Abou Diallo fait fort à Abobo
samedi, 16 août 2025 11:36 Written by Admin
Carreaux de luxe, l’intérieur peint en peinture à huile pour un éclat particulier, mobiliers de bureau flambant neuf. Le tout, dans un décor enchanteur en vue de référencier le sigle Syntt-CI (Syndicat national des transporteurs terrestres de Côte d’Ivoire) présidé par Abou Diallo. Tel est ce qui frappe tous ceux qui entrent pour la première fois dans le bureau dudit syndicat, section Abobo situé au bord de l’autoroute d’Anyama, juste au niveau de l’ancienne ferraille.
Le jeudi 14 août 2025 dernier, à l’occasion d’une visite guidée, Yéo Oumar, secrétaire de section, s’est empressé de rendre un vibrant hommage à Abou Diallo, le président national en ces termes : « (…) Nous dédions les mérites et commentaires de ce cadre enchanteur à notre dynamique président Abou Diallo. Sous sa guidance, ses conseils avisés et ses apports financiers, nous avons pu obtenir ce local stratégique dont le visu s’impose à tout le monde. Nous lui disons infiniment merci et promettons être à la hauteur des attentes, qui se nomment : promotion de l’excellence et du développement dans le secteur du transport terrestre, sensibilisation des acteurs sur le civisme et la sécurité routière, création d’un cadre d’échanges et de partage d’expériences etc. Le tout, convergeant vers un secteur débarrassé des oripeaux, du désordre et de l’anarchie pour un développement structurant et structurel sans précédent », dit Yéo Oumar, visiblement fier de son local qui devrait faire cas d’école au niveau de toutes les sections du Syntt-CI.
Joint au téléphone sur le caractère enchanteur de la section d’Abobo, le président Abou Diallo a fait le commentaire suivant : « (…) Comment voulez-vous que les autres formations syndicales vous prennent au sérieux si votre cadre est repoussoir ? Comment revendiquer la place de 2ème force syndicale si vous avez des cadres qui n’ont pas de répondant ?», s’interroge-t-il. Et de répondre « (…) Nous héritons cette structure d’un grand homme, feu Yaya Fofana qui nous a appris le sens du goût. Nous devons continuer à lui faire honneur », note le président Abou Diallo. Entre temps, dans le bureau de la section d’Abobo, le local arbore fièrement le tableau photo du Président de la République Sem Alassane Ouattara, celui de feu Yaya Fofana, président fondateur du Syntt-CI et celui de l’actuel président Abou Diallo.
Koné De Sayara.
11ᵉ édition du prix d’excellence CIE - Un tour des régions avant la grande finale
mercredi, 13 août 2025 13:45 Written by AdminFidèle à sa vision d’entreprise citoyenne et à son engagement en faveur de l’éducation, la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) organise pour la 11ᵉ année consécutive le prix national d’excellence du meilleur Élève.
Cette distinction, devenue une tradition dans le paysage éducatif ivoirien, récompense chaque année les élèves les plus méritants des examens à grand tirage, tout en mettant en lumière l’effort, la discipline et la persévérance.
Depuis 2019, le Prix s’accompagne d’étapes régionales, permettant d’honorer les lauréats dans leurs villes et régions d’origine avant la grande finale nationale.
Cette démarche rapproche l’événement des communautés locales, renforce la fierté régionale et permet de mobiliser les familles, enseignants et autorités autour de la célébration du mérite scolaire.
Pour l’édition 2025, le tour d’honneur a débuté le vendredi 1er août à San Pedro, suivi de Man le samedi 2 août, Gagnoa et Abidjan le mercredi 6 août, puis Abengourou le vendredi 8 août. A ce jour, 40 lauréats en régional sur 90 prévus ont été déjà primés.
Le programme se poursuivra dans les prochains jours selon le calendrier suivant :
• Dabou – mercredi 13 août
• Daloa – mercredi 13 août
• Yamoussoukro – jeudi 14 août
• Bouaké – jeudi 14 août
• Korhogo – samedi 16 août
• Aboisso (Grand-Bassam) – mercredi 20 août
? Plus de 500 talents récompensés depuis 2015
Depuis le lancement officiel du prix, 513 élèves ont été distingués pour leurs performances scolaires exceptionnelles.
Chaque lauréat reçoit, en plus d’un trophée, une dotation composée de fournitures scolaires, d’outils numériques et de prix en numéraire, afin de soutenir leur parcours académique.
Ces récompenses s’accompagnent d’une reconnaissance publique qui valorise leurs efforts et inspire l’ensemble de la jeunesse ivoirienne.
L’édition 2025 connaîtra son apothéose en fin août lors de la grande finale nationale qui réunira à Abidjan l’ensemble des meilleurs lauréats régionaux.
La cérémonie, placée sous le signe de l’excellence et de l’innovation, se déroulera en présence de représentants du ministère de l’Éducation nationale, de personnalités du monde académique et des partenaires institutionnels.
« Pour la CIE, l’excellence scolaire n’est pas seulement un aboutissement individuel, c’est une contribution directe au développement du pays. En encourageant les meilleurs, nous encourageons toute une génération à viser plus haut. » Direction générale de la CIE
Par cette initiative, la CIE réaffirme son rôle d’acteur engagé dans le développement humain et social, convaincue que l’éducation est l’un des piliers de la croissance et de la prospérité durable en Côte d’Ivoire.
Bamba M avec sercom
Les Grandes rencontres du Cesec- Non Karna Coulibaly expose les résultats du PsGouv2
mercredi, 13 août 2025 12:43 Written by AdminLa salle des plénières du Conseil économique, social, environnemental et culturel (Cesec) a accueilli, le 12 août 2025, une session des “Grandes Rencontres du Cesec” consacrée au bilan du Programme social du Gouvernement (PSGouv). À l’invitation du Président du Cesec, Dr Eugène Aka Aouélé, le Coordonnateur général, Coulibaly Non Karna, a présenté les résultats du PSGouv 2 (2022-2024) et les perspectives du PSGouv 3.
Créé par décret en 2019, le PSGouv vise à renforcer l’action sociale de l’État pour améliorer le pouvoir d’achat, réduire la pauvreté et consolider la cohésion sociale. Après une première phase soutenue par la Banque africaine de développement, le PSGouv 2 s’est articulé autour de cinq axes : lutte contre la fragilité dans le Nord, amélioration des conditions de vie à l’école, soutien aux ménages, insertion professionnelle des jeunes et solidarité envers les populations vulnérables.
Sur 3 184 milliards Fcfa attendus, 2 176 milliards ont été mobilisés, soit un taux d’exécution de 88 %. Parmi les réalisations phares : électrification de 1 836 localités (taux de couverture de 94,33 %), entretien ou remplacement de plus de 40 000 pompes à eau, distribution gratuite de 1,25 million de kits d’accouchement et 5,37 millions d’unités d’antipaludiques.
Le conférencier a relevé des défis persistants, notamment l’accès à l’eau potable dans certaines zones et l’optimisation de la Couverture Maladie Universelle.
Il a insisté sur la nécessité de conjuguer sécurité, développement et cohésion sociale. Il a invité le Cesec à contribuer par ses analyses et recommandations à la réussite du PSGouv 3
Clôturant la rencontre, Aka Aouélé a salué la qualité des échanges et réaffirmé l’engagement du Cesec à accompagner cette phase 3 du PSGouv, rappelant que « le progrès économique n’a de sens que s’il est socialement inclusif ».
Ayoko Mensah avec Sercom
Cohésion sociale dans le Haut Sassandra- L'ambassadeur Aly Touré sur le terrain à Daloa
mercredi, 13 août 2025 10:35 Written by AdminL'ambassadeur Aly Touré, Représentant Permanent de la Côte d'Ivoire auprès des Organisations Internationales de Produits de Base, basé à Londres (Royaume-Uni), a rencontré le samedi 9 août 2025, les chefs de toutes les communautés allochtones vivant à Daloa, que dirigeait feu son père, le Sénateur du Haut Sassandra, Dr Lanciné Touré, ex-doyen des sénateurs, décédé le 26 mars 2022. L’information est rapportée par le confrère abidjan.net.
C'était à l'occasion d'une Assemblée générale extraordinaire élective (AGEE), que SEM Aly Touré, actuel fils aîné et chef de la famille de feu Lanciné Touré, a profité de ce rassemblement pour leur manifester la gratitude et la reconnaissance de sa famille pour le soutien et l'affection dont son père, de son vivant, a bénéficié de leur part dans la gestion de leur organisation, qui prône la paix et la cohésion sociale, dans le cadre du vivre ensemble et cela en bonne intelligence avec les autochtones.
Selon le confrère, devant les chefs des différentes communautés, l'ambassadeur Touré a souhaité qu'au cours de la prochaine AGEE en préparation et qui viendra mettre fin à cette période d'intérim, le choix d'un nouveau président se fasse dans une transparence totale et autour d'un consensus pour que la structure continue de jouer dans l'Union, son rôle fédérateur des communautés enfin que la paix et la cohésion sociale continue de régner à Daloa.
Aussi, a-t-il rassuré l'association de sa disponibilité à la soutenir et à l'accompagner dans l'accomplissement de la mission qu'elle s'est assignée au service du développement.
Avant de prendre congé de ses parents, l'ambassadeur Aly Touré a tenu à joindre l'acte à la parole, en faisant un don financier tout en indiquant être disponible à soutenir et accompagner les acteurs dans la mise en œuvre des objectifs de paix et de cohésion sociale.
Ayoko Mensah
Emulation dans le transport routier - 3ème édition du Primat Diaby Brahima (Dg Haut Conseil) annonce l’arrivée du Tramway dans 24 mois
mardi, 12 août 2025 10:46 Written by AdminLe samedi 2 août 2025, s’est tenue, à Radisson Blu Hôtel d’Abidjan, la 3ème édition du Prix des meilleurs acteurs du transport routier (Primat). Ce Prix, selon son promoteur Djé Koblé, par ailleurs Commissaire général, vise entre autres, à promouvoir l’excellence dans le domaine du transport routier, sensibiliser les acteurs sur le civisme et la sécurité routière, créer un cadre d’échange et de partage d’expériences. Placée sous le patronage du Dr. Eugène Aka Aoulé, président du Conseil Economique Social, Environnemental et Culturel, cet évènement avait pour président Fofana Siandou, ministre du Tourisme et des Loisirs et était parrainé par Dr. Lamine Traoré, PdgL du Groupe LTE. Le monde du transport terrestre lui, était représenté à son haut niveau par monsieur Diaby Brahima, le Directeur général du Haut Conseil du patronat des entreprises de transports routiers de Côte d’Ivoire.
Intervenant au nom de la grande famille du transport terrestre, Diaby Brahima a, dans son adresse, exprimé sa gratitude aux organisateurs de cet événement, tout en rappelant le rôle colossal joué par les animateurs du secteur. « (…) Notre secteur est vaste et rien ne peut se faire sans nous. En effet, imaginez la ville d’Abidjan comme celles sur toute l’étendue du territoire national sans transport. C’est pratiquement l’arrêt de toutes les activités. Notre secteur est alors au centre de toutes les sociabilités et tous les pans du développement socio-économique. A preuve, nous assurons le déplacement de plusieurs millions de personnes aussi bien à Abidjan que sur toute l’étendue du territoire par jour », a-t-il dit. Et de poursuivre : « (…) C’est pourquoi, nous nous en énorgueillons de constater que des structures ou des personnes s’intéressent à tout ce que nous faisons au point de primer les meilleurs en vue de stimuler la saine concurrence parmi les acteurs », a-t-il souligné. Le patron des acteurs du transport terrestre a également exhorté les uns et les autres à s’approprier le strict respect du code de la route en vue d’éradiquer les accidents de la route. Il a clos son propos en annonçant que dans 24 mois, il aura le transport par le tramway pour permettre le déplacement des populations.
Koné De Sayara.
Légende photo : Diaby Brahima, le Directeur général du Haut Conseil du patronat des entreprises de transport routier de Côte d’Ivoire, lors de son intervention.
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Les Mardis de Nk/Côte d’Ivoire - Jeunesse- Entre débrouillardise, entrepreneuriat et exil
mardi, 12 août 2025 07:31 Written by AdminEn Côte d’Ivoire, la jeunesse est à la fois le moteur démographique et le thermomètre social du pays. Forte de plus de 70 % de la population, elle devrait être l’élément le plus dynamique de l’économie nationale. Mais la réalité est plus contrastée : chômage structurel, coût de la vie en hausse et perspectives parfois limitées poussent une partie de cette génération à choisir entre trois voies : se débrouiller, entreprendre ou partir.
Le poids invisible du chômage des jeunes
Officiellement, le chômage national avoisine 6 %. Mais pour les 18-35 ans, surtout en zone urbaine, il grimpe largement si l’on inclut le sous-emploi et la précarité.
Le diplôme, jadis sésame de l’emploi stable, n’offre plus de garantie. Dans les rues d’Abidjan, on croise autant de diplômés en économie conduisant des taxis que de jeunes informaticiens vendant des forfaits téléphoniques.
Un coût de la vie qui écrase les ambitions
Les loyers flambent, le prix du riz, de l’huile et du carburant ne cesse d’augmenter. Pour beaucoup, la fin du mois commence le 10.
Conséquence : les jeunes ménages retardent leurs projets de mariage, d’investissement ou même de formation continue.
Trois voies pour survivre et avancer
La débrouillardise
Le secteur informel absorbe la majorité des jeunes sans emploi stable : commerce de rue, petits services, moto-taxi. Cette économie de survie permet de vivre au jour le jour, mais rarement d’épargner.
Portrait – Salif, 27 ans, vendeur ambulant
« Je voulais être mécanicien, mais l’atelier n’a pas tenu. Je vends maintenant des accessoires téléphoniques au Plateau. C’est dur, mais je me débrouille pour envoyer un peu d’argent au village. »
L’entrepreneuriat
Beaucoup se lancent dans la restauration rapide, le numérique ou l’agroalimentaire. Mais entre l’accès difficile au financement, la concurrence informelle et les charges fiscales, la survie de l’entreprise tient souvent à la créativité de son fondateur.
Portrait – Aïcha, 30 ans, créatrice de jus naturels
« J’ai commencé avec 50 000 F CFA dans ma cuisine. Aujourd’hui, je livre à des supermarchés, mais si je veux grandir, il me faut un prêt. Et les banques ne croient pas aux jeunes. »
L’exil
Partir, légalement ou clandestinement, reste un rêve puissant. L’Europe, le Canada et les pays du Golfe attirent, malgré les dangers. Les réseaux sociaux amplifient les histoires de réussite, masquant les drames.
Portrait – Kevin, 25 ans, en attente de visa
« Ici, même avec un diplôme, je n’arrive pas à décrocher un poste stable. Je veux tenter ma chance au Québec. Je sais que ce ne sera pas facile, mais je préfère essayer que rester bloqué. »
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_Encadré statistique – Jeunesse ivoirienne en chiffres
Population âgée de moins de 35 ans : 70 %
Chômage officiel : ~6 % (réel pour les jeunes estimé à 15-20 %)
Part de l’économie informelle : environ 80 % des emplois
Coût moyen d’un loyer en zone urbaine : +35 % en 5 ans
Prix du riz importé : +22 % sur les deux dernières années
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Risques pour l’avenir
- Explosion sociale si les frustrations s’accumulent.
- Perte de talents par la fuite des cerveaux.
- Affaiblissement du tissu familial si la dépendance économique se prolonge.
Opportunités à saisir
Investir massivement dans la formation technique et professionnelle adaptée au marché.
Soutenir l’entrepreneuriat jeune par des crédits souples et un accompagnement réel.
Encourager les coopératives et réseaux d’entraide pour mutualiser les moyens.
Conclusion – L’urgence d’une politique générationnelle
La jeunesse ivoirienne n’a pas seulement besoin d’emplois : elle a besoin de perspectives claires et d’un environnement où travailler paie.
Bien accompagnée, elle peut devenir le levier de l’émergence annoncée. Sinon, elle risque de se transformer en bombe sociale, silencieuse mais redoutable.
« On ne construit pas un pays avec les seules mains de ses aînés. » – Proverbe adapté
Par Norbert KOBENAN
Gagnoa- Reportage/Utilisation du gaz butane comme carburant dans le transport en commun - Aux yeux de tous, on met la vie des usagers en danger
lundi, 11 août 2025 18:33 Written by AdminEn dépit des différentes campagnes de sensibilisations et l’existence de textes pertinents, pour lutter contre l’utilisation du gaz- butane comme carburant dans les véhicules terrestres à moteut, la pratique a la peau dure dans plusieurs grandes villes de l’intérieur du pays. Reportage sur le fléau à Gagnoa, chef-lieu de la région du Goh.
Gagnoa, chef -lieu de la région du Goh anciennement appelée région du Fromager. Il est 17 heures ce samedi 19 Juillet 2025. Nous sommes au quartier Garahio, un quartier populeux de la ville. Ici, devant, la célèbre clinique « Le Fromager », notre car bien climatisé de la compagnie Sbta, en provenance d’Abidjan, marque un arrêt à notre demande.
Nous en sortons et prenons par la suite, un taxi de couleur jaune ; la couleur de la ville. Destination, l’hôtel Familia, situé au quartier Zapata. A bords du véhicule que nous avons pris en course, nous sommes envahis par une odeur suffocante de Mercatan(gaz contenant du Souffre et qui permet de détecter les fuites sur les bouteilles de gaz butane). Il nous est venu à l’idée, cette affaire d’utilisation du gaz butane comme carburant dans le transport urbain dans certaines agglomérations ivoiriennes de l’intérieur du pays. (Yamoussoukro, Bouaké…) voire de la périphérie du grand Abidjan.
Nous sentons une envie de vomir. Nous passons une main sous l’aisselle gauche et inspirons le parfum et le malaise se tasse. Nous improvisons alors une amicale conversation avec le conducteur. Qui nous confirme que l’utilisation du gaz butane dans le transport en commun, est une pratique qui est connue de tous à Gagnoa. Elle leur permet de faire un peu de bonne recette étant donné que le prix du litre du gas-oil ne leur permet pas de non seulement rentabiliser leur véhicule mais aussi faire face aux coûts d’exploitation de plus en plus onéreux.
Koné K., la quarantaine révolue, croquant une tranchette de colas, au fil des échanges et mis en confiance, nous apprend : « Les rechargements des bouteilles de gaz qu’on place dans le coffre à bagages, se font 10 mille Fcfa et nous arrivons à faire une recette journalière de 13 à15 mille Fcfa. Soit un bénéfice de 3000 à 5000Fcfa par jour. Ce qui est impossible avec le gas-oil. ».
Après avoir pris nos quartiers, nous mettons le cap sur le quartier Dioulabougou, pour participer à une cérémonie familiale. Nous empruntons encore un autre taxi, alors qu’il est 19heures 30mn. Nous faisons aussi le même constat, de la présence de cette odeur suffocante de Mercatan qui enveloppe le véhicule. Très curieux, nous relançons le même débat. Une voisine qui ne réside pas certainement pas à Gagnoa, fait le même constat que nous. La jeune dame à la peau couleur de beurre frais, les yeux barrés de lunettes de plage, ne s’empêchera dire : « Donc ici, ils roulent au gaz comme à Grand – Bassam. Sans blague ! Les usagers sont en danger »
Les taxis roulent quasiment au gaz butane à Gagnoa
Le conducteur, très concentré sur sa direction, évite de prendre part à la causerie. Au niveau du commissariat de Police de Dialoubougou, la jeune dame que nous prenons soin de contempler les rondeurs, va descendre. Et nous nous continuons notre chemin. Le taximan soulagé de la grogne et roucoulement en sourdine de cette passagère dira dans un français approximatif : « C’est comme ça ici depuis des années. Si nous n’utilisons pas le gaz, nous ne pouvons pas nous en sortir. Les charges d’exploitation y compris l’assurance automobile et le carburant entre autres nous reviennent chères »
Pourtant, l’usage du gaz domestique comme carburant est interdit par les textes pertinents en vigueur en Côte d’Ivoire. Selon des confrères basés à Gozo, avec qui nous avons échangé sur place, « sur la centaine de taxis en service en ce moment, il n’y a qu’une dizaine qui ne roule pas au gaz butane. La pratique est tellement fréquente que des points de transvasement illégaux ont vu le jour. »
Des correspondants locaux, nous ont rappelé qu’en Juillet 2023, que la catastrophe a été évitée de justesse, grâce à la promptitude du détachement des soldats du feu de l’Office national de la protection civile de Gagnoa. « Le feu a détruit 3 magasins de bouteilles de gaz et fait une victime de 22 ans, brûlée.
« Le mardi 10 juillet 2023, une explosion de bouteilles de gaz B6 a secoué le quartier Barrage Delbo2 de Gagnoa. L’incident a provoqué un incendie et fait une victime de 22 ans, brûlée. Les pompiers civils du Gôh dépêchés sur les lieux, ont pris en charge la victime et maîtrisé l’incendie au moyen de 3 lances à eau. Selon les témoignages, l’explosion aurait été causée par une manipulation inadéquate des bouteilles de gaz dans une boutique. Les soldats du feu ont également procédé au refroidissement des bouteilles restantes, au déblai puis à la surveillance afin d’éviter toute reprise de feu, en présence de la Police nationale et des agents du Ministère du commerce et de l’industrie. Au bilan, 3 magasins de bouteilles de gaz détruits avec plusieurs bouteilles et 2 machines de transvasement calcinées. La victime a été transportée au Centre Hospitalier Régional de Gagnoa où elle a été admise aux soins intensifs en raison de ses brûlures », rapporte le confrère Afrikpress.
30 milliards Fcfa de subvention annuelle de l’Etat accordés aux ménages détournés en partie de ses objectifs
Selon la loi N°92-470 du 30 juillet 1992, « toute commercialisation ou livraison de produits pétroliers destinés à la consommation du public ou des entreprises particulières en dehors des installations pétrolières, spécialement agréées à ces fins », constitue une infraction, selon l’article 3 alinéa 4. Cette loi, en son article 4 fixe des sanctions aux contrevenants à ces dispositions, notamment une peine d’emprisonnement de 15 jours à un an, et une amende de 100 000 à 500 000 FCFA. Au niveau du ministère des Mines, du pétrole et de l’énergie, le ministre Sangafowa Mamadou- Coulibaly appelle les populations et les usagers à plus de civisme quand il disait le 26 juillet 2022 : « C’est en moyenne 30 milliards Fcfa de subvention annuelle que l’Etat accorde aux ménages (…) Cette subvention ne doit pas être détournée de son objectif et mes services y veilleront » C’était à Abidjan-Vridi, sur le boulevard du canal, l’occasion à la mise en service du butanier dénommé GPL MT SAPET GAS. Malgré cette mise en garde et les différentes campagnes gouvernementales de sensibilisation, le phénomène continue.
La position des assureurs via leur faitière : l’ASA-CI
Dans un contexte où le nombre d’accidents de la circulation ne cesse de grimper, l’on est tenté de se demander si, en cas d’accident causé par feu de gaz butane, le sinistre est pris en charge, par les compagnies d’assurances en Côte d’Ivoire ? En dépit des campagnes de sensibilisation des services compétents du ministère ivoirien des Mines, de pétrole de l’énergie, la pratique a la peau dure et ne cesse d’ulcérer le pays. Et pourtant ? Que ce soit aussi les textes gouvernementaux que ceux des professionnels du secteur des assurances, les choses sont claires : L’utilisation du gaz domestique dans le transport comme carburant est interdite. Chez les assureurs, en cas de sinistre, l’assurance ne vous dédommage pas. Prisca K, assureuse de son état dans une compagnie de la place est formelle : « C’est interdit ! Si l’assureur découvre que vous l’avez induit en erreur, après la signature du contrat, il est en droit d’ester le client fautif en justice et les sanctions sont lourdes. (Voir la réaction de l’Asa-ci.)
Au niveau de l’Association des sociétés d’assurances en Côte d’Ivoire( ASA-CI), la position est claire, en référence au courriel en réponse à une requête de la rédaction de www.afrikchallenges.info : « En Côte d'Ivoire, la loi autorise uniquement l'utilisation de l'essence et du diesel comme sources d'énergie pour les véhicules terrestres à moteur. L'utilisation du gaz butane comme carburant pour les véhicules terrestres à moteur est interdite par la loi. Cette interdiction référencée sous la loi n° 92-469 du 30 juillet 1992 vise à prévenir les risques graves liés à l'utilisation de ce combustible dans les véhicules. Tout contrevenant s'expose à des sanctions pénales, telles que des peines allant des amendes à l'emprisonnement. » (Voir encadré)
Face à ce constat alarmant, un appel urgent à l’action est nécessaire. Les autorités doivent impérativement prendre des mesures drastiques, déjà qu’existent des dispositions légales pour y faire face. Une réglementation stricte, accompagnée de contrôles rigoureux et de sanctions sévères pour les contrevenants, est indispensable pour éliminer ce fléau. Parallèlement, des alternatives plus sûres et viables doivent être proposées aux chauffeurs de taxi, telles que la conversion vers des carburants moins dangereux ou des incitations à l’utilisation de véhicules électriques. En côte d'ivoire, officiellement, le parc de véhicules électriques est pour l'instant estimé à 3.500 en 2025 avec un objectif de 150.000 à l'horizon 2030.
Bamba Mafoumgbé,Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Légende photo : Les taxis à Gagnoa roulent quasiment au gaz butane. ( PH : DR)
Encadré : La position de l’ASA-Ci
Que dit la loi sur l'usage du gaz domestique comme carburant dans le transport
En Côte d'Ivoire, la loi autorise uniquement l'utilisation de l'essence et du diesel comme sources d'énergie pour les véhicules terrestres à moteur.
L'utilisation du gaz butane comme carburant pour les véhicules terrestres à moteur est interdite par la loi. Cette interdiction référencée sous la loi n° 92-469 du 30 juillet 1992 vise à prévenir les risques graves liés à l'utilisation de ce combustible dans les véhicules. Tout contrevenant s'expose à des sanctions pénales, telles que des peines allant des amendes à l'emprisonnement.
En cas de sinistre le véhicule et l'accidenté sont-ils couverts ?
Bien entendu que si le fait générateur est lié à cette source d'énergie interdite, tous les sinistres qui en résulteront ne seront pas pris en charge par l'assureur.
Que conseillez-vous aux usagers qui utilisent ou qui voudraient utiliser le gaz domestique comme carburant ?
Sur ce sujet, nous disons que la sensibilisation doit être permanente. Nous sommes convaincus que les véhicules alimentés par cette source d'énergie inappropriée sont nombreux dans le domaine du transport des personnes.
Comment expliquez-vous la montée en puissance du phénomène aussi bien à Abidjan qu'à l'intérieur du pays ?
La montée en puissance de ce phénomène peut s'expliquer par l'absence de contrôle des autorités en charge de cette réglementation (Vérification lors des visites techniques, vérification des pièces des véhicules allant jusqu'au contrôle des accessoires dans le coffre).
Les véhicules électroniques une panacée ? Il y en a combien à ce jour en Côte d’Ivoire ?
Dans le cadre d'une initiative visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Il faut préciser que toutes les Nations se sont engagées sur cette nouvelle voie. Les avantages économiques et écologiques des voitures électriques sont reconnus et l'industrie automobile est en pleine mutation pour faciliter le renouvellement du parc auto. En côte d'ivoire, le parc est pour l'instant estimé à 3.500 en 2025 avec un objectif de 150.000 à l'horizon 2030.
Bamba M.
Légende photo : Une vue d’un site de transvasement illicite en feu à Gagnoa( PH : DR)
Lutte contre le travail des enfants - Le CNS sensibilise les producteurs de cacao de Céchi
lundi, 11 août 2025 16:27 Written by Admin
Le Comité national de surveillance des actions de lutte contre la traite, l’exploitation et le travail des enfants (CNS), présidé par la Première Dame Dominique Ouattara, a mené mardi 5 août 2025, une vaste campagne de sensibilisation dans la localité de Céchi, département d’Agboville. Objectif : prévenir le recours des enfants aux travaux dangereux dans la cacaoculture, en particulier pendant les vacances scolaires.
Plus de 200 parents d’élèves, 500 producteurs et productrices de cacao membres de la SCOOPAC COOP-CA, ainsi que des dizaines de chefs traditionnels et communautaires, venus de Balého, Trenou, Gbandjé 2, Métichi, Bonikro et Céchi, ont pris part à cette rencontre. Sous le thème « Vacances scolaires sans travail des enfants, protégeons les enfants des travaux dangereux dans la cacaoculture », la campagne a rappelé les distinctions entre travaux interdits et tâches légères pouvant être confiées aux enfants sans nuire à leur santé ou à leur scolarité.
Animée par M. Amany Konan, expert au Cabinet de la Première Dame, la séance a insisté sur la vigilance accrue nécessaire pendant les congés scolaires, période où le risque d’exposition des enfants aux travaux dangereux est plus élevé. « Il est important d’éviter toute confusion entre les travaux dangereux, strictement interdits, et les travaux légers autorisés », a-t-il souligné.
Le président du conseil d’administration de la SCOOPAC COOP-CA, M. Soumahoro Brahima, a invité les producteurs à rester fidèles aux principes d’une cacaoculture durable et responsable, respectueuse des normes éthiques et environnementales. Il a salué les efforts constants de la Première Dame pour éradiquer le travail des enfants et valoriser le cacao ivoirien à l’international.
Pour sa part, Mme Kadidiatou Konaté, sous-préfet de Céchi, a rappelé l’importance de la scolarisation et de la protection des enfants. Elle a également remercié Mme Dominique Ouattara pour ses actions en faveur de l’éducation et du bien-être des familles, notamment à travers la construction d’écoles et de centres d’accueil.
La journée a été marquée par plusieurs actions concrètes : projection d’un film institutionnel sur la lutte contre le travail des enfants, remise de kits scolaires à plus de 400 écoliers, don de matériel de sensibilisation à la SCOOPAC COOP-CA, fourniture de matériel informatique à la sous-préfecture, distribution de tablettes éducatives aux meilleurs élèves et opération symbolique de planting d’arbres.
De nombreux partenaires et autorités locales ont soutenu l’initiative, dont l’Association Les Amis de San Pedro, la SCINPA d’Agboville, la brigade de gendarmerie de Céchi, le lycée moderne de Céchi, le Conseil du Café-Cacao d’Agboville, ainsi que les chefs de village de la région.
Le CNS prévoit d’étendre cette campagne de sensibilisation à d’autres localités afin de renforcer l’impact de sa lutte contre le travail des enfants à l’échelle nationale.
Ayoko Mensah Avec le cabinet de la Première Dame
Célébration à Bouaké du cap des 20 millions d’enrôlés à la CMU - Adama Kamara salue la forte implication des structures sous sa tutelle
vendredi, 08 août 2025 19:30 Written by AdminAvant, les festivités, de l’an 65 de l’accession de la Côte d’ivoire, à l’indépendance, qui ont eu lieu le 07 Aout 2025, sur l’avenue Reine Abla Pokou de Bouaké, en présence du Président de la République, Alassane Ouattara, une autre célébration a eu lieu : celle de la performance de plus de 20 millions de personnes enrôlées à la Couverture maladie universelle (Cmu). C’était le vendredi 1er août 2025 au terrain du quartier N’Dakro de Bouaké, en présence du ministre de l’Emploi et de la protection sociale, Me Adama Kamara. L’information est rapportée par le correspondant locale de l’Agence ivoirienne de presse, (Aip).
A l’occasion, ajoute le confrère, le ministre Adama Kamara a dit : « Depuis le 18 juillet 2025 , nous avons franchi une étape historique en matière de protection sociale en Côte d’Ivoire : plus de 20 millions de personnes sont désormais enrôlées à la Cmu, ce qui représente près de 70 % de la population nationale »
Le ministre a indiqué que ce chiffre est le résultat d’un engagement politique visant à garantir à chaque citoyen un accès équitable aux soins de santé. Il a attribué cette avancée à la vision du Chef de l’Etat, Alassane Ouattara, et au soutien du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, dans la mise en œuvre des réformes sociales.
Dans le cadre des campagnes de sensibilisation menées dans les quartiers populaires, gares routières, marchés, établissements scolaires, zones rurales et centres de santé, le ministre a rappelé que la Cmu est un droit fondamental. Il a évoqué l’initiative présidentielle d’une ouverture exceptionnelle de la Cmu sans cotisation, en vigueur du 1er mai au 31 août 2025.
Selon les données communiquées, cette mesure a entraîné une hausse de la consommation des prestations de la Cmu. Le nombre d’assurés traités par semaine est passé d’environ 6 000 entre janvier et avril 2025 à 28 000 depuis mai 2025. Le nombre d’actes médicaux délivrés par semaine est passé de 11 400 à 46 000 sur la même période.
Me Adama Kamara a également évoqué le Régime Social des Travailleurs Indépendants (Rsti), qui permet aux travailleurs du secteur informel de bénéficier d’une couverture sociale incluant la retraite, les accidents de travail, les maladies professionnelles et la maternité. En 2024, plus de 25 000 travailleurs indépendants ont été enrôlés dans les régions du Gbêkê, du Hambol et du Béré.
Il a encouragé les travailleurs indépendants non encore enrôlés à se rapprocher des agences de la Cnps, soulignant que la procédure est simple et rapide.
Par ailleurs, le ministre a annoncé la généralisation du Régime de retraite complémentaire par capitalisation destiné aux fonctionnaires, en collaboration avec la Cgrae.
Dans le cadre de la solidarité gouvernementale, plus de 2 500 matériels orthopédiques ont été remis à des personnes en situation de handicap. Ce don comprend 1 000 fauteuils roulants, 200 cannes blanches, 100 béquilles, des crèmes pour les albinos et des machines à coudre. Il a été réparti entre la Confédération des organisations des personnes handicapées de Côte d’Ivoire (Cophci), la Fédération des associations des handicapés de Côte d’Ivoire (Fahci), la Coordination des associations des personnes handicapées physiques de Côte d’Ivoire (Caphci), l’Union des villes et communes de Côte d’Ivoire (Uvicoci) et les centres sociaux du ministère de l’Emploi et de la protection sociale.
Le ministre a salué l’implication de Denis Charles Kouassi, Directeur général de l’Ips-Cnps, Abdarahamane Tiémoko Berté, Directeur général de l’Ips-Cgrae, et Karim Bamba, Directeur général de l’Ips-Cnam, pour leur contribution à cette action sociale.
La porte-parole des personnes handicapées, Sophie Konan, a exprimé la reconnaissance de la communauté bénéficiaire au gouvernement. Elle a salué la campagne « Zéro cotisation à la Cmu », estimant qu’elle facilite l’accès aux soins de santé pour les personnes handicapées.
Ayoko Mensah
Légende photo :Le ministre de l’Emploi et de la protection sociale, Me Adama Kamara lors de la célébration à Bouaké
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