Société (1119)
11ᵉ édition du prix d’excellence CIE - Un tour des régions avant la grande finale
mercredi, 13 août 2025 13:45 Written by AdminFidèle à sa vision d’entreprise citoyenne et à son engagement en faveur de l’éducation, la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) organise pour la 11ᵉ année consécutive le prix national d’excellence du meilleur Élève.
Cette distinction, devenue une tradition dans le paysage éducatif ivoirien, récompense chaque année les élèves les plus méritants des examens à grand tirage, tout en mettant en lumière l’effort, la discipline et la persévérance.
Depuis 2019, le Prix s’accompagne d’étapes régionales, permettant d’honorer les lauréats dans leurs villes et régions d’origine avant la grande finale nationale.
Cette démarche rapproche l’événement des communautés locales, renforce la fierté régionale et permet de mobiliser les familles, enseignants et autorités autour de la célébration du mérite scolaire.
Pour l’édition 2025, le tour d’honneur a débuté le vendredi 1er août à San Pedro, suivi de Man le samedi 2 août, Gagnoa et Abidjan le mercredi 6 août, puis Abengourou le vendredi 8 août. A ce jour, 40 lauréats en régional sur 90 prévus ont été déjà primés.
Le programme se poursuivra dans les prochains jours selon le calendrier suivant :
• Dabou – mercredi 13 août
• Daloa – mercredi 13 août
• Yamoussoukro – jeudi 14 août
• Bouaké – jeudi 14 août
• Korhogo – samedi 16 août
• Aboisso (Grand-Bassam) – mercredi 20 août
? Plus de 500 talents récompensés depuis 2015
Depuis le lancement officiel du prix, 513 élèves ont été distingués pour leurs performances scolaires exceptionnelles.
Chaque lauréat reçoit, en plus d’un trophée, une dotation composée de fournitures scolaires, d’outils numériques et de prix en numéraire, afin de soutenir leur parcours académique.
Ces récompenses s’accompagnent d’une reconnaissance publique qui valorise leurs efforts et inspire l’ensemble de la jeunesse ivoirienne.
L’édition 2025 connaîtra son apothéose en fin août lors de la grande finale nationale qui réunira à Abidjan l’ensemble des meilleurs lauréats régionaux.
La cérémonie, placée sous le signe de l’excellence et de l’innovation, se déroulera en présence de représentants du ministère de l’Éducation nationale, de personnalités du monde académique et des partenaires institutionnels.
« Pour la CIE, l’excellence scolaire n’est pas seulement un aboutissement individuel, c’est une contribution directe au développement du pays. En encourageant les meilleurs, nous encourageons toute une génération à viser plus haut. » Direction générale de la CIE
Par cette initiative, la CIE réaffirme son rôle d’acteur engagé dans le développement humain et social, convaincue que l’éducation est l’un des piliers de la croissance et de la prospérité durable en Côte d’Ivoire.
Bamba M avec sercom
Les Grandes rencontres du Cesec- Non Karna Coulibaly expose les résultats du PsGouv2
mercredi, 13 août 2025 12:43 Written by AdminLa salle des plénières du Conseil économique, social, environnemental et culturel (Cesec) a accueilli, le 12 août 2025, une session des “Grandes Rencontres du Cesec” consacrée au bilan du Programme social du Gouvernement (PSGouv). À l’invitation du Président du Cesec, Dr Eugène Aka Aouélé, le Coordonnateur général, Coulibaly Non Karna, a présenté les résultats du PSGouv 2 (2022-2024) et les perspectives du PSGouv 3.
Créé par décret en 2019, le PSGouv vise à renforcer l’action sociale de l’État pour améliorer le pouvoir d’achat, réduire la pauvreté et consolider la cohésion sociale. Après une première phase soutenue par la Banque africaine de développement, le PSGouv 2 s’est articulé autour de cinq axes : lutte contre la fragilité dans le Nord, amélioration des conditions de vie à l’école, soutien aux ménages, insertion professionnelle des jeunes et solidarité envers les populations vulnérables.
Sur 3 184 milliards Fcfa attendus, 2 176 milliards ont été mobilisés, soit un taux d’exécution de 88 %. Parmi les réalisations phares : électrification de 1 836 localités (taux de couverture de 94,33 %), entretien ou remplacement de plus de 40 000 pompes à eau, distribution gratuite de 1,25 million de kits d’accouchement et 5,37 millions d’unités d’antipaludiques.
Le conférencier a relevé des défis persistants, notamment l’accès à l’eau potable dans certaines zones et l’optimisation de la Couverture Maladie Universelle.
Il a insisté sur la nécessité de conjuguer sécurité, développement et cohésion sociale. Il a invité le Cesec à contribuer par ses analyses et recommandations à la réussite du PSGouv 3
Clôturant la rencontre, Aka Aouélé a salué la qualité des échanges et réaffirmé l’engagement du Cesec à accompagner cette phase 3 du PSGouv, rappelant que « le progrès économique n’a de sens que s’il est socialement inclusif ».
Ayoko Mensah avec Sercom
Cohésion sociale dans le Haut Sassandra- L'ambassadeur Aly Touré sur le terrain à Daloa
mercredi, 13 août 2025 10:35 Written by AdminL'ambassadeur Aly Touré, Représentant Permanent de la Côte d'Ivoire auprès des Organisations Internationales de Produits de Base, basé à Londres (Royaume-Uni), a rencontré le samedi 9 août 2025, les chefs de toutes les communautés allochtones vivant à Daloa, que dirigeait feu son père, le Sénateur du Haut Sassandra, Dr Lanciné Touré, ex-doyen des sénateurs, décédé le 26 mars 2022. L’information est rapportée par le confrère abidjan.net.
C'était à l'occasion d'une Assemblée générale extraordinaire élective (AGEE), que SEM Aly Touré, actuel fils aîné et chef de la famille de feu Lanciné Touré, a profité de ce rassemblement pour leur manifester la gratitude et la reconnaissance de sa famille pour le soutien et l'affection dont son père, de son vivant, a bénéficié de leur part dans la gestion de leur organisation, qui prône la paix et la cohésion sociale, dans le cadre du vivre ensemble et cela en bonne intelligence avec les autochtones.
Selon le confrère, devant les chefs des différentes communautés, l'ambassadeur Touré a souhaité qu'au cours de la prochaine AGEE en préparation et qui viendra mettre fin à cette période d'intérim, le choix d'un nouveau président se fasse dans une transparence totale et autour d'un consensus pour que la structure continue de jouer dans l'Union, son rôle fédérateur des communautés enfin que la paix et la cohésion sociale continue de régner à Daloa.
Aussi, a-t-il rassuré l'association de sa disponibilité à la soutenir et à l'accompagner dans l'accomplissement de la mission qu'elle s'est assignée au service du développement.
Avant de prendre congé de ses parents, l'ambassadeur Aly Touré a tenu à joindre l'acte à la parole, en faisant un don financier tout en indiquant être disponible à soutenir et accompagner les acteurs dans la mise en œuvre des objectifs de paix et de cohésion sociale.
Ayoko Mensah
Emulation dans le transport routier - 3ème édition du Primat Diaby Brahima (Dg Haut Conseil) annonce l’arrivée du Tramway dans 24 mois
mardi, 12 août 2025 10:46 Written by AdminLe samedi 2 août 2025, s’est tenue, à Radisson Blu Hôtel d’Abidjan, la 3ème édition du Prix des meilleurs acteurs du transport routier (Primat). Ce Prix, selon son promoteur Djé Koblé, par ailleurs Commissaire général, vise entre autres, à promouvoir l’excellence dans le domaine du transport routier, sensibiliser les acteurs sur le civisme et la sécurité routière, créer un cadre d’échange et de partage d’expériences. Placée sous le patronage du Dr. Eugène Aka Aoulé, président du Conseil Economique Social, Environnemental et Culturel, cet évènement avait pour président Fofana Siandou, ministre du Tourisme et des Loisirs et était parrainé par Dr. Lamine Traoré, PdgL du Groupe LTE. Le monde du transport terrestre lui, était représenté à son haut niveau par monsieur Diaby Brahima, le Directeur général du Haut Conseil du patronat des entreprises de transports routiers de Côte d’Ivoire.
Intervenant au nom de la grande famille du transport terrestre, Diaby Brahima a, dans son adresse, exprimé sa gratitude aux organisateurs de cet événement, tout en rappelant le rôle colossal joué par les animateurs du secteur. « (…) Notre secteur est vaste et rien ne peut se faire sans nous. En effet, imaginez la ville d’Abidjan comme celles sur toute l’étendue du territoire national sans transport. C’est pratiquement l’arrêt de toutes les activités. Notre secteur est alors au centre de toutes les sociabilités et tous les pans du développement socio-économique. A preuve, nous assurons le déplacement de plusieurs millions de personnes aussi bien à Abidjan que sur toute l’étendue du territoire par jour », a-t-il dit. Et de poursuivre : « (…) C’est pourquoi, nous nous en énorgueillons de constater que des structures ou des personnes s’intéressent à tout ce que nous faisons au point de primer les meilleurs en vue de stimuler la saine concurrence parmi les acteurs », a-t-il souligné. Le patron des acteurs du transport terrestre a également exhorté les uns et les autres à s’approprier le strict respect du code de la route en vue d’éradiquer les accidents de la route. Il a clos son propos en annonçant que dans 24 mois, il aura le transport par le tramway pour permettre le déplacement des populations.
Koné De Sayara.
Légende photo : Diaby Brahima, le Directeur général du Haut Conseil du patronat des entreprises de transport routier de Côte d’Ivoire, lors de son intervention.
Les Mardis de Nk/Côte d’Ivoire - Jeunesse- Entre débrouillardise, entrepreneuriat et exil
mardi, 12 août 2025 07:31 Written by AdminEn Côte d’Ivoire, la jeunesse est à la fois le moteur démographique et le thermomètre social du pays. Forte de plus de 70 % de la population, elle devrait être l’élément le plus dynamique de l’économie nationale. Mais la réalité est plus contrastée : chômage structurel, coût de la vie en hausse et perspectives parfois limitées poussent une partie de cette génération à choisir entre trois voies : se débrouiller, entreprendre ou partir.
Le poids invisible du chômage des jeunes
Officiellement, le chômage national avoisine 6 %. Mais pour les 18-35 ans, surtout en zone urbaine, il grimpe largement si l’on inclut le sous-emploi et la précarité.
Le diplôme, jadis sésame de l’emploi stable, n’offre plus de garantie. Dans les rues d’Abidjan, on croise autant de diplômés en économie conduisant des taxis que de jeunes informaticiens vendant des forfaits téléphoniques.
Un coût de la vie qui écrase les ambitions
Les loyers flambent, le prix du riz, de l’huile et du carburant ne cesse d’augmenter. Pour beaucoup, la fin du mois commence le 10.
Conséquence : les jeunes ménages retardent leurs projets de mariage, d’investissement ou même de formation continue.
Trois voies pour survivre et avancer
La débrouillardise
Le secteur informel absorbe la majorité des jeunes sans emploi stable : commerce de rue, petits services, moto-taxi. Cette économie de survie permet de vivre au jour le jour, mais rarement d’épargner.
Portrait – Salif, 27 ans, vendeur ambulant
« Je voulais être mécanicien, mais l’atelier n’a pas tenu. Je vends maintenant des accessoires téléphoniques au Plateau. C’est dur, mais je me débrouille pour envoyer un peu d’argent au village. »
L’entrepreneuriat
Beaucoup se lancent dans la restauration rapide, le numérique ou l’agroalimentaire. Mais entre l’accès difficile au financement, la concurrence informelle et les charges fiscales, la survie de l’entreprise tient souvent à la créativité de son fondateur.
Portrait – Aïcha, 30 ans, créatrice de jus naturels
« J’ai commencé avec 50 000 F CFA dans ma cuisine. Aujourd’hui, je livre à des supermarchés, mais si je veux grandir, il me faut un prêt. Et les banques ne croient pas aux jeunes. »
L’exil
Partir, légalement ou clandestinement, reste un rêve puissant. L’Europe, le Canada et les pays du Golfe attirent, malgré les dangers. Les réseaux sociaux amplifient les histoires de réussite, masquant les drames.
Portrait – Kevin, 25 ans, en attente de visa
« Ici, même avec un diplôme, je n’arrive pas à décrocher un poste stable. Je veux tenter ma chance au Québec. Je sais que ce ne sera pas facile, mais je préfère essayer que rester bloqué. »
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_Encadré statistique – Jeunesse ivoirienne en chiffres
Population âgée de moins de 35 ans : 70 %
Chômage officiel : ~6 % (réel pour les jeunes estimé à 15-20 %)
Part de l’économie informelle : environ 80 % des emplois
Coût moyen d’un loyer en zone urbaine : +35 % en 5 ans
Prix du riz importé : +22 % sur les deux dernières années
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Risques pour l’avenir
- Explosion sociale si les frustrations s’accumulent.
- Perte de talents par la fuite des cerveaux.
- Affaiblissement du tissu familial si la dépendance économique se prolonge.
Opportunités à saisir
Investir massivement dans la formation technique et professionnelle adaptée au marché.
Soutenir l’entrepreneuriat jeune par des crédits souples et un accompagnement réel.
Encourager les coopératives et réseaux d’entraide pour mutualiser les moyens.
Conclusion – L’urgence d’une politique générationnelle
La jeunesse ivoirienne n’a pas seulement besoin d’emplois : elle a besoin de perspectives claires et d’un environnement où travailler paie.
Bien accompagnée, elle peut devenir le levier de l’émergence annoncée. Sinon, elle risque de se transformer en bombe sociale, silencieuse mais redoutable.
« On ne construit pas un pays avec les seules mains de ses aînés. » – Proverbe adapté
Par Norbert KOBENAN
Gagnoa- Reportage/Utilisation du gaz butane comme carburant dans le transport en commun - Aux yeux de tous, on met la vie des usagers en danger
lundi, 11 août 2025 18:33 Written by AdminEn dépit des différentes campagnes de sensibilisations et l’existence de textes pertinents, pour lutter contre l’utilisation du gaz- butane comme carburant dans les véhicules terrestres à moteut, la pratique a la peau dure dans plusieurs grandes villes de l’intérieur du pays. Reportage sur le fléau à Gagnoa, chef-lieu de la région du Goh.
Gagnoa, chef -lieu de la région du Goh anciennement appelée région du Fromager. Il est 17 heures ce samedi 19 Juillet 2025. Nous sommes au quartier Garahio, un quartier populeux de la ville. Ici, devant, la célèbre clinique « Le Fromager », notre car bien climatisé de la compagnie Sbta, en provenance d’Abidjan, marque un arrêt à notre demande.
Nous en sortons et prenons par la suite, un taxi de couleur jaune ; la couleur de la ville. Destination, l’hôtel Familia, situé au quartier Zapata. A bords du véhicule que nous avons pris en course, nous sommes envahis par une odeur suffocante de Mercatan(gaz contenant du Souffre et qui permet de détecter les fuites sur les bouteilles de gaz butane). Il nous est venu à l’idée, cette affaire d’utilisation du gaz butane comme carburant dans le transport urbain dans certaines agglomérations ivoiriennes de l’intérieur du pays. (Yamoussoukro, Bouaké…) voire de la périphérie du grand Abidjan.
Nous sentons une envie de vomir. Nous passons une main sous l’aisselle gauche et inspirons le parfum et le malaise se tasse. Nous improvisons alors une amicale conversation avec le conducteur. Qui nous confirme que l’utilisation du gaz butane dans le transport en commun, est une pratique qui est connue de tous à Gagnoa. Elle leur permet de faire un peu de bonne recette étant donné que le prix du litre du gas-oil ne leur permet pas de non seulement rentabiliser leur véhicule mais aussi faire face aux coûts d’exploitation de plus en plus onéreux.
Koné K., la quarantaine révolue, croquant une tranchette de colas, au fil des échanges et mis en confiance, nous apprend : « Les rechargements des bouteilles de gaz qu’on place dans le coffre à bagages, se font 10 mille Fcfa et nous arrivons à faire une recette journalière de 13 à15 mille Fcfa. Soit un bénéfice de 3000 à 5000Fcfa par jour. Ce qui est impossible avec le gas-oil. ».
Après avoir pris nos quartiers, nous mettons le cap sur le quartier Dioulabougou, pour participer à une cérémonie familiale. Nous empruntons encore un autre taxi, alors qu’il est 19heures 30mn. Nous faisons aussi le même constat, de la présence de cette odeur suffocante de Mercatan qui enveloppe le véhicule. Très curieux, nous relançons le même débat. Une voisine qui ne réside pas certainement pas à Gagnoa, fait le même constat que nous. La jeune dame à la peau couleur de beurre frais, les yeux barrés de lunettes de plage, ne s’empêchera dire : « Donc ici, ils roulent au gaz comme à Grand – Bassam. Sans blague ! Les usagers sont en danger »
Les taxis roulent quasiment au gaz butane à Gagnoa
Le conducteur, très concentré sur sa direction, évite de prendre part à la causerie. Au niveau du commissariat de Police de Dialoubougou, la jeune dame que nous prenons soin de contempler les rondeurs, va descendre. Et nous nous continuons notre chemin. Le taximan soulagé de la grogne et roucoulement en sourdine de cette passagère dira dans un français approximatif : « C’est comme ça ici depuis des années. Si nous n’utilisons pas le gaz, nous ne pouvons pas nous en sortir. Les charges d’exploitation y compris l’assurance automobile et le carburant entre autres nous reviennent chères »
Pourtant, l’usage du gaz domestique comme carburant est interdit par les textes pertinents en vigueur en Côte d’Ivoire. Selon des confrères basés à Gozo, avec qui nous avons échangé sur place, « sur la centaine de taxis en service en ce moment, il n’y a qu’une dizaine qui ne roule pas au gaz butane. La pratique est tellement fréquente que des points de transvasement illégaux ont vu le jour. »
Des correspondants locaux, nous ont rappelé qu’en Juillet 2023, que la catastrophe a été évitée de justesse, grâce à la promptitude du détachement des soldats du feu de l’Office national de la protection civile de Gagnoa. « Le feu a détruit 3 magasins de bouteilles de gaz et fait une victime de 22 ans, brûlée.
« Le mardi 10 juillet 2023, une explosion de bouteilles de gaz B6 a secoué le quartier Barrage Delbo2 de Gagnoa. L’incident a provoqué un incendie et fait une victime de 22 ans, brûlée. Les pompiers civils du Gôh dépêchés sur les lieux, ont pris en charge la victime et maîtrisé l’incendie au moyen de 3 lances à eau. Selon les témoignages, l’explosion aurait été causée par une manipulation inadéquate des bouteilles de gaz dans une boutique. Les soldats du feu ont également procédé au refroidissement des bouteilles restantes, au déblai puis à la surveillance afin d’éviter toute reprise de feu, en présence de la Police nationale et des agents du Ministère du commerce et de l’industrie. Au bilan, 3 magasins de bouteilles de gaz détruits avec plusieurs bouteilles et 2 machines de transvasement calcinées. La victime a été transportée au Centre Hospitalier Régional de Gagnoa où elle a été admise aux soins intensifs en raison de ses brûlures », rapporte le confrère Afrikpress.
30 milliards Fcfa de subvention annuelle de l’Etat accordés aux ménages détournés en partie de ses objectifs
Selon la loi N°92-470 du 30 juillet 1992, « toute commercialisation ou livraison de produits pétroliers destinés à la consommation du public ou des entreprises particulières en dehors des installations pétrolières, spécialement agréées à ces fins », constitue une infraction, selon l’article 3 alinéa 4. Cette loi, en son article 4 fixe des sanctions aux contrevenants à ces dispositions, notamment une peine d’emprisonnement de 15 jours à un an, et une amende de 100 000 à 500 000 FCFA. Au niveau du ministère des Mines, du pétrole et de l’énergie, le ministre Sangafowa Mamadou- Coulibaly appelle les populations et les usagers à plus de civisme quand il disait le 26 juillet 2022 : « C’est en moyenne 30 milliards Fcfa de subvention annuelle que l’Etat accorde aux ménages (…) Cette subvention ne doit pas être détournée de son objectif et mes services y veilleront » C’était à Abidjan-Vridi, sur le boulevard du canal, l’occasion à la mise en service du butanier dénommé GPL MT SAPET GAS. Malgré cette mise en garde et les différentes campagnes gouvernementales de sensibilisation, le phénomène continue.
La position des assureurs via leur faitière : l’ASA-CI
Dans un contexte où le nombre d’accidents de la circulation ne cesse de grimper, l’on est tenté de se demander si, en cas d’accident causé par feu de gaz butane, le sinistre est pris en charge, par les compagnies d’assurances en Côte d’Ivoire ? En dépit des campagnes de sensibilisation des services compétents du ministère ivoirien des Mines, de pétrole de l’énergie, la pratique a la peau dure et ne cesse d’ulcérer le pays. Et pourtant ? Que ce soit aussi les textes gouvernementaux que ceux des professionnels du secteur des assurances, les choses sont claires : L’utilisation du gaz domestique dans le transport comme carburant est interdite. Chez les assureurs, en cas de sinistre, l’assurance ne vous dédommage pas. Prisca K, assureuse de son état dans une compagnie de la place est formelle : « C’est interdit ! Si l’assureur découvre que vous l’avez induit en erreur, après la signature du contrat, il est en droit d’ester le client fautif en justice et les sanctions sont lourdes. (Voir la réaction de l’Asa-ci.)
Au niveau de l’Association des sociétés d’assurances en Côte d’Ivoire( ASA-CI), la position est claire, en référence au courriel en réponse à une requête de la rédaction de www.afrikchallenges.info : « En Côte d'Ivoire, la loi autorise uniquement l'utilisation de l'essence et du diesel comme sources d'énergie pour les véhicules terrestres à moteur. L'utilisation du gaz butane comme carburant pour les véhicules terrestres à moteur est interdite par la loi. Cette interdiction référencée sous la loi n° 92-469 du 30 juillet 1992 vise à prévenir les risques graves liés à l'utilisation de ce combustible dans les véhicules. Tout contrevenant s'expose à des sanctions pénales, telles que des peines allant des amendes à l'emprisonnement. » (Voir encadré)
Face à ce constat alarmant, un appel urgent à l’action est nécessaire. Les autorités doivent impérativement prendre des mesures drastiques, déjà qu’existent des dispositions légales pour y faire face. Une réglementation stricte, accompagnée de contrôles rigoureux et de sanctions sévères pour les contrevenants, est indispensable pour éliminer ce fléau. Parallèlement, des alternatives plus sûres et viables doivent être proposées aux chauffeurs de taxi, telles que la conversion vers des carburants moins dangereux ou des incitations à l’utilisation de véhicules électriques. En côte d'ivoire, officiellement, le parc de véhicules électriques est pour l'instant estimé à 3.500 en 2025 avec un objectif de 150.000 à l'horizon 2030.
Bamba Mafoumgbé,Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Légende photo : Les taxis à Gagnoa roulent quasiment au gaz butane. ( PH : DR)
Encadré : La position de l’ASA-Ci
Que dit la loi sur l'usage du gaz domestique comme carburant dans le transport
En Côte d'Ivoire, la loi autorise uniquement l'utilisation de l'essence et du diesel comme sources d'énergie pour les véhicules terrestres à moteur.
L'utilisation du gaz butane comme carburant pour les véhicules terrestres à moteur est interdite par la loi. Cette interdiction référencée sous la loi n° 92-469 du 30 juillet 1992 vise à prévenir les risques graves liés à l'utilisation de ce combustible dans les véhicules. Tout contrevenant s'expose à des sanctions pénales, telles que des peines allant des amendes à l'emprisonnement.
En cas de sinistre le véhicule et l'accidenté sont-ils couverts ?
Bien entendu que si le fait générateur est lié à cette source d'énergie interdite, tous les sinistres qui en résulteront ne seront pas pris en charge par l'assureur.
Que conseillez-vous aux usagers qui utilisent ou qui voudraient utiliser le gaz domestique comme carburant ?
Sur ce sujet, nous disons que la sensibilisation doit être permanente. Nous sommes convaincus que les véhicules alimentés par cette source d'énergie inappropriée sont nombreux dans le domaine du transport des personnes.
Comment expliquez-vous la montée en puissance du phénomène aussi bien à Abidjan qu'à l'intérieur du pays ?
La montée en puissance de ce phénomène peut s'expliquer par l'absence de contrôle des autorités en charge de cette réglementation (Vérification lors des visites techniques, vérification des pièces des véhicules allant jusqu'au contrôle des accessoires dans le coffre).
Les véhicules électroniques une panacée ? Il y en a combien à ce jour en Côte d’Ivoire ?
Dans le cadre d'une initiative visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Il faut préciser que toutes les Nations se sont engagées sur cette nouvelle voie. Les avantages économiques et écologiques des voitures électriques sont reconnus et l'industrie automobile est en pleine mutation pour faciliter le renouvellement du parc auto. En côte d'ivoire, le parc est pour l'instant estimé à 3.500 en 2025 avec un objectif de 150.000 à l'horizon 2030.
Bamba M.
Légende photo : Une vue d’un site de transvasement illicite en feu à Gagnoa( PH : DR)
Lutte contre le travail des enfants - Le CNS sensibilise les producteurs de cacao de Céchi
lundi, 11 août 2025 16:27 Written by Admin
Le Comité national de surveillance des actions de lutte contre la traite, l’exploitation et le travail des enfants (CNS), présidé par la Première Dame Dominique Ouattara, a mené mardi 5 août 2025, une vaste campagne de sensibilisation dans la localité de Céchi, département d’Agboville. Objectif : prévenir le recours des enfants aux travaux dangereux dans la cacaoculture, en particulier pendant les vacances scolaires.
Plus de 200 parents d’élèves, 500 producteurs et productrices de cacao membres de la SCOOPAC COOP-CA, ainsi que des dizaines de chefs traditionnels et communautaires, venus de Balého, Trenou, Gbandjé 2, Métichi, Bonikro et Céchi, ont pris part à cette rencontre. Sous le thème « Vacances scolaires sans travail des enfants, protégeons les enfants des travaux dangereux dans la cacaoculture », la campagne a rappelé les distinctions entre travaux interdits et tâches légères pouvant être confiées aux enfants sans nuire à leur santé ou à leur scolarité.
Animée par M. Amany Konan, expert au Cabinet de la Première Dame, la séance a insisté sur la vigilance accrue nécessaire pendant les congés scolaires, période où le risque d’exposition des enfants aux travaux dangereux est plus élevé. « Il est important d’éviter toute confusion entre les travaux dangereux, strictement interdits, et les travaux légers autorisés », a-t-il souligné.
Le président du conseil d’administration de la SCOOPAC COOP-CA, M. Soumahoro Brahima, a invité les producteurs à rester fidèles aux principes d’une cacaoculture durable et responsable, respectueuse des normes éthiques et environnementales. Il a salué les efforts constants de la Première Dame pour éradiquer le travail des enfants et valoriser le cacao ivoirien à l’international.
Pour sa part, Mme Kadidiatou Konaté, sous-préfet de Céchi, a rappelé l’importance de la scolarisation et de la protection des enfants. Elle a également remercié Mme Dominique Ouattara pour ses actions en faveur de l’éducation et du bien-être des familles, notamment à travers la construction d’écoles et de centres d’accueil.
La journée a été marquée par plusieurs actions concrètes : projection d’un film institutionnel sur la lutte contre le travail des enfants, remise de kits scolaires à plus de 400 écoliers, don de matériel de sensibilisation à la SCOOPAC COOP-CA, fourniture de matériel informatique à la sous-préfecture, distribution de tablettes éducatives aux meilleurs élèves et opération symbolique de planting d’arbres.
De nombreux partenaires et autorités locales ont soutenu l’initiative, dont l’Association Les Amis de San Pedro, la SCINPA d’Agboville, la brigade de gendarmerie de Céchi, le lycée moderne de Céchi, le Conseil du Café-Cacao d’Agboville, ainsi que les chefs de village de la région.
Le CNS prévoit d’étendre cette campagne de sensibilisation à d’autres localités afin de renforcer l’impact de sa lutte contre le travail des enfants à l’échelle nationale.
Ayoko Mensah Avec le cabinet de la Première Dame
Célébration à Bouaké du cap des 20 millions d’enrôlés à la CMU - Adama Kamara salue la forte implication des structures sous sa tutelle
vendredi, 08 août 2025 19:30 Written by AdminAvant, les festivités, de l’an 65 de l’accession de la Côte d’ivoire, à l’indépendance, qui ont eu lieu le 07 Aout 2025, sur l’avenue Reine Abla Pokou de Bouaké, en présence du Président de la République, Alassane Ouattara, une autre célébration a eu lieu : celle de la performance de plus de 20 millions de personnes enrôlées à la Couverture maladie universelle (Cmu). C’était le vendredi 1er août 2025 au terrain du quartier N’Dakro de Bouaké, en présence du ministre de l’Emploi et de la protection sociale, Me Adama Kamara. L’information est rapportée par le correspondant locale de l’Agence ivoirienne de presse, (Aip).
A l’occasion, ajoute le confrère, le ministre Adama Kamara a dit : « Depuis le 18 juillet 2025 , nous avons franchi une étape historique en matière de protection sociale en Côte d’Ivoire : plus de 20 millions de personnes sont désormais enrôlées à la Cmu, ce qui représente près de 70 % de la population nationale »
Le ministre a indiqué que ce chiffre est le résultat d’un engagement politique visant à garantir à chaque citoyen un accès équitable aux soins de santé. Il a attribué cette avancée à la vision du Chef de l’Etat, Alassane Ouattara, et au soutien du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, dans la mise en œuvre des réformes sociales.
Dans le cadre des campagnes de sensibilisation menées dans les quartiers populaires, gares routières, marchés, établissements scolaires, zones rurales et centres de santé, le ministre a rappelé que la Cmu est un droit fondamental. Il a évoqué l’initiative présidentielle d’une ouverture exceptionnelle de la Cmu sans cotisation, en vigueur du 1er mai au 31 août 2025.
Selon les données communiquées, cette mesure a entraîné une hausse de la consommation des prestations de la Cmu. Le nombre d’assurés traités par semaine est passé d’environ 6 000 entre janvier et avril 2025 à 28 000 depuis mai 2025. Le nombre d’actes médicaux délivrés par semaine est passé de 11 400 à 46 000 sur la même période.
Me Adama Kamara a également évoqué le Régime Social des Travailleurs Indépendants (Rsti), qui permet aux travailleurs du secteur informel de bénéficier d’une couverture sociale incluant la retraite, les accidents de travail, les maladies professionnelles et la maternité. En 2024, plus de 25 000 travailleurs indépendants ont été enrôlés dans les régions du Gbêkê, du Hambol et du Béré.
Il a encouragé les travailleurs indépendants non encore enrôlés à se rapprocher des agences de la Cnps, soulignant que la procédure est simple et rapide.
Par ailleurs, le ministre a annoncé la généralisation du Régime de retraite complémentaire par capitalisation destiné aux fonctionnaires, en collaboration avec la Cgrae.
Dans le cadre de la solidarité gouvernementale, plus de 2 500 matériels orthopédiques ont été remis à des personnes en situation de handicap. Ce don comprend 1 000 fauteuils roulants, 200 cannes blanches, 100 béquilles, des crèmes pour les albinos et des machines à coudre. Il a été réparti entre la Confédération des organisations des personnes handicapées de Côte d’Ivoire (Cophci), la Fédération des associations des handicapés de Côte d’Ivoire (Fahci), la Coordination des associations des personnes handicapées physiques de Côte d’Ivoire (Caphci), l’Union des villes et communes de Côte d’Ivoire (Uvicoci) et les centres sociaux du ministère de l’Emploi et de la protection sociale.
Le ministre a salué l’implication de Denis Charles Kouassi, Directeur général de l’Ips-Cnps, Abdarahamane Tiémoko Berté, Directeur général de l’Ips-Cgrae, et Karim Bamba, Directeur général de l’Ips-Cnam, pour leur contribution à cette action sociale.
La porte-parole des personnes handicapées, Sophie Konan, a exprimé la reconnaissance de la communauté bénéficiaire au gouvernement. Elle a salué la campagne « Zéro cotisation à la Cmu », estimant qu’elle facilite l’accès aux soins de santé pour les personnes handicapées.
Ayoko Mensah
Légende photo :Le ministre de l’Emploi et de la protection sociale, Me Adama Kamara lors de la célébration à Bouaké
Adresse à la Nation 65ans - Alassane Ouattara annonce de bonnes nouvelles aux partenaires sociaux
jeudi, 07 août 2025 09:44 Written by AdminDès janvier 2026, la prime exceptionnelle de fin d'année dont bénéficient les fonctionnaires ivoiriens connaîtra une augmentation ; elle passera d'un tiers à deux tiers du salaire indiciaire mensuel de base. Cette information a été annoncée par le Président de la République, Alassane Ouattara, lors de son message à la Nation ce mercredi 6 août 2025.
Le Chef de l'État a inscrit cette mesure dans la continuité des décisions visant à améliorer le quotidien des Ivoiriens. Parmi celles-ci, l'on trouve le contrôle des prix des produits de grande consommation, la revalorisation des salaires et le renforcement des filets sociaux pour venir en aide aux citoyens les plus vulnérables.
En plus des fonctionnaires, les retraités bénéficieront également d'une augmentation de leur prime exceptionnelle. En effet, à partir de septembre 2025, elle passera d'un tiers à deux tiers de la pension mensuelle.
« C'est une reconnaissance de l'action des fonctionnaires au service de l'État et de celle des retraités pour leurs contributions, mais aussi et surtout un signe que la croissance doit être partagée », a soutenu le Président Alassane Ouattara.
Il a également invité le secteur privé à emboîter le pas, en prenant des initiatives similaires pour améliorer les conditions des employés. « J'encourage le secteur privé à également faire un effort pour leurs employés », a-t-il dit.
Cicg
65ans de l’indépendance de la CI/ Réaction de Soro Mamadou (Sg de la centrale Humanisme) - « En homme de parole, le Chef de l’Etat est en train de respecter la parole donnée »
jeudi, 07 août 2025 09:33 Written by AdminNous avons écouté avec attention le discours à la Nation de Sem Alassane Ouattara. Le Président de la République, a annoncé une augmentation de la prime exceptionnelle de fin d'année d'un tiers à deux tiers du salaire pour les fonctionnaires, dès janvier 2026(…)
Tout d’abord, nous disons que c’est un discours qui a touché toutes les composantes socio- professionnelles du pays. Un tel discours rencontre notre adhésion. Parce que ’effectivement c’est l’activité professionnelle qui crée la richesse. Mais en outre, on note que, comme il avait promis à la fin du dialogue social en aout 2022, que sans cesse, nous travaillerons ensemble, pour améliorer les conditions de vie et de travail des travailleurs, rendre dynamique et plus fructueux le marché du travail, par des mesures fortes comme annoncées à l’occasion du 65e anniversaire de l’accession de notre pays, à l’indépendance.
Aujourd’hui, nous sommes heureux de savoir que tel que nous l’avons souhaité, Son Excellence est en train d’honorer la parole donnée. On le sait un homme d’honneur. Mais quand c’est fait comme il a l’habitude de le faire, cela inspire en nous la joie en nous.
« Nous saluons ce discours responsable. »
Également, nous avons noté qu’il a abordé un autre chapitre important : la sécurité, la paix. (…)Les entreprises et les investisseurs viennent dans les pays stables. La stabilité a pour socle la paix. C’est pourquoi, nous exhortons l’ensemble des travailleurs, les citoyens et les résidents en Côte d’Ivoire, à faire corps avec cette exhortation à ce que nous soyons un vecteurs de paix, promoteur de la paix et en même temps, des artisans acharnés de la paix.
Deuxième élément, nous avons la sécurité.
Elle permet, la tranquillité et d’être rassuré que les richesses que nous allons produire ne serons pas d’un moment à l’autre, des déperditions graves et inutiles. Donc, la sécurité pour chacun de nous aussi, doit s’engager à aider les forces de défenses et de sécurité, pour assurer la sécurité et à pouvoir la garantir pour la quiétude dans notre pays. Nous syndicalistes, avons l’habitude de dire clairement ce qui se passe. Avec nos pays voisins, avec ce qui se passe, nous notons qu’il y a des difficultés ( …) Il est bon que nos décideurs continuent sur la voie de la diplomatie, de la paix et du dialogue qu’ils ont engagées avec eux, pour qu’à la fin, toute la sous- région gagne en stabilité et puisse faire face ensemble, à ce phénomène qui est le terrorisme. Mais en réalité tous tiennent compte de la pauvreté,pourque effectivement chacun et chacune membre de l’espace Uemoa et Cédeao ayant une condition sociale puissent ne pas se souvenir de ces pistes nébuleuses de déstabilisation et de terrorisme.
C’est un discours de responsabilité, d’exhortation au travail, à la paix et à la sécurité. Mais aussi et surtout de faire valoir nos droits au vote. Naturellement, les syndicalistes qui savent que le syndicalisme ne peut que se développer que dans un espace démocratique, ne peut que soutenir cette démarche. Qui consiste en ce que chaque citoyen puisse faire la manifestation de sa souveraineté au vote pourque la démocratie s’enracine de jour en jour. (…)
Bamba Mafoumgbé
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Sécurité alimentaire- Le Coordonnateur du PDC2V assigne de nouvelles missions aux Points focaux
lundi, 04 août 2025 11:24 Written by AdminDu 22 au 26 juillet 2025, les 59 points focaux du Projet de développement des chaînes de valeurs vivrières (PDC2V) se sont réunis à Grand-Bassam dans le cadre d’un atelier de renforcement de capacités. Ces journées de formation ont été l’occasion pour les participants de découvrir de nouveaux outils de travail et de recevoir de nouvelles missions de la part du coordonnateur du projet.
Présents sur le terrain dans les directions départementales et régionales de l’agriculture dans la zone d’intervention du PDC2V, les points focaux jouent un rôle essentiel. Leur mission initiale était de sensibiliser les populations et d’assurer l’enrôlement dans le cadre du Fonds à coûts partagés (Fcp). Depuis la clôture des enregistrements de la 2e cohorte, ils sont également impliqués dans les visites de terrain pour la sélection définitive des bénéficiaires et veillent à la bonne mise en œuvre des sous-projets retenus. En outre, ils mobilisent les bénéficiaires au paiement de la quote-part afin de garantir la contribution financière attendue.
À Grand-Bassam, le coordonnateur du PDC2V, M. Bernard COMOÉ, a salué les efforts fournis par les points focaux au cours des deux dernières années. Il leur a ensuite confié de nouvelles responsabilités, notamment la gestion des Centres de développement du vivrier (CDV). Neuf points focaux, disposant de formations en agriculture, ont été sélectionnés pour piloter les 18 premiers CDV opérationnels sur les 30 prévus. Les autres devront continuer à assurer le suivi quotidien des 1121 bénéficiaires, en transmettant des données fiables et régulières à l’unité de coordination.
« Vous avez désormais la responsabilité de fournir chaque jour des informations détaillées sur les activités de vos bénéficiaires – qu’ils soient producteurs, transformateurs ou transporteurs. Cela inclut les données sur l’emploi généré, le volume de production, la gestion environnementale et sociale, les processus de passation de marché et la validation des plans d’affaires », a souligné M. COMOÉ.
Concernant les CDV, le Coordonnateur a été catégorique : « Ces structures sont conçues pour promouvoir les innovations agricoles, notamment dans le sous-secteur du vivrier. Vous disposez de tous les équipements nécessaires pour améliorer la production de manioc et de cultures maraîchères. Vous en êtes les premiers responsables, et tout a été mis en place pour faciliter votre mission. »
Les points focaux ont accueilli ces nouvelles orientations avec engagement. Par la voix de leur porte-parole, M. Hervé KOFFI KAN, point focal d’Adiaké, ils ont réaffirmé leur détermination à contribuer pleinement à la réussite des objectifs du PDC2V.
Avant cette rencontre avec le coordonnateur, les participants ont suivi trois jours de formation couvrant divers thèmes : gestion administrative et financière, passation de marchés, collecte de données, sauvegarde environnementale et sociale, communication, et rôle des points focaux dans les CDV. Ces sessions ont été assurées par des experts de l’unité de coordination, dans un établissement hôtelier de Grand-Bassam.
Les points focaux ont également été informés des nouvelles affectations mises en place afin de garantir une meilleure couverture des bénéficiaires.
La formation s’est clôturée par une visite de terrain chez deux bénéficiaires dans la région du Sud-Comoé : l’entreprise ERROVEM-FY.CI à Yaou, spécialisée dans la transformation du manioc, et le site maraîcher de Mme Coulibaly Nadine à Assouindé. Ces visites ont permis aux participants de mettre en pratique les compétences acquises en matière de collecte de données.
Ayoko mensah avec Sercom
Production vivrière- Le ministre d’État, Adjoumani visite le Centre de développement du vivrier (Cdv) de N’zianouan
lundi, 04 août 2025 11:17 Written by AdminLe Centre de développement du vivrier (Cdv) de N’zianouan, situé sur le site d’exploitation de l’Anader dans la sous-préfecture de Tiassalé, poursuit son développement et prend progressivement forme. Déjà équipé d’un bâtiment administratif comprenant des bureaux, des laboratoires et des salles de formation, le centre dispose également d’un forage moderne et d’une station météo de dernière génération.
Depuis quelques semaines, une parcelle de deux hectares a été aménagée pour accueillir un parc à bois de manioc. En parallèle, un hectare est dédié à l’expérimentation de plusieurs variétés de manioc en vue d’une production à grande échelle. Par ailleurs, cinq hectares supplémentaires sont en cours d’aménagement pour la culture maraîchère, qui sera conduite à la fois sous serre et en plein champ, avec l’intégration de techniques innovantes. L’ensemble du dispositif bénéficiera d’un système d’irrigation performant.
Ce centre, piloté par les équipes de l’Anader, a reçu la visite du ministre d’État, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Kobenan Kouassi Adjoumani, le 13 juillet dernier, lors de sa tournée, il a salué les efforts déployés pour introduire des innovations dans la culture du manioc. En observant les parcelles expérimentales, il a exprimé sa satisfaction quant aux perspectives offertes :
« Grâce à ces techniques, nous avons l’assurance que les producteurs de manioc de la région de l’Agnéby-Tiassa et des zones environnantes disposeront, dans quelques mois, de boutures saines et en quantité suffisante. Cela contribuera à accroître considérablement la production nationale de manioc », a-t-il déclaré.
Bernard Comoe, coordonnateur du PDC2V, a précisé que les plants utilisés proviennent du laboratoire SAH du CNRA de Bouaké.
« Ces plantules, issues de biotechnologies, permettent une croissance rapide. Les plants que vous voyez ici, hauts de plus d’un mètre, ont à peine un mois. Ce résultat n’aurait pas été possible avec des boutures traditionnelles », a-t-il expliqué, ajoutant que ce laboratoire est financé dans le cadre d’un partenariat avec le CNRA.
La visite s’est ensuite poursuivie avec la découverte des installations techniques : station météo, forage et bâtiment administratif. Le ministre d’État s’est dit impressionné par la qualité des ouvrages réalisés :
« Nous sommes résolument engagés dans la modernisation de notre agriculture. Les productions vivrières, pilier central de notre politique agricole, seront désormais soutenues par des outils de pointe. Grâce à la station météo, nous pourrons anticiper les conditions climatiques – pluies, vents – et fournir des conseils précis aux producteurs maraîchers et autres cultivateurs de la région », a-t-il souligné.
Le Cdv de N’zianouan jouera un rôle stratégique dans le développement des chaînes de valeur vivrières dans la région de l’Agnéby-Tiassa. Outre le manioc, des innovations dans la culture maraîchère seront introduites par les équipes du PDC2V, en collaboration avec les agents de l’Anader. Des serres de dernière génération ainsi que des plateformes de culture hors sol en plein champ sont prévues.
Au total, 30 centres de ce type ont été construits par le PDC2V dans les zones couvertes par le projet. Ces structures visent à renforcer la formation des acteurs du secteur agricole, y compris les étudiants issus des écoles de formation agricole, en les initiant aux technologies et innovations de l’agriculture moderne.
Ayoko Mensah
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Soutien à la production vivrière- Le PDC2V remet six véhicules à ses structures partenaires
lundi, 04 août 2025 11:12 Written by AdminDans le cadre du renforcement des capacités logistiques de ses structures partenaires, le Projet de développement des Chaînes de Valeurs (PDC2V) a procédé récemment à la remise de six véhicules neufs de type 4x4 à quatre structures relevant des ministères techniques impliqués dans la mise en œuvre du projet.
L’Agence nationale d’appui au développement rural (Anader) a été la principale bénéficiaire, recevant trois véhicules. Deux d’entre eux avaient déjà été officiellement remis à Yamoussoukro par le Premier ministre, lors de la cérémonie de remise de chèques aux bénéficiaires de la deuxième cohorte du Fonds compétitif pour les producteurs (FCP). Ce jour, le troisième véhicule a été symboliquement remis au directeur général de l’Anader pour soutenir les activités de conseil agricole.
Outre l’Anader, trois autres structures ont également reçu un véhicule chacune : La Direction de l’évaluation des projets du MEMINADERPV, La Direction générale du commerce intérieur du Ministère du commerce, La Direction des Services Vétérinaires (DSV) du MIRAH.
À l’occasion de la remise, le coordonnateur du PDC2V a réaffirmé l'engagement du projet à accompagner ces entités dans leur fonctionnement quotidien. Il a souligné l’importance de renforcer les moyens logistiques de ces structures pour améliorer la proximité et l’efficacité sur le terrain, notamment dans le domaine du conseil agricole, de la commercialisation et de la sécurité alimentaire.
Prenant la parole au nom des bénéficiaires, Dr Cissé Sidiki, Directeur Général de l’Anader a exprimé sa reconnaissance au PDC2V. « Ce don vient soulager notre dispositif d’intervention et permettra à nos agents d’améliorer leur mobilité et leur capacité à répondre aux besoins des producteurs. Nous nous engageons à faire bon usage de ces véhicules pour atteindre les objectifs fixés par le gouvernement, notamment en matière de sécurité alimentaire », a-t-il déclaré.
Il convient de rappeler que plusieurs autres structures partenaires du PDC2V, telles que l’Ocpv, la Direction de l’Aquaculture du MIRAH, la Dsv ou encore le Cnra, ont déjà bénéficié d’appuis logistiques similaires. À ce jour, le PDC2V a mis à disposition de ses partenaires environ 20 véhicules et 25 motos pour faciliter leur déploiement sur le terrain.
B. Mafoumgbé avec Sercom
Interview/Dr Diarrassouba Gnénefoly(Directeur de l’unité pédiatrique du Chu de Yopougon) - « Nous souhaitons de l’Etat, une subvention de l’hémodialyse pédiatrique… »
lundi, 04 août 2025 08:53 Written by AdminLe Docteur Diarrassouba Gnénefoly, est néphropédiatre. Il est le directeur de l’unité de néphrologie pédiatrique du Centre hospitalier universitaire (Chu), de Yopougon délocalisée à l’Institut national de la santé publique (Insp), d’Adjamé. Dans cet entretien, il nous présente, sa spécialité, son unité et ses actions pour sauver les enfants atteints de maladies rénales.
Présentez-nous votre unité ?
L’unité de néphrologie pédiatrique du Chu de Yopougon est un établissement public à caractère Industriel et commercial (Epic), crée par le décret N°89-341 du 05 avril 1989 et modifié par le décret 2001-650 du 19 octobre 2001.L’unité est créée sur la base d’une convention tripartite entre le Chu de Yopougon, la Fondation Orange Cote d’Ivoire Télécom (Focit) et l’Association des Parents d’Enfants Malades du Rein (Apema). L ’unité a pour mission de : prendre en charge les maladies rénales de l’enfant, faire le dépistage et la prévention des insuffisances rénales chroniques de l’enfant. Mais aussi et surtout traiter en urgence les insuffisances rénales aigües de l’enfant par l’épuration extra-rénale et assurer la formation continue de son personnel et la recherche scientifique
C'est quoi la Néphrologie pédiatrique ?
La néphrologie pédiatrique est la science médicale qui s’intéresse aux maladies rénales de l’enfant depuis la naissance jusqu’à 18 ans. Il s’agit de maladies rénales qui peuvent débuter pendant la grossesse et se prolonger pendant la vie. Il peut s’agir aussi de maladies qui peuvent survenir au cours de la vie de l’enfant. Dans les maladies du rein, on retrouve le syndrome néphrotique, la glomérulonéphrite, l’infection urinaire, l’hypertension artérielle, les malformations du rein de l’appareil urinaire et l’insuffisance rénale
Quelles sont les différentes formes d’insuffisance rénales que vous retrouvées lors de la prise en charge de vos patients (Les enfants) ?
Deux formes sont retrouvées. L’insuffisance rénale aiguë et l’insuffisance rénale chronique. Les causes de cette atteinte rénale aigue dans notre contexte sont dominées par le paludisme, les angines mal traitées, l’automédication. En moins de dix jours, on peut soigner l’enfant avec la récupération définitive de la fonction rénale. Mais cela nécessite des moyens médicamenteux et ou des dialyses en urgence. Prise en charge en retard, elle débouche sur l’insuffisance rénale chronique
L’insuffisance rénale chronique par contre se traduit par une atteinte irréversible et donc la survie de l’enfant ne dépend que de la dialyse à vie. La principale cause de cette insuffisance rénale chronique chez l’enfant est les malformations du rein et de l’appareil urinaire qui sont présente déjà pendant la grossesse et qu’on peut détecter par les échographies durant la grossesse
Combien d'enfants recevez-vous et combien de séances de dialyses réalise votre Unité par an ?
Nous avons 150 nouveaux cas par an de maladie rénale et avons en moyenne 1000 consultations par an. Quant au nombre de séances de dialyses, nous en réalisons 800 séances de dialyse par an. Le besoin de séances d’hémodialyse est croissant, mais nous sommes limités par le manque de matériel de travail. Il faut préciser que nous sommes le seul centre de prise en charge pédiatrique des maladies rénales en Côte d’Ivoire.
Les enfants que vous suivez, ont pu être guéris définitivement de cette pathologie ?
La première pathologie rénale de l’enfant est le SYNDROME NEPHROTIQUE qui a un taux de guérison de 80 % si bien pris en charge. Nous avons dans notre centre un taux de guérison de cette atteinte rénale aigue (anciennement insuffisance rénale aigue) de 90 % dans les conditions optimales de travail
Avez-vous les moyens de vos ambitions, malgré l'apport des Ong et des fondations ?
A côté de l’aide de l’état, Les Ong et les fondations nous apportent beaucoup dans la gestion de cette unité et dans le soutien aux parents pour la prise en charge couteuse des pathologies rénales. Malheureusement, ces soutiens n’arrivent pas à combler le grand déficit en médicaments et en plateau technique pour une prise en charge optimale
Récemment vous avez reçu un équipement de dialyse pour enfant de la part de la Fondation PORTEO. Pouvez-vous nous présenter cet appareil et son impact sur la prise en charge des enfants malades ?
La fondation PORTEO grâce à cet appareil (SYSMEX XN-350, qui est un analyseur automatique d’hématologie) nous permet de mieux diagnostiquer les anémies (une des complications de la maladie rénale chronique) de nos enfants et évite le déplacement des parents pour aller faire des examens loin du service de la néphrologie pédiatrique.
En dehors d'une prise en charge, le traitement des enfants malades est-elle à la portée des parents démunis et ça coute combien par an ?
La prise en charge des pathologies rénales est très coûteuse. A titre d’illustration, la séance d’hémodialyse est à 80 000 Fcfa ; En phase aigüe, le traitement est estimé à environ 500 mille pour essayer de sauver un enfant
A la phase chronique, la situation est irréversible, donc le traitement est à vie avec trois séances hebdomadaires de dialyse à vie sauf s’ils sont transplantés du rein. Le coût annuel est autour de 12 millions de Fcfa uniquement pour la séance de dialyse et en dehors des médicaments que l’enfant doit prendre quotidiennement et des examens de sang nécessaire au bon suivi de sa maladie, C’est pourquoi, nous souhaitons l’obtention d’une aide totale de l’Etat envers ces enfants.
Concrètent qu'attendez-vous du gouvernement et des donateurs ?
Nous souhaitons une subvention de l’hémodialyse pédiatrique ainsi que la couverture des besoins en médicaments de nos enfants. L’apport des Ong est indispensable pour nous appuyer dans la prise en charge (médicaments, plateau technique) qui doit être compte chez ces enfants en termes de soutien psychologique éducatif, soutient également aux parents
Il faut aussi penser à la scolarité des enfants en hémodialyse chronique pour éviter qu’ils aient une double peine (peine de la maladie, peine de l’absence de visibilité pour leur insertion sociale
Bamba Mafoumgbé, Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Légende photo : Légende photo : Dr Diarrassouba Gnénefoly(Directeur de l’unité pédiatrique du Chu de Yopougon) « Il faut aussi penser à la scolarité des enfants en hémodialyse chronique »
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