📢 Prix garanti bord champ (campagne 2025-2026) : 🌱 CACAO 1200 Fcfa / Kg ☕ CAFÉ 1300 Fcfa / Kg
mardi 15 septembre 2026
sys bannière
Finances Publiques
Culture

Culture (100)

Festival des Grillades d’Abidjan 2026 - La SODECI renforce sa proximité avec ses clients

vendredi, 11 septembre 2026 09:57 Written by Admin


À l’occasion de la 19ᵉ édition du Festival des Grillades d’Abidjan, tenue les 5 et 6 septembre 2026 au Palais de la Culture de Treichville, la Société de distribution d’eau de Côte d’Ivoire (SODECI) a marqué sa présence à travers un stand dédié à l’information et à l’accompagnement de ses clients.
Pour ces deux jours de festivités, la direction marketing et relations clients (Dmrc) de la SODECI, épaulée par la Direction de la communication externe et de la marque, a animé un espace d’échanges destiné à rapprocher davantage l’entreprise de ses usagers dans un cadre convivial et accessible.
Un stand au service de l’expérience client
Au-delà de sa dimension festive, la participation de la SODECI au Festival des grillades d’Abidjan a constitué une véritable opportunité de proximité et d’interaction avec les clients.
Les visiteurs étaient notamment invités à se rendre sur le stand de l’entreprise pour découvrir et mieux utiliser les différents services digitaux proposés par la SODECI.
Parmi les principales informations mises en avant figurait la possibilité de suivre sa consommation d’eau en direct à travers l’application SODECI en ligne, mais également de mettre à jour ses informations client et de mieux comprendre sa facture en ligne.
Cette présence a ainsi permis aux équipes de la Dmrc et de la Communication d’apporter des réponses aux préoccupations des visiteurs, tout en les sensibilisant aux outils permettant de faciliter leurs démarches avec la SODECI.
La digitalisation au cœur de la relation client
À travers cette animation, la SODECI a également mis en lumière les évolutions de sa relation avec ses clients, notamment à travers la digitalisation des services.
L’objectif est de permettre aux usagers de disposer d’informations plus facilement et d’effectuer certaines démarches de manière plus simple, rapide et autonome.
La participation au Festival des Grillades d’Abidjan s’inscrit ainsi dans une démarche plus large visant à placer le client au cœur des priorités de la SODECI, en favorisant l’écoute, l’information et l’amélioration continue de son expérience.
Une présence qui conjugue proximité et convivialité
Rendez-vous majeur de la vie culturelle et gastronomique ivoirienne, le Festival des Grillades d’Abidjan a offert à la SODECI un cadre particulièrement propice pour aller à la rencontre de ses clients.
Durant les deux journées, le stand SODECI a ainsi constitué un point de contact entre l’entreprise et les visiteurs, dans une atmosphère à la fois festive et conviviale.
À travers cette initiative portée par la Dmrc, avec l’appui de la Direction de la ommuncication externe et de la marque, la SODECI confirme sa volonté de maintenir une relation de proximité avec ses clients, tout en faisant connaître les solutions et services qui contribuent à faciliter leur quotidien.
La participation de la SODECI à cette 19ᵉ édition traduit ainsi une ambition claire : être présente là où sont ses clients, les écouter, les informer et les accompagner au plus près de leurs besoins
B. M

Taxe sur la Publicité - Trois résolutions pour renforcer le financement des médias

mercredi, 19 août 2026 09:21 Written by Admin

Optimiser la mobilisation de la Taxe sur la Publicité (TSP), prendre en compte les nouveaux médias et la publicité digitale, et instaurer un cadre permanent de collaboration entre les parties prenantes. Telles sont les résolutions majeures adoptées à l’issue de l’atelier consacré à l'optimisation de la mobilisation de la TSP organisé du 12 au 14 août à Grand-Bassam par l’Agence de Soutien et de Développement des Médias (ASDM).

La rencontre a réuni des représentants des ministères de la Communication et de l’Économie, des Finances et du Budget, de l’Administration fiscale, du Trésor, ainsi que des professionnels des médias et de la publicité.

Ces résolutions visent à parvenir à une mobilisation optimale de la TSP au profit de l’ASDM, afin d’assurer un rythme d’accompagnement régulier des médias par l’Agence. En 2024, la TSP a permis de mobiliser 1,074 milliard de FCFA, soit un taux de 56,74 %. De 2022 à août 2026, seulement 2,384 milliards de FCFA ont été effectivement recouvrés et affectés à l’ASDM, alors que l’Agence compte sur près de 7 milliards de FCFA issus de cette taxe pour financer son Plan stratégique 2024-2026.

À l’ouverture des travaux, le ministre de la Communication, Amadou Coulibaly, avait souligné la nécessité d’améliorer à la fois le recouvrement et le reversement de la taxe. Il avait notamment proposé la mise en place d’un mécanisme de contrôle digitalisé permettant de croiser les déclarations des entreprises assujetties, les encaissements du Trésor et les reversements à l’ASDM, afin de détecter les écarts et de prévenir les pertes de recettes.

Le ministre avait également appelé à élargir la réflexion aux nouvelles réalités du marché publicitaire, notamment le sponsoring, le placement de produits, les plateformes numériques et les nouveaux médias.

Représentant le ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Vassogbo Bamba avait, pour sa part, relevé que le taux de réalisation de la TSP s’est établi à 69,1 % sur la période 2020-2025. Il avait appelé les participants à identifier les causes structurelles et opérationnelles du déficit de recouvrement et à formuler des recommandations susceptibles d’être rapidement mises en œuvre.

À en croire le directeur général de l’ASDM, Méïté Sindou, l’amélioration de la mobilisation de la TSP est indispensable pour assurer un accompagnement régulier du secteur. Depuis sa création en 2022, l’Agence a enregistré des demandes d’appui dépassant 27,4 milliards de FCFA, témoignant de l’ampleur des besoins des acteurs des médias.

CICG

 

 

EH MON VILLAGE DEH HUM!!!- Le crépuscule des illusions

mardi, 18 août 2026 17:46 Written by Admin

Le soleil de plomb dardait ses rayons acérés sur les terres de Zégbégnon, un canton jadis prospère où les plantations de cacao et les champs de maïs ondoyaient sous la brise, nourris par les méandres généreux du fleuve Bandama.
Aujourd’hui, le paysage n’était plus qu’un vaste champ de désolation des cratères lunaires à perte de vue, des eaux saumâtres et stagnantes, et, par-dessus tout, un silence de mort.
Plus un seul chant d’oiseau.
Plus un seul ricanement d’enfant.
Dans l’enceinte de sa grande cour, le chef traditionnel, Nanan Koffi, contemplait d’un regard absent les jarres vides alignées le long du mur.

Autrefois, les femmes venaient y puiser l’eau fraîche aux sept matins. Aujourd’hui, le fleuve était devenu un torrent de boue empoisonnée au mercure et au cyanure, impropre même à la plus rustique des végétations.

Pourtant, Nanan Koffi s'en souvenait comme si c'était hier.
Lorsque les premières machines et les premiers convois d'aventuriers clandestins avaient fait irruption dans la forêt sacrée, il avait détourné le regard.
Les émissaires des réseaux mafieux étaient venus le voir, le respect ostentatoire en bandoulière, glissant dans son enveloppe de quoi sceller sa cécité volontaire.
Les autorités administratives et les mutuelles de développement, alertées par les notables intègres, en avaient fait de même, un silence complice acheté à coup de pourcentages sur l’or extrait, un regard bienveillant posé sur ces chantiers illégaux au nom d’une prétendue *« paix sociale »*
et du soulagement immédiat de la misère des jeunes.
Mais avec l'arrivée des orpailleurs, c'est un véritable cataclysme moral qui s'était abattu sur la communauté.
Le village s'était métamorphosé en une zone de non-droit où proliféraient les fumoirs, ouverts au grand jour comme cachés dans les recoins de la brousse, déversant leur lot de drogues dures et détruisant les derniers repères de la jeunesse. La prostitution, s'affichant désormais à ciel ouvert, avait fait affluer des vagues de nouvelles venues, qu'elles viennent de la capitale ou des pays limitrophes, attirées par l'argent facile des chantiers miniers.
La délinquance juvénile avait explosé, gangrénant toute une génération.
Les bancs de l'école s'étaient vidés de leurs élèves, désertés par des enfants pris dans l'engouement morbide de l'or, un abandon scolaire souvent encouragé par les parents eux-mêmes, aveuglés par l'illusion de gains rapides.

Au sommet de cette pyramide de compromissions,
la machine répondait à un ordre bien plus vaste. Tout ce minerai pillé, extrait au prix du sang et de la destruction des terres, était méticuleusement convoyé, nuit après nuit, vers un puissant ministre de la République.
Cet homme intouchable disposait de ses propres circuits de vente parallèles, s'accaparant les plus grandes marges de ce trafic d'État.
Dans la capitale, sa famille étalait une insolente opulence son épouse et ses enfants vivaient à l'extérieur dans des villas somptueuses, et ses protégés parcouraient les boulevards à bord de rutilantes berlines et 4x4 , s'abreuvant aux sources faciles de la curée nationale.
Pendant que ce prince éphémère régnait sur ses privilèges, distribuant les faveurs et protégeant les filières de l'orpaillage illégal, il avait totalement oublié l’essentiel, son propre héritage terrien, transmis par ses aïeux. Des centaines d’hectares de forêts denses, de magnifiques champs de café et de cacao, une terre nourricière et féconde qui faisait la fierté de sa lignée. Aveuglé par l’argent facile et l'ivresse du pouvoir, il avait laissé cet eldorado familial dépérir, pensant que l’or des sous-sols valait mieux que la sueur de la terre.

Puis, un matin, le couperet de la realpolitik est tombé.
Lors d'un énième remaniement ministériel, le nom du puissant ministre ne figurait plus sur la liste du nouveau gouvernement.
Du jour au lendemain, la chaîne s’est brisée.
Sans le sceau de l'État, sans la protection des postes officiels, les portes des circuits de vente se sont refermées. Moins d'entrées, plus de moyens financiers colossaux, et ce fut la chute brutale, vertigineuse.
Ses obligés se sont évaporés, et ses enfants, nantis de beaux diplômes mais incapables de s'assumer par le travail, se sont retrouvés à errer dans les rues de la capitale, sans emploi, désœuvrés et prisonniers du vide qu'ils s'étaient construits.
Chassé de ses illusions, ruiné et rattrapé par le vide de son existence, le déchu décida enfin de retourner au village de ses ancêtres. Il se dit qu'il allait renouer avec ses racines, reprendre la culture du cacao, exploiter enfin cet immense domaine forestier qu'il avait délaissé, et y couler des jours paisibles.
Mais à son arrivée, la réalité le frappa comme une onde de choc. Il n'y avait plus de village.
Oui, le village n'existait plus que sur les vieux papiers administratifs. Plus une âme qui vive. Les cases s'étaient effondrées dans les galeries souterraines creusées par les chercheurs d'or. Les jeunes étaient partis, perdus pour la plupart dans les affres de la drogue et de l'errance, fuyant la tombe à ciel ouvert qu'ils avaient eux-mêmes contribué à creuser.
Ses précieux hectares de cacao et de forêts, qu'il espérait léguer ou exploiter, avaient été totalement ravagés, calcinés et lessivés par les acides et les motopompes.
Il s’agenouilla sur ce sol craquelé, stérile et empoisonné, face au néant absolu. Il avait voulu régner sur un empire de milliards en bradant l'avenir de sa nation et de ses propres enfants ; il se retrouvait seul, souverain sans sujets, au milieu d'un cimetière de verdure et de vices. La terre, trahie, avait fini par reprendre ses droits en engloutissant tout, rappelant à cet homme trop tard que l'on ne bâtit pas un destin durable sur les ruines de sa propre patrie.

Une contribution de El Hadj HAROUNA KOLOGO

Les Mardis de Nk- Les dix combats culturels que la Côte d’Ivoire doit gagner

lundi, 17 août 2026 20:57 Written by Admin

Les nations changent véritablement lorsque leurs citoyens cessent seulement de réclamer le progrès et commencent à en adopter les comportements. Il existe des batailles que l’on remporte avec des armées, d’autres avec des capitaux, des infrastructures ou des technologies. Mais les batailles qui décident durablement du destin des peuples se livrent ailleurs : dans les consciences.
On peut construire une autoroute en quelques années. Il faut parfois une génération pour construire une culture de la ponctualité. On peut ériger une université, mais aucun décret ne peut obliger un peuple à aimer le savoir. On peut numériser l’administration, mais aucun logiciel ne remplacera l’intégrité de celui qui l’utilise.
La Côte d’Ivoire avance. Mais pour devenir cette Grande Côte d’Ivoire que nous appelons de nos vœux, elle devra gagner une autre bataille : celle de ses habitudes collectives.
Car le développement est aussi une culture.
Premier combat — Remplacer la culture du raccourci par celle de l’effort
Le raccourci est séduisant parce qu’il promet la destination sans le voyage.
Nous devons réhabiliter cette vérité ancienne : ce qui dure demande du temps.
À l’école, dans l’entreprise, dans l’administration comme dans la vie publique, l’effort doit redevenir honorable. Une société qui enseigne à ses enfants qu’il existe toujours quelqu’un à appeler, une relation à solliciter ou une règle à contourner prépare moins des citoyens que des chercheurs de privilèges.
Le mérite doit redevenir une fierté nationale.
Deuxième combat — Faire reculer le passe-droit devant la règle
Le passe-droit paraît souvent anodin lorsqu’il nous favorise.
Nous le condamnons lorsqu’il profite aux autres et lui trouvons mille justifications lorsqu’il nous ouvre une porte.
Pourtant, chaque privilège injustifié retire une pierre à l’édifice de la confiance.
Une République devient forte lorsque le citoyen puissant et le citoyen ordinaire rencontrent la même règle.
La loi ne doit connaître ni cousin, ni ami, ni rang social. Sinon, elle cesse progressivement d’être une règle pour devenir une faveur.
Troisième combat — Cesser de célébrer la médiocrité
Chaque société finit par ressembler à ce qu’elle applaudit.
Si nous célébrons l’excellence, nous fabriquerons de l’excellence. Si nous récompensons la facilité, nous multiplierons les raccourcis. Si la compétence devient secondaire devant la proximité, nous apprendrons aux générations suivantes qu’il est plus utile de connaître quelqu’un que de connaître quelque chose.
La médiocrité devient dangereuse lorsqu’elle cesse d’avoir honte d’elle-même et commence à réclamer les mêmes honneurs que l’excellence.
Une grande nation doit avoir le courage de distinguer.
Quatrième combat — Préférer l’argument à l’insulte
Notre époque dispose d’outils extraordinaires pour communiquer et semble parfois perdre l’art de se parler.
Les réseaux sociaux ont démocratisé la parole ; ils ont aussi industrialisé l’invective.
Pourtant, insulter n’est pas argumenter. Humilier n’est pas convaincre. Faire taire un contradicteur n’est pas avoir raison.
Une démocratie devient adulte lorsque deux citoyens peuvent défendre des opinions radicalement différentes, puis se serrer la main parce qu’ils savent qu’au-dessus de leurs désaccords demeure une patrie commune.
La contradiction n’est pas une menace. Elle est l’oxygène de l’intelligence.
Cinquième combat — Réhabiliter la vérité
Jamais l’information n’a circulé aussi vite. Jamais peut-être le mensonge n’a disposé d’autant de jambes.
Une rumeur traverse désormais un pays avant que la vérité ait eu le temps de mettre ses chaussures.
Or une nation ne peut prendre de bonnes décisions sur la base de fausses réalités.
Vérifier avant de partager, distinguer les faits des opinions, reconnaître une erreur, refuser la calomnie : voilà désormais des actes de citoyenneté.
La vérité peut déranger un camp. Le mensonge finit toujours par affaiblir le pays entier.
Sixième combat — Faire triompher l’intérêt général sur les intérêts particuliers
Le grand défi d’une République commence lorsque chacun accepte que tout ce qui lui est favorable n’est pas nécessairement bon pour la nation.
Corporations, communautés, générations, partis, administrations, entreprises : chacun possède des intérêts légitimes.
Mais une nation disparaît moralement lorsque personne n’accepte plus de regarder au-delà de son propre cercle.
Le patriotisme commence précisément là : lorsque nous sommes capables de perdre un petit avantage personnel pour que le pays gagne un grand avenir collectif.
Septième combat — Passer de la revendication des droits à l’équilibre des devoirs
Nous connaissons admirablement nos droits.
Nous parlons moins volontiers de nos devoirs.
Pourtant, les deux sont les deux rives du même fleuve. Supprimez-en une, et le courant se disperse.
On ne peut réclamer une ville propre tout en jetant ses déchets dans la rue ; souhaiter des infrastructures modernes tout en dégradant les équipements publics ; exiger un État performant tout en cherchant constamment à échapper à ses obligations.
La citoyenneté n’est pas seulement ce que la République nous doit.
C’est aussi ce que nous devons à la République.
Huitième combat — Transformer notre rapport au bien public
Nous devons sortir d’une étrange conception selon laquelle ce qui appartient à l’État n’appartiendrait à personne.
Le banc public, l’école, l’hôpital, le lampadaire, la route, l’autobus ou l’argent public ont un propriétaire : nous tous.
Détruire le bien public, c’est donc détruire quelque chose que nous avons collectivement payé.
Les grandes nations ont compris une équation simple : construire coûte cher ; préserver coûte infiniment moins.
Le civisme est aussi une politique économique.
Neuvième combat — Remplacer la politique de l’adversaire par la culture du compatriote
Une démocratie a besoin de majorité et d’opposition, de critiques, de controverses et d’alternatives.
Elle n’a pas besoin d’ennemis intérieurs permanents.
Nous devons apprendre à combattre les idées sans détruire les personnes, à contester une politique sans nier l’humanité de celui qui la défend, à perdre une bataille électorale sans considérer que la République elle-même est perdue.
Les élections passent.
Les gouvernements passent.
Les générations passent.
La Côte d’Ivoire demeure.
Voilà la hiérarchie qu’un patriotisme mature ne devrait jamais oublier.
Dixième combat — Retrouver le sens du temps long
C’est peut-être le combat qui contient tous les autres.
Notre époque veut tout immédiatement : la réussite sans apprentissage, la richesse sans patience, les résultats sans sacrifices.
Mais le planteur sait ce que le monde moderne oublie parfois : on ne tire pas sur les branches d’un arbre pour le faire grandir plus vite.
Une grande nation se plante avant de se récolter.
Il faut investir dans l’enfant dont nous ne connaîtrons peut-être jamais la réussite. Construire l’institution dont d’autres récolteront les fruits. Préserver la forêt dont l’ombre profitera à ceux qui ne sont pas encore nés.
Voilà le véritable sens de l’État : organiser le présent au nom de l’avenir.
La onzième bataille est en chacun de nous
Ces dix combats ne seront gagnés ni par un gouvernement seul, ni par une génération particulière, ni par quelques institutions.
Parce que leur véritable champ de bataille est invisible.
Il se trouve dans notre rapport au travail, à l’argent, à la vérité, à la règle, à la différence, au bien public et aux générations futures.
Nous avons construit des routes ; construisons maintenant les comportements qui les préserveront.
Nous avons élevé des ponts ; élevons aussi des ponts entre nos différences.
Nous avons bâti des infrastructures ; bâtissons la confiance.
Nous avons proclamé notre ambition ; donnons-lui désormais une culture.
Car une nation ressemble à un baobab.
Ses infrastructures sont ses branches. Son économie est son tronc. Ses institutions sont son écorce.
Mais ses valeurs sont ses racines.
Et lorsque vient la grande saison des tempêtes, l’Histoire ne demande jamais aux arbres jusqu’où montaient leurs branches.
Elle regarde jusqu’où descendaient leurs racines.
La Grande Côte d’Ivoire sera donc, avant d’être une puissance économique, une victoire culturelle sur nous-mêmes.
Car le plus difficile n’est peut-être pas de changer le pays.
C’est de changer en nous ce qui empêche encore le pays de devenir grand.

Par Norbert KOBENAN

 

 

 


 

 

 

 

 

Ponvogo- Les femmes, grande attraction de la fête de génération du Poro

vendredi, 14 août 2026 08:04 Written by Admin

À une quinzaine de kilomètres de Korhogo, Ponvogo s’impose progressivement comme l’un des hauts lieux de préservation et de valorisation du patrimoine culturel sénoufo. Les 7 et 8 août 2026, la localité a une nouvelle fois offert aux visiteurs une immersion au cœur de traditions ancestrales, à l’occasion de la fête de génération du bois sacré, « le Kafôhô ».

Dès les premières heures du vendredi 7 août 2026, l’effervescence gagne les différentes concessions du village. Dans leurs tenues d’apparat, les adeptes du Poro s’activent à installer bâches et chaises pour accueillir les populations et les visiteurs attendus pour cette importante célébration.

Mais, en milieu de journée, un spectacle inhabituel attire tous les regards. Une colonne de femmes d’un certain âge, vêtues de la tenue rituelle du Poro, traverse le village. Certaines portent une queue de cheval blanche, symbole associé aux rites accomplis.

Cette apparition ne doit rien au hasard. En effet, elle marque une étape particulière dans le parcours initiatique de ces femmes, qui viennent d’achever le rite dénommé « Tchehiberi ».

Selon Coulibaly Brahima, cadre de Ponvogo et promoteur du Festival des Arts et Cultures Sénoufo de Ponvogo, les femmes concernées sont celles dont les hommes de la même promotion avaient effectué ce passage initiatique quelques mois auparavant.

Les femmes initiées, au cœur de l’attraction

Dans la cour de la résidence de Coulibaly Brahima, un petit attroupement s’est formé autour d’une case sacrée. Parmi les curieux et les initiés se trouvent également les nouvelles initiées, venues accomplir un rituel de reconnaissance. « Ces femmes sont venues remercier les ancêtres et les génies pour leur assistance invisible tout au long de leur initiation », explique Coulibaly Brahima. Pour lui, cette démarche traduit une valeur profondément ancrée dans la culture sénoufo. « La reconnaissance chez le Sénoufo est non seulement une valeur cardinale, mais aussi divine et sacrée », insiste-t-il, attaché à la transmission et à la valorisation de cet héritage culturel.

Quelques heures plus tard, Ponvogo change de visage. Les populations affluent de toutes parts. À pied, à vélo, en tricycle ou en voiture, hommes, femmes et enfants convergent vers le village.

L’événement tant attendu est la fête de génération du Kafôhô, qui marque l’aboutissement de sept années de parcours initiatique. Pour les familles, cette journée représente un moment particulièrement fort, puisqu’elle consacre l’achèvement d’un long cycle d’apprentissage et d’épreuves. « En plus de célébrer notre indépendance politique, nous célébrons aussi, ce jour, notre indépendance spirituelle », confie Coulibaly Brahima, tout en veillant au bon déroulement des différentes étapes de la cérémonie.

Un rituel exceptionnel

Dans l’après-midi, l’attention se porte de nouveau sur les femmes initiées. Elles apparaissent, l’une derrière l’autre, dans leurs tenues rituelles, parées d’accessoires traditionnels. Leur arrivée sur la place de la chambre mortuaire provoque la curiosité et l’émerveillement des nombreux spectateurs.

Installées à l’ombre des bâches ou assises sur des troncs d’arbres, certaines dégustent des repas préparés pour l’occasion. À proximité, un fût de tchapalo, la bière traditionnelle locale, rappelle le caractère festif de la rencontre.

Face à elles, sous une autre bâche, prennent place les figures emblématiques du bois sacré, présentées comme les « reines » et les anciennes du Poro. Le rituel se déroule sous les yeux d’une foule de plus en plus nombreuse.

Pour les visiteurs venus des villages voisins, la scène est tout aussi impressionnante qu’inhabituelle. « C’est une première dans notre zone. Ce rituel est spécifique à Ponvogo. En tout cas, c’est beau à voir », témoigne Salif, venu de Blahouara, village allié de Ponvogo.

La transmission d’une génération à l’autre

Puis vient le tour des hommes de la même génération. Les promotionnaires des femmes initiées apparaissent à leur tour, vêtus de leurs parures traditionnelles. À la main, certains portent une queue de cheval, signe de victoire et d’accomplissement. D’autres prennent place sur des chaises en bois soigneusement sculptées.

Après sept années de parcours initiatique, leur présence symbolise la réussite d’une génération qui arrive au terme d’un cycle majeur du Poro.

Pour les parents, les épouses et les proches, l’émotion est palpable. Ces hommes et ces femmes deviennent, le temps de la cérémonie, les « stars » d’une journée qui célèbre leur endurance, leur engagement et leur passage à une nouvelle étape de la vie communautaire.

Le rituel s’achève par une procession du bois sacré à travers le village. Une manière de rendre visible la transmission entre les générations et de consacrer symboliquement le passage du pouvoir d’une génération à une autre.

À Ponvogo, la fête du Kafôhô aura ainsi été bien plus qu’une cérémonie traditionnelle. Elle aura donné à voir une culture vivante, portée par des femmes et des hommes attachés à la transmission de leur patrimoine. Une tradition qui, loin de se limiter aux seuls initiés, continue de rassembler toute une communauté autour de son histoire, de ses valeurs et de sa mémoire.

Elysee koff avec Sercom Fondation Tchépé

LA GRANDE CÔTE D’IVOIRE / Quand une nation cesse enfin de douter d’elle-même

lundi, 18 mai 2026 19:21 Written by Admin

LA GRANDE CÔTE D’IVOIRE

Quand une nation cesse enfin de douter d’elle-même


UNE NATION DEVANT SON PROPRE MIROIR

Il existe, dans la vie des peuples, des moments rares où l’histoire semble ralentir pour leur tendre un miroir. Des instants particuliers où une nation cesse progressivement de regarder le monde avec complexe pour commencer enfin à se regarder elle-même avec confiance. La Côte d’Ivoire traverse peut-être précisément ce tournant silencieux de son histoire.

Non pas parce qu’elle serait devenue parfaite — aucune nation ne l’est — mais parce qu’elle commence à comprendre une vérité fondamentale : les peuples qui dominent durablement le monde ne sont pas toujours les plus riches en ressources naturelles ; ce sont souvent ceux qui savent maîtriser leur récit, protéger leurs talents et transformer leur identité en puissance.

Pendant longtemps, l’Afrique a laissé d’autres raconter son histoire à sa place. Pendant longtemps, nos talents ont dû quitter leur terre pour être reconnus ailleurs. Nos artistes ont souvent été applaudis à l’extérieur avant d’être célébrés chez eux. Nos sportifs ont parfois porté le drapeau africain avec plus de fierté que les institutions elles-mêmes. Nos génies ont été validés loin de leur terre natale avant d’obtenir le respect de leurs propres sociétés.

Mais les temps changent. Et la Côte d’Ivoire donne aujourd’hui le sentiment d’un pays qui veut désormais écrire lui-même sa narration historique, définir lui-même son ambition et imposer lui-même son image au monde.

UNE NATION NE DEVIENT PAS GRANDE PAR HASARD

Une nation ne devient jamais grande par accident. Les grandes puissances ne tombent pas du ciel. Elles se construisent dans le temps long, dans la discipline collective, dans la vision politique et dans la capacité à transformer les douleurs en énergie nationale.

Un pays devient grand lorsqu’il apprend à faire de ses blessures une école de maturité et de ses victoires une source de confiance collective.

La Grande Côte d’Ivoire ne naîtra donc pas uniquement des échangeurs, des ponts, des immeubles ou des statistiques économiques. Une nation ne vit pas seulement de béton ; elle vit aussi de mémoire, de culture, de symboles, de rêves et d’espérance.

LE VÉRITABLE PÉTROLE IVOIRIEN S’APPELLE LE TALENT

Le plus grand gisement de la Côte d’Ivoire n’est ni dans ses mines ni dans ses matières premières. Il se trouve dans son capital humain.

Dans cette jeunesse qui danse même lorsqu’elle souffre. Dans ces femmes qui portent les familles et l’économie silencieuse du pays. Dans ces artistes capables de transformer les douleurs sociales en musique. Dans ces entrepreneurs qui avancent malgré les obstacles.

Le véritable pétrole ivoirien s’appelle le talent. Et un État moderne qui néglige ses talents prépare son propre affaiblissement.

DIDIER DROGBA OU LA DIPLOMATIE ÉMOTIONNELLE

Lorsqu’un pays africain sollicite Didier Drogba pour accompagner un événement continental, il ne s’agit pas seulement de sport. C’est un acte politique et symbolique.

Didier Drogba est devenu une institution émotionnelle africaine, représentant une Afrique capable de réussir sans renier ses racines.

Les grandes nations utilisent leurs symboles : le cinéma, le sport, la culture, la musique. La Côte d’Ivoire doit comprendre que ses talents sont aussi des leviers de puissance.

LE SPORT COMME LANGAGE NATIONAL

Dans les rues d’Abidjan, de Bouaké ou de San Pedro, le football réussit parfois ce que les discours politiques peinent à accomplir : unir un peuple.

La victoire sportive devient alors un moment de réparation psychologique collective et de restauration de la confiance nationale.

PROTÉGER LES FUTURES ÉTOILES

Un pays sérieux prépare toujours l’avenir. La Côte d’Ivoire doit bâtir des politiques structurées de détection, de formation et d’accompagnement des talents.

Académies sportives, incubateurs culturels, fonds de soutien, mentorat : autant d’outils nécessaires pour éviter que des génies ne disparaissent faute d’encadrement.

LE ZOUGLOU : UNE BIBLIOTHÈQUE POPULAIRE

Le Zouglou est une sociologie chantée, une mémoire populaire, une chronique vivante de la société ivoirienne.

Il raconte les douleurs, les espoirs et les réalités sociales d’une génération. Il constitue un patrimoine culturel stratégique à protéger et valoriser.

LE COUPÉ-DÉCALÉ : LA JOIE COMME RÉSISTANCE

Le Coupé-Décalé est né dans la crise mais a transformé la souffrance en énergie créative et en identité culturelle mondiale.

Il illustre une forme de résilience : danser pour survivre, créer pour exister, rire pour ne pas sombrer.

LA BATAILLE DES RÉCITS

Dans le monde moderne, celui qui raconte votre histoire influence votre identité.

Le véritable chantier ivoirien est donc aussi psychologique et culturel : restaurer la confiance en soi collective.

« La Côte d’Ivoire ne manque pas de talents. Elle manque parfois simplement de confiance en sa propre grandeur. »

Par Norbert KOBENAN

Accidents de circulation - Indemnisation des victimes / Le DG du FGA à la tâche

samedi, 16 mai 2026 18:50 Written by Admin

Accidents de circulation / Indemnisation des victimes

Le DG du FGA à la tâche

Établissement d’assurance de type particulier d’utilité publique créé par le décret N° 2009-107 du 02 avril 2009 en application de l’article 600 du code de la Conférence internationale des marchés d’assurance (CIMA), le Fonds de garantie automobile (FGA) est, dès sa mise sur pied, investi de plusieurs missions et activités annexes.

Au nombre des missions figurent :

  • l’indemnisation des victimes d’accidents corporels de la voie publique en cas de délit de fuite ou de défaut d’assurance ;
  • la prise en charge systématique des frais médicaux de toutes les victimes d’accidents corporels de la voie publique.

Quant aux activités annexes, à travers le contrôle des attestations d’assurance automobile, en collaboration avec les forces de l’ordre et le Pool transport public de voyageurs (TPV), le FGA participe au respect de l’obligation d’assurance automobile et à l’assainissement du marché ivoirien de l’assurance automobile.

Cependant, cette structure dirigée de main de maître par Maizan Koffi Noël n’intervient pas dans le désordre.

Les conditions d’intervention du FGA

Trois grandes conditions doivent être réunies :

  1. être victime d’un accident corporel de la voie publique survenu sur le territoire ivoirien ;
  2. justifier que l’accident ouvre droit à réparation à son profit et ne peut donner lieu à une indemnisation complète à aucun titre ;
  3. être une victime blessée sollicitant la prise en charge de ses soins ou l’indemnisation des dommages corporels subis, ou avoir la qualité d’ayant droit (ascendant, descendant, conjoint(e)) réclamant une indemnisation à la suite du décès de la victime.

Lorsque ces conditions sont réunies, la victime blessée ou les ayants droit de la victime décédée peuvent saisir le FGA.

Élargissant le champ d’action du FGA et pour renforcer ses acquis, le président de la République, Alassane Ouattara, a pris le décret N° 2024-996 du 20 novembre 2024 qui étend le champ d’intervention du FGA à la prise en charge systématique et immédiate de toutes les victimes d’accidents corporels de la voie publique.

Présent dans les CHU d’Angré Cocody, Treichville, Yopougon et Bouaké, le FGA est aussi implanté à Bondoukou, Daloa, Dimbokro, Korhogo, Odienné, San Pedro et Yamoussoukro.

Il devrait incessamment être présent dans bien d’autres localités comme Adzopé, avec les mêmes missions et objectifs.

Son directeur général, Maizan Koffi Noël, est véritablement à l’œuvre pour réussir les missions qui lui ont été confiées par le gouvernement.

« Être au chevet des blessés et leur apporter ce réconfort dont ils ont besoin. »

Koné De Sayara

Légende : Le DG, Maizan Koffi Noël, apporte réconfort aux blessés d’accidents sur la voie publique.

Abidjan Border Forum 2026 / Une voix légendaire pour une Afrique sans frontières

jeudi, 14 mai 2026 08:35 Written by Admin

Abidjan Border Forum 2026

Une voix légendaire pour une Afrique sans frontières

Ce 13 mai 2026, une étape historique a été franchie avec la signature officielle du contrat désignant Alpha Blondy comme partenaire artistique de cette grande rencontre panafricaine.

À travers cette alliance forte entre culture, intégration et paix, ABF 2026 affirme une ambition claire : faire des frontières africaines non pas des lignes de séparation, mais des espaces de solidarité, de coopération et d’unité entre les peuples.

Figure emblématique de la paix et de la conscience africaine, Alpha Blondy portera la voix des peuples africains pour mobiliser la jeunesse, les décideurs et les citoyens autour d’une Afrique unie, forte et tournée vers l’avenir.

Rendez-vous du 20 au 22 octobre 2026 au Parc des Expositions d’Abidjan pour vivre une édition exceptionnelle autour du thème :

« Les Peuples aux Frontières : Culture, Intégration et Sécurité »

SIATA DIA

Portrait de la semaine /Habiba Dembélé Sahouet- L’élégance qui a donné un visage à l’information

lundi, 27 avril 2026 11:23 Written by Admin
Habiba Dembélé Sahouet ne relève pas simplement du registre des grandes figures de la télévision ivoirienne. Elle appartient à une catégorie plus rare. Celle des visages qui, par leur seule présence, imposent une norme, structurent un métier et incarnent une époque. À l’écran, elle n’a jamais été une simple présen- tatrice. Elle a été une référence. Une voix qui crédi-bilise, un regard qui stabilise, une posture qui rassure. Dans un environnement mé- diatique souvent traversé par les turbulences politiques et les pressions institutionnelles, elle a su imposer une constante. La rigueur. Née un 25 mai, formée entre la Côte d’Ivoire et la France, nourrie à la fois par le droit et par le journalisme, elle construit très tôt une colonne vertébrale intellectuelle so-lide. Cette double exigence du fond et de la forme ne la quittera jamais. Elle ne fera jamais du journalisme un sim- ple exercice de visibilité. Elle en fera une responsabilité. Son entrée à la Radiodiffu- sion Télévision Ivoirienne, à la fin des années 1980, marque le début d’un parcours exem- plaire. Sélectionnée parmi des dizaines de candidates, elle aurait pu se contenter d’une carrière confortable de speakerine. Elle choisit au contraire le terrain, l’appren- tissage, la progression. Elle retourne se former, revient comme journaliste, s’impose par le travail. Lorsqu’elle accède à la pré- sentation du journal télévisé, elle ne se contente pas de lire l’information. Elle la porte. Elle lui donne du poids, de la hiérarchie, du sens. À 13 heures comme à 20 heures, elle devient l’un des repères les plus solides du paysage audiovisuel ivoirien. Une in-carnation du sérieux dans un espace où l’approximation est souvent sanctionnée par la perte de crédibilité. Mais c’est peut-être en cou-lisses que son influence est la plus décisive. En gravissant Habiba Dembélé Sahouet incarne une vérité souvent sous-estimée. Les échelons jusqu’à la direc- tion des journaux d’informa-tion, elle ne devient pas seulement une responsable. Elle devient une architecte de l’information. Celle qui orga-nise, arbitre, structure, oriente. Celle qui décide de ce qui doit être vu, entendu, compris. Dans un pays où l’information institutionnelle est un enjeu stratégique, diriger les jour-naux de la RTI revient à occu-per un poste clé dans la relation entre pouvoir et opi-nion. Habiba Dembélé Sa-houet a assumé cette responsabilité avec une maî-trise rare. Ni effacée, ni expo-sée à l’excès. Présente là où il faut, discrète là où c’est né-cessaire. Au-delà de sa rigueur profes-sionnelle, elle a également imposé une signature visuelle forte. Son mode d’habille-ment, alliant élégance, so- briété et identité culturelle, a contribué à valoriser la femme africaine à l’écran. À travers un usage raffiné du pagne et des tenues inspirées de la mode africaine, elle a installé un concept de style qui dépasse l’esthétique pour devenir un langage. Celui d’une femme enracinée, mo-derne et assumée, capable d’incarner à la fois tradition et exigence contemporaine. Par cette constance vestimen- taire, elle a participé à redon-ner au vêtement africain une place de prestige dans l’es-pace médiatique, faisant de chaque apparition une affir-mation silencieuse de dignité et d’identité. Son parcours n’a pas été épargné par les tensions. Me-naces, controverses, épi-sodes de fragilité interne. Mais loin de l’affaiblir, ces mo- ments ont confirmé ce qu’elle incarne. Une professionnelle qui tient sa ligne dans un en- vironnement où beaucoup cè- dent. Les distinctions qu’elle reçoit ne sont pas de simples hon- neurs. Elles traduisent une re- connaissance d’autorité. Être élevée au rang d’officier dans l’ordre du mérite national, être faite reine de l’Indénié sous le nom de Nanan Yah Aniniwa III, ce n’est pas seulement sa- luer une carrière. C’est consacrer une influence. Même après son départ de la RTI, elle ne disparaît pas. Elle se repositionne. Conseillère en communication auprès du Premier ministre, membre de la Haute Autorité de la com- munication audiovisuelle, elle passe de la production de l’in-formation à sa régulation. Au- trement dit, elle ne quitte pas le système. Elle change de ni- veau. Habiba Dembélé Sahouet in-carne une vérité souvent sous-estimée. Dans les mé-dias africains, certaines tra- jectoires dépassent le simple cadre professionnel. Elles de-viennent des repères. Des standards. Des lignes de conduite. Elle n’a pas seule- ment présenté l’information. Elle a contribué à définir ce que l’information doit être. Et dans un paysage où les vi-sages passent et où les re- pères s’effacent, elle demeure. Non pas comme un souvenir. Mais comme une mesure. Une mesure du sérieux. Une mesure de l’exigence. Une mesure de ce que signi- fie vraiment informer. Et peut-être qu’un jour, lorsque l’histoire des médias africains sera écrite avec le recul du temps, au-delà des événements et des Unes qui auront marqué les époques, il faudra aussi reconnaître ces figures qui, dans la constance et la maîtrise, auront façonné la crédibilité même de l’infor-mation. Car toutes les voix ne traver-sent pas le temps. Certaines s’éteignent avec l’actualité. D’autres deviennent des re- pères. Et dans cette mémoire-là, Ha- biba Dembélé Sahouet ne sera pas seulement retenue comme une présentatrice ou une directrice de l’information. Elle apparaîtra comme l’une de celles qui auront donné un visage, une tenue et une exi- gence à l’information ivoi- rienne. Car au fond, les nations ne se construisent pas uniquement par ceux qui parlent le plus fort, mais aussi par ceux qui parlent juste, au bon moment, avec la dignité nécessaire. Et à cette école-là, elle restera une référence. Par ISSA KHALIL F

Restitution du Centre culturel d'Abobo- Dena Moussa exprime sa gratitude au bienfaiteur

mardi, 14 avril 2026 18:03 Written by Admin
Entièrement rénové par le député d'Abobo, Tené Birahima Ouattara, le Centre d'action culturelle de ladite commune a été remis à la population le jeudi 2 avril 2026. C'était en présence des chefs coutumiers, gardiens de nos Us et coutumes et plusieurs organisations professionnelles exerçant à Abobo, dont le Syndicat national des chauffeurs des transports terrestres de Côte d'Ivoire (Synacttci), présidé par M. Koné Vaffi. A cette occasion, ce dernier qui est par ailleurs président de la Cscrao, s'est fait représenter par M. Dena Moussa, communément appelé '' président Moussa '' dans le milieu. En fin de cérémonie, s'exprimant au nom du président de la Cescrao et au nom de ses compagnons directs, notamment le doyen Toumani et Dosso Yeneka, Dena Moussa, a apprécié l'ouvrage rénové à sa juste valeur, avant d'exprimer sa gratitude au bienfaiteur. Non sans le rassurer du soutien total de son organisation professionnelle dans toutes ses actions de développement. Rappelons, si besoin en était, que le Synacttci et la Cscrao, sous la houlette de son président Koné Vaffi, avait déjà rendu un vibrant hommage à Tené Birahima Ouattara dans ce local avant sa rénovation par celui-ci. K. S
Page 1 sur 8

sys bannière