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samedi 7 décembre 2019
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Reportage /Mendicité et exploitation des enfants// Dans le quotidien des enfants Talibé d’Abobo

mercredi, 10 juillet 2019 00:00 Written by

Le phénomène des enfants mendiants communément appelés enfants talibé prend de l’ampleur dans le District d’Abidjan.. Reportage dans le quotidien de ceux d’Abobo. Où des fondateurs d’écoles confessionnelles islamiques donnent leurs recettes de lutte le fléau…

 

Ce Vendredi 15 mars 2019. Il est 8heures 05. Nous sommes dans les environs de l’école primaire privée Institut Han du Sous quartier d’Abobo- Dokoui. Comme chaque matin, des parents vont été reviennent d’accompagner leurs enfants qui reçoivent dans cette école, des cours de la maternelle au Cours moyen2,(Cm2). A notre sortie, nous sommes accostés par des enfants dont l’âge varie entre 7 et 10 ans. Le plus grand dit se prénommer Allassane. Le visage crasseux, les mains couvertes de gale, tous tiennent en main, un Walaha, une sorte d’ardoise traditionnelle utilisée dans les écoles coraniques. Sur ces supports en bois, sont griffonnées des écritures arabes que nous ne pouvons décoder. A eux, nous remettons quelques jetons. Soudain, Allassane, le plus âgé de la bande, les remis au plus corpulent d’entre eux qui tenait très bien en main des billets de banques craquants. Du coup, dans une symphonie, ils se mettent à réciter pour notre équipe de reportage, des versets coraniques non sans terminer le reste en malinké :«Allah isso, Alladémballo (…) » Traduction : « Que dieu vous en donnent plus et que vos enfants grandissent bien(…)» Il est 8heures 20mn. Allassane et ses autres petits camarades ne sont pas prêts à nous lâcher. Ces touts petits, pardon ces enfants Talibés, (Les Talibé se promènent toujours avec leur petite boîte de conserve ou bassine qu'ils tendent à tous les passants. c'est un disciple ou un élève qui apprend le coran. Ces garçons ont entre trois et quatorze ans.) qui n’ont certainement pas eu la chance d’aller à l’école occidentale sont bien organisés. Tous les jeudis et vendredis matin, ils arpentent certaines ruelles d’Abobo, pour faire la manche. Alorsqu’ils continuent de psalmodier les versets coraniques dont eux seuls connaissent la signification et la portée, nous nous décidons de voir de près, « l’ardoise » de l’un d’entre eux. Nous y trouvons soigneusement écrit un contact téléphonique que nous n’aurons pas la chance de prendre. L’un d’entre eux qui suivait nos faits et gestes, a eu le temps de le cacher et donner l’alerte aux autres à décamper. Mais c’est le contact de qui ? De leurs parents ou de leur école coranique ? Nous ne pouvons en dire plus. Nous décidons alors de creuser plus, pour repérer ‘le gros singe’ qui, sous le couvert de la religion, se cache derrière cette autre forme de mendicité pour ne pas dire exploitation des enfants. Alors question de savoir vous venez d’où ? Le chef du groupe qui ne comprend pas français demande à un autre : « Akodi(…) » ? et Sinaly( Non d’emprunt) me répond : « Ecole coranique Abobo Sans Manqué. On vient ici tous les jeudi et les vendredi » Rendez- vous est donc pris le jeudi suivant. C’est –à dire le jeudi 21 mars 2019 et il est 8 heures. Nous voici au carrefour ‘ premier feu’ du Dokui ; un autre repère d’Alassane et ses autres camarades Talibé. .

Quand les enfants talibé nous font faux bond.

Ce matin, nous n’avons pas de chance. Mais diantre où sont t-ils entrés ? Malgré le rendez-vous manqué, nous ne démordons pas. Il est 09 heures, nous retournons à notre base ; la Rédaction. En échangeant avec T. Tahirou, le vigile de service, sur le sujet, celui-ci nous apprendra que pour les retrouver, il faut aller Abobo Samaké, précisément au « carrefour les 3 cocotiers ».Et T. Tahirou de nous donner plus de détails sur la localisation de l’école Coranique tenue par Sarba. Qui tient non loin dudit carrefour, une école coranique. « Une fois au carrefour les 3 cocotiers, il faudra demander après Sarba. Quelqu’un va t’amener jusqu’à lui »nous apprendra T. Tahirou. Après quelques mois de replis stratégique, nous remettons le cœur à l’ouvrage pour ce mois de juillet 2019. Après avoir glané quelques petites précisions, nous voici à l’Institut Islamique Cheick Issa Sarba. Il est 9 heures ce vendredi 05 juillet 2019, une fine pluie arrose le sous quartier Samaké. Après des renseignements, nous voici non loin de notre objectif. Des garnements en uniforme violet et sac à dos nous indiquent bien que nous ne sommes pas loin de notre objectif. Devant nous, une ruelle dégradée et très boueuse. Nous sommes bien dans ‘le vieux Abobo’. Ici et là, les élèves de cette école s’activent à préparer le site qui va accueillir la grande prière du vendredi dans une cours avec une bâtisse peinte en vert et très propre. Notre interlocuteur, un sexagénaire habillé en boubou blanc et aux cheveux grisonnants va nous introduire chez l’Imam Sarba Lamine. Après les salamalek, l’Imam Sarba Lamine nous dira : « Ici c’est la zaouïa mère ( Mosquée des Tidjanie) qui fait partie de l’Institut islamique Cheick Issa Sarba d’Abobo Samaké. Du nom Feu Cheick issa Sarba, l’un de nos premiers responsables arrivés avant 1960 en Côte d’Ivoire. L’institut était d’abord implanté à Adjamé et par la suite, il a été implanté sur le site actuel. Si vous voulez en savoir davantage, nous vous demandons de repasser demain samedi 06 juillet 2019. Pour que nous puissions vous introduire après de notre grand Cheick Abdoul Aziz Sarba. Lui, pourra vous en parler davantage et vous donner notre position sur le phénomène de la mendicité » En chemin pour le rendez-vous, nous décidons de marquer une halte, prendre quelques baignés de maïs et échanger avec des riverains de cette école. La vendeuse qui s’ouvre à nous, nous dira : « Ces enfants dont vous parlez, ne sont pas de l’école de Sarba. Allez voir un peu plus loin, il y a une école où on fait le Dougoumakalan( apprentissage du coran à domicile(…) où les élèves utilisent les walaha(…) » Nous maintenons le cap sur notre rendez-vous comme prévu à 8heures 00 ce samedi 06 juillet 2019. Une fois sur place, notre guide va nous présenter au Cheick Abdoul Aziz Sarba, un monsieur à forte corpulence qui parait vivre dans une aisance apparente. Il nous reçoit dans un petit bureau propre climatisé, bien meublé de fauteuils modestes et soigneusement bien placé. Avec un sol couvert de tapis riche. En quelques mots, le Cheick nous donne rendez-vous à nouveau à l’Ecole privé confessionnel Halil Ibrahim( l’une des écoles du institut) située au sous quartier Pk 18, à la lisière de la Forêt du Banco. Ici et ce jour, il y a fête. Les pensionnaires qui suivent le programme scolaire ivoirien et des cours en arabe reçoivent leurs bulletins de notes et des prix pour les meilleurs avant de partir en vacances. Pourquoi après l’enseignement unique de l’Arabe, dans les écoles privées confessionnelles de l’Institut islamique Check Issa Sarba, le fondateur a décidé de mettre le cap sur l’ouverture sur le programme scolaire ivoirien ? Seul fondateur de cette école peut nous en dire plus. ( Voir encadré 1) Mais où se cachent les enfants talibé dont nous avons perdu les traces ? Nous continuons de nous interroger(…) Mais une chose est certaine, les enfants Talibé existent bien aussi bien à Abobo que dans bien localités de la Côte d’Ivoire. Dans certaines localités du nord de la Côte d’Ivoire, notamment à Korhogo, le phénomène a encore de beaux jours devant lui. Selon le confrère Doumbia Mamadou, dit Doumbess, journaliste et expert sur la question d’exploitation et la traite des enfants, « ces enfants sont ténus et exploité par des personnes tapis dans l’ombre. Qui exploitent ces enfants à travers une forme de mendicité qui ne dit pas son nom. Il faut dénoncer ce genre de pratique transfrontalière contre laquelle, il est difficile de lutter… » ( Voir encadré 2)

Bamba Mafoumgbé,( In Lginfos du 9 juillet 19)

Légende photo : le phénomène des enfants talibé a encore de beaux jours devant lui dans certaines localités de la Côte d’Ivoire (voir photo dans yacou, sekou, Eric Pkassou)

Encadré 1 : L’enseignement général de base, une recette contre le phénomène des petits mendiants

Depuis quelques années, plusieurs établissements privés confessionnels dans le District d’Abidjan et à l’intérieur du pays ont décidé de s’ouvrir sur l’enseignement de la langue arabe et le programme éducatif ivoirien. Avec un système d’encadrement bien structuré. Ici les élèves ont la chance d’apprendre en plus donc de l’Arabe, le français. A Abobo, une des communes les plus populeuses du District d’Abidjan, où le phénomène de la mendicité (enfants mendiants) a encore de beau jour devant lui, les écoles coraniques de types anciens n’ont certes pas disparu, mais des fondateurs ont mis le cap sur la modernisation du contenu de l’enseignement, avec une forte dose de social. Ce pour aider les économiquement faibles à aller à l’école. Entre autres école privées confessionnelles citons celles de l’Institut islamique Cheick Issa Sarba. Qui dispose d’une école avec environ 1000élèves qui suivent les cours franco-arabe. Les pensionnaires sont rigoureusement encadrés et suivis. Pas question de les laisser aller s’adonner à la mendicité dans les rues. En plus, le groupe s’est enrichi deux autres écoles : Le Groupe scolaire Osman Nuri Topbas et l’Epc Halil Ibrahim avec un programme d’enseignement général reconnu par l’Etat ivoirien et qui donne davantage de chances aux apprenants de pouvoir s’insérer la vie active. Le Cheick Adoul Aziz Sarba a qui nous avons pu arracher un mot sur le phénomène des petits mendiants est formel quand il dit : « Depuis bien longtemps, notre institut a décidé de de faire la promotion de l’Islam mais aussi de lutter contre la pauvreté. C’est pourquoi à travers l’Ong Assab, nous offrons des prises en charges aux orphelins qui sont dans nos écoles. Ceci pour leur donner la chance de pouvoir poursuivre le cursus scolaire sans encombre. S’agissant du phénomène des petits mendiants qu’on trouve dans les rues, il faut le combattre et la meilleure façon de lutter contre, c’est de mettre les enseignants dans les meilleurs conditions de travail avec bon traitement, pour qu’ils puissent s’investir davantage dans le renforcement de l’encadrement des enfants. A qui, ils donneraient ainsi, une bonne formation de base. Nous mettons un point d’honneur sur ce volet de notre stratégie d’encadrement et de formation »

Bamba M.

Encadré2 : Un autre phénomène transnational qu’il faut combattre…

Dans la partie nord de la Côte d’Ivoire, notamment à Korhogo, le phénomène des talibés est très visible dans la ville. Selon des habitants de cette ville interrogés par des correspondants locaux de presse, « ces tout-petits vivent et apprennent à lire le coran, dans des conditions difficiles. Les maîtres dorment dans des chambres et les enfants s'entassent au salon. Nous leur avons promis quelques pièces d'argent avant qu’ils n’acceptent de nous parler » Selon ce que ces confrères nous ont rapporté, des enfants rencontrés à Korhogo ont dit qu’ils sont venus d’Abidjan « C'est mon petit frère. Nous sommes venus d'Abidjan. C'est notre père qui nous a envoyés à Korhogo pour faire « Dougoumankala » (pour suivre l'enseignement coranique à domicile) »(…) Leurs parents les ont envoyés dans cette localité pour la même raison. A la question de savoir qui est leur maître, Abou redevint silencieux, se contentant d'indiquer de la main qu'ils sont au quartier résidentiel 2. Ils sont tous Maliens. Que faire pour aussi bien lutter ou défaut contenir autre phénomène transnational qui est devenu au fil des années, un véritable serpent de mer aux contours flous ? En Côte d’Ivoire, le gouvernement a décidé de ne pas rester inactif. Dans le cadre de sa politique de protection de l’enfant et pour une meilleure prise en charge des enfants vulnérables, le Ministère de la Femme, de la Protection de l’Enfant et de la Solidarité a mis en place un programme. Il s’agit du Programme de protection des enfants et adolescents vulnérables, (Ppea). En collaboration avec la représentation ivoirienne de l’Unicef. En mars 2017, à Korhogo, un atelier de renforcement de capacités et de sensibilisation en matière de protection des enfants talibés. Cet atelier a rassemblé les travailleurs sociaux, les acteurs et les intervenants communautaires de la protection de l’enfant des régions du Poro, de la Bagoué, du Tchologo et du Hambol. Il visait à accroitre les compétences des travailleurs sociaux et animateurs communautaires dans la prévention des risques auxquels sont exposés les enfants talibés. Ainsi, il a été préconisé entre autres : La sensibilisation des familles et des maîtres coraniques aux droits fondamentaux de l’enfant, principalement celui d’aller à l’école. L’association enseignement coranique et formation professionnelle pour assurer l’avenir des talibés. Une action conjointe de la police et la justice pour lutter contre la mendicité des enfants et exiger de bonnes conditions matérielles et sanitaires des écoles talibés. Par ailleurs, une étude réalisée sur les enfants Talibés et les écoles coraniques propose des mesures à mettre en œuvre pour réduire l’exploitation et les abus que subit cette catégorie d’enfants dans ce système scolaire informel en Côte d’Ivoire. Les résultats et recommandations de l’étude conduite par les Ong Interpeace et Indigo Côte d’Ivoire, avec l’appui de l’Unicef, à la demande du ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, ont été restitués, il y a quelques années à Bouaké et qui a mis en exergue les enjeux et les perspectives du phénomène. L’Etat doit faciliter l’accès des enfants «Talibés» à l’enseignement général, assurer leur protection contre les différentes formes de violences. Par ailleurs, au Sénégal, des Ong continuent de donner de la voix. Dans un rapport publié en juin 2019, des Organisations non gouvernementales( Ong) ont dépeint les conditions de vie difficile des talibés. Au Sénégal, un rapport publié courant juin 2019 par une plate-forme d’Ong montre qu’il s’agit d’un fléau transnational. Entre autres Ong ayant participé à la production dudit rapport, citons l’organisation britannique Human right watch et la Plateforme pour la promotion et la protection des droits humains (Ppdh).Constitué d’un réseau d’Ong sénégalaises, ont publié un rapport intitulé « Sénégal, des abus incontrôlés dans des écoles coraniques ». Selon ce document de 81 pages, 100.000 enfants talibés, élèves et pensionnaires des écoles coraniques vivant dans des daaras (écoles coraniques) à travers le Sénégal sont contraints par leurs marabouts à la mendicité. Pire, ils subissent des abus de toute sorte, note le rapport qui décompte « dans 8 des 14 régions du Sénégal, [dont] 61 cas de passages à tabac ou d’abus physiques, 15 cas de viols, tentatives de viols ou abus sexuels, 14 cas d’enfants séquestrés, attachés ou enchaînés dans des daaras, et un recours généralisé à la mendicité forcée ». Pour rédiger ce document, les Ong ont mené plus de 150 interviews, dont celles de 88 « talibés » ou anciens « talibés », de 23 maîtres coraniques et de travailleurs sociaux, experts et responsables gouvernementaux. Contrairement à ce que prétextent les marabouts de ces écoles coraniques, la pratique de la mendicité et comme les mauvais traitements infligés aux enfants ne sont pas recommandées par l’islam, soulignent des responsables musulmans. « L’islam enseigne que la mendicité des enfants est à bannir. L’enfant doit être pris en charge par ses parents. C’est dans ce cadre que le prophète Mohammed disait, quand il était à Médine, qu’il était le tuteur de tout enfant qui n’a pas de parents dans la ville », explique Mouhamadou Kanté, imam de la mosquée de Point E, à Dakar. Il y a 16.800 écoles coraniques et près de 2 millions d’enfants « talibés » au Sénégal. Mamadou Wone, coordonnateur de la Plateforme pour la promotion et la protection des droits humains, co-signataire du rapport indiqué plus haut, s’insurge contre ce qu’il qualifie de « pur trafic et d’exploitation d’enfants par des gens qui se cachent derrière la religion ». « C’est une mafia qui profite de notre religiosité pour soutirer facilement de l’argent, faire travailler des enfants, sans aucun contrôle social », relève ce sociologue de formation, par ailleurs ancien fonctionnaire de l’Unicef. À ses yeux, cette brèche dans laquelle s’engouffrent certains marabouts est liée au fait que les sénégalais donnent beaucoup d’argent en guise d’aumône pour des pratiques mystiques. « Il y a une sorte de syncrétisme entre la foi religieuse et les pratiques mystiques avec l’aide des charlatans », explique-t-il encore. Selon lui, il existe même des réseaux criminels de trafic d’enfants issus du Sénégal mais aussi des pays limitrophes comme la Guinée-Bissau. Une loi datant de 2005, et jusque-là inappliquée, prévoit 2 à 5 ans de prison et une amende pouvant aller jusqu’à 500.000 francs Fca pour ceux qui pousseraient des enfants à la mendicité.

Bamba M.
( In Lginfos 9 juillet 19

 

 

 

Dégradation de la côtière et des voies d’accès à San pedro// Le cri de cœur des opérateurs économiques …

mercredi, 22 mai 2019 17:09 Written by

San Pedro ou la ‘Station balnéaire’ tant prisée par les navigateurs. San Pedro, ville qui abrite le premier port mondial d’exportation de fèves de cacao est difficile d’accès depuis au moins quatre ans. Ce qui impacte négativement les activités économique. Dossier…
San pedro est difficile d’accès. Aussi bien par la Côtière que par les autres voies dont celles en provenance de Grand – Bereby et de Soubré. Par où les produits agricoles comme le cacao, le caoutchouc, l’huile de palme, le coton malien et la noix de cajou arrivent dans le périmètre portuaire. Pour être entreposés avant exportation. Pendant qu’au titre des Matières premières qui sont débarqués, nous avons le Clinker et du blé pour la fabrication respectivement du ciment et de la farine par les industriels locaux. Aussi, de l’engrais et un peu de riz sont débarqués au port de San Pedro. Ces produits sont par la suite acheminés par la route vers le marché local (ciment) et des pays frontaliers dont le Mali en ce qui concerne l’engrais. Justement pour l’acheminement de ces produits, il faut emprunter des routes très dégradées par endroit. Ce qui visiblement obère les charges d’exploitation des filiales des chargeurs et de transitaires installés dans cette ville. Qui, il faut le reconnaitre dispose des voix urbaines de bonnes qualités depuis quelques années. Malheureusement, cela ne suffit vraiment pas pour faire porter à San Pedro, ses habits de deuxième poumon économique de la Côte d’Ivoire avec son port en eau profonde, ses nombreuses potentialités touristiques et agro-industrielles. En mission à San pedro à la faveur du Sea port day 2019 qui ont eu lieu le 16 mai 2019. Nous avons partagé avec les opérateurs économiques et autres usagers, la galère sur l’axe Abidjan- Divo- Gagnoa- Soubré- San Pedro, long de plus de 500 kilomètres que nous avons parcours en 10heures le 15 mai 2019. Désormais c’est le passage obligé pour rallier deux villes stratégiques : Abidjan- San pedro. Un tronçon très dégradé par endroit, malgré les travaux de ‘Point à temps’,(bouchage des nids de poule). Surtout entre Gagnoa - Soubré - Meagui et San-Pedro. De Gagnoa à Soubré, la route est dégradée à tel point que pour 70 km, on en a pour deux heures de temps. Ça, ce n’est pas normal. Car, c’est la porte d’entrée du cacao au Port de San Pedro.
Le cri de cœur des populations et des opérateurs économiques.
Ce n’est pas tout ! « A cause de la dégradation de la côtière, Il faut désormais le grand tour en passant par Gagnoa. La Côtière est trop gâtée. Il vaut mieux faire le grand tour, si tu ne veux pas casser ta voiture ou faire une panne et s’offrir aux coupeurs de route qui sévissent par endroit sur cet axe malgré la présence régulière de détachement mobile des forces de l’ordre » nous a indiqué F. Koné, chauffeur de gros camion que nous avons rencontré dans le périmètre portuaire, en train de siroter sa tasse de thé. Faire le grand tour au lieu des 320 km par la Côtière, a un impact sur le panier de la ménagère. Avec les répercutions par les commerçants du surcoût du transport des marchandises destinées à l’approvisionnement des marchés de la consommation de San Pedro. Dame Kla commerçante au « marché de la Cité », ne cache pas sa colère quand elle dit : « A cause de la dégradation de la côtière, le transport est devenu plus cher. Il faut débourser désormais au moins 6500Fcfa pour le ticket de voyage. Sans oublier le coût de transport du fret. Alors que sur la côtière on payait tout au plus 6000Fcfa et en moins de quatre heures on était à San pedro. Ce n’est pas normal ! Pour ne pas perdre, nous sommes obligés de répercuter ça sur le prix à la consommation finale » Au niveau de la communauté portuaire dont les affaires des membres souffrent, les coups de gueule de manquent. M. Patrick Wodié, le représentant de la Société ivoirienne de manutention et de transit( Simat)t à San pedro ne dit pas le contraire. « La situation qui prévaut sur la côtière est un réel problème pour nous. Car cela impacte négativement notre approvisionnement des produits vers les sites au niveau des magasins et des usines. Cette situation entraine une réduction de l’acheminement du produit des zones villageoises jusqu’au port. En tant que transitaire, dès lors que vous n’avez pas assez de produit à manutentionner, cela vous crée déjà un manque à gagner. En termes d’utilisation du personnel que vous payez régulièrement sans avoir du produit dans vos entrepôts. C’est 40% de nos activités que nous perdons. Au niveau de la Côtière, cela fait près de quatre ans que nous connaissons ce problème. A tel point que lors d’une visite président en 2015, il avait été annoncé une réfection de cette voie- là. Malheureusement, nous sommes toujours en attente et nous attendons toujours » La complainte des acteurs du secteur maritime est portée par M. Diarrassouba Valassiné, président de la Fédération maritimes de Côte d’Ivoire,( Federmar) quand il dit : « San pedro, n’est pas enclavée mais difficile d’accès. Peut-être que si la communication était beaucoup plus facile, on n’aurait pu améliorer les synergies entre Abidjan et San pedro. Nous pensons que ce sont des choses qui vont s’améliorer avec le temps. Nous en voulons pour preuve l’engouement que toutes les structures basées dans la capitale économique ont pour San pedro. Elles commencent à acquérir des terrains ici dans l’optique de ce qui va venir. Notre souhait est que la côtière soit revue et corrigée. Nos membres ont une grande confiance dans le futur de cette ville portuaire. »
L’espoir est permis(…)
Par ailleurs, Madame Dosso Maimouna, sénatrice de la Région du Bas-Sassandra et membre de la communauté portuaire de San Pedro qui se réjouie de l’avancement des travaux inscrits dans le cadre de certains projets dans la zone portuaire, souhaite tout simplement que dans l’optique de la réhabilitation de la côtière, une autoroute soit construite avec un bitume beaucoup plus renforcé à cause des camions poids lourds. « Nos attentes sont nombreuses. Nous pensons qu’avec cette visite de monsieur le Ministre, des infrastructures comme le quai minéralier verront le jour. Il a également parlé du chemin de fer qui va relier San-pedro à Man. Déjà nous avons le Nickel qui vient de Touba. C’est difficilement que les camions atteignent San pedro. Avec boulevard central, nous avons du bitume sur cet axe qui est emprunté constamment par les poids lourds. C’est très régulièrement que cette voie est dégradée. Nous espérons que ça sera fait avec une épaisseur assez forte pour permettre aux camions de circuler sans problème. La côtière est un gros problème pour nous. San Pedro c’est un pôle touristique » Dit-elle. Aussi, elle n’ a pas manqué de nous révéler qu’ actuellement, « les taux de remplissage c’est à peine 40% parce que les gens ont du mal à rallier notre ville. Réhabiliter cette voie voire faire l’autoroute, c’est soulager San pedro et sa population(…) » Pour M. Kato Emmanuel, Chef de canton Gbapé nord dans la sous –préfecture de Doba, « l’Etat fait certes des efforts mais, nous prions dieu pour que la côtière soit réhabituée. Ça nous prend beaucoup de temps en passant par Gagnoa ». Que dit M. Marcel Hilaire Lamizana, Dg du Port autonome de San Pedro dont les activités portuaires se trouvent ainsi négativement impactées par la dégradation des voies d’accès à la cité portuaire. Pour lui, « L’occasion nous est donnée de partager en réalité ce que nous réalisons sur le terrain ici à San pedro. Il s’agissait pour le ministre, de vérifier entre ce que nous disons et ce que nous faisons. C’est une réalité. Nous croyons qu’il s’agit d’une excellente occasion qui nous a été proposée. Nous avons pu présenter à monsieur le ministre, l’ensemble des résultats auxquels nous sommes parvenus depuis 2011. L’ensemble des performances que nous avons pu réaliser, l’ensemble des difficultés également auxquelles nous faisons face. Profiter de la présence de monsieur le ministre, pour nous projeter avec les projets de modernisation du port de San pedro » Mais qu’est-ce qui est prévu concrètement ? A cette préoccupation M. Marcel Hilaire Lamizana ajoute que « le gouvernement a décidé dans le cadre de la modernisation, que les travaux d’extension démarrent à partir de cette année2019. Avec un terminal à conteneur d’une grande capacité, un terminal industriel polyvalent adéquat pour pouvoir traiter les cimentiers qui commencent à prendre de l’ampleur. Traiter entre autres les engrais et toute sorte de Matières premières non alimentaire. En ce qui concerne le financement, tout va dépendre de la consistance du projet que nous réalisons dans le cadre d’un partenariat public privé( Ppp). La part qui reviendra à l’Etat de Côte d’Ivoire devra tourner autour de 300 milliards de Fcfa » C’est bien beau d’annoncer ces projets d’envergure mais, on ne peut parler de modernisation et d’extension du port de San Pedro sans parler de la côtière et des difficultés d’accès au port. Sur ce point, le Dg du Pasp rassure. Il dit reprendre à son compte le cri de cœur des opérateurs économiques et des populations avant d’ajouter : « L’occasion a été donnée à monsieur le ministre d’éclairer l’ensemble de la communauté portuaire sur les actions qui sont menées de façon concrète par le gouvernement. Les études de faisabilités sont faites, les marchés ont été quasiment attribués pour les différents tronçons en ce qui concerne la côtière. Donc c’est quelque chose qui devra se faire incessamment. Nous sommes tous pressés mais au Port autonome de San pedro nous sommes plus pressés de voir ces différents axes être réhabiliter pour avoir une meilleure fluidité au niveau du trafic » En attendant, la Côtière qui a mal depuis sa construction ( voir encadré 2) est à l’abandon et il n’y a que ceux qui les usagers allant à Fresco et Sassandra qui l’empruntent.
Bamba Mafoumgbé, ( In Lginfos du 21 mai 2019)
Envoyé spécial à San pedro
Légende photo : Une vue du port de San pedro. Avec un réseau routier d’excellente qualité, il devrait davantage gagner en compétitivité
Encadré 1 :
Où est l’autoroute promise par Ouattara ?
Et pourtant, Allassane Ouattara, le Chef de l’Etat ivoirien avait fait la promesse en 2015, lors d’une visite d’Etat, de construire autoroute reliant Abidjan à San-Pedro, avant 2020. Nous sommes quasiment à moins de deux ans de 2020 et les automobilistes tout comme leurs passagers qui paient le lourd tribu de la dégradation de la côtière, attendent toujours la concrétisation de cette promesse gouvernementale. Le projet d’autoroute annoncé pour la Côtière devrait nécessiter la mobilisation de plus de 740 milliards de Fcfa. Nous sommes à moins de fin 2020. Rien de concret sur le tronçon de la côtière. Pi aucune des voies qui conduisent à San Pedro n’est facilement praticable. La côtière censée apportée une solution au réseau routier dégradant, n’est plus que l’ombre d’elle-même. La voie est restée à l’abandon. Au point où l’on se demande bien si les autorités ivoiriennes ont une politique des infrastructures routières pour le deuxième poumon économique du pays.
B. Mafoumgbé, envoyé spécial
Encadré 2 : Les confidences d’un ingénieur des Tp

En 2007, ils étaient nombreux les usagers et autres opérateurs économiques qui avaient applaudi des deux mains , l’annonce de la réhabilitation de « la Côtière », qui n’est autre que la partie ivoirienne d’une route transafricaine qui va dit-on du Nigeria jusqu’ en Mauritanie. La côtière était redevenue praticable sur les 368 Km allant d’Abidjan-San Pedro via Dabou, Grand Lahou, Fresco et Sassandra. La réhabilitation de La Côtière, démarrée en décembre 2007 et la fin de ce vaste chantier routier confié à l’entreprise Sonitra devrait prendre fin en 2008. La société Sonitra, qui conduisait les travaux de réfection de cette voie naguère très redoutée par les automobilistes et les passagers, a même terminé et livré le tronçon allant du corridor de Sassandra à celui de Fresco, distant d’environ 70 kilomètres. Les travaux avaient même atteint l’axe Fresco – Grand-Lahou, long de 75 kilomètres environ. Les gros engins (bulldozers, Caterpillars et autres machines de travaux publics) ont même enlevé des pans entiers du vieux bitume usagé et fortement dégradé, remblayé les nids de poules et autres "peaux de serpents" qui avaient fait de larges trous béants sur la voie. Il ne restait plus que le revêtement de ces parties de la chaussée avec le bitumage qui est en cours sur ce trajet. Même sans le bitume sur ce tronçon (corridor de Fresco – corridor de Grand-Lahou), la route était correctement praticable. Avec la réparation de La Côtière, le trajet pouvait se faire en moins de cinq heures. Et en ce qui concerne les poids lourds, ils n’avaient plus la hantise de renverser à coup sûr leurs chargements dans les ravins. Selon des experts ivoiriens, après sa construction et ouverture à la circulation, sous le régime Henri Konan Bédié, La Côtière devrait faire régulièrement faire l’objet d’entretien lourd. Ce pour stabiliser le sol. Un ingénieur des Travaux publics qui a bien voulu gardé l’anonymat et qui en sait beaucoup sur le projet nous apprend : « Dans le cadre de ce projet en question, il ne faut pas mettre en cause catégoriquement les ingénieurs ivoiriens. Felix Houphouët Boigny voulait que cette route passe dans les villages de La Côtière. Les ingénieurs lui ont proposé de la construire plus en amont pour que l’ouvrage puisse être solide. Le vieux a dit non. Il fallait travailler selon sa vision. Les ingénieurs ont engagé les travaux en faisant passer la route un peu hors des villes comme Fresco, Sassandra et autres. Aussi, on ne devrait pas poser immédiatement l’enrobé. Il fallait faire des remblais, traitant la boue en dessous du sol en conséquence et faire une route en terre. A entretenir régulièrement sur des années. ( …) Pour cela, il faut des travaux d’entretien lourd dont le coût annuel devrait osciller entre 800 millions de Fcfa 1 milliard de Fcfa. C’était possible parce que le pays avait de l’argent…(….) » Mais hélas, le résultat est là. La Côtière n’existe que de nom aujourd’hui. Ainsi, passé le petit temps de confort et de joie des astres du volant, les usagers ont déchanté comme indiqué plus haut. Avec le retour en force des coupeurs de routes compte tenu de la dégradation très avancée de cette route internationale qui part d’Abidjan jusqu’à la frontière avec le Liberia, en passant par Grand-Béréby, Tabou et Grabo n’est plus utilisée comme par le passé. Avec cette dégradation, il n’est pas faux de dire que cela a un impact sur le tourisme. Car, ‘ La Côtière’ donne à découvrir le très beau paysage de forêt naturelle, les plantations industrielles de palmiers et d’hévéa. ‘La Côtière’, donne aussi accès vers les belles plages de San pedro, et Grand Bereby avec Monogaga. Heureusement que Aire Côte d’Ivoire est là. Mais combien sont-il à avoir le pourvoir s’offrir un billet d’avion ?
T. N( in Lginfos du 21 mai 19)
Légende photo : La côtière n’est plus que l’ombre d’elle- même ;

 

Affaire reportage « Cacao : des enfants pris au piège » Le Dg du Conseil café-cacao sommé de s’expliquer

mardi, 15 janvier 2019 10:56 Written by

 Affaire   reportage « Cacao : des enfants pris au piège »   Le Dg du Conseil café-cacao sommé de   s’expliquer  « L’affaire enfants esclaves dans la cacaoculture en Côte d’Ivoire » a été agitée comme un chiffon rouge pour diaboliser  dans les années 2000, la Côte d’Ivoire ; premier producteur mondial  cacao. Un pays  comme les Etats Unis d’Amérique,( Usa) où il existe  de forte communauté de consommateurs de chocolat   ont même  menacé à la limite de boycotter le chocolat produit à partir du cacao ivoirien voire en interdire son entrée   au  marché américain. Ce sous le prétexte que « le chocolat d’origine Côte d’Ivoire est produit par     de petits esclaves ». Mais à la vérité, il s’agissait   d’un autre front  de l’immense cabale contre le Pouvoir Laurent Gbagbo.  Il a fallu  que   le Chef de l’Etat ivoirien d’alors, monte lui-même au créneau  auprès de lobbies américains, pour retourner  la situation en sa faveur.  En  montrant clairement  le côté socialisant et culturel du travail des enfants en Afrique. Comme c’est bien le cas durant les vacances scolaires  et universitaires  durant lesquelles,  les enfants  accompagnent leurs parents   soit à couper du riz ou à aider participer aux cabossages  du  cacao. Qui sont parfois de véritables moments de fête bien arrosés par du jus de cacao bien sucré.  A force d’explication et avec force d’arguments,  Laurent Gbagbo et des experts ivoiriens ont fini par faire comprendre aux détracteurs de la Côte  d’Ivoire ( surtout son cacao)  que même si les pires formes de travail des  enfants  existent  dans l’agriculture  et qu’il  faut lutter contre, «  l’exploitation  des petits  esclaves dans la cacaoculture ivoirienne »   n’existe pas . Depuis, la  fameuse campagne   c’est tassée. Des années sont passées,  Gbagbo n’est plus aux affaires,  la lutte  contre  le travail des enfants  est devenu un véritable fonds de commerce  voire un créneau porteur  dans lequel  des pays producteurs comme la  Côte d’Ivoire et des multinationales investissent  de forces sommes. Notamment à travers la construction d’écoles, la réhabilitation d’écoles existantes dans les zones de production de cacao. En tout cas depuis  près de 6ans, les campagnes de sensibilisation  et de lutte contre ce fléau ne manquent pas. Alors qu’on  croyait que la Côte d’Ivoire  avait réussi définitivement  à  rabattre le caquet à  ce genre de campagne  dégradante comme il en existe parfois   sur  l’huile de palme raffinée africaine,  un reportage  dans les plantations de cacaoyers où il existerait des enfants esclaves burkinabé fait  des vagues. Il y a quelques jours en effet, ils étaient nombreux dont les téléspectateurs de l’espace francophone qui   attendaient de suivre sur leur petit écran de bout en bout,  l'émission d'Envoyé Spécial sur France 2  sur  un dossier sensible le jeudi 10 janvier 2019.  Nos sources et ceux qui ont pu visionner  le reportage en question sur Youtub nous apprennent  qu’il est rapporté que  des burkinabé  du reste nombreux  dans les zones de production de cacao  qui «  vendent leurs enfants pour travailler dans les plantations  de cacao en Côte d'Ivoire sont mûs par la pauvreté » Aussi, il nous revient que la diffusion du  fameux reportage  a  été coupée au  moment où  les téléspectateurs  étaient branchés. Mais  qui a donné l’ordre d’en  surprendre la diffusion ? Personne n’était au courant. Même pas Élise Lucet, la présentatrice de l’émission, et Paul Moreira l’auteur de l’enquête.  Une chose est certaine, le  10 janvier 2019, la diffusion sur France 2 d’un reportage d’ «Envoyé spécial » sur le travail des enfants dans les plantations de cacao en Côte d’Ivoire a été « brutalement » interrompue dans certains pays africains.  Quelques jours après, les langues se délient en fin de compte. L’interruption de cette enquête intitulée « Cacao : des enfants pris au piège » a vite été relayée sur les réseaux sociaux et a créé la polémique. Beaucoup ont de suite crié à  la « censure » et pointé du doigt les autorités locales mais aussi Canal + Afrique, propriétaire du bouquet sur lequel est diffusé France 2 en Afrique. Selon le site d’information en ligne www.jeuneafrique.com, beaucoup ont crié à la censure mais Premières Lignes, la société de production, a déclaré être responsable de la non-diffusion de cette enquête pour « protéger des sources » De quelles  sources s’agit-il et à qui profiterait le crime s’il y a ,  étant donné que  ce n’est pas la première fois que ce genre de documentaire soit diffusé sur  de chaine de télévision à grande audience ? Si canal+Afrique  est en train de s’en laver les mains, il nous revient avec précision que  l’affaire  a touché le sommet du Régime ivoirien. Qui  selon des sources  très crédibles auraient  donné des instructions  fermes  Koné Yves Brahima, le  Directeur général du Conseil du café-cacao, de produire rapidement un démenti formel,  sur cette affaire qui continue de faire des vagues. Rappelons qu’il y a de cela environ deux ans, une chaine française avec le soutien  d’une Ong opérant dans la protection de l’environnement a  produit un grand documentaire  sur la cacaoculture et la déforestation.  Le rapport  publié en septembre 2017  par   l’Ong internationale « Mighty earth » intitulé « La déforestation amère du chocolat » Ledit rapport  accablait  les sociétés du secteur du chocolat d’être à la base de la déforestation en Côte d’Ivoire, mais aussi au Ghana, deux importants producteurs du cacao dans le monde.  Selon sa directrice et de campagne, Etelle Higonnet, qui a bénéficié de la collaboration du coordonnateur du Regroupement des acteurs ivoiriens des droits humains (Raidh) lors de la conférence, de nombreux parcs nationaux et d’aires protégées du pays ont été défrichés au profit de la cacaoculture était arrivé à la conclusion que :  « Le  cacao est la première cause de la déforestation en Côte d’Ivoire. De 1990 à 2015, ce sont 85% de la forêt qui ont disparu »   Par  la suite, le gouvernement ivoirien avait pondu un communiqué  dans lequel  il prenait   des engagements forts en vue d’une cacaoculture durable avec ‘zéro déforestation’. Aussi curieux que cela puisse paraitre, la diffusion ou non de ce reportage intervient au moment où les deux premiers producteurs africains de cacao : La Côte d’Ivoire sont en plein dans l’élaboration et le peaufinage  d’une stratégie commune de mise à marché de leur cacao dont les cours  ont subit depuis ces deux dernières campagne  une chute  d’environ 50% sur le marché mondial.  En pleine crise du  cacao, les chocolatiers ont récolté plus  de 1750 milliards de Fcfa. De l’avis  d’un expert, «  la grave zone de turbulences n’a pas été vécue de la même façon par les différents acteurs de la filière. Ainsi, entre 2015 et 2017, le prix moyen de la barre de chocolat est passé de 14,22 dollars,( soit plus de  7110 Fcfa) à  14,75  dollars( 7375 Fcfa)tandis que le prix du kilo de fèves de cacao payé au producteur a chuté en moyenne de 3,20 dollars ( soit plus   1600Fcfa  à  2,01 dollars, ( soit  1005Fcfa)  Cet écart a permis à l’industrie des produits du cacao et du chocolat d’engranger 3,5 milliards, soit 1750 milliards de Fcfa »  Bamba Mafoumgbé, Légende photo :       Encore   une  autre campagne de dénigrement contre l’économie cacaoyère ivoirienne ?

Agriculture et autosuffisance alimentaire // Le fonio pourrait booster l’économie malienne

mercredi, 09 janvier 2019 10:11 Written by

Afin de lutter contre la malnutrition et le chômage, l’association Helvetas et des chercheurs maliens veulent créer un marché dédié à cette céréale autrefois plébiscitée contre la famine. La charrette, tirée par un âne au trot, entre dans un petit village malien près du Burkina Faso. Le vent se lève. Bientôt, il tourbillonnera et amènera un de ces orages secs qui emportent les premières couches de la terre. La pluie tant attendue tombera enfin, mais matraquera le sol sec sans s’infiltrer. Les hommes courent décharger la charrette remplie à ras bord de ce qui semble être un tas de paille ou de mauvaises herbes. Pourquoi se donner tant de mal? Ici, tout le monde sait qu’il s’agit du fonio, une légumineuse qui permet de se nourrir et de générer un revenu. L’une des seules options, en réalité, sur ces sols épuisés par le coton ou frappés par le changement climatique. Cette graine indigène pourrait répondre à deux des problèmes principaux du Mali: le chômage et la malnutrition qui, selon l’Unicef, tuent bien plus que les balles. Pourtant, en 2016, la production de fonio était de près de 25 000 tonnes seulement, une paille comparée aux plus de 8 millions de tonnes de céréales récoltées dans le pays.
Les économistes classent le fonio comme une semence «sous-utilisée», c’est-à-dire plantée par des millions d’Africains mais peu ou pas encouragée par les politiques publiques qui subventionnent en revanche «l’or blanc», le coton et les engrais chimiques qui l’accompagnent. Le fonio et autres semences sous-utilisées sont des graines de solutions ignorées, alors que la famine connaît une recrudescence sur le continent. Ignorées par tous? Non! Parmi les irréductibles, et en première ligne depuis huit ans, on trouve l’organisation suisse Helvetas.On est passé d’une économie de subsistance à une économie de marché Arrivée à la direction d’Helvetas au Mali il y a trois ans, Sylvaine Rieg explique qu’elle ne travaille que sur des «niches», des problèmes non couverts, et sur le long terme (dix-douze ans). L’organisation est financée par la Coopération suisse mais surtout par des particuliers (héritages, dons). Pourquoi choisir le fonio comme levier économique? «On est passé d’une économie de subsistance à une économie de marché pour acheter des choses dont les Maliens ont maintenant besoin. Ils vendent au maximum et préfèrent parfois cela à manger. Pourtant, la faim invisible est énorme», répond-elle. Les équipes d’Helvetas avaient remarqué, il y a huit ans, que le traditionnel fonio, anciennement plébiscité pendant les famines, était délaissé, considéré comme «la céréale du pauvre», et vu comme exigeant un travail trop pénible au champ et pour la cuisinière. «On a cherché les contraintes du système, et investi uniquement là où un changement systémique pourrait être atteint», explique Sylvaine Rieg.
Neuf minutes au lieu de cinq heuresConcrètement, cela s’est traduit par un investissement de 66 580 690 francs Cfa (117 000 francs) depuis 2008 qui a permis, entre autres, un partenariat de recherche et développement avec un constructeur privé pour inventer une nouvelle machine et la création d’un marché. Le projet s’étend sur une superficie de 2364 hectares et touche 2257 agriculteurs dont 735 femmes. Presque en hurlant pour couvrir le bruit de la décortiqueuse, Amos Traore, vice-président de l’Union des agriculteurs du Cercle de Tominian, calcule: «Cette machine met neuf minutes là où une femme mettait cinq heures pour séparer les graines à la main. C’était très pénible, le fonio ressemble à des grains de sable!» Pour l’acquisition de la semence, pas de multinationale à l’horizon. Elle se récupère dans les champs, s’obtient grâce au troc ou à un prix dérisoire (entre 200 et 400 francs CFA le kilo, soit 35 à 70 centimes). Les agriculteurs disent en acheter au semencier local tous les trois ans en moyenne. Quant au salaire pour une journée de travail dans les champs, il est de 1000 francs CFA, soit 1,75 franc. La machine, elle, coûte 1,5 million de francs CFA, soit 2640 francs.
Aux agriculteurs de jouerL’engouement pour le fonio, qui ressemble, une fois transformé, à de la semoule, est visible dans les étals du pays. C’est la céréale qui se vend au meilleur prix, désormais jusqu’à 1500 francs CFA (2,64 francs) par kilo, «précuit» ou mélangé à une sauce arachide. Ceci dit, Sylvaine reste prudente: «Il faut que ça fonctionne comme dans la vraie vie, pas comme dans un projet. On a subventionné les premières unités de production pour démontrer que ça marche, maintenant on travaille sur l’accès à des crédits pour que les agriculteurs investissent dans ces machines qui doivent être rentables.» La dernière machine développée en partenariat avec Helvetas arrivera dans la région de San (est du pays) en novembre prochain. Après, ce sera aux agriculteurs de jouer. Et il ne faudra pas trop qu’ils comptent sur l’Etat malien. Harouna Coulibaly, agro-environnementaliste à l’Institut d’économie rurale (IER), travaille aussi depuis des années à valoriser le fonio auprès des autorités de son pays, notamment en vantant ses vertus contre le diabète et l’absence de pesticide: «Ce n’est pas vraiment dans leur philosophie ou en accord avec leurs indicateurs.» Selon lui, des machines étaient bien prévues dans le Papam, le Projet d’accroissement de la productivité agricole au Mali, mais elles ne se sont jamais matérialisées. «La Banque mondiale vire l’argent au gouvernement et puis…», conclut-il. Le Ministère de l’agriculture n’a pas souhaité répondre à notre demande d’interview. Pourtant, l’enjeu est de taille dans un pays où plus de 60% des actifs travaillent dans le secteur agricole, et 80% en milieu rural. 

            Source :      www.letemps.ch

Yamoussoukro/Accès à l’hôtel des parlementaires: Un kilomètre de route défoncée attend bitume…

vendredi, 21 décembre 2018 09:53 Written by

Mis en service  depuis plus de 7ans, l’accès à Hp Resort Yamoussoukro( ex- hôtel des parlementaires) reste difficile.  Une route défoncée d’environ 1 km en terre rouge  attend couche de bitume depuis…Qu’on veuille ou non,  Yamoussoukro,  la capitale politique ivoirienne  dispose de deux grands réceptifs hôteliers : l’Hôtel  Le Président et Hp Resort Yamoussoukro (l’Hôtel  des Parlementaires). Malheureusement,  dernier est difficile  d’accès et pourtant  le marché du butimage  a été passé depuis pour ce   tronçon d’environ 1000 mètres( Km).  Quel est  fondamentalement le problème pour que  depuis son inauguration sous la mandature du Président Gbagbo, que les usagers aient encore  à avaler de la  latérite rouge pour y avoir accès ? Présent récemment  à Yamoussoukro, à la faveur d’un atelier sur  la   législation  de la commercialisation de la noix de cajou, nous avons tenté  de fouiller  sur le non bitumage de ce petit tronçon d’environ un kilomètre qui sépare  ce réceptif hôtelier du carrefour Sodeci au quartier « Millionnaire »  Ce réceptif hôtelier est envahi  de l’extérieur   par  les hautes herbes  , du moins en  dehors de la clôture.  Toute  chose qui enlève par ailleurs, à  la beauté du cadre splendide.   K. Konan, chauffeur de taxi communal de son état que nous avons emprunté, ne  décolère pas. « Sous le mandat du Président Gbagbo, tout était bien parti  achever le bitumage de ce petit tronçon.  Depuis 2011, on n’en parle plus malheureusement ! Nous  sommes  obligés   de  prendre les escaliers pour aller déposer nos clients qui ne sont pas véhiculés. Pi ça donne l’impression que ‘l’Hôtel  des Parlementaires’ est isolé. Il ressemble de ce fait à un hameau chic quasiment isolé »  dit-il.   Tout comme lui, G.  Constant, un fonctionnaire  en poste à Yamoussoukro pour sa part, estime  le Régime actuel  a oublié Yamoussoukro quand il dit :  «  Pour  des dirigeants qui  se disent   héritiers  d’ Houphouët Boigny,  ce  n’est pas normal. Le gouvernement ivoirien devrait tout faire pour bitumer  la voie.   La structure qui était en charge des travaux est bien connue. Il faut la relancer pour achever les travaux. Etant donné que Pfo après le départ de Gbagbo  du Pouvoir, a de gros  marchés de constructions et de réhabilitation avec l’actuel Régime »   estime  G. Constant.  ‘Vous avez dit  piste  défoncée’. L’expression revient dans les propos   de certains clients de cet hôtel  qui est vraiment difficile  d’accès.  La réaction  du ministre du Tourisme et des Loisirs
Aussi, il nous souvient que  courant Avril 2018, nous avions  approché  Siandou Fofana, ministre  du Tourisme et des Loisir. Voici ce qu’il  nous a donné comme réponse: « Yamoussoukro  notre capitale politique, a bénéficié  d’une politique qui a été initiée  en son temps, par Feu le Président Félix Houphouët Boigny poursuivie tant par le Président Bedié ainsi  que le Président Gbagbo. Cette politique est en train d’être poursuivi par l’actuel  Président Allassane Ouattara.   En tenant compte de l’intérêt qu’il à  mettre en œuvre une politique de développement  territorial et harmonieux de notre pays, le Président Ouattara a pris l’option de faire du transfert de la capitale, de façon méthodique.   Se faisant, il y a une politique du transfert de la capitale qui a été menée avec  une Agence et des politiques sectorielles dans plusieurs secteurs d’activités  y  sont menées également » Avant  d’ajouter que  : « Quand  nous étions au Fonds d’entretien routier( Fer), nous avions voulu procédé au bitumage de cette voie et des moyens avaient été  mobilisés. Mais le gouvernement avait jugé utile à l’interpellation des premières autorités du pays d’avoir une vision globale et consensuelle  de la mise en œuvre  du transfert de la capitale  à Yamoussoukro qui  repose sur une  sémantique du développement qui soit bien comprise et accepté de tous.   C’est pourquoi, le gouvernement a pris l’engagement de faire en sorte que  cette  zone accueille  par exemple l’implantation du sénat. Il va falloir leur construire, un siège qui va abriter cette institution »  Terminant,  M. Siandou Fofana nous avait confié :  « Pour le moment,  le sénat va utiliser  les installations  de la  Fondation Felix Houphouët Boigny. Mais ce n’est pas l’objectif de la  Fondation Félix Houphouët Boigny de la Paix  de Yamoussoukro qui a été construite et cédée à l’Unesco en vue de faire la promotion de la paix. Mais aussi et surtout  d’avoir à rassembler les  symposiums et  rencontres de grande importance tendent à concourir à l’instauration de la paix en Côte d’Ivoire,  en Afrique et partout dans le monde. Indépendamment de cela, le gouvernement a besoin d’amplifier Le transfert de la capitale par  l’implantation de l’administration.  Donc les sièges  de la plupart de nos   administrations seront implantés   dans cette ville.  Soyez convaincus que d’ici là, le Programme national de développement( Pnd) dans son volet routier,  aura  à construire l’autoroute de contournement  de Yamoussoukro. En plus de cette infrastructure, il va avoir les voiries urbaines pour  notre capitale politique et administrative et la voie dont vous parlez sera pris en compte »  Il est bon de préciser que  la filiale ivoirienne de Pierre fakoury Operator( Pfo)  qui en plus de la réhabilitation du Ccia qui abrite en ce moment  une partie  de l’administration de la Banque africaine de développement( Bad)  a aussi réhabilité la Tour de la Bad au Plateau.  Depuis quelques mois, Pfo.ci, en plus d’être sur l’axe    Ndouci – Gagnoa, a le marché de réhabilitation de certaines tours de la Cité  administrative au Plateau. Mieux, Pfo. Côte d’Ivoire  a le chantier  de la construction  de l’esplanade  du Palais présidentiel au  Plateau.  Au budget 2019 de l’Etat de Côte d’Ivoire,  il est inscrit à ce titre, plus de 10 milliards de Fcfa pour les travaux. Qu’est-ce qui bloque  le bitumage de la voie d’accès à Hp Resort Yamoussoukro ? Plus de 7ans  après l’arrivée de Ouattara aux d’Etat, les populations de Yamoussoukro attendent et accusent...    Bamba Mafoumgbé,, envoyé spécial à Yamoussoukro Légende  photo :   La voie  d'accès en terre rouge   enlaidie la beauté de ce réceptif hôtelier

Gagnoa/Soutien aux enfants handicapés// Filta aux côtés de la Maison arc-en-ciel

vendredi, 21 décembre 2018 07:03 Written by

Les enfants de la Maison arc-en- ciel   sis au quartier Dioulabougou de Gagnoa ont reçu le 19 décembre 2018, la visite du Ministre Désiré Dallo, président de la Fondation Ivanne- Laure Terre d’Amour,( Filta). Qui à l’occasion, n’est pas allé les mains vides. Le Président de Filta   est allé à la Maison arc-en-ciel, un centre d'éducation spécialisée sis au sous quartier baoulébougou, les mains chargées de présents et d’espèces sonnantes et trébuchantes. «  Nous sommes là   au nom de  la Fondation Ivanne-Laure Terre d’Amour( Filta) que vous connaissez bien, car nous sommes en partenariat avec votre institution, depuis l'année 2015.Comme vous le savez, la mission de Filta comporte trois volets que sont : Aider et accompagner dans leur développement les personnes handicapées, et en particulier celles porteuses du handicap de la trisomie d’une part et soutenir les familles et les Institutions d'encadrement de personnes handicapées promouvoir la prévention et le dépistage prénatal du handicap de la trisomie d’autre » a dit le Président de Filta. Le Président de Filta était donc à la  Maison Arc -en- ciel ,afin d'apporter de la joie aux enfants pour la fête de Noel. Il a offert donc des jouets éducatifs, des vivres et des bons de carburant, le tout pour un montant de   1 000 000 Fcfa. « Cet appui de Filta à la Maison Arc –en- ciel n‘aurait pas été possible sans le soutien financier du Groupe Bolloré transport et logistique, (Btl) qui est un groupe de renommée mondiale opérateur d'infrastructures portuaires et transporteur terrestre de marchandises. Chers enfants, chers encadreurs, vous pouvez compter sur Btl et Filta pour apporter leur soutien financier à Maison Arc en ciel dans la réalisation de son œuvre sociale » a dit le parrain Désiré Dallo. A son tour, le Frère Samuel, le directeur dudit centre qui avait à ses côtés, le staff d’encadrement a dit merci aux donateurs pour ce geste aux enfants à la veille de Noel. Le porte-paroles  bénéficiaire en des mots choisis, a remercié   le ministre Désiré Dallo, non seulement pour l’arbre de Noel mais pour nombreux présents, non sans lui dire   que sa présence parmi eux témoigne de l'amour qu’il porte aux enfants, de la générosité qui caractérise le grand homme qu’il est. «  C'est bientôt Noël. Jésus, enfant nouveau-né, nous apporte son amour et sa joie. Cher parrain, vous avez voulu marquer cette fête par vos cadeaux et vos présents. Nous sommes très contents et nous voulons vous remercier pour cette marque d'attention » a dit le porte-parole des bénéficiaire.

Moussa Kader

Légende photo : Le ministre Désiré Dallo aux côtés des pensionnaires de la Maison Arc-en-ciel de Gagnoa

Avenir de la filière cotonnière mondiale// Les acteurs face aux effets des changements climatiques

mardi, 04 décembre 2018 09:47 Written by

 Avenir  de la filière cotonnière mondiale Les acteurs face aux effets des  changements climatiquesLes déficits hydriques occasionnés par les changements climatiques constituent l’un des défis majeurs de la filière coton, soulevés par les délégués des gouvernements lors de la 77è Réunion plénière du Comité consultatif international du Coton (Ccic), lundi, à Abidjan. Les changements climatiques affectent les productions de coton dans plusieurs pays à travers le monde. Cette situation qui crée des problèmes hydriques sévères, et une baisse des rendements, a été évoquée par des États membres du Ccic, au cours des assises. Dans une déclaration des gouvernements membres, le Mozambique dont le coton représente 20% du Produit intérieur brut (Pib) et le Soudan, ont fait état de conditions climatiques défavorables qui influent sur leurs productions, affectant le prix du coton graine. Pour soutenir la production, l’Inde qui a enregistré une production record de 6,9 millions de tonnes en 2017-2018, irrigue environ 36% des surfaces allouées, ce qui permet au pays d’afficher un rendement moyen de 506 kilogrammes par hectare. Le coton est une culture de rente qui occupe des millions de personnes dans les pays producteurs. Cependant le défi de la durabilité de cette spéculation se pose avec acuité. Une autre problématique de la filière est la volatilité des cours du coton qui ont récemment connu une chute de 15%. En outre, les acteurs de la filière font face aux problèmes liés à la qualité des semences, des pesticides et des engrais, la création d’usines de textile, les rongeurs, puis les fibres synthétiques, un facteur de pollution de l’environnement. La Taïwan, qui n’est pas un pays producteur de coton a su toutefois jouer sur la valeur ajoutée. Le pays importe 160.000 tonnes de coton, mais exporte pour plusieurs milliards de dollars des produits de textiles après transformation. La réunion a mis l’accent sur l’innovation dans la chaîne des valeurs du coton. La Côte d’Ivoire, 4è pays producteur africain, accueille pour la première fois cette réunion. Près de 100.000 producteurs agricoles sont concernés par cette culture, sur des exploitations de 3 hectares en moyenne dont 70% en mode de culture attelée. Le pays dispose d’un tissu industriel composé de 15 usines d’engrenage d’une capacité de 630.000 tonnes de coton graine. Le Ccic, la plus grande organisation mondiale du secteur coton, a été créée en 1939 et est basée à Washington, aux États-Unis. Elle regroupe 29 pays et organisations internationales ayant un intérêt dans la production, la consommation et le négoce. L’organisation de la 77è Réunion plénière du Cci, regroupe du 2 au 6 décembre 2018 à Abidjan plus de 400 participants des secteurs publics et privés issus d’une soixantaine de pays. Elle constitue une plate-forme pour l’ensemble des pays, permettant de partager leurs expériences et les bonnes pratiques.   Kader Moussa

Amélioration de l’environnement des affaires // Les recettes des gouvernants et du secteur privé africains

mardi, 27 novembre 2018 00:52 Written by

 Abidjan  abrite  depuis hier 26 novembre 2018, la 9ème édition de la Conférence sur la facilité des affaires : “Ease of Doing Business initiative”. Représentant  le Premier ministre Amadou Gon empêché, M. Koné Adama, ministre Ivoirien de l’Economie et des finances,  a  salué l’engagement du Groupe de la  Banque  et à tous les organisateurs, pour avoir accepté que cette conférence se tienne pour la première fois dans un pays d’Afrique francophone et singulièrement d’Afrique de l’ouest. Avant de dire : « En vue de renforcer le rôle économique et social du secteur privé dans la dynamique économique, la Côte d’Ivoire a fait de l’amélioration du climat des affaires un axe stratégique majeur de l’action gouvernementale »  Non sans    présenter la liste des efforts  de la Côte d’Ivoire, pour assainir et améliorer l’environnement ivoirien des affaires. Afin  de la rendre plus attractif. Pour M. Koné Adama, « la Côte d’Ivoire a certes glané des places dans le dernier classement Doing Buisness avec son rang de 122e sur les 190 économies, mais n’a pas encore atteint l'objectif de figurer parmi les 50 pays les mieux classés dans le monde. Ainsi cette conférence en terre ivoirienne permettra au pays de bénéficier de l'expérience des pays cités en exemple dans le cadre du Doing Buisines pour l’Afrique, et aussi de renforcer les capacités des équipes techniques nationales pour la mise en œuvre efficace des reformes » Dans un panel dirigé par M.Moussa Sanogo, Sécrétaire d’Etat  chargé du  Budget et portefeuille de l’Etat,qui a suivi la cérémonie d’ouverture, plusieurs ministres, membres de gouvernements   de pays  africains et représentants du secteur privé ont exposé  devant l’assistance ,sur les actions entreprises  pour améliorer l’environnement des affaires. Ainsi,  M.  Soro Nagolo,  président  de la Commission environnement  des affaires à la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire,( Cgeci)  a dit que les attentes  du secteur privé ivoirien sont nombreuses. «Nos attentes sont nombreuses et il faut  promouvoir la mise en place  des instruments de suivi des reformes. Ce afin d’avoir une idée  des impacts  de l’amélioration de l’environnement des affaires. Il ne faudra pas revenir après  sur des mesures contraignantes. Le secteur privé est largement consulté mais parfois nous sommes surpris. Nous avons de nombreuses attentes et il faut mettre l’accent sur les infrastructures. Qui permettent  l’évacuation des productions vers les zones de consommation.  Nous voulons notamment parler   des  routes, des ports,  du ferroviaire qui n’est pas assez développé »  Se prononçant  sur le financement des Pme  M. Soro Nagolo a dit : « Le  financement des Pme est une nécessité. Car, elles sont le socle de tout développement. L’une des difficultés, c’est comment faire pour que l’investissement national puisse éclore.  Nous n’oublions pas la gouvernance et la promotion de ce qui est en train d’être fait.  Les entreprises sont sensibles au droit pour tous. Cela est un élément important et la fiscalité doit soutenir le développement »  Quant Khader Barry ministre Conseiller spécial   du Premier ministre guinéen, il a  souligné l’importance d’un  engagement  politique fort en  ce qui concerne les reformes. «  Il faut suivre les reformes en créant des instruments de promotion(…) » a dit le ministre Khader Barry.( Nous y reviendrons).    La  représentante  du gouvernement nigérian,  a dit que  son pays a   travaillé sur ‘le transport des biens, des personnes et des services. Cela  a été noté par la Banque mondiale( Bm). Tous  les quatre ans, nous produisons un rapport. Nous pouvons dire que l’économie nigériane est  en train d’aller dans la bonne direction(…)’ Moussa Kader Légende photo :   Adama Koné, ministre de l’Economie et des finances. Il représentait  le Premier ministre ivoirien. 

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