Economie (1475)
Réseau électrique- Le gouvernement rassure, un plan de modernisation est engagé face aux consommations à la hausse
jeudi, 05 mars 2026 16:31 Written by AdminDans les zones urbaines à forte densité démographique, dans un Grand Abidjan en chantier et dans des secteurs en urbanisation rapide, là où la croissance démographique, combinée à l’extension rapide de l’habitat et à l’équipement massif en appareils électroménagers, génère des pics de consommation localisés, une adaptation continue des infrastructures s’avère nécessaire.
À l’échelle nationale, certaines poches urbaines connaissent une montée en charge rapide, qui impose le renforcement ciblé des ouvrages, la reconfiguration de certains réseaux communaux ainsi que l’augmentation progressive des capacités, en cohérence avec l’attractivité économique du pays et le désenclavement progressif des accès aux routes et à l’électricité. Cette analyse technique est confirmée par la prise de parole récente des autorités publiques.
À l’issue du Conseil des ministres du 4 mars 2026, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a indiqué que les perturbations observées en période de forte chaleur ne sont pas liées à un déficit de production d’électricité. La Côte d’Ivoire dispose en effet d’une capacité de production aujourd’hui suffisante pour couvrir ses besoins, les difficultés observées étant plutôt liées à la nécessité de renouveler et moderniser certains équipements du réseau de distribution.Il a également précisé qu’un plan de renouvellement du réseau de distribution électrique est actuellement en cours de mise en œuvre par le ministère des Mines, du pétrole et de l’énergie, avec pour objectif de moderniser progressivement les infrastructures de distribution et de renforcer la fiabilité de l’alimentation électrique sur l’ensemble du territoire.
Bamba M.
Attractivité minière- La Côte d’Ivoire 1ère en Afrique de l’ouest et 5è sur le continent
lundi, 02 mars 2026 05:49 Written by AdminLa Côte d'Ivoire est de retour au sommet. Selon le classement annuel du Fraser Institute, publié le 26 février 2026, le pays s'impose à nouveau comme la juridiction minière la plus attractive d'Afrique de l'Ouest, reprenant à son voisin ghanéen un leadership cédé en 2024. Avec un score de 60,92 sur 100 sur l'indice d'attractivité, en nette progression par rapport aux 55,70 points enregistrés en 2023, la dynamique est clairement orientée à la hausse.
Un retour en force salué par les investisseurs
Le classement du Fraser Institute, reconnu comme l'une des références mondiales en matière d'évaluation des environnements miniers, repose sur des enquêtes menées auprès de dirigeants de compagnies minières actives dans 68 juridictions. Deux critères principaux alimentent la note finale : la perception des politiques minières et l'évaluation du potentiel minéral national. Sur ces deux dimensions, la Côte d'Ivoire améliore ses scores par rapport à l'année précédente.
Ce regain d'attractivité n'est pas le fruit du hasard. Il traduit une confiance croissante de la communauté internationale des investisseurs envers l'environnement réglementaire et institutionnel du pays. Justin Tremain, directeur général de Turaco Gold — actif sur le projet aurifère Afema —, n'hésitait pas à affirmer lors de l'Africa Down Under 2025 qu'il n'existe « pas de meilleur endroit au monde » que la Côte d'Ivoire pour développer une mine d'or. Un avis partagé par Adam Oehlman, à la tête d'African Gold, qui souligne la rapidité des découvertes réalisées sur le projet Didievi.
En Afrique de l'Ouest, un leadership incontesté
Dans la sous-région, la Côte d'Ivoire devance nettement ses concurrents. Le Ghana (55,21) et la Guinée (52,16) occupent respectivement les deuxième et troisième rangs, suivis du Mali (46,58) et du Burkina Faso (35,29). L'écart avec ces deux derniers pays demeure significatif.
À l'échelle continentale, la Côte d'Ivoire se hisse à la 5e place, derrière le Botswana (1er), le Maroc (2e), la Zambie (3e) et la Tanzanie (4e). Sur le plan mondial, le pays pointe au 47e rang, tandis que l'État américain du Nevada conserve la première place du classement général.
Une ambition affichée : devenir le premier producteur d'or d'Afrique
Au-delà des chiffres, c'est la trajectoire qui retient l'attention. En janvier dernier, le ministre des Mines, du Pétrole et de l'Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a présenté la PIRME — Politique Intégrée des Ressources Minérales et de l'Énergie —, véritable feuille de route du secteur extractif et énergétique ivoirien. L'objectif y est clairement énoncé : faire de la Côte d'Ivoire le premier producteur d'or du continent africain d'ici cinq ans.
Ce cap ambitieux repose sur trois piliers : renforcer l'attractivité du pays pour les investissements internationaux, accroître la production minière nationale et garantir une exploitation respectueuse de l'environnement et des générations futures.
Un défi continental à relever
Si le bilan est encourageant, le chemin vers le podium continental reste semé d'obstacles. Le Botswana et le Maroc, solidement ancrés aux deux premières places africaines, conservent une avance considérable. Par ailleurs, l'Afrique dans son ensemble continue d'afficher un bilan contrasté dans ce classement, avec quatre juridictions africaines figurant parmi les dix dernières à l'échelle mondiale.
La Côte d'Ivoire a cependant démontré sa capacité à progresser rapidement. Reste à transformer l'essai en résultats concrets sur le terrain, en production et en revenus pour l'État et les communautés locales.
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Source : Fraser Institute, Annual Survey of Mining Companies 2025 / Agence Ecofin
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Classement des juridictions minières africaines les plus attractives (2025)
Rang Juridiction
1 Botswana
2 Maroc
3 Zambie
4 Tanzanie
5 Côte d'Ivoire
6 Rép. dém. du Congo
7 Namibie
8 Ghana
9 Angola
10 Afrique du Sud
11 Guinée
12 Mali
13 Égypte
14 Burkina Faso
Vie d’entreprise- ABIDJAN TERMINAL rend hommage à 51 dockers retraités et réaffirme son engagement social
vendredi, 27 février 2026 17:12 Written by AdminLe 26 février 2026, Abidjan Terminal, opérateur du premier terminal à conteneurs du port d’Abidjan, a célébré à Vridi, la deuxième édition de sa traditionnelle cérémonie d’hommage aux dockers retraités. Un moment chargé d’émotion et de reconnaissance, marqué par la présence de la Direction générale de l’entreprise, du Conseil d’administration du SEMPA et de nombreux collaborateurs.
Au total, 51 dockers des promotions 2024 et 2025 ont été honorés pour leur contribution à la performance du terminal et, au-delà, au dynamisme du commerce extérieur ivoirien.
La Présidente du Conseil d’administration du SEMPA Mme Asta-Rosa CISSE a, dans son intervention, salué la qualité du partenariat entre le SEMPA et Abidjan Terminal.« Célébrer les dockers qui achèvent leur carrière, c’est reconnaître l’apport déterminant du capital humain dans la construction d’un outil portuaire performant et compétitif. »
Elle a mis en avant les avancées réalisées grâce à cette collaboration notamment une structuration plus efficace de la mise à disposition des dockers, le renforcement des exigences en matière de sécurité, l’amélioration des conditions de transport et des dispositifs de solidarité. Selon elle, cette dynamique démontre qu’il est possible de « concilier compétitivité économique et responsabilité sociale » dans un esprit d’équité et de respect des textes.
Dans son allocution, le Directeur général adjoint d’Abidjan Terminal, M. Edouard Ancely, a saisi cette opportunité pour souligner que cette cérémonie allait au-delà d’un simple hommage : « Nous honorons bien plus que des carrières qui s’achèvent, nous célébrons l’engagement, le courage et la loyauté. » Il a rappelé le rôle stratégique joué par les dockers dans la fluidité des opérations portuaires et dans la compétitivité de la chaîne logistique ivoirienne : « En assurant la continuité et l’efficacité des opérations, vous avez contribué activement au dynamisme du commerce extérieur de la Côte d’Ivoire. »
Il a surtout mis en lumière les initiatives structurantes déclinées ces dernières années pour améliorer les conditions de vie et de travail des dockers notamment la mise en place d’une caisse de solidarité, destinée à soutenir les collaborateurs et leurs familles en cas de décès, de maladie ou de situations difficiles, la convention d’évacuation sanitaire avec la clinique Farrah, ayant permis de sauver plusieurs vies, illustrant une priorité claire accordée à la santé et à la sécurité.
A cela s’ajoute l’acquisition de cars de transport neufs pour améliorer les conditions de déplacement des équipes, la remise de primes de départ à la retraite, inscrites dans une logique de reconnaissance et de respect du parcours accompli, et enfin le renforcement continu du dialogue social et des dispositifs d’accompagnement. « La santé et la sécurité de nos équipes ne sont pas négociables », a conclu le Directeur Général Adjoint, soulignant que la performance industrielle ne saurait être dissociée de la protection du capital humain.
Prenant la parole au nom des retraités, M. GNEBA NGUESSAN Marc a exprimé « une profonde émotion et une immense fierté » avant de saluer « une marque d’attention et de considération qui nous touche profondément ». Il a rappelé avec force : « Pendant toutes ces années, nous avons servi avec bravoure, honnêteté, discipline et intégrité. Aujourd’hui, nous partons la tête haute, fiers d’avoir contribué à l’essor et au rayonnement de cette grande entreprise. » Dans une adresse empreinte de respect, les retraités ont également lancé un appel à leurs collègues encore en activité : « Continuez à travailler avec rigueur, détermination et professionnalisme. Chaque effort contribue à bâtir l’Abidjan Terminal de demain. »
Au-delà de l’hommage rendu, cette deuxième édition confirme la volonté d’Abidjan Terminal d’institutionnaliser une culture de reconnaissance envers celles et ceux qui ont bâti, jour après jour, la solidité du terminal. Comme l’a résumé le Directeur Général Adjoint : « Abidjan Terminal restera toujours votre maison. Et vous resterez toujours pour nous une fierté. »
À travers cette cérémonie, l’entreprise réaffirme ainsi une conviction forte : la performance portuaire durable repose d’abord sur la valorisation des femmes et des hommes qui en sont les artisans.
B. M
En visite de travail au Botswana - Le vice-président reçoit le ministre Mamadou Sangafowa-Coulibaly dans le cadre d'un rapprochement historique
vendredi, 20 février 2026 07:03 Written by AdminLa Côte d’Ivoire et le Botswana posent les bases d’un partenariat minier stratégique fondé sur le transfert d’expertise et la gouvernance responsable des ressources. Une ambition portée par Mamadou Sangafowa-Coulibaly, ministre ivoirien des Mines, du pétrole et de l’énergie, engagé à bâtir une filière extractive locale conforme aux meilleurs standards et facteur de développement.
La coopération entre la Côte d’Ivoire et le Botswana franchit un cap stratégique avec la volonté affichée des deux États de structurer un partenariat durable dans le secteur minier. En visite de travail à Gaborone, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, ministre ivoirien des Mines, du pétrole et de l’énergie, a été reçu le 18 février 2026, par le vice-président botswanais Ndaba Gaolathe. « Cette mission est impulsée par la vision du président ivoirien Alassane Ouattara qui est de faire de notre secteur extractif un levier de prospérité à l’image de ce qu’a réalisé le Botswana, cité en exemple dans le monde », a d’emblée exposé le ministre ivoirien pour annoncer les couleurs à son hôte.
Cette rencontre de haut niveau a consacré une convergence de vues autour d’une coopération axée sur la gouvernance des ressources extractives, le transfert de compétences et la construction d’une chaîne de valeur minière intégrée, dans un contexte où Abidjan accélère la transformation de son potentiel extractif.
Au cœur des échanges, l’expérience botswanaise en matière de gestion des ressources naturelles s’est imposée comme le principal socle du rapprochement. Souvent présenté comme une référence africaine, le modèle botswanais repose sur une gouvernance rigoureuse, des partenariats équilibrés avec les investisseurs et une politique assumée de valorisation locale du diamant, devenue un moteur durable de croissance économique.
« Je reste convaincu que l’Afrique a tout ce dont elle a besoin pour réussir (…) et le partage de nos expériences et de nos succès peut fortement y contribuer », a déclaré le vice-président Ndaba Gaolathe, réaffirmant la disponibilité du Botswana à accompagner la montée en puissance du secteur extractif ivoirien.
Dans la même dynamique, la ministre botswanaise des Mines, Bogolo Joy Kenewendo, a souligné devant la presse que les deux pays avaient « convenu de la grande nécessité de renforcer notre coopération », notamment autour de la gouvernance minière, de la traçabilité des ressources et du développement des compétences locales.
Les discussions, menées dans une atmosphère qualifiée de fraternelle par les deux délégations, ont débouché sur une feuille de route opérationnelle. « Nous sommes chargés, avec ma collègue, de poursuivre les discussions afin de faire avancer ce dossier en vue d’aboutir à un accord le plus rapidement possible », a indiqué Mamadou Sangafowa-Coulibaly, confirmant l’ouverture prochaine de négociations techniques devant conduire à la signature d’un protocole d’accord. Celui-ci devrait formaliser un cadre d’échanges institutionnels destiné à accompagner la professionnalisation de la filière extractive ivoirienne, renforcer le contenu local et ancrer davantage la création de valeur sur le territoire national.
La dimension stratégique de ce rapprochement s’est également matérialisée par l’annonce officielle faite au vice-président botswanais de la participation du Botswana comme pays à l’honneur de la prochaine édition du Salon International des Ressources Extractives et Énergétiques (SIREXE), prévue en novembre à Abidjan. Un signal politique fort qui illustre l’ambition ivoirienne de s’appuyer sur une réussite africaine pour bâtir un modèle extractif fondé les meilleurs standards.
Cette séquence au Palais présidentiel a par ailleurs été précédée d’un entretien bilatéral entre le ministre ivoirien et son homologue botswanais de la coopération internationale, Dr Phenyo Butale.
Ayoko Mensah
Légende photo : Mamadou Sangafowa-Coulibaly, ministre ivoirien des Mines, du pétrole et de l’énergie, a été reçu le 18 février 2026, en audience par les hautes autorités bostwanaises
Dialogue Public-Privé/ Le Ministre Adama Coulibaly : « Au 31 décembre 2025, l’État avait procédé au paiement de 1 556,8 milliards Fcfa à 6 721 fournisseurs et prestataires »
mardi, 17 février 2026 21:18 Written by AdminLe ministre de l’Économie et des finances, Adama Coulibaly, président du Comité technique de concertation (Ctc) dans le cadre du Comité de concertation État–secteur privé (Ccesp), a convié les acteurs du secteur privé à un déjeuner d’échanges de vœux, le lundi 16 février 2026, à l’hôtel Pullman Abidjan Plateau.
La cérémonie a également enregistré la participation du ministre du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat, Khalil Konaté, premier vice-président du Ctc
Initiée par le président du Ctc, cette rencontre avait pour objectif d’échanger les vœux de nouvel an entre l’État et le secteur privé, mais surtout de consolider le dialogue public-privé (Dpp) et de renforcer la confiance mutuelle entre les deux parties. Elle marque ainsi le lancement officiel des activités du Ccesp au titre de l’année 2026.
A cette occasion, le ministre Adama Coulibaly a formulé ses vœux de santé, de succès, de bonheur et de paix à l’ensemble des acteurs présents. Il a souligné que la forte mobilisation des responsables des organisations du secteur privé et des chambres consulaires témoignait de l’importance accordée à la problématique du dialogue entre l’État et le secteur privé.
Se réjouissant du dialogue permanent instauré entre les deux parties, il a relevé que celui-ci a permis de traiter plusieurs préoccupations majeures du secteur privé, notamment les avancées enregistrées en matière de métrologie, la décongestion du Port autonome d’Abidjan, ainsi que les questions liées à la fiscalité. Il a par ailleurs rappelé qu’au 31 décembre 2025, l’État avait procédé au paiement de 1 556,8 milliards Fcfa à 6 721 fournisseurs et prestataires.
Fort de ces acquis, le ministre s’est projeté sur les perspectives de l’année 2026. « Cette année, marquée par la mise en œuvre du nouveau Plan national de développement 2026-2030, qui projette une croissance moyenne de 7,2 % sur la période et un investissement global de 114 838,5 milliards Fcfa, dont 29,8 % pour le secteur public et 70 % pour le secteur privé, nous restons convaincus que la poursuite du dialogue sera indispensable », a-t-il affirmé.
En outre, le président du Ctc a réaffirmé l’engagement de l’État à traiter avec diligence les préoccupations du secteur privé et a rassuré quant à la disponibilité constante du Gouvernement, à travers le Ccesp, à examiner toutes les questions dans le cadre du dialogue public-privé.
« Il [Dialogue Public-Privé] doit davantage se renforcer en passant d’un dialogue essentiellement consultatif à un dialogue stratégique, orienté vers l’impact et capable de mobiliser l’ensemble des parties prenantes autour de l’ambition nationale de transformation structurelle de l’économie », a insisté Adama Coulibaly.
Le ministre de l’Economie, des finances et du budget a, à cet effet, félicité et encouragé madame la Secrétaire exécutive du Ccesp, Mariam Fadiga Fofana, pour le travail accompli, en parfaite cohérence avec la vision du Gouvernement.
Prenant la parole au nom du secteur privé, le président de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (Cgeci), Hamed Cissé, s’est réjoui de la pérennisation de cette initiative. « Ce déjeuner est devenu un rituel, et pour nous, c’est une très bonne chose. Il nous permet d’amorcer et de consolider un dialogue public-privé aujourd’hui à un stade satisfaisant. Les échanges se passent bien, même lorsque des divergences subsistent. Nous souhaitons que ce dialogue se poursuive ainsi. Pour cette année, nous prévoyons de nous retrouver une fois par trimestre afin d’examiner les préoccupations pendantes », a-t-il déclaré.
Il a enfin exprimé sa reconnaissance au Président de la République, Alassane Ouattara, ainsi qu’au Premier ministre, Robert Beugré Mambé, pour l’importance accordée au dialogue public-privé, levier essentiel de la bonne marche de l’économie nationale.
Bamba M.
Cgeci Academy 2026- Le capital humain au cœur de la souveraineté économique africaine
mardi, 17 février 2026 20:42 Written by AdminLa Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (Cgeci) a procedé, le mardi 17 février 2026 au lancement officiel de la 14ᵉ édition de la Cgeci Academy, lors d’une cérémonie prévue à La Maison de l’Entreprise, siège du patronat ivoirien, à Abidjan-Plateau.
Placée sous le thème central « Capital humain », l’édition 2026 de la Cgeci Academy positionne le développement des talents, des compétences et du leadership comme piliers stratégiques de la souveraineté et de la compétitivité économiques africaines.
Une plateforme stratégique au service de la transformation économique. L'évènement aura lieu les 29 et 30 Octobre 2026 au Sofitel Ivoire d'Abidjan
A l’occasion, la présidente du comité de pilotage, Mme Kadi FADIKA, a salué la qualité des participants à cette cérémonie de lancement avant d’ajouter : « Au nom du nom du président M. Ahmed CISSE et de l’ensemble du Conseil d’administration de la Cgeci, Je voudrais vous exprimer notre profonde gratitude pour avoir accepté notre invitation. Votre présence nombreuse et distinguée nous honore, en même temps qu’elle témoigne de votre attachement à ce rendez-vous qui, au fil des ans, est devenu bien plus qu’une tradition »
Aussi, elle a adressé ses chaleureuses félicitations au nouveau ministre, du commerce, de l’industrie et de l’artisanat, M. Kalil Konaté
Reconduit au gouvernement le 27 Janvier 2026. « Sa reconduction au sein du gouvernement, est la reconnaissance de son leadership et de la qualité du travail abattu dans son département ministériel précédent. Les nouvelles charges qui lui ont été confiées, font de lui, au sein du gouvernement,
L’interlocuteur privilégié du secteur privé », a-t-elle ajouté. Rendez-vous économique majeur du patronat ivoirien et africain, la Cgeci Academy s’est imposée, au fil des années, comme une plateforme de référence du dialogue public-privé, de la réflexion prospective et de la co-construction de solutions concrètes en faveur de la performance des entreprises et de la transformation structurelle des économies africaines.
Après avoir exploré, lors des précédentes éditions, les enjeux liés à la souveraineté et à la puissance économiques, l’édition 2026 marque un tournant décisif en mettant en lumière le capital humain comme levier fondamental de l’innovation, de l’industrialisation, de la croissance inclusive et durable.
Transformer le dividende démographique en valeur économique
Dans un contexte où l’Afrique s’apprête à devenir, d’ici 2050, le premier réservoir mondial de talents, la Cgeci Academy 2026 ambitionne de contribuer activement à la transformation du dividende démographique africain en valeur économique réelle.
Les réflexions porteront notamment sur les enjeux liés à l’employabilité et à l’adéquation entre formation et besoins du marché du travail, sur le développement des compétences de demain, ainsi que sur le leadership et la gouvernance des talents. Elles aborderont également les questions relatives à la mobilité des compétences et à l’inclusion des jeunes, des femmes et de la diaspora dans les dynamiques de croissance économique.
Un écosystème d’acteurs mobilisé
Cette 14ᵉ édition réunira dirigeants d’entreprises, décideurs publics, experts internationaux, leaders d’opinion, jeunes talents, femmes entrepreneures et membres de la diaspora, autour d’échanges de haut niveau visant à poser les bases d’un Pacte Africain du Capital Humain, au service de la compétitivité des entreprises et du développement durable du continent.
La Cgeci Academy 2026 bénéficie du co-hosting de Goodwill et du soutien de IFG, Sponsor Leader de l’événement. A travers cette édition 2026, la Cgeci Academy confirme son ambition : faire du capital humain le moteur central de la souveraineté économique africaine et de la création de valeur durable.
B. M
Gouvernance minière- la Côte d’Ivoire s’inspire du modèle botswanais pour valoriser ses ressources
mardi, 17 février 2026 19:20 Written by AdminAlors que l’effervescence gagne le secteur extractif ivoirien, portée par une succession de découvertes aurifères et pétrolières majeures, Abidjan regarde déjà au-delà de la seule phase d’exploitation. La priorité affichée n’est plus uniquement de produire, mais de bâtir une gouvernance capable de transformer durablement les ressources naturelles en levier de développement.
C’est dans cette optique que le ministre des Mines, du pétrole et de l’énergie, Mamadou Sangafowa Coulibaly, a entamé le 16 février 2026 une mission de travail à Gaborone. Le choix du Botswana n’a rien d’anodin : le pays est régulièrement cité parmi les références mondiales pour la gestion stratégique de ses ressources minières.
« La Côte d’Ivoire a la chance de découvrir longtemps après les autres pays africains la richesse de son sous-sol. Cela lui donne l’avantage de tirer les leçons de leurs expériences et de ne pas reproduire les mêmes erreurs », rappelle régulièrement le ministre ivoirien.
À l’entame de sa mission de trois jours, Mamadou Sangafowa Coulibaly a salué devant son homologue botswanaise, Bogolo Joy Kenewendo, un modèle qu’il considère comme exemplaire.
« Vous avez su transformer vos ressources minières, notamment le diamant, en un levier de développement économique et social (…) Les revenus tirés de l’exploitation ont permis de bâtir des infrastructures et d’améliorer la vie de vos concitoyens. C’est une réussite que nous admirons sincèrement », a-t-il déclaré.
L’objectif ivoirien est explicite : comprendre les mécanismes ayant permis au Botswana d’attirer les investisseurs tout en protégeant ses intérêts nationaux, négocier des contrats équilibrés, assurer une traçabilité efficace des ressources et une gouvernance transparente cité en modèle. Une démarche qui s’inscrit dans une volonté
La ministre botswanaise a salué cette initiative, y voyant l’opportunité de faire des secteurs minier et énergétique le socle d’un partenariat bilatéral renforcé, illustrant une coopération Sud-Sud appelée à prendre davantage d’ampleur.
« Nous savons que la découverte n’est que la première étape »
Pour Mamadou Sangafowa Coulibaly, la véritable réussite d’un secteur extractif ne se mesure pas uniquement au volume des découvertes, mais à sa capacité à générer une dynamique économique endogène.
« La découverte n’est que la première étape ; la transformation, la gestion et la valorisation durable de ces ressources sont les véritables défis », a-t-il insisté lors de sa rencontre avec son homologue. La Côte d’Ivoire traverse actuellement une phase particulièrement dynamique, marquée par d’importantes découvertes dans l’or et les hydrocarbures. Mais pour les autorités, l’enjeu consiste désormais à ancrer localement la création de valeur, développer le contenu local et structurer un écosystème industriel capable de soutenir la croissance sur le long terme.
Visite terrain à Jwaneng Mine, la bien nommée “King of Mine”
Souhaitant observer concrètement les ressorts du modèle botswanais, le ministre ivoirien a effectué le 17 février une visite de terrain à la mine de Jwaneng, située à deux heures de Gaborone. Surnommée « King of Mine » depuis son ouverture en 1982, elle figure parmi les exploitations diamantifères les plus riches au monde.
Entièrement opérée par des compétences nationales, il constitue l’illustration concrète d’une politique de contenu local menée sur plusieurs décennies.
« Au cours des cinquante dernières années, nous avons acquis une expertise importante dans le domaine minier. Nous avons même créé une entité dédiée à la promotion de ces compétences à l’international », a expliqué Goitseone Gadifelen, directeur général de la mine, évoquant la volonté du Botswana de partager son savoir-faire.
Au-delà de la performance industrielle, l’impact économique de Jwaneng s’inscrit dans la durée : infrastructures, santé, éducation, formation technique et développement des communautés locales ont été profondément transformés par les revenus générés par l’exploitation diamantifère.
« Le Botswana me laisse une bonne impression et montre comment les ressources minières, bien gouvernées, peuvent durablement impacter une économie. Les infrastructures, la santé, l’éducation, la formation des élites, tout a été développé avec le diamant, et c’est que nous voulons voir se concrétiser en Côte d’Ivoire », a indiqué à la presse le ministre Sangafowa à l’issue de cette visite.
Au-delà des échanges institutionnels, cette mission devrait marquer le début d’un rapprochement structurant entre deux économies aux trajectoires complémentaires : l’une forte d’une longue expérience de gouvernance minière réussie, l’autre entrant dans un nouveau cycle extractif majeur. Un rapprochement qui devrait s’accélérer : Le Botswana a été solennellement désigné comme pays à l’honneur à la deuxième édition du Salon International des Ressources Extractives et Énergétiques (SIREXE) qui se tiendra du 18 au 22 novembre 2026 à Abidjan en Côte d’Ivoire.
B. M avec sercom
Hydrocarbures en Côte d’Ivoire - Eni Côte d’Ivoire et son partenaire Petroci font une nouvelle découverte sur le bloc CI-501
lundi, 16 février 2026 11:07 Written by AdminLe groupe pétrolier Eni, en partenariat avec PETROCI Holding, a réalisé début février 2026, une nouvelle découverte commerciale d'hydrocarbures sur le bloc pétrolier CI-501. A appris afrikchallenges.info de sources officielles. Selon une note en date du 16 Février 2026, signée par le ministre ivoirien des Mines, du pétrole et de l’énergie, Mamadou Sangafowa- Coulibaly , « Cette découverte, nommée CALAO South, fait suite au forage du puits d'exploration Murène South-1X sur le bloc CI-501, d'une profondeur totale de 5058 mètres dont une tranche d'eau d'environ 2200 mètres. Murène South-1X, située à 8 km au sud-ouest du puits Murène-1X (Bloc CI-205), a rencontré du pétrole léger, du gaz naturel et des condensats. »
Par ailleurs, ajoute la note, A ce stade des études, la totalité des ressources en place mise en évidence dans les blocs CI-501 et CI-205 est évaluée à environ 1,4 milliard de barils équivalent pétrole. Cette nouvelle découverte renforce le potentiel en gaz naturel pour la production d'électricité en Côte d'Ivoire.
Bamba Mafoumgbé
Innovation et transformation digitale- Le Directeur exécutif de ASACI TECHNOLOGIES honoré à la FANAF 2026
dimanche, 15 février 2026 22:46 Written by AdminActeur discret mais déterminant de la transformation du secteur assurantiel ivoirien, Dominique ANGOA, Directeur exécutif de ASACI TECHNOLOGIES s’impose aujourd’hui comme l’un des artisans majeurs de la modernisation de l’assurance en Afrique francophone. À travers des solutions technologiques adaptées aux réalités locales, il a contribué à rapprocher l’assurance des populations, améliorant l’expérience client, la transparence et l’efficacité opérationnelle des compagnies.
Cette vision vient d’être consacrée par l’attribution d’un Trophée Hors Jury de la FANAF, distinction exceptionnelle récompensant les innovations réalisées par l’ASACI au cours de l’année écoulée au profit des assurés ivoiriens. Elle s’ajoute à une reconnaissance institutionnelle majeure : sa distinction de Chevalier de l’Ordre National du Mérite saluant son engagement du secteur financier et de l’économie numérique nationale grâce à son homme de haute qualité, M. Mamadou GK KONE, président de l’ASACI et nouveau Président de la FANAF.
■ Une vision : démocratiser l’assurance grâce au numérique
Depuis trois années, le Directeur exécutif de ASACI TECHNOLOGIES mène une stratégie claire : faire du digital un levier d’inclusion assurantielle. Dans un contexte où une grande partie de la population reste sous-assurée, ses équipes ont développé des plateformes permettant :
▪ la souscription simplifiée de contrats
▪ la gestion automatisée des sinistres
▪ l’accès mobile aux services d’assurance
▪ la réduction significative des délais de traitement
▪ l’amélioration de la traçabilité des opérations
Ces solutions ont permis aux compagnies partenaires de gagner en productivité tout en renforçant la confiance des assurés, élément central du développement du marché.
« L’innovation n’a de sens que si elle améliore concrètement la vie de l’assuré », souligne-t-il régulièrement dans ses interventions professionnelles.
■ Une contribution structurante pour l’écosystème ivoirien
Au-delà de la technologie, son approche repose sur la collaboration avec les assureurs, les intermédiaires et les institutions du secteur. ASACI TECHNOLOGIES s’est positionnée comme un catalyseur de transformation, accompagnant les entreprises dans leur mutation digitale plutôt que de simplement leur fournir des outils.
■ Une dynamique tournée vers l’avenir
Fort de cette reconnaissance, le Directeur Exécutif de ASACI TECHNOLOGIES entend poursuivre les investissements dans la data, l’automatisation intelligente et l’expérience utilisateur afin d’accompagner l’évolution du marché africain de l’assurance.
Son ambition : faire de la Côte d’Ivoire un hub régional d’innovation assurantielle et permettre au secteur de jouer pleinement son rôle dans la protection économique des populations.
« L’assurance doit devenir un réflexe quotidien, aussi simple que l’utilisation d’un téléphone mobile. »
Dominique ANGOA est titulaire d’un Master en ingénierie télécom / réseau et diplômé de HEC Paris en management d’une Unité stratégique. Son profil hybride, à la fois technique et managérial, explique sa capacité à traduire les enjeux métiers de l’assurance en solutions numériques concrètes.
À travers ASACI TECHNOLOGIES, il incarne une nouvelle génération de leaders africains convaincus que la transformation digitale de l’assurance n’est plus une ambition future, mais une réalité déjà en marche.
Bamba Mafoumgbé
Ministère des mines, du pétrole et de l'énergie- Sangafowa-Coulibaly fait de la PIRME la boussole du secteur extractif et énergétique ivoirien
dimanche, 15 février 2026 13:57 Written by Admin
À l'occasion de la grande rencontre annuelle de cabinet élargie aux directeurs régionaux et directeurs départementaux du ministère, couplé à la traditionnelle cérémonie de présentation des vœux, tenue les 12 et 13 février 2026, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, ministre des mines, du pétrole et de l'énergie, a placé l'année 2026 sous le signe de l'appropriation intégrale de la Politique intégrée des ressources minérales et de l'énergie (PIRME) par l'ensemble des acteurs du secteur.
La PIRME, un cadre stratégique pour transformer l'économie ivoirienne
Adoptée en décembre 2025 par le gouvernement, la PIRME constitue désormais le cadre unique de référence pour toutes les interventions dans le secteur des ressources extractives et de l'énergie en Côte d'Ivoire.
C'est un document de référence visant à coordonner l'action entre les secteurs Mines, Pétrole et Énergie qui sont interdépendants et attirent le maximum de synergie. Selon Sangafowa-Coulibaly, c’est la première fois en Côte d’Ivoire que l'on a une politique qui couvre l'ensemble de ce secteur. " C'est un document qui est en ligne avec la vision du Président de la République, de faire de la Côte d’Ivoire un pays a revenu intermédiaire de la classe supérieure d’ici 2030 ", a fait savoir le ministre. Avant d’être catégorique : "Toutes les initiatives, émanant des partenaires techniques et financiers, du secteur privé ou du secteur public, devront impérativement s'aligner sur cette politique", a-t-il indiqué.
L'objectif général est ambitieux : doubler la contribution du secteur extractif et énergétique à la création de richesse nationale d'ici 2040, afin d'en faire le deuxième pilier de l'économie ivoirienne aux côtés du secteur agricole.
7 axes stratégiques pour une ambition continentale
De manière concrète, la PIRME trace une feuille de route articulée autour de sept objectifs majeurs : Premièrement, hisser la Côte d'Ivoire parmi les cinq premiers producteurs de pétrole en Afrique d'ici une décennie. Deuxièmement, devenir le premier producteur d'or du continent dans les cinq prochaines années. Troisièmement, garantir l'accès universel à l'électricité et à la cuisson propre jusqu'au dernier kilomètre d'ici 2030. La politique vise également à fournir au pays et à la sous-région l'énergie nécessaire à leur développement, à renforcer l'attractivité du pays pour les investissements internationaux, à assurer une exploitation respectueuse de l'environnement et des générations futures, et enfin, à favoriser le transfert de compétences vers les entreprises nationales.
La PIRME, première du genre en Côte d’Ivoire, ambitionne de transformer en profondeur le secteur extractif et énergétique national sur les 15 prochaines années a relevé Sangafowa-Coulibaly est un document de référence doté d'un budget de 38000 milliards de Fcfa avec une contribution de 12% pour le secteur public, le reste devant être mobilisé auprès du secteur privé.
Sangafowa-Coulibaly reste convaincu que la PIRME fera de la Côte d’Ivoire la référence en Afrique en matière de gouvernance responsable des ressources extractives.
Un bilan élogieux qui crédibilise l'ambition
Ces objectifs s'appuient sur des acquis déjà significatifs. Le Ministre a rappelé que non seulement la Côte d'Ivoire figure aujourd'hui dans le top 10 des 25 pays miniers les plus attractifs du continent africain mais est aussi devenue le pays le plus attractif au monde pour l'investissement dans les mines d'or, devant le Canada et l'Australie.
Le pays a par ailleurs intégré le cercle restreint des huit pays pétroliers africains porteurs de l'avenir énergétique du continent, tout en affichant un taux de couverture électrique de 98 %, le plaçant parmi les dix pays les plus électrifiés d'Afrique.
Réunion de cabinet élargie aux Directeurs régionaux et Directeurs départementaux de ce ministère
Avant la cérémonie des vœux, Sangafowa-Coulibaly a tenu la traditionnelle réunion de cabinet élargie aux Directeurs régionaux et Directeurs départementaux de ce ministère qu’il considère comme ‘‘les bras avancés de l’administration en région’’.
Cette rencontre stratégique a permis de dresser un bilan exhaustif et rigoureux des activités menées au cours de l’année 2025 pour les trois secteurs névralgiques que sont les Mines, le Pétrole et l’Énergie. À l'unanimité, les participants ont tenu à saluer le management productif et visionnaire du ministre dont le leadership a permis d'impulser une cadence de travail inédite au sein du département.
En retour, le Ministre a exprimé sa vive satisfaction face aux performances globales enregistrées par ses services.
Cette symbiose entre le niveau central et les directions déconcentrées réaffirme la volonté du Gouvernement de faire de l'industrie extractive et de l'énergie le moteur d'une croissance inclusive et durable, tout en garantissant une transparence et une réactivité optimales au profit des investisseurs et des populations.
Ayoko Mensah
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Le PND 2026–2030- Bâtir un État fort, durable et influent
mercredi, 11 février 2026 20:52 Written by AdminIl est des moments dans la vie d’une Nation où l’on ne se contente plus de planifier l’avenir.
Il est des moments où l’on choisit ce que l’on veut devenir, et surtout ce que l’on veut laisser.
Le Plan National de Développement 2026–2030 s’inscrit dans ce moment rare.
Il ne vient pas réparer.
Il ne vient pas rattraper.
Il vient consolider, structurer et projeter.
Après les années de reconstruction, après la stabilisation politique et la relance économique, la Côte d’Ivoire entre dans une phase plus exigeante : celle de la maturité étatique.
*Du développement comme réponse au développement comme vision*
Pendant longtemps, notre développement a été guidé par l’urgence : reconstruire, rassurer, investir, rattraper le temps perdu. Cette phase était nécessaire. Elle a produit des résultats visibles.
Mais aujourd’hui, le défi a changé de nature.
La question n’est plus : comment croître ?
La question est devenue : comment durer ?
Le PND 2026–2030 doit être compris comme un projet d’État, et non comme un simple cadre de programmation. Il vise à transformer la réussite économique en architecture durable, et la stabilité politique en force institutionnelle.
__Car les États fragiles échouent par manque de vision._
_Les États mûrs échouent par manque de structuration._
_
Le leadership comme exigence de cohérence
À ce stade de notre trajectoire, le leadership ne se mesure plus à la capacité de décider vite, mais à la capacité d’aligner durablement.
Aligner la vision politique avec l’action gouvernementale.
Aligner les institutions avec les politiques publiques.
Aligner les attentes sociales avec les résultats concrets.
Gouverner aujourd’hui, ce n’est plus maintenir l’équilibre à court terme.
C’est assumer un cap, même lorsqu’il impose des choix difficiles.
_Gouverner aujourd’hui, ce n’est plus maintenir un navire à quai, c’est le conduire avec précision en pleine mer._
Transformer la croissance en prospérité réelle
Notre pays a connu une croissance soutenue. Mais la croissance n’est pas une fin en soi.
Elle n’a de sens que si elle se traduit en emplois, en pouvoir d’achat, en dignité économique.
Le PND 2026–2030 engage la Côte d’Ivoire dans un basculement stratégique :
- de l’exportation brute à la création de valeur locale;
- de l’investissement massif à l’industrialisation ciblée;
- des grands projets visibles à l’économie réelle vécue par les populations.
Une croissance qui ne transforme pas la vie quotidienne fragilise la confiance.
Une prospérité partagée renforce la stabilité.
L’administration publique : le test de la crédibilité
Aucun plan ne réussit sans exécution.
Aucune vision ne se réalise sans une administration efficace.
À ce niveau de maturité, l’administration publique n’est plus un simple outil.
Elle devient le thermomètre de l’État.
Qualité du service public, délais, transparence, évaluation :
c’est là que l’État est jugé, chaque jour, par les citoyens comme par les investisseurs.
_Une administration efficace est une autorité silencieuse :
elle ne parle pas beaucoup, mais elle rassure durablement._
Le capital humain et la cohésion sociale : la stabilité profonde
La Côte d’Ivoire est jeune. C’est une force. Mais une force qui doit être organisée.
Former, soigner, insérer, reconnaître :
le capital humain n’est pas une politique sociale, c’est une politique de puissance.
Et la cohésion sociale n’est pas un slogan.
Elle est une infrastructure invisible sans laquelle la stabilité devient fragile.
Une Nation tient debout lorsque chacun a le sentiment d’avoir une place dans l’édifice.
Institutions fortes et héritage de l’État
Le véritable test d’un État fort n’est pas ce qu’il accomplit aujourd’hui,
mais ce qui lui survit demain.
Des institutions crédibles, un Parlement vivant, une justice respectée, des règles prévisibles : voilà le véritable héritage d’un leadership responsable.
Les routes se dégradent.
Les plans s’achèvent.
Les hommes passent.
Mais les institutions demeurent — ou disparaissent.
Sécurité et diplomatie : de la stabilité à l’influencz
Dans un environnement régional instable, la stabilité ivoirienne est devenue un actif stratégique.
La sécurité n’est plus seulement intérieure.
Elle est régionale, économique, sociale, diplomatique.
La Côte d’Ivoire n’a pas vocation à être une forteresse.
Elle a vocation à être un pôle de stabilité, de dialogue et d’influence.
Dans une région agitée, les États durables deviennent des phares.
Un pari sur la durée
Le PND 2026–2030 n’est pas un plan de plus.
Il est un pari sur la maturité de l’État ivoirien.
Il nous pose une question simple, mais exigeante :
voulons-nous seulement réussir aujourd’hui,
ou voulons-nous organiser notre réussite pour demain, après les urgences, après les cycles, après les hommes ?
Si nous activons ces leviers avec discipline, cohérence et constance,
la Côte d’Ivoire peut franchir un seuil historique :
devenir non seulement une réussite économique,
mais une référence africaine de construction étatique durable et de puissance responsable.
Phrase de clôture
Les grandes nations ne se distinguent pas par l’éclat de leurs succès immédiats,
mais par leur capacité à transformer le succès en héritage.
Par Norbert KOBENAN
EBONY 2026- ASSANA GUEYE, Journaliste à Radio Treichville, remporte le prix spécial Agl pour la promotion des transports
mercredi, 11 février 2026 15:33 Written by Admin
AGL et ses entités en Côte d’Ivoire ont pris part, le 7 février 2026 à Yamoussoukro, à la 27ᵉ Nuit des Ebony, cérémonie annuelle de distinction des meilleurs journalistes ivoiriens, organisée par l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI). À cette occasion, AGL a décerné son Prix spécial Ebony pour la promotion des transports à Assana Gueye, journaliste et productrice à Radio Treichville, pour son reportage intitulé « Paiements électroniques : vers plus d’harmonie entre chauffeurs et passagers en Côte d’Ivoire », consacré aux enjeux de la digitalisation dans le secteur des transports.
À travers une analyse approfondie et rigoureusement documentée, ce travail journalistique apporte un éclairage pertinent sur une problématique majeure en Côte d’Ivoire : celle de la petite monnaie, souvent source de tensions entre chauffeurs et passagers. La digitalisation apparaît ainsi comme une solution concrète pour apaiser les interactions du quotidien, en réduisant les incompréhensions et les pertes de temps. Cette distinction s’inscrit dans le cadre du partenariat engagé depuis 2014 entre AGL et l’UNJCI, en faveur du développement des médias et de la valorisation d’un journalisme de qualité. Ce partenariat se traduit notamment par le statut de partenaire officiel de la Nuit des Ebony, le soutien de l’UNJCI à plusieurs initiatives d’AGL, dont le Prix AIPS, l’organisation de visites des installations d’AGL, ainsi que des actions communes en faveur du développement durable, telles que des opérations de plantation d’arbres. Grâce à cette collaboration de confiance, l’implication des journalistes dans les activités d’AGL s’est considérablement renforcée, permettant aujourd’hui la production de près de 1 000 articles par an, consacré au secteur du transport et la logistique sur le périmètre de la Côte d’Ivoire. « En récompensant les journalistes pour la qualité de leur travail sur les enjeux du transport et de la logistique, AGL encourage la production d’une information fiable, indispensable à la compréhension des transformations économiques et logistiques de notre pays. AGL réaffirme ainsi sa confiance aux médias ivoiriens dans le traitement et la diffusion des sujets d’intérêt majeur, au cœur du développement économique de la Côte d’Ivoire », a déclaré Asta-Rosa Cissé, Directrice régionale d’AGL en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso. À travers sa participation à la Nuit des Ebony 2026, AGL confirme son engagement en faveur de l’excellence journalistique et de la promotion d’un journalisme responsable, au service de la croissance économique de la Côte d’Ivoire. À propos d’AGL en Côte d’Ivoire AGL est l’opérateur logistique multimodal de référence en Afrique, offrant des solutions logistiques globales, sur mesure et innovantes à ses clients africains et internationaux. L’entreprise fait désormais partie du Groupe MSC, 1er armateur mondial. Présent en Côte d’Ivoire dans la logistique et le transport (AGL Côte d’Ivoire), le transport ferroviaire (Sitarail), la réparation navale (Carena) et la manutention portuaire à travers Abidjan Terminal et Côte d’Ivoire Terminal, AGL emploie aujourd’hui plus de 8 000 collaborateurs ivoiriens à travers notamment ses agences à Abidjan, San Pedro, Bouaké, Noé, Ferkessédougou et Ouangolodougou.
B. M
EBONY 2025 /Prix sectoriel de la lutte contre la fraude- La CIE honore un journalisme d’impact
mercredi, 11 février 2026 12:07 Written by AdminPartenaire historique du Week-end des Ebony, la Compagnie Ivoirienne d’Électricité (CIE) a pris part à la 27ème édition 2025 de cet événement majeur du paysage médiatique ivoirien, organisé à l’Hôtel Président du 6 au 8 février 2026. À travers cette participation, la CIE réaffirme son positionnement d’entreprise citoyenne, résolument engagée dans la lutte contre la fraude sur l’eau et l’électricité : deux enjeux majeurs qui impactent à la fois la sécurité des populations, la continuité du service public et la préservation des ressources nationales.
La lutte contre la fraude, un enjeu stratégique pour la CIE.
La fraude sur les réseaux d’eau et d’électricité demeure un défi structurel aux conséquences multiples : Risques accrus d’accidents électriques et sanitaires ; Dégradation des infrastructures ; Pertes financières significatives pour la collectivité ; Baisse de la qualité du service pour les usagers respectueux des règles.
Face à ce fléau, la CIE a mis en place des dispositifs de prévention, de contrôle et de sensibilisation, faisant de la lutte contre la fraude l’un des piliers de sa stratégie opérationnelle et citoyenne.
Des actions de terrain en marge du Week-end des Ebony
En marge de l’événement, du 6 au 8 février 2025, les équipes du département Lutte contre la Fraude de la CIE ont mené une série d’actions de proximité dans la ville de Yamoussoukro et ses environs, notamment À Séman, village situé à 12 km de Yamoussoukro et à l’INPHB.
D’abord le vendredi 6 février, en collaboration avec la SODECI, les équipes de la CIE ont animé des séances d’échanges avec les populations de Séman autour : des formes courantes de fraude sur l’eau et l’électricité ; des conséquences humaines, économiques et techniques de ces pratiques et des comportements responsables à adopter pour préserver les réseaux.
Ces échanges, jugés riches et pédagogiques, ont été vivement appréciés par les populations, qui ont salué l’initiative citoyenne de la CIE et son approche de proximité.
Ensuite le lendemain samedi 7 février, les équipes ont mis le cap sur l’INPHB ou les actions se sont poursuivies avec une cible stratégique : les étudiants, futurs ingénieurs et décideurs.
Les Objectifs de ces sessions sont : Sensibiliser aux enjeux techniques et économiques de la fraude ; Expliquer les mécanismes modernes de détection et de prévention ; Encourager une culture de responsabilité et d’éthique professionnelle.
Également très appréciée par les étudiants et le corps encadrant, cette séance a été l’objet d’échanges constructifs sur le sujet jugé d’une importance pour les participants
Point d’orgue de ce weekend, la CIE a procédé à la remise du Prix sectoriel de la lutte contre la fraude sur l’électricité à Bamba Mafoumgbé, journaliste et fondateur du média en ligne AfrickChallenges.info, lors de la Cérémonie de remise des prix des EBONY qui eu lieu le samedi soir dans les jardins de l’hôtel Président. Le prix a été remis par Renier Stéphane, Directeur Général Adjoint du Groupement des Services Eau et Électricité de la CIE, représentant le Directeur général.
Cette distinction récompense son traitement du thème : « Fraude sur le réseau électrique – Quand les compteurs intelligents prépayés et les sanctions font tomber l’impact à environ 23 milliards de FCFA ».
À travers ces actions, la CIE confirme son rôle d’acteur clé du service public et sa volonté de travailler avec les médias, les populations et le monde académique ;
Son engagement constant pour un accès équitable, sécurisé et durable à l’eau et à l’électricité.
La participation de la CIE au Week-end des Ebony 2025 s’inscrit ainsi dans une démarche globale : informer, sensibiliser, responsabiliser, pour lutter efficacement contre la fraude et renforcer la confiance des citoyens
Ayoko Mensah
Mining Indaba 2026 - La Côte d'Ivoire présente son potentiel minier aux investisseurs
mardi, 10 février 2026 20:38 Written by AdminÀ l'occasion de la deuxième journée du forum Mining Indaba, la Côte d'Ivoire a consacré ce mardi 10 Février 2026 à Cape Twon, en Afrique du Sud, une séance dédiée à la promotion de son secteur minier. Plus d'une centaine de participants, dont plusieurs investisseurs internationaux, ont pris part à cette rencontre articulée autour d'une présentation institutionnelle, d'un panel de discussion et de témoignages d'entreprises opérant dans le pays.
Dix ans de croissance et de structuration du secteur
La présentation, intitulée « 10 ans de Croissance Minière : Résultats d'une Gouvernance multipartite », a été assurée par Seydou Coulibaly, Directeur Général des Mines et de la Géologie. Celui-ci a rappelé que la dernière décennie a constitué une période de croissance soutenue, mais aussi de renforcement institutionnel du secteur minier ivoirien, avec un volume d'investissements cumulé de plus de 2 000 milliards de francs CFA.
Selon Seydou Coulibaly, ces résultats sont le fruit d'une gouvernance multipartite fondée sur la transparence. Il a indiqué que la Côte d'Ivoire est classée par le Fraser Institute, pour les années 2022, 2023 et 2024, comme la meilleure juridiction minière d'Afrique de l'Ouest, la première destination de la sous-région pour l'investissement minier, et figure dans le top 10 des juridictions les plus attractives du continent africain. Le pays est en outre reconnu comme l'un des meilleurs endroits au monde pour la construction d'une mine d'or, comme en atteste la présence d'une dizaine de compagnies minières de rang international sur son territoire.
Des atouts structurels et un potentiel géologique confirmé
Le Directeur Général des Mines et de la Géologie a également mis en exergue un ensemble de facteurs favorables à l'investissement : la stabilité politique, un indice de sécurité nationale de 1,2 en 2024, des infrastructures modernes, une offre énergétique disponible et des ressources humaines qualifiées.
Sur le plan géologique, il a précisé qu’avec 35 % des roches birimiennes de l’Afrique de l’ouest, la Côte d’Ivoire est riche en or et en autres commodités ; 18,6 % des formations archéennes contiennent des métaux de base. Mieux des indices de la plupart des minéraux recherchés ont été identifiés sur le territoire national.
Un parc minier en expansion un cadre réglementaire en cours de modernisation
La Côte d'Ivoire compte à ce jour 19 mines en production, réparties comme suit : 13 mines d'or, 4 mines de manganèse, une mine de bauxite et une mine de nickel. Coulibaly a également signalé l'existence d'autres substances minérales d'intérêt, notamment le chrome, le coltan, le lithium, le cuivre, le cobalt, le molybdène, le diamant et le fer.
Le Directeur Général a par ailleurs évoqué les réformes en cours visant à renforcer l'attractivité du cadre juridique et institutionnel. Il a cité la révision du code minier, la modernisation du cadastre minier au service de la transparence, la participation active du pays à l'Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) ainsi que la conformité aux principes et exigences du Processus de Kimberley.
Bien avant cette intervention, Son Excellence Sakaria Koné, ambassadeur de Côte d'Ivoire en Afrique du Sud, représentant Sangafowa-Coulibaly, Ministre des Mines, du Pétrole et de l’Energie a exhorté les investisseurs à découvrir et à rejoindre un modèle ivoirien où la rentabilité de l’investissement s’inscrit dans un cadre de partenariat : un cadre où l’État, le secteur privé et les communautés locales avancent ensemble, dans le respect des standards environnementaux et sociaux, en cohérence avec les Objectifs de Développement Durable. « Je vous encourage à saisir cette opportunité pour ouvrir des perspectives, renforcer vos réseaux et nouer des alliances stratégiques. (…) la Côte d’Ivoire n'est pas seulement prête pour l'investissement ; elle est prête pour des partenariats à long terme, capables de construire les mines de demain – des mines plus compétitives, plus responsables et plus inclusives », a-t-il indiqué.
Quant à Arnaud Kouassi, Conseiller Technique, chef de la délégation ivoirienne, il a rappelé pour conclure que « la Côte d’Ivoire s’affirme aujourd’hui comme une destination minière crédible, compétitive et stable. ».
La délégation ivoirienne a donné rendez-vous aux investisseurs à Abidjan, en Côte d’Ivoire, pour le SIREXE 2026, prévu du 18 au 22 novembre 2026, pour passer du dialogue à l’action, dans les mines, mais aussi dans le pétrole et l’énergie.
Cette journée a enregistré la présence de Jean-Luc Assi, président du conseil d’administration de la Sodemi, du GPMCI (Groupement des Miniers de Côte d’Ivoire), des opérateurs privés intervenant dans la chaîne des valeurs en Côte d’Ivoire.
B. Mafoumgbé avec Sercom
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