📢 Prix garanti bord champ (campagne 2025-2026) : 🌱 CACAO 1200 Fcfa / Kg ☕ CAFÉ 1700 Fcfa / Kg
dimanche 14 juin 2026
sys bannière

Commercialisation 2025 des produits du karité- Le prix minimum bord champ pour les amandes fixé 250 Fcfa le Kg

Facebook Twitter LINKEDIN
Commercialisation 2025 des produits du karité-   Le prix minimum bord champ pour les amandes fixé 250 Fcfa le Kg

Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, du développement rural et des productions vivrières, Kobénan Kouassi Adjoumani, a procédé ce mercredi 13 aout 2025, au lancement officiel de la campagne de commercialisation des produits du karité. Qui ouvre officiellement du démarrage effectif de la Commercialisation du karité dès ce 18 août 2025, avec un prix minimum bord champ de 250F cfa /kg pour les amandes bien séchées et bien triées…
C’était à Yamoussoukro, la capitale politique et administrative de la Côte d’Ivoire. Ce en présence des responsables des structures de producteurs, de l’Université Péléféro Gbon Coulibaly de Korhogo, du Conseil du coton, anacarde et karité, du Fonds interprofessionnel de la recherche et du conseil agricole,( Firca) et des membres du corps préfectorale des zones de production. A l’occasion, le ministre d’Etat Kobénan Kouassi Adjoumani qui avait à ses côtés, M. Berté Mamadou, Directeur général du Conseil du coton, anacarde et Karité, a mis en évidence l’importance de cette filière.
« La filière Karité représente un enjeu économique et social important pour les communautés rurales, en particulier pour plus de 152 000 femmes qui vivent dans les zones où le karité pousse naturellement. « Pour elles, le karité constitue une source essentielle de revenus et un levier de résilience face à la pauvreté. », a dit M. Adjoumani.
Conscient de l’importance stratégique de cette filière et soucieux d’améliorer les conditions de vie des acteurs, le gouvernement, fidèle à ses engagements en faveur du monde agricole, a décidé de confier la gestion de cette filière au Conseil du coton et de l’anacarde, afin d’assurer un son développement structuré et durable.
Aussi, il n’a pas manqué de préciser que la filière Karité ivoirienne fait face à plusieurs défis conjoncturels. Citons : la fluctuation non maîtrisée des prix bord champ de l’amande et la prolifération de circuits de commercialisation informels, parfois illicites. À ces difficultés s’ajoutent des contraintes structurelles, notamment la faible organisation des acteurs.
« En l’absence d’un système de traçabilité et de collecte de données fiables, des informations, parfois contradictoires, sont annoncées sur les volumes de la production, les volumes commercialisés, les volumes transformés localement ainsi que les prix. Pourtant, le fort potentiel du secteur est, quant à lui, incontestable, au regard de la demande mondiale de beurre de karité et de produits dérivés qui est en croissance soutenue. Cette demande est portée principalement par les industries cosmétiques, pharmaceutiques et agro-alimentaires. Au niveau agroalimentaire, les besoins croissants de l’industrie du chocolat, notamment en Europe, du fait de l’usage de matières grasses équivalentes au beurre de cacao (CBE), constitue une opportunité pour le karité. En 2024, le marché des CBE, intégrant le beurre de karité, était évalué à 2,4 milliards Usd. Il devrait atteindre 3,7 milliards Usd d’ici 2030, soit une croissance moyenne annuelle estimée à 7,9 %. », a souligné le ministre d’Etat Adjoumani.

 

Cap sur la structuration d'une filière à fort potentiel

Dans ce contexte, l’État envisage la mise en œuvre d’une stratégie de développement de la filière, articulée autour de la structuration et de la professionnalisation des acteurs, de l’organisation de la collecte et du développement de la production, de la transformation locale et de la commercialisation des produits brutes et transformés du karité.
En attendant la fin des travaux d’élaboration de cette stratégie sous la conduite du Conseil du Coton, de l’Anacarde avec la participation de l’ensemble des acteurs et partenaires, pour la campagne 2025, les dispositions pratiques suivantes ont été arrêtées.
Il s’agit d’une part de l’adoption d’un prix minimum bord champ de 250F cfa /kg pour les amandes bien séchées et bien triées et de l’introduction des reçus d’achat et des fiches de transferts, délivrés par le Conseil du coton, de l’anacarde, comme documents uniques de traçabilité des transactions entre les acheteurs et les collectrices et entre les acheteurs et les exportateurs et transformateurs, d’autre part.
Pour mettre véritablement le cap sur la modernisation et la structuration de la filière, il convient de rappeler que les fiches de transfert constituent également les seuls documents pour le transport des amandes de Karité des magasins des acheteurs vers les entrepôts des exportateurs et transformateurs.
Aussi, en vue de lutter qui la fuite des produits agricoles, Kobenan Kouassi Adjoumani a annoncé l’interdiction des exportations de noix et d’amandes de karité par les frontières terrestres.
Officiellement, la production d’amandes de karité en Côte d’Ivoire, estimée à 400 000 tonnes, dont seule la moitié est actuellement récoltée par les femmes en raison de la pénibilité du travail, pourrait atteindre son plein potentiel grâce à des équipements appropriés, permettant ainsi de produire jusqu’à 150 000 tonnes de beurre de karité, une quantité loin d’être négligeable. (Cf : Conseil des ministre) du mercredi 23 avril 2025)
Bamba Mafoumgbé,Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Légende photo : Le Ministre d’Etat, Kobénan Kouassi Adjoumani, de l’agriculture, du développement rural et des productions vivrières, les responsables du Conseil coton anacarde et karité, les acteurs de la filière et corps préfectoral. (Ph : CCA)

sys bannière