Prix garanti bord champ (campagne 2025-2026): CACAO 2800 Fcfa / KgCAFE 1700 Fcfa / Kg

vendredi 6 mars 2026
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Frontière Côte d’Ivoire–Burkina Faso- Le village de Difita (Téhini) attaqué par des hommes armés, 4 morts

mardi, 26 août 2025 17:58 Written by

Dans la nuit du dimanche 24 au lundi 25 août 2025, le village de Difita, situé dans le département de Téhini, près de la frontière avec le Burkina Faso, au nord de la Côte d’Ivoire, a été la cible d’une attaque menée par des individus armés non identifiés. Indique un communiqué rendu public par l’État-Major.
L’incursion s’est produite aux environs de 2 heures du matin et a particulièrement visé un hameau agricole situé à deux kilomètres de la frontière. Alerté, le commandement de la zone opérationnelle nord a rapidement dépêché des moyens aériens et terrestres pour porter secours aux populations. Mais à leur arrivée, les assaillants s’étaient déjà repliés.

Selon le bilan dressé par l’État-Major Général des Armées, « l’attaque a causé la mort de quatre paysans, tandis qu’un habitant est porté disparu. Une femme, grièvement brûlée, a été prise en charge par les services médicaux. Plusieurs cases ont été incendiées, du bétail emporté et des moyens de locomotion détruits ou volés. »
Dans ledit communiqué, l’armée ivoirienne a présenté ses condoléances aux familles endeuillées et a souhaité un prompt rétablissement aux blessés. Elle a également assuré que les recherches se poursuivent pour identifier les auteurs et comprendre les motivations de cet acte criminel.
Ayoko Mensah

11ème édition du Prix National d’Excellence CIE- 11 ans de célébration du mérite scolaire en Côte d’Ivoire

mardi, 26 août 2025 13:10 Written by

Fidèle à son engagement en faveur de l’éducation et du mérite scolaire, la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) a organisé la 11ème édition du Prix National d’Excellence du meilleur Élève, dont la grande finale qui a eu lieu le samedi 23 août 2025 à l’espace Latrille Event à Abidjan. Cette initiative qui honore les meilleurs élèves
Depuis 2015, le Prix national d’excellence CIE récompense les meilleurs élèves issus des examens à grand tirage. Cette distinction, devenue une tradition nationale, vise à encourager l’effort, la discipline et la persévérance. Elle illustre la volonté de la CIE de contribuer, aux côtés de l’État, à la promotion d’une jeunesse instruite et ambitieuse. Depuis son lancement, près de 513 élèves ont déjà été distingués. Ces lauréats, venus de toutes les régions de Côte d’Ivoire, incarnent la fierté de leurs villes, de leurs familles, et du pays tout entier. A l’occasion, le Directeur général de la CIE, Jean Christian TURKSON.
Il a dit toute sa joie de participer à cette cérémonie : la première en qualité de Dg. « Un honneur, d’abord, parce que cette rencontre s’inscrit dans une tradition noble : celle qui consiste à célébrer le mérite, le travail et l’excellence de notre jeunesse. Un plaisir ensuite, car elle nous rappelle qu’investir dans l’éducation, c’est préparer l’avenir de notre pays, et au-delà, celui de tout notre continent », a dit le Dg Jean Christian TURKSON. Qui a s félicité chaleureusement Kakou Dominique, aujourd’hui président de notre conseil d’administration, qui – en son temps, alors qu’il était Directeur général de la CIE a eu la vision de créer ce Prix. Il a également rendu un hommage à Ahmadou Bakayoko Directeur général sortant
« La CIE poursuivra et renforcera assurément cet engagement, car l’excellence scolaire est un investissement sûr, un capital humain inestimable. Notre ambition est claire : continuer à encourager, à inspirer et à accompagner les jeunes Ivoiriens sur le chemin de l’excellence. C’est pourquoi, au-delà du maintien de ce Prix, nous travaillons déjà à de nouvelles initiatives : des programmes de mentorat, un accompagnement pour l’orientation scolaire, ainsi que des opportunités de stage dans nos métiers. », a- t-il dit. Avant d’ajouter : « En récompensant les meilleurs élèves, nous voulons célébrer l’effort et encourager toute une génération à viser l’excellence. Depuis 11 ans, la CIE place la jeunesse et l’éducation au cœur de ses actions citoyennes. »
Depuis 2019, le Prix s’accompagne d’étapes régionales qui permettent de célébrer les lauréats dans leur environnement local, avant de les réunir pour la finale nationale. Cette démarche contribue à valoriser l’excellence dans toutes les régions du pays et à rapprocher la jeunesse ivoirienne de cette célébration du mérite. Après les escales de San Pedro, Man, Gagnoa, Abidjan, Abengourou, Dabou, Daloa, Yamoussoukro, Bouaké, Korhogo et Aboisso.
Un engagement constant de la CIE
Au-delà des prix et distinctions, la CIE réaffirme son rôle de partenaire engagé dans le développement humain et social, convaincue que l’éducation est l’un des piliers d’une Côte d’Ivoire prospère et durable.
La liste des meilleurs des meilleurs qui étaient à l’honneur, a été dévoilée.
Pour le primaire, C’est KACOU AMA MARIE REGINA de l’Epv Sainte Anne II de Cocody avec 166,81/170 a été classée première. Pendant qu’au premier cycle, TRAORE Clah Moayet Jessica Annabel qui a obtenu au Bepc332,3/360 du Collège Saint Viateur de Cocody a été classée première.
En ce qui concerne le second cycle, Dans la série B, c’est MEITE Ibrahim du Lycée technique de Cocody qui a obtenu 265/400 qui est arrivé en tête. Au titre du baccaleaut C, AKA N'ZORE PRINCE – EZECHIEL du Lycée scientifique de Yamoussoukro, ayant obtenu 374/400 qui a été primé. Aussi, au Bac E AKICHI ACHI YVES PATERNE du Lycée Technique de Cocody avec 330/480
Dans la catégorie de Bac F, c’est à SOUMAHORO YEYA ABDOULAYE du Lycée technique de Bouaké qu’est revenu la palme avec 362/480.Tout comme KOUASSI KOUAME MOISE du même établissement avec362/480. Pour fermer la boucle, au Bac G, DIOMANDE ALYDJOOU du Collège Privé technique Kdm Académie La Perfection de San Pedro a été classé premier avec 368/480
Bamba Mafoumgbé

 

 


Niakaramandougou/Santé rurale - 11 villages bénéficient d’un appui médical grâce à la Sodeci et à la Fondation Eranove

lundi, 25 août 2025 17:49 Written by

Dans le cadre de son engagement à améliorer la prise en charge sanitaire des populations, en particulier des femmes et des enfants, la Société de Distribution d’Eau de Côte d’Ivoire (Sodeci), en partenariat avec la Fondation Eranove, a remis un important lot d’équipements médicaux au Centre de Santé Rural (Csr) de Latokaha, situé dans le département de Niakaramandougou. D’une valeur de 6 500 000 FrancsFcfa, ce don vient renforcer le plateau technique du centre afin de permettre au personnel médical d’offrir des soins de meilleure qualité et de répondre plus efficacement aux besoins des patients.
Une remise officielle en présence des autorités
La cérémonie, organisée le jeudi 24 juillet 2025, a rassemblé autorités locales, représentants institutionnels et populations bénéficiaires. Plusieurs interventions ont été enregistrées. Il s’agit d’une part, de celle de M. KONE Mathurin, Vice-Président de la mutuelle de Latokaha et d’autre part, celle de M. Guy Marc AKA, secrétaire exécutif de la Fondation Eranove, qui a réaffirmé l’engagement de la Fondation à accompagner les structures sanitaires pour une meilleure prise en charge des patients.
Par ailleurs, M. FOFANA Daouda, sous-sirecteur audit, développement local et Reporting Rse, représentant le Directeur général a souligné que la Sodeci, entreprise citoyenne, s’engage dans des actions de mécénat et de responsabilité sociétale ayant un impact durable sur les communautés. Il a présenté ce don comme une illustration concrète de cette mission.
Quant à M. DJANGO Koffi, représentant le directeur départemental du district sanitaire de Niakara, a félicité les donateurs et invité l’équipe médicale à veiller à l’entretien rigoureux des équipements. La population de Latokaha, fortement mobilisée, a accueilli cette initiative avec enthousiasme et reconnaissance. C’était en présence de M. N'TE Stéphane, Sous-Préfet de Niakaramadougou,
Un don diversifié pour répondre aux besoins essentiels
D’une valeur de 6,5 millions de FCfa, le don comprend un ensemble d’équipements modernes permettant de renforcer la capacité opérationnelle du centre dans les domaines de la maternité, des soins primaires et de la gestion des urgences. Il s’agit entre autres, de tables d’accouchement et tables de consultation gynécologique et de lits d’hospitalisation avec matelas et berceaux pour bébés
Il est à noter qu’en plus des équipements offerts, le préau vaccinal du centre a été entièrement rénové, offrant désormais un cadre plus sûr et fonctionnel pour les campagnes de vaccination.Le centre de santé rural de Latokaha ne dessert pas uniquement le village hôte, mais également dix autres villages : Badoukaha, Songuikaha, Koitekaha, Youpetekaha, Bakarykaha, Sirikaha, Fouinankaha, Soincthinguinkaha, Sinkaha, et Kafine.
Bamba Mafoumgbé ( Sercom)

Vulgarisation de la Cmu dans le privé- La Dgcmu aux contacts des professionnels de la santé

dimanche, 24 août 2025 16:53 Written by

Dans le cadre de la mesure gouvernementale en faveur des personnes enrôlées à la Couverture maladie universelle (Cmu), des délégations de professionnels impliqués dans sa mise en œuvre, notamment l’Unppci et la Ligue des industriels pharmaceutiques de Côte d’Ivoire (Lipa), se sont réunies à la Direction Générale de la Cmu (Dgcmu) pour faire le point sur la situation.
Selon les services de la Dgcmu, les pharmaciens ont indiqué un faible impact initial de la mesure dans leurs officines et ont exprimé le souhait que les prescripteurs utilisent davantage les bons Cmu. Ils se sont par ailleurs engagés à renforcer la promotion de la Cmu auprès de leurs clients. De son côté, la Lipa a souhaité mieux comprendre le fonctionnement de la Cmu, notamment le dispositif de complémentaire avec la Mutuelle générale des fonctionnaires de Côte d’Ivoire (Mugef-CI). La mise en œuvre suggéré aux pharmaciens de décentraliser leurs activités en ouvrant des dépôts de médicaments dans les grands villages
En réponse à ces échanges, Mme la Directrice générale de la Cmu a rappelé que le bénéfice de la Cmu concernant la mise en œuvre suggéré aux pharmaciens de décentraliser leurs activités en ouvrant des dépôts de médicaments dans les grands villages, en les approvisionnant avec des produits pris en charge par la Cmu. Elle a rappelé que durant la période de mise en œuvre le bénéfice de la Cmu est entièrement subventionné en milieu rural. En ce qui concernant la Lipa, elle a précisé le système de complémentaire, soulignant les avantages que ce dispositif pourra leur apporter. Ces différentes rencontres montrent l’engagement des professionnels du médicament dans la mise en œuvre de la Cmu.

Ayoko Mensah

Sécurité alimentaire/pour mieux conserver le poisson - Les mareyeuses équipées de mallettes professionnelles des glacières et machines à glace

dimanche, 24 août 2025 16:03 Written by


Des mallettes professionnelles poissonnières, des glacières et des machines à glace ont été remises aux mareyeuses de Côte d’Ivoire, samedi 23 août 2025, à Abengourou, dans le but de renforcer la chaîne de froid et d’améliorer la qualité de la conservation du poisson. L’information est rapportée par le correspondant local de l’Aip.
Selon le confrère, le matériel a été officiellement remis par le président du conseil d’administration (Pca) de l’interprofession aquacole, Maurice Sawadogo à la présidente nationale des mareyeuses, N’Zué Amoin Caroline épouse N’Guessan Bi, lors d’une cérémonie à l’hôtel de ville d’Abengourou en présence du maire Hervé Patrick Adom.
Ce don est composé de 22 mallettes professionnelles poissonnières, 15 glacières, 50 tabliers poissonniers, 50 bassines, 18 planches à découper, 50 paires de bottes, 44 paires de gants, deux machines à glace et 18 balances. Le tout est estimé à 50 millions de francs Cfa et destiné à 30 bénéficiaires venus de Bouaké, Abengourou, Gagnoa, Daloa et Soubré.

Le Président Maurice Sawadogo, de l’interprofession a précisé que cette initiative s’inscrit dans le cadre du Programme d’appui à la gestion durable des ressources halieutiques (PAGEDRAH), en collaboration avec l’Union européenne.

Elle fait suite à une formation sur les techniques de vente et de conservation du poisson. C’est à l’issue de cette formation que le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, a décidé d’équiper les mareyeuses de matériels modernes, en vue de moderniser la chaîne du froid et d’améliorer la conservation du poisson.

La présidente des mareyeurs, Mme N’Zué Caroline, a salué cette initiative qui met fin aux difficultés de conservation rencontrées par les mareyeuses, autrefois contraintes d’utiliser des paniers et des bassines peu adaptées pour aller chercher le poisson en bord champ auprès des pisciculteurs.
Ayoko Mensah

Plateforme d’échanges et de coordination sur la gestion des espaces frontaliers en Afrique de l’Ouest - Konaté Diakalidia désigné secrétaire exécutif

vendredi, 22 août 2025 14:11 Written by

Les 21 et 22 août 2025, s’est tenue à l’Hôtel Azalaï de Cotonou, République du Bénin, la réunion annuelle de la Plateforme d’échanges et de coordination sur la gestion des espaces frontaliers en Afrique de l’Ouest (PECoGEF).
.Selon une note à la presse, cette rencontre s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération régionale en matière de gouvernance frontalière.
Aussi, la source ajoute que la réunion a enregistré la présence des représentants des structures nationales en charge de la gestion des frontières du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, de la Gambie, du Ghana, de la Guinée-Bissau, du Niger, du Nigeria, de la Sierra Leone, du Sénégal et du Togo.

Y ont également pris part les représentants de l’Union Africaine et de la GIZ/PFUA et des personnes ressources.
La cérémonie d’ouverture a été ponctuée par l’allocution du Docteur Youssouf Adams, Directeur Général de l’Agence Béninoise de Gestion Intégrée des Espaces Frontaliers (ABeGIEF), représentant le Président sortant de la PECoGEF, le Docteur Marcel Ayité BAGLO.
Cette intervention a rappelé les enjeux stratégiques de la plateforme et réaffirmé l’engagement du Bénin en faveur d’une gouvernance frontalière concertée et durable.

Le Docteur Youssouf Adam, Directeur général de l’agence béninoise de gestion intégrée des espaces frontaliers (ABeGIEF), représentant le président sortant de la PECoGEF, a souhaité la bienvenue aux délégations participantes. Il a invité l’assemblée à observer une minute de silence en hommage aux illustres défenseurs de la coopération transfrontalière récemment disparus.

Dans son intervention, il a salué l’engagement constant des responsables des structures nationales de gestion des frontières, soulignant leur disponibilité à échanger et à réfléchir collectivement sur les enjeux liés à la gouvernance frontalière dans une approche intégrée. Il a exprimé sa reconnaissance à la Commission de l’Union Africaine pour son accompagnement à travers le Programme frontière de l’Union africaine (Pfua).
Insistant sur le rôle central de l’intégration régionale dans le développement des États africains, il a appelé à une synergie renforcée entre les structures nationales en charge des frontières. Il a exhorté ses pairs à saisir l’opportunité de cette rencontre pour impulser une nouvelle dynamique à la PECoGEF, notamment par l’actualisation des textes fondamentaux et le renouvellement des instances dirigeantes, afin de répondre de manière efficiente et pérenne aux défis croissants dans les espaces frontaliers partagés. Pour clore ses propos, il a réitéré les remerciements des structures nationales à la coopération allemande, représentée par la GIZ/PFUA, pour son appui technique et financier soutenu aux initiatives de gouvernance frontalière.
À l’issue de l’allocution d’ouverture, les travaux se sont poursuivis en séance plénière. M. Abdramane COULIBALY, Coordonnateur technique chargé des études, de la stratégie, de la planification et de la documentation au secrétariat exécutif de la Commission nationale des frontières de la Côte d’Ivoire, et membre du Comité ad hoc chargé de la révision des textes fondateurs de la PECoGEF, a présenté au nom dudit Comité, présidé par le Docteur Youssouf Adams, la synthèse des travaux menés.
Les propositions d’amendement ont porté sur la définition et la qualité des membres de la plateforme, la durée des mandats des organes dirigeants, la composition du Conseil directoire et du Comité exécutif. Les versions amendées des textes seront transmises aux membres pour validation et adoption selon les procédures en vigueur.
Les membres du Comité ad hoc ont recommandé que la révision des textes fondamentaux de la PECoGEF soit poursuivie par les nouvelles instances dirigeantes, afin d’assurer leur mise à jour complète et leur adaptation aux enjeux actuels de la gouvernance frontalière.
Conformément aux dispositions en vigueur, les membres ont procédé au renouvellement des organes de gouvernance de la plateforme.
À la quasi-unanimité, la présidence du Conseil directoire a été confiée au responsable en charge des frontières de la République de Sierra Leone. La vice-présidence est revenue au responsable en charge des frontières de la République du Mali.
Le Comité exécutif à la Côte d’Ivoire

En ce qui concerne le Comité exécutif, à la quasi-majorité des membres, le poste de Secrétaire exécutif est revenu au responsable en charge des frontières de la République de Côte d’Ivoire, le poste de Premier secrétaire exécutif Adjoint, au responsable en charge des frontières de la République du Ghana et le poste deuxième secrétaire exécutif adjoint au responsable en charge des frontières de la République du Bénin.
M. Francis Langumba Keili, coordonnateur de la Sécurité Nationale de la République de Sierra Leone, nouvellement désigné président du Conseil directoire, a exprimé sa profonde gratitude aux membres de la PECoGEF pour la confiance accordée à son pays. Il a réaffirmé son engagement à œuvrer pour le repositionnement stratégique de la plateforme, saluant son rôle fondamental dans la coopération frontalière régionale. Il a appelé à une mobilisation collective des États membres, soulignant que la réussite de la mission assignée à la PECoGEF dépendra de l’implication active de tous. Il a encouragé les pays disposant d’une avance en matière de gouvernance frontalière à accompagner ceux qui intègrent récemment le Programme Frontière de l’Union Africaine. Enfin, il a rappelé le devoir des acteurs de faire des zones frontalières des espaces d’intégration, de solidarité et de développement, où les conditions de vie des populations sont significativement améliorées

Pour sa part, Diakalidia KONATE, Secrétaire exécutif de la Commission nationale des frontières de la République de Côte d’Ivoire, a exprimé sa reconnaissance aux États membres pour leur confiance renouvelée. Il a salué les efforts de l’équipe sortante et réaffirmé le rôle stratégique de la PECoGEF dans la promotion de l’intégration régionale. Face aux défis persistants (insécurité, criminalité transfrontalière, crises humanitaires, faible connectivité et déficit infrastructurel), il a plaidé pour une action concertée des États membres, un appui renforcé des partenaires techniques et financiers, et une écoute attentive des communautés frontalières. Il a placé son mandat sous le signe de l’efficacité, de la solidarité et de la transformation des frontières en espaces de paix et de prospérité partagée.
Les États membres ont ensuite tenu des séances de travail bilatérales et multilatérales consacrées à la planification des activités de la PECoGEF pour la période 2025–2027. Les résultats de ces travaux ont été présentés en séance plénière et annexés au présent communiqué. ( Voir encadré)
Bamba Mafoumgbé
Légende : Les participants aux travaux d de Cotonou

Encadré : Des recommandations fortes à l’endroit de l’Union africaine
À l’issue des travaux, les participants ont formulé les recommandations plusieurs recommandations.
Citons l’endroit de l’Union africaine, la reconnaissance institutionnelle et intégration stratégique. Inscrire la PECoGEF comme plateforme régionale officielle dans le dispositif du Programme Frontière de l’Union Africaine (PFUA) en Afrique de l’Ouest ;
Intégrer les résultats et recommandations de la PECoGEF dans les politiques continentales de paix, sécurité et développement territorial.

• Appui technique et financier durable
- Mobiliser des ressources spécifiques pour soutenir les activités de la PECoGEF, notamment dans les zones frontalières à haut risque ;
- Faciliter l’accès aux fonds africains dédiés à la stabilisation, à la résilience et à l’intégration des espaces frontaliers.

• 3. Harmonisation des cadres juridiques et opérationnels
- Promouvoir l’harmonisation des procédures administratives, douanières et sanitaires relatifs à la gestion des frontières pour faciliter la libre circulation des personnes et des biens et faciliter le commerce.
- Encourager la mise en place de mécanismes continentaux de résolution des conflits frontaliers.

• Valorisation des bonnes pratiques régionales
- Soutenir la capitalisation et la diffusion des expériences locales issues des Organismes de Coopération Transfrontalière (OCT), Plans Locaux de Sécurité, et initiatives communautaires ;
- Favoriser l’essaimage des modèles de coopération transfrontalière réussis dans d’autres régions du continent.

• Renforcement des capacités et formation
- Appuyer la création d’un programme continental de formation sur la gouvernance frontalière ;
- Encourager les échanges interrégionaux entre praticiens de la gestion frontalière.

À l’endroit des États

• Mobilisation des ressources et financement durable
- Allouer des budgets spécifiques à la coopération frontalière dans les lois de finances nationales ;
- Faciliter l’accès aux financements régionaux et internationaux en appui aux projets transfrontaliers.

• Renforcement des capacités locales et communautaires
- Former les acteurs locaux (collectivités, forces de sécurité, société civile) à la gestion concertée des frontières ;
- Soutenir les initiatives communautaires de paix, de développement et de prévention des conflits.
- Adopter des protocoles communs pour la gestion des crises, la sécurité et la mobilité dans les zones frontalières ;
- Accompagner la mise en place des organismes de coopération transfrontalière

• Engagement diplomatique et politique
- Promouvoir une diplomatie frontalière proactive, fondée sur le dialogue, la prévention et la coopération ;
- Soutenir les résolutions issues de la PECoGEF auprès des instances régionales et continentales.

A l’endroit de la nouvelle équipe dirigeante de la PECoGEF

• Leadership stratégique et crédibilité régionale :
- Fédérer les États membres autour d’un agenda commun, en valorisant les intérêts partagés et les synergies régionales ;
- Affirmer de manière claire la vocation régionale de la PECoGEF auprès des organisations régionales et continentales comme plateforme de coordination, de dialogue et d’action en matière de gouvernance frontalière en Afrique de l’Ouest ;

• Redynamisation pour une nouvelle impulsion :
- Poursuivre la révision des textes fondamentaux de la PECoGEEF et les faire adopter par les Etats membres au cours d’une Assemblée Générale Extraordinaire dans un délai maximum de six (6) mois.

• Développement d’une stratégie de mobilisation des ressources
- Identifier des partenaires techniques et financiers alignés avec les objectifs de la PECOGEF ;
- Élaborer des programmes/projets et des plans d’action pluriannuels pour garantir la pérennité.

• Renforcement des capacités et développement d’une expertise régionale
- Former les équipes sur les enjeux de gouvernance frontalière, de diplomatie territoriale et de gestion de crise ;
- Créer un vivier d’experts régionaux mobilisables pour les missions techniques et les appuis ponctuels.

• Valorisation des acquis et capitalisation des bonnes pratiques
- Documenter les expériences réussies (institutionnalisation, GLCT, sécurité concertée, etc.).
- Diffuser les outils, guides et méthodologies développés par la PECOGEF auprès des États et partenaires.
-
- Fait le 22 août 2025 à Cotonou, République du Bénin, en texte français, anglais et portugais, les trois textes faisant également foi.
- Source : Cnfci

LE PASSE AU PRESENT - Ma tendre enfance

vendredi, 22 août 2025 06:39 Written by


Vendredi 22 Août 2025

AH LA VIE

Le temps béni des insouciantes années

Il y a des souvenirs qui s'accrochent au cœur comme des lianes robustes, des moments qui définissent l'essence de ce que nous sommes devenus. Ces instants, gravés dans la mémoire, remontent à l'époque où le monde était un terrain de jeu infini, depuis les bancs de l'école primaire jusqu'aux portes du lycée.
C'était le temps des amitiés réelles, pures, sans le moindre calcul. On se choisissait pour un rire, pour une complicité, pour une aventure partagée. On n'avait pas besoin de grands serments, juste d'une confiance inébranlable et de cœurs ouverts.

La symphonie de la pluie

Qui se souvient des parties de foot improvisées, les pieds nus dans la boue, le vent et la pluie nous servant de public et d'adversaires ?
Jouer sous la pluie, c'était défier les éléments, transformer un déluge en une symphonie de rires et d'éclaboussures. Chaque goutte d'eau était une bénédiction, chaque glissade un fou rire.

Les repas de l'amitié

Nos maisons étaient des extensions de nos cours de récréation. On mangeait chez les uns et les autres comme si c'était la chose la plus naturelle du monde. Un plat de riz ici, quelques beignets là, partagés avec une faim insatiable et un bonheur simple. Les parents n'étaient pas des gardiens, mais des complices silencieux de nos escapades gourmandes.
À la maison, les repas étaient un rituel sacré. On mangeait par terre, tous ensemble, autour du plat. Et gare aux absents ! Ne pas être là, c'était risquer de rater sa part, mais surtout de manquer un moment de communion, de blagues et d'histoires. C'était l'apprentissage de la solidarité et du partage dès le plus jeune âge.

La leçon du foutou banane

Il y avait aussi des règles non écrites, mais que chacun connaissait. Si tu ne pilais pas la banane, tu n'avais pas droit au foutou banane.
Chacun sa tâche, chacun son rôle pour que le festin soit complet. C'était la valorisation de l'effort collectif et de la contribution individuelle.

La chicote du maître

Et puis, il y avait cette "chicote du maître". Non pas une punition cruelle, mais un rappel ferme, parfois un peu piquant, qui nous poussait à apprendre d'avance nos leçons. Une méthode d'une autre époque, certes, mais qui, étrangement, a ancré en nous la rigueur et le respect du savoir. Elle nous a appris que l'effort précède la récompense, que la discipline est une forme d'amour, celle qui forge le caractère.

El Hadj HAROUNA KOLOGO
Sénateur JCI
4ème Adjoint au Maire de Bouafle
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LE PASSE AU PRESENT /Ah la VIE- Le jardin des secrets de notre enfance

jeudi, 21 août 2025 20:14 Written by


L'odeur de la terre mouillée après la pluie, le goût sucré des mangues, le son lointain du ballon qui rebondit sur le sol en poussière… Ces souvenirs sont les nôtres, les nôtres seulement. C'est le jardin secret de notre enfance.
Je me souviens de ces moments.
De ces longs après-midi sous le manguier, où on se racontait les aventures des héros de nos jeux.
C'était un temps où les secrets étaient des trésors, où une confidence valait de l'or. On se faisait des promesses, en se serrant la main, que rien ni personne ne pourrait briser ce lien.
On pouvait mourir avec un secret, car l'amitié était sacrée. À l'époque, à peine une confidence faite, elle ne se retrouvait pas sur la place publique. Le mot "amitié" avait un sens, une valeur, une profondeur.
Aujourd'hui, il ne veut plus dire grand-chose.

Mustafa, le gardien du village

Moi, Mustafa, le gardien des secrets, j'ai grandi et vécu au village. Là-bas, rien n'était fait au hasard. Chaque mot, chaque geste, chaque instant avait son importance. La parole donnée a toujours été sacrée, on ne pouvait en aucun cas la trahir. On préférait mourir que de trahir une personne ou un secret. L'amitié, quant à elle, était un pacte, un lien si profond qu'il était lié par des sons et des images invisibles, par la force des fleuves qui coulent sans jamais s'arrêter. J'ai cru, plus que quiconque, en la puissance de ces liens.

Je me suis battu pour faire de certains des personnalités respectables et importantes.
J'ai investi du temps, de l'énergie, de la confiance en eux, croyant qu'ils la méritaient. Mais ils avaient un autre agenda.
Leur but était de me nuire auprès de mes amis, de mes connaissances. Ils ont parlé dans mon dos, me dépeignant sous un mauvais jour, sans se douter que le lien qui m'unit à certains de mes proches est plus fort que le sang. Ces vrais amis, ceux sur qui je peux compter, m'ont tout raconté. Et j'ai découvert la vérité, non pas par hasard, mais par loyauté.
Ceux qui m'ont trahi m'ont rendu ridicule, mal vu, sans même que je le sache. Ils ont continué à m'écouter, à m'approcher. Ils pensaient avoir gagné.
Mais en réalité, ils ont montré leur vraie nature et, désormais, tout le monde sait qui ils sont.

Un monde qui a changé
Aujourd'hui, le monde nous a éloignés. Nous avons des carrières, des familles, des responsabilités.
Nous nous retrouvons sur les réseaux sociaux, nous échangeons des messages, des appels.
Mais ce n'est pas la même chose.

Hier, j'étais si puissant qu'il était difficile de m'alerter. Pour moi, tous ceux qui m'appelaient ne voulaient que me solliciter. J'avais du temps pour mes nouveaux amis, pensant qu'ils me méritaient plus. Je disais que nous étions "du même plumage", et pourtant, mes amis d'enfance, ceux avec qui j'ai grandi, ne voulaient que ma présence. Ils voulaient que je sache qu'ils me portaient dans leurs cœurs, qu'ils priaient pour moi. J'ai même eu à dire à certains que j'étais si fort que rien ne pouvait m'arriver.

Les privilèges de ma position me permettaient de tout savoir, tout contrôler. Mais j'ai oublié que tout n'est pas formel ni factuel, que le monde est codé et que le décodage n'appartient pas forcément à une classe sociale.
La vérité, parfois, se trouve dans l'inattendu :
le vigile peut sauver le maître.

La confiance est devenue un luxe, une denrée rare. On se méfie, on pèse chaque mot, on calcule chaque geste. Les secrets ne sont plus des trésors, mais des bombes à retardement.

Leçons de vie

Et aujourd'hui, après avoir payé le prix, je me sens le devoir de vous dire ceci, à toi mon frère, à toi ma sœur :
*Ne fais jamais confiance à*…
…celui qui parle des autres lorsqu'ils ne sont pas présents. S'il le fait avec d'autres, il le fera avec toi.

…celui qui trahit le secret de quelqu'un. Un secret est une arme. Si on la retourne contre un autre, on la retournera contre toi.

…celui qui te cherche que lorsqu'il a besoin de quelque chose. Il ne voit pas la personne, seulement l'outil.

…celui qui dit une chose et en fait une autre. Ses paroles sont des sables mouvants, et tu ne peux pas y construire ton monde.

…celui qui se moque ou minimise tes problèmes. Il te ferme la porte alors que tu as besoin d'une épaule sur laquelle t'appuyer.
…celui qui ne reconnaît jamais ses erreurs. Il ne changera jamais et ne mérite pas ta loyauté.

Je me souviens de cette époque où, ensemble, nous avions notre monde à nous, où nous étions tous des héros. Et je me dis que même si le temps a fait son œuvre, les souvenirs sont là. Ils sont une boussole qui nous guide. Ce que nous avons construit, personne ne pourra nous l'enlever. Parce que nos amitiés sont une preuve vivante que la confiance est un jardin qui se cultive ensemble. Et alors, parfois, quand je ferme les yeux, je suis de retour sous ce manguier. J'entends le rire de mes amis, je sens la douceur de l'air après la pluie. Et je sais que rien de tout cela n'est perdu. C'est simplement un trésor que l'on garde précieusement, quelque part dans ce jardin secret.

El Hadj HAROUNA KOLOGO
Sénateur JCI
4ème Adjoint au Maire de Bouafle

Korhogo/Coulibaly NON KARNA aux assistants du PA-Psgouv- « Le développement ne se décrète pas, il doit être partagé avec les populations »

mercredi, 20 août 2025 10:31 Written by


Le Projet d’appui au Programme social du gouvernement (PA-Psgouv) franchit une nouvelle étape dans sa mise en œuvre avec le renforcement des compétences numériques de ses équipes. Le Coordonnateur général, Non Karna Coulibaly, a procédé, le mardi 19 août 2025, à Korhogo, à l’ouverture d’un atelier de formation consacré aux assistants en suivi-évaluation de la mission du cabinet d’Information, d’Éducation et de Communication (IEC). Cette session a pour objectif de doter les participants de compétences dans la gestion numérique de leurs bases de données, à travers l’outil Kobocollect. L’information est rapportée par fratmat.info
Selon, le confrère, avec la maîtrise de Kobocollect, les assistants en suivi-évaluation pourront désormais s’approprier le processus de digitalisation des indicateurs. Cet outil moderne permet non seulement de collecter les données avec plus de rapidité, mais aussi de mieux gérer et exploiter les informations issues du terrain. Il s’agit d’un pas important vers une plus grande transparence et une meilleure efficacité dans le suivi des projets sociaux.

Au cours de la cérémonie d’ouverture, Non Karna Coulibaly a rappelé la mission essentielle du cabinet IEC : être l’interface entre les populations et les projets du gouvernement. « La mission du cabinet IEC consiste à interagir avec les bénéficiaires, à les sensibiliser sur l’importance des projets, afin qu’ils se les approprient et en garantissent la pérennité », a-t-il indiqué.
Dix mois après le démarrage du PA-Psgouv, le Coordonnateur général a souligné que les résultats sont perceptibles grâce aux actions de proximité menées par la mission IEC. « Nous avons reçu des retours très positifs concernant les activités et leur impact significatif sur les populations », s’est-il réjoui.

De l’avis de M. Coulibaly, le Psgouv se distingue par trois caractéristiques majeures : il agit comme un intensificateur, en multipliant les effets des actions sociales ; un accélérateur, en raccourcissant les délais de mise en œuvre ; et enfin un outil de bonne gouvernance, en renforçant la transparence et la redevabilité dans l’action publique. « Le développement ne se décrète pas, il doit être partagé avec les populations », a-t-il insisté.
Une meilleure appropriation des projets
Pour sa part, Aboulaye Bado, directeur de mission du cabinet IEC, a salué cette initiative de renforcement de capacités. Selon lui, la formation permettra aux assistants de mener un suivi rigoureux et méthodique des activités, d’en mesurer les résultats et d’évaluer les impacts réels sur le terrain. Il a rappelé que la mission IEC intervient dans 17 régions du pays, ce qui confère à ses activités une portée nationale significative.

A noter que la campagne IEC s’inscrit dans une dynamique d’accompagnement du PA-Psgouv, en renforçant la visibilité des actions entreprises et en assurant la mobilisation sociale autour des projets
Ayoko Mensah

Reportage/Autonomisation de la femme- Dans le quotidien de « Liquidez- liquidez » ; une femme battante

mardi, 19 août 2025 20:11 Written by


Comme de nombreuses lèves tôt d’Abidjan, Koné Epouse Camara, est une commerçante ambulante, qui parcourt chaque jour, plusieurs kilomètres à la marche, pour vendre ses marchandises et se faire de l’argent, en vue subvenir aux besoins de sa petite famille. Reportage...
Il est 7heures 05 mn, ce mercredi 16 Juillet 2025. A l’Est, le soleil, lentement reprend sa course quotidienne. Nous sommes au sous-quartier Adama Sanogo d’Abobo- Dokoui. Comme d’habitude, alors que des travailleurs sont en route pour le boulot, une voix féminine commence à déchirer mélodieusement l’air. « Liquidez, liquidez, liquidez héeeee… » : Il s’agit de la voix d’une brave dame : Koné M. Épouse Camara, vendeuse ambulante d’ustensiles de ménage faites en plastique. Chaque matin, depuis le sous quartier Kenedy, dans la commune populeuse d’Abobo, en beau ou mauvais temps, Madame Koné, épouse Camara, parcourt à la marche et à pas forcés, une ruelle bien fixée, jusqu’au quartier chic d’Angré, pour écouler ses articles, superposés sur la tête et accrochés aux bras.
Pendant que le temps s’égrène, la voie qui se fait persistance comme d’ordinaire, se rapproche de notre lieu d’habitation.
A la lisière du groupe scolaire Aboboté- Annexe.
Sur la sa tête, « Liquidez- Liquidez » porte à l’équilibre comme un sommelier, un lot de cuvettes en plastique comme indiqué plus haut. C’est comme ça régulièrement depuis une plus d’une dizaine d’années, voire juste avant et après la crise post- électorale née du deuxième tour de la présidentielle de 2010, que  cette brave commerçante ne manquait pas d’arpenter les ruelles du quartier, pour écouler sa marchandise.
Malheureusement, le temps de l’aborder ce matin - là, telle une goutte d’eau sur une feuille de Tarot, la brave vendeuse, nous file entre les doigts et nous remettons ça.
Ce lundi 28 Juillet 2025, alors qu’il est 06 heures du matin, nous prenons nos dispositions, pour ne pas rater l’occasion. Nous prenons alors soins, de nous percher au balcon de notre appartement, pour mieux faire des prises de vue, pour illustrer notre reportage. A peine, nous avons fini de fixer des images d’elle en mouvement, que la silhouette de notre Léthagonin(femme battant en Gouro), a quasiment disparu dans une des voies qui ceinture, l’Epp Aboboté- Annexe.
Au fur et à mesure que sa voix s’éloignait de nous, nous nous mettons en branle, pour aller la retrouver et la voir de plus près. C’est fait ! Nous l’avons retrouvé devant une vendeuse de Lafri chaud, ( Riz gras en Malinké, accompagné de pate de Soumbara et d’Oignon à l’huile. C’est dans ce restaurant de fortune, tenu par une autre réveille tôt, non loin de la pharmacie « Quatre saison », que Dame Camara prend des forces comme bien de jeunes mécaniciens du quartier dont le garage se trouve juste à côté.
Dans la peau d’un acheteur…
Dans la peau d’un acheteur occasionnel, nous décidons pour l’appâter, d' acheter quelques articles. Et leur tour est joué.  Après un petit flot de Salamalek en Malinké ; « Liquidez- Liquidez », pardon M. Koné Epouse Camara, la cinquantaine bien sonnée, teint claire, cheveux nattés à la villageoise avec une forte corpulence et poitrine forte, commence à nous vendre ses articles, en se spongeant  le visage avec sa coussinière. Qui, à la vérité est un vieux morceau de pagne qui visiblement a traversé le temps.
A travers un style dont elle a seule le secret, Liquidez- Liquidez, commence à vendre ses articles. « Un a deux mille, trois à 5 mille. Si vous voulez ce modèle, lui c’est à 5 mille l’unité. Pour gagner un peu et supporter les charges de transport, j’essai sur chaque article, de mettre un peu. C’est avec ça que j’arrive assurer les frais de scolarité de mes enfants et venir en aide à mon marie. », nous apprend notre vendeuse ambulante. Au fil de la conversation, la confiance s’installe et elle réussit à nous vendre rapidement deux bassines.
Sa recette journalière et son appel à l’aide
Ce n’est pas facile mais, elle s’en sort bien. Elle nous apprend avec fierté : « Par jour, je peux vendre pour dix mille. En plus de ce que je gagne sur ma table placée devant ma porte à Abobo- Kenedy. Quand ça commence à finir, je vais m’approvisionner chez mon fournisseur au Forum d’Adjamé. C’est moins cher par rapport à nos sœurs qui vendent au marché et qui payent des droits à la mairie. Nous par contre quand les collecteurs de taxes de la mairie nous attrapent, nous leur payons parfois 2000Fcfa et ils nous laissent continuer ce petit commerce qui nous permettent de soutenir la famille et faire face aux différentes charges de la maison aux côtés de M. Camara et nos cinq enfants dont trois vont à l’école. La première a eu le Bepc cette année. », dit-elle avec fierté.
Avant de préciser que chaque jour, sauf les vendredis, elle va jusqu’ à Aguien, dans la commune de Cocody, à la marche, pour écouler ses articles. Car, révèle-t-elle, « si tu emprunte un véhicule, personne ne va te voir et tu ne pourras rien vendre de consistant. Après la randonnée, je retourne à la maison, après avoir fait mes emplettes pour la cuisine du soir. »
Le rêve de Koné, épouse Camara, est d’avoir du soutien pour consolider son fonds de commerce, s’approvisionner régulièrement et obtenir un magasin pour être plus autonome. Mais aussi et surtout bien suivre l’éducation de ses enfants.
Malgré sa détermination, « Liquidez-liquidez », à force de marcher parfois sous le soleil et la pluie, est souvent malade. « Pour faire face au paludisme et les grippes fréquentes, je suis obligée de puiser dans mon petit fonds de commerce. J’ai besoin d’aide », conclue -t-elle.
Bamba Mafoumgbé,Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Légende photo :Madame Koné, épouse Camara : «J’ai besoin d’aide… » Ph : B.M)

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