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mardi 24 novembre 2020
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Dr Diomandé Moussa F.( Gafa- pme) / L’après Covid-19 et tension politique en Ci// « L’impact de la crise politique sera pire que celui de la Covid-19 en Côte d`Ivoire

mercredi, 23 septembre 2020 23:19 Written by

De l’impact de la Covid- 19 sur les Pme, en passant par la gestion du Fonds Pme, à la tension socio-politique qui monte en Côte d’Ivoire, le Docteur Diomandé Moussa Elias Farakhan, le président du Groupement des acteurs , fédérations et assimilés aux Pme( Gafa-Pme) se prononce....

Monsieur le président, pouvez-vous nous présenter le Gafa -Pme ?

 

Merci pour l’occasion que vous nous donnez de parler des Pme et de l’économie ivoirienne. Le Groupement des acteurs , fédérations et assimilés des Pme( Gafa-Pme), regroupe l’essentiel des acteurs des Petites et moyennes entreprises de Côte d’Ivoire. Nous sommes organisés au niveau de toutes les filières. Parce que nous pensons que pour développer une politique qui crée de la valeur, pour les Pme, il faut être en filières. Pour avoir des Pme qui sont associées et non des Pme qui soient disparates dans ce qu’elles font.

 

En tant que président de ce groupement, peut-on évaluer l’impact de la crise sanitaire à la Covid- 19 ?

 

Des études ont été réalisées dans ce sens. Elles ont montré de façon qualitative ou quantitative, l’impact de la pandémie sur les Pme. Par rapport à la réalité ivoirienne, il faut faire beaucoup attention. Il y a deux éléments qu’il faut prendre en compte. L’économie ivoirienne dans sa structuration, est une économie de rente qui est basée sur le café, le cacao, le coton, l’anacarde, le caoutchouc et l’huile de palme. Je ne pense pas que la pandémie à la Covid- 19 ai agi réellement sur ces spéculations -là. Le Ministre ivoirien de l’économie et des finances a dit que ces produits sortent. A ce niveau, je pense que la pandémie n’ a pas eu tellement d’impact. Etant donné que ces produits ont continué à sortir et les ports ivoiriens ont continué à fonctionner. Ce qui est une excellente chose. Deuxième élément, vous avez des Pme qui sont pour la plupart des sous-traitants. Du fait de la prise d’un certain nombre de mesures. Citons : le couvre-feu, la fermeture des bars, des salles de cinéma( …) Sans oublier les mesures relatives au secteur du tourisme et de l’hôtellerie. Face à un tel tableau, on peut dire que la pandémie a eu un impact réel sur les Pme. Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que cette catégorie d’entreprises fonctionne en synergie. Vous avez par exemple quelqu’un qui a un hôtel mais qui travaille avec une autre structure qui lui fournit des assiettes, des draps etc. Donc quand la machine s’arrête, il y a des répercussions sur toutes les Pme.

 

Pour aider les Pme à redécoller, le gouvernement ivoirien avait annoncé un soutien à ces entreprises-là. Dans la pratique, comment cela se passe sur le terrain ?

Au départ, personne ne pouvait parier sur cette imprévisibilité. Il fallait trouver des solutions. Dans un premier temps, il fallait maintenir les emplois, l’outil de production surtout les petites et moyennes entreprises manufacturières(…), mais aussi et surtout penser à la relance. Quand vous avez une crise comme cette crise sanitaire qui touche au capital le plus précieux ; c’est-à-dire le capital humain, il faut voir dans quelle mesure, il faut sauvegarder les emplois, l’outil de production et relancer les activités. A la suite des échanges que nous avons eu avec le gouvernement, il a été adopté une série de mesures pour permettre à l’économie ivoirienne, dans son volet business,( services , manufactures…) de redécoller. Il s’agissait d’apporter une aide financière aux Pme. Ce à travers la mise en place d’un fonds dédié et d’un fonds de garantie. Ceci pour permettre aux Pme, selon certains critères bien précis de pouvoir faire face à la situation et d’amortir le choc consécutivement à la pandémie. Mais aussi et surtout de garder les emplois et faire tourner leurs outils de production. Un comité a été mis en place et un décret a été pris ( celui du 08 Avril 2020).Ce décret est venu expliquer comment le Fonds dédié aux Pme devrait être organisé. Par la suite, il y a eu arrêté pour rendre plus explicite ce qui devrait être fait.

 

Quel bilan peut-on faire ?

 

Le bilan est mitigé. Je dirais même qu’il n’est pas bon. En ce sens qu’il n’ y a pas plus de 100 Pme qui ont eu accès au dit fonds selon les informations que nous avons reçues. A titre de rappel, le ministre de l’Economie et des finances devant les sénateurs à Yamoussoukro, avait dit que moins de 70 Pme ont pu bénéficier de cette manne, sur de plus de 400 qui travaillent dans les secteurs formel et informel.

Le ministre de l’Economie et des finances évoque l’incapacité des Pme à remplir les critères ?

Il ne faut pas poser le problème en termes d’incapacité. Les Pme avant la crise avaient des difficultés. Citons entre autres, la problématique du marché en ce concerne la commande privée ou publique. Les Pme se plaignent toujours de n’avoir pas accès à plus de commandes. Ajoutée à cela, la problématique du financement. Il faut de l’argent pour travailler. Puisque les banques accompagnent très peu cette catégorie d’entreprises. Elles disent que les Pme n’ont pas de business Plan. (…) Vous avez également les problèmes de fiscalité donc de taxation des Produits.
Pourquoi le Mef dit alors que les Pme n’ont pas bénéficié de ces fonds parce qu’elles ne remplissent pas les critères ?
Pour les critères qui ont été élaborés, il nous est demandé de fournir une attestation de régularité fiscale sur l’exercice 2019, d’être à jour de nos cotisations à la Cnps. Mais aussi et surtout de fournir des bilans et autres. Nous disons que pour que les Pme n’aient de problèmes de bilan, de cotisation à la Cnps, il faut qu’elles aient un carnet de commandes bien fournis. Pour construire un paiement d’impôts ou de cotisation à la Cnps, il faut avoir un chiffre d’affaires, des marchés pour faire tourner la machine. C’est à partir de là que nous pouvons faire face aux charges en question.

En tant que président du Groupement des acteurs, des fédérations, assimilés aux Pme, quelles pistes de solutions proposez-vous au gouvernement ?

Il n’ y a pas de dialogue de sourd entre le gouvernement et nous. Nous discutons toujours avec les autorités. Il y a de cela quelques semaines, dans le cadre du comité de gestion qui a été mis en place, nous avons eu des échanges pour voir si nous pouvions nous fixer des objectifs allant dans le sens d’un relèvement du nombre bénéficiaires. Les critères, de régularité fiscale ou le paiement de la Cnps ne sont plus des critères éliminatoires. Tout le monde est éligible désormais. Nous demandons aux Pme, de déposer leurs dossiers. La Côte d’Ivoire doit se positionner. Aujourd’hui, nous devons nous battre sur un certain nombre d’activités. Les ivoiriens ont l’avantage d’être très bien formés et d’avoir une bonne connaissance des problématiques économiques. Ça ne suffit pas. Il faut aller plus loin. Nos amis du Nigeria sont partout et ils viennent prendre des marchés. C’est ça la réalité. Les marchés sont ouverts. Aujourd’hui avec ce fonds dédié au Pme, nous devons être capables de travailler non seulement localement mais aussi permettre à nos Pme de sortir. Pour y réussir, il y a tout un mécanisme à mettre en place. Le fonds ne devrait pas être une distribution Per capita, mais il devrait aider à résoudre des problèmes. Citons : l’export et l’assurance pour nos marchandises que faisons sortir. En Côte d’Ivoire, on soutient plus les entreprises étrangères que nos entreprises. Cela est dommageable pour notre économie. Si vous estimez que les Pme locales n’ont pas la compétence, aidez- les à monter en puissance.(…) avec des produits innovants.

Au niveau de l’espace Cédéao, est-ce que la liberté d’entreprendre qui est écrite dans les textes est- elle une réalité ?

Au niveau des textes, tout est claire. C’est-à-dire qu’au niveau de la Cédéao, on peut aller faire les affaires partout et conquérir des marchés. Mais la réalité, c’est que les autres sont organisés en Cartel. Ils protègent leurs marchés au vrai sens du terme. Pendant que chez nous ici, nous faisons la part belle aux autres. Cette façon de faire doit changer parce que les ivoiriens deviennent de plus en plus pauvres. Le chômage augmente de plus en plus. Il ne faut pas avoir de complexe à poser les vrais problèmes. Il nous faut à travers des regroupements comme le Gafa- Pme aller à la conquête des marchés.
Nous sommes à plus d’un mois de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire. Quelles sont les appréhensions des membres du Gafa- Pme ?

Nous avons de grosses appréhensions. Pour nous, la Covid-19 n’aura pas assez d’impact que la crise qui se profile à l’horizon. Si on ne fait pas attention, cette crise sera aussi dévastatrice pour les Pme. L’impact de la crise politique sera pire que celui de la Covid-19 en Côte d`Ivoire. Chaque fois que nous avons des élections, nous sommes obligés d’arrêter l’économie. Les écoles aussi(…). Il faut arrêter cette façon de fonctionner. Nous voulons dire aux politiciens que nous avons besoins de travailler.

Bamba Mafoumgbé,

Légende photo : Docteur Diomandé Moussa Elias Farakhan (Président Gafa- Pme) : « Les ivoiriens deviennent de plus en plus pauvres »
( Source : In Le Temps du 23 Septembre 2020)

 

M. Kinapara Coulibaly, Dg du Bnetd// A propos des Bureaux régionaux « Nous avons en interne un pôle dédié à ces zones extérieures »

mardi, 22 septembre 2020 16:57 Written by

M. le  Dg du Bureau national d’étude technique et de développement ( Bnetd), est régulièrement sollicité ces dernières années pour l’exécution d’importants projets initiés par le gouvernement. Quels sont ceux qui ont retenu votre attention ? Et pourquoi ?

Le Bnetd, pôle d’expertise technique au service de développement de la CI, est effectivement engagé dans la réalisation de nombreux projets entrepris par l’Etat ivoirien.

 

Plusieurs projets retiennent mon attention. Tout d’abord, le vaste programme de développement hospitalier, sur toute l’étendue du territoire national, initié par le gouvernement depuis l’année dernière. Il compte la réhabilitation de 8 hôpitaux dont 3 Centres Hospitaliers Régionaux (CHR) à Daloa, Yamoussoukro et Korhogo ; 5 Hôpitaux Généraux à Adjamé Yopougon Attie, Grand Bassam, Abobo nord et Abobo sud.

Il y a également la construction du CHR de Man, de l’hôpital général de Danané, de ceux de San Pédro et Méagui. Nous avons la construction des CHR d’Aboisso, d’Adzope, et de 5 services de renforcement des plateaux techniques dans les hôpitaux généraux de Séguéla, Toumodi, Daoukro, Abengourou et Bouna. Dans les prochaines semaines, 400 établissements sanitaires de premier contact répartis dans tout le pays verront leurs travaux démarrer. A cela, il faut ajouter la construction de CHR à Bouaké, Boundiali, Kouto et Minigna ainsi que deux hôpitaux généraux à Katiola et Ouangolodougou.

 

Les autres projets auxquels je pense sont ceux des travaux de la ligne 1 du métro d’Abidjan parce qu’il s’agit là d’une véritable innovation dans notre pays. Il y a aussi les projets relatifs au renforcement des infrastructures éducatives qui regroupent la construction de nombreux lycées, écoles primaires et universités. Enfin, je pense aux grands projets routiers et à ceux relatifs à l’accès à l’eau potable notamment celui du renforcement d’alimentation en eau de la ville d’Abidjan à partir de la rivière Mé.

 

Tous ces projets vont inévitablement transformer le visage de notre pays de manière significative et durable, profiter aux populations et participer à la dynamique de développement.

 

  1. Quel impact cette ère des grands travaux a eu sur le développement de votre entreprise ?

Notre entreprise se porte bien grâce à tous ces grands projets qui lui sont confiés. Le taux d’occupation des équipes est bon et nous continuons depuis plus de trois ans, à avoir des résultats d’exploitation en nette progression.

 

  1. Combien l’exécution de ces projets a-t-elle rapporté au BNETD ces trois dernières années ?

Notre résultat d’exploitation est en hausse depuis 2017, passant de 2,1 milliards à 3,8 milliards en 2018 pour finir à 5,2 milliards F CFA en 2019. La progression est vraiment encourageante.

 

  1. Quel est le résultat net de l’exercice 2019 du BNETD ? Comment expliquez-vous ce résultat ?

Comme je le disais, 2019 a été un cru d’exception avec des performances financières qui montrent une hausse de 31% du résultat net et de 35% du résultat d’exploitation par rapport à l’exercice 2018. Nous avons réalisé un chiffre d’affaires d’environ 34 milliards de F CFA. Cette performance est le fruit de la confiance du gouvernement, des efforts conjugués du personnel et d’une bonne maitrise des coûts.

 

 

  1. Comment se portent vos activités en dehors de la Côte d’Ivoire ?

Plutôt bien, nous avons aujourd’hui de nombreux projets en cours, dans divers domaines, disséminés en Afrique subsaharienne et en Afrique centrale. Nous avons actuellement plusieurs projets en cours au Gabon notamment dans les infrastructures routières et dans le domaine de l’environnement ; au Bénin, ce sont des projets dans le domaine aéroportuaire, routier et de l’environnement et enfin au Congo Brazzaville, des projets dans le bâtiment et l’aménagement du territoire.

 

  1. Quel poids représentent vos activités hors Côte bureaux régionaux d’Ivoire () dans votre total bilan en 2019 ?

A ce jour, environ 5% du total bilan 2019. Ce chiffre encore marginal, offre un potentiel certain que nous continuons d’explorer. Nous avons en interne un pôle dédié à ces zones extérieures qui recherchent et captent les opportunités d’affaires dans les treize (13) pays africains que nous couvrons.

 

  1. Quel est l’impact de la crise sanitaire de la COVID 19 sur vos activités ?

Les effets de la Covid-19 sur nos activités sont restés sous contrôle au cours de ce premier semestre 2020. Nous avons dû comme toutes les structures, mettre en place un plan hygiène et santé qui est toujours en cours, afin de sensibiliser, prévenir et faire adopter les mesures barrières sur nos différents sites et chantiers. Une adaptation de nos méthodes de travail a également été nécessaire pour nous permettre de continuer nos activités tout en sécurisant au maximum nos agents, notre force spéciale de développement. Et jusque-là, nos activités se poursuivent normalement.

 

  1. Le Moronou et la Marahoué bénéficient d’une attention particulière du Président de la République en ce moment. Quels sont les grands projets réalisés ou en cours de réalisation dans ces deux régions ?

Nous avons d’importants projets dans la région de la Marahoué. Tout d’abord dans le domaine du bâtiment, six (06) collèges de proximité sont en cours de construction dans le cadre du projet C2D 2 dans les localités de Maminigui, Paoufla, Zanzra, Voueboufla et Dananon.  Plusieurs réhabilitations de bâtiments administratifs sont également en cours : c’est le cas à Bouaflé, avec la réhabilitation de la préfecture, des résidences du préfet, du sous-préfet et des deux secrétaires généraux. A Sinfra et Zuenoula, les résidences des préfets ont également été réhabilitées.

Toujours dans la Marahoué, plusieurs projets d’infrastructures routières sont en cours. Ce sont les travaux de renforcement de la route Yamoussoukro – Bouaflé - Daloa sur 145 km, les travaux des voiries de Bonon, Gonate et Sinfra. Des travaux de point à temps c’est-à-dire de traitement des zones dégradées sur les routes interurbaines entre Bouaflé et Zuenoula d’une longueur de 75 km et la construction du pont de Bouaflé. Dans le secteur de l’hydraulique, nous avons le projet d’alimentation en eau potable de la localité de Bannonfla ; les travaux de renforcement du système d'alimentation en eau potable de la ville de Bouaflé, la mise en place d’un système d'hydraulique urbaine dans les sous-préfectures de Kouetinfla et Maminigui dans le cadre du programme Eau pour tous en Côte d'Ivoire.

Dans le Moronou, nous comptons aussi de nombreux projets en cours. Dans le domaine routier, ce sont les travaux de renforcement de la route Akoupé-Kotobi-Boungouanou d’une longueur de 58 km, la construction d’un pont sur la rivière Agbo, la réhabilitation de la route Kotobi-Arrah-Bonahouin d’une longueur de 30 km, des travaux de réparation de la route Dimbokro-Bongouanou et des travaux de voiries à Bongouanou et Abongoua. Dans le secteur de l’hydraulique, on peut citer aussi la construction d'un château d'eau de 500 m3 à Bongouanou et des travaux d'alimentation en eau potable dans les localités de Kregbe, M’batto, Findimanou et Arrah.

 

  1. Quels seront leurs impacts sur les populations de ces régions ?

Ces projets ont un impact certain sur les populations. Tout d’abord, la construction de collèges de proximité aidera à accroître le taux d’alphabétisation et à favoriser l’éducation des jeunes filles. Ces localités amorceront également un développement à travers la construction de nouvelles infrastructures - les logements pour enseignants par exemple- et une activité économique générée par la présence de ces fonctionnaires. Pour l’administration locale, l’accès à des bâtiments fonctionnels sera appréciable.

L’impact des infrastructures routières pour ces régions est grand. Celles-ci verront leur accessibilité accrue avec un réseau routier performant, ce qui devrait booster l’économie locale tirée par les productions agricoles et apporter un gain en temps. Les différents projets hydrauliques visant à renforcer l’accès à l’eau potable auront un impact notable sur la qualité de vie des populations. Enfin, tous ces projets génèrent la création d’emplois directs et indirects ce qui est un élément appréciable.

 

 

  1. Au niveau national, quels sont les grands chantiers en cours et à venir ?

Je voudrais rappeler tous les projets cités au début de notre entretien : le vaste programme sanitaire national, les nombreux projets d’infrastructures éducatives et hydrauliques et l’emblématique projet de la ligne 1 du métro d’Abidjan.

A cela s’ajoute, la maitrise d’œuvre pour le prolongement de l’autoroute de Yamoussoukro à Bouaké. Il s’agit d’environ 120 kilomètres de routes qui permettront de rallier Yamoussoukro à Bouaké en 45 minutes au lieu d’à peu près 1h30 aujourd’hui. La construction des routes neuves d’une longueur cumulée de plus de 500 km dans différentes localités notamment entre Divo et Grand-Lahou, entre Mankono-Téningbioué et Séguéla, d’Odienné jusqu’à la frontière du Mali et de la Guinée, entre Bouaké –Satama et Sokoura, et bien d’autres tronçons… A Abidjan, les travaux de l’autoroute périphérique d’Abidjan d’une longueur de 24 km sont également prévus.

Enfin, nous poursuivrons les travaux des infrastructures sportives et d’hébergement de la CAN 2023 à Abidjan, San Pedro, Yamoussoukro, Bouaké et Korhogo.

 

  1. Quels sont les projections du BNETD en termes de développement ?

Les perspectives sont prometteuses pour les années à venir : il s’agira de continuer d’accompagner le gouvernement ivoirien dans le déploiement de ses priorités notamment dans les grands projets du Programme National de Développement et dans la mise en œuvre du Programme Social.

Tous les projets en cours et en perspective cités se poursuivront et nous continuerons nos interventions dans les autres domaines d’activités du BNETD que sont l’information géographique, le numérique et l’économie tant en Côte d’Ivoire que sur le continent africain. Un accent particulier sera mis sur l’innovation dans les années à venir, tant dans les projets que dans nos outils et méthodes de travail.

Moussa Charles Kader

Légende Photo : M. Kinapkara Coulibaly, Dg du Bnetd : « Tous les projets en cours et en perspective cités se poursuivront »

 

 

 

Covid -19/Professeur Benié Bi Vroh Joseph (Directeur Inhp )// « Il ne faut pas banaliser la maladie, le virus continue de circuler »

samedi, 13 juin 2020 11:21 Written by

 

 Professeur   doit-on dire que vous êtes le président du Comité de crise Covid-19 ou le Directeur   de l’Inhp tout cours ?
Je  ne suis pas le président du Comité   de crise de lutte contre la Covid-19. Mais  le Directeur  de l’Institut national d’hygiène publique de Côte d’Ivoire.   L’Inhp a dans  ces missions, la surveillance  des maladies à potentiel endémique. Il est également coordonnateur du  Règlement  sanitaire international, (Rsi).  Par ailleurs, il est le point focal   de la Sécurité  sanitaire mondiale. A ce  titre,  et conformément au décret présidentiel d’Avril 2019,  qui dit que  nous avons à travers le  Centre des opérations d’urgence, la gestion des urgences endémiques et de façon générale et  des épidémies  de façon particulière, l’Inhp est en charge de cette épidémie.  Par ailleurs, il existe un autre arrêté  qui donne aussi  des responsabilités à l’Inhp pour le dépistage et le confinement(…).
 Combien de sites  dépistages  disposent à ce  jour la Côte d’Ivoire ?
 Nous avons 11 sites fonctionnels, le mercredi 03 juin 2020 nous avons  ouvert  le deux derniers sites  qui portent à  11 et il est prévu de porter à 13. Il nous reste juste deux sites : Ceux  de Grand Bassam et Anyama.  Ainsi, nous aurons bouclé pour le Grand Abidjan. 
 Qu’est- ce qu’on fait concrètement sur ces sites ?
 Quand on y vient, on y  reçoit des informations, des conseils et   un dépistage.  Dans  le cadre de cette maladie, le plus important, c’est lorsqu’on fait les signes qu’on est  plus à même de transmettre la maladie. C’est ce que l’on appelle être symptomatique. Quand on présente les signes, c’est en ce moment- là  que la charge    de  virus  est plus  au niveau du nez.  Parce que le virus, il  s’accumule au niveau  du nez et de la bouche. Mais plus au niveau  du nez.   Quand on  fait la fièvre, on  atteint  le  niveau plus élevé  en termes    de présence de virus dans le nez. C’est  en ce moment qu’on est le plus contaminant.  Le choix  qui a été fait par la Côte d’Ivoire,  c’est  de  faire un dépistage ciblé.  C’est-à-dire  de pouvoir identifier les personnes qui   sont  le plus  à  risques de transmettre la maladie que nous mettons en priorité.   Ce n’est pas un dépistage massif. Quand vous arrivez  dans  ces centres de dépistage, on vous  reçoit, on vous accueille, on vous donne un masque, on vous donne le gel et on vous installe. Vous    la  salle  d’attente et vous prodigue  des conseils et   des informations sur la maladie(…).  Quand vous sortez de cette salle, vous allez à   l’enregistrement. Ici  ce sont  des infirmiers ou infirmières qui vont prendre vos caractéristiques(Le nom, prénoms, l’âge, le sexe…) Après  quoi, vous allez voir un médecin.  Il faut préciser que  dans tous  ces centres, il y a  des médecins qui vont vous interroger.  Sur l’histoire  de  votre maladie. (Depuis quand ça commencé ? Quels sont les signes ?). C’est à l’issue de cet entretien va  dire que « je pense qu’avec les signes  et le contexte que vous nous situés, c’est mieux qu’on vous  fasse un dépistage (prélèvement).Mais si vous ne remplissez pas  ces conditions, le médecin va   dire, c’est quand vous présenter les  signes, ils    ne sont pas apparentés à la Covid-19.  Nous allons vous soulager par rapport au mal que vous avez. C’est d’ailleurs la raison  pour laquelle, sur  chacun  de ces sites, nous avons une pharmacie. Par  la suite, on l’encourage  à observer les  mesures  de protection. Celui  qui a été dépisté, lui, il va  attendre son résultat. S’il est déclaré positif, automatiquement, il sera pris en charge dans un service. Si  vous  avez été en contact avec une personne qui a été déclaré positif, on peut vous prélever aussi. Parce que vous êtes aussi à risque. Si  vous présenter les signes d’une maladie chronique : Diabète, hypertension artériel ou une maladie cardio-vasculaire, vous êtes aussi à risque.   On  vous prélève aussi.  C’est ça l’intérêt de  présence du médecin qui se trouve sur le site à même de  pouvoir faire  interrogatoire  de  ceux  qui  y entrent.  
 A ce jour  quel est le taux  de fréquentation au niveau des  11  centres ?
Le  taux  de fréquentation est variable. Notamment au niveau des derniers sites   que nous  venons  d’ouvrir. Sur  les deux  derniers sites,  ce  n’est pas encore la grande affluence.  Ça  se comprend. Mais pour les premiers, au départ, on  n’avait dit  que nous nous allions sur la base de cent tests par jour et  par  centre. Nous avons eu la période  du mi- mai où il y avait beaucoup de personnes qui sortaient d’Abidjan.  On est allé à 200  voire  300 prélèvements par jour centre. Mais aujourd’hui, la tendance est revenue à un taux  un peu plus raisonnable.    Nous n’avons  pas encore atteint le rythme de croisière pour  certains centres.
Les  ivoiriens ont  des difficultés à lire  et comprendre le point fait chaque jour par le ministère de la Santé.  Le point  en question   porte-t-il sur les prélèvements  au jour J ?On  a   dit  qu’on attendait les résultats  dans les 24 à 48 heures.   Donc on peut  se retrouver avec    des prélèvements de la veille.  Ce  ne  sont pas  des tests rapides  que nous  faisons.  Le test rapidement, faut –il préciser,   porte  sur un prélèvement qu’on  fait   dans le sang. Dans les 15 à 20 minutes qui suivent, on  a   le résultat.   Ce  test rapide peut nous faire passer à côté du diagnostic.  Ce  n’est pas ce  genre  de test que nous faisons en Côte d’Ivoire. Le test rapide nous dit juste qu’on   a rencontré le virus à un moment donné et qu’on a  développé des anticorps qui nous permettent de nous protéger. Mais   ne nous dit  pas  que le virus  est dans notre nez.   C’est la Pcr qui est pratiquée en Côte  d’Ivoire, qui nous permet  de dire ça.  C’est  lui qui donne la réalité de la présence du virus dans notre nez.  Evidemment,  c’est tout un processus  qui peut prendre du temps. On ne pourra  le  faire en deux heures. C’est   quand on  recueilli tous les prélèvements de la veille  qu’on peut avoir le résultat.   Il faut  dire    que   les  derniers résultats que nous avons, depuis un certain temps, ce ne sont plus les six jours.  Rappelons  qu’à un moment donné, il y avait  eu des voyageurs qui sont arrivés  et des gens qui sont sortis.   Nous avons eu alors eu alors beaucoup de tests. Cela a pris beaucoup de temps. Maintenant, nous avons d’autres laboratoires qui  sont dans le processus et  qui vont faire des analyses aussi.  Nous n’aurons plus les six jours, nous  sommes  autour de 24 à 48 heures.
 Professeur, tous les cas  détectés à l’intérieur du pays, ce sont  des personnes qui ont  séjourné juste avant.  Est-ce à dire  qu’Abidjan est toujours  l’épicentre de la pandémie ?
 C’est  connu depuis  le début   de la crise sanitaire.  Nous avons  toujours   a  dit   que l’Epicentre, c’est Abidjan.  C’est le point  chaud.   On dit toujours, le virus circule plus  toujours à Cocody, Marcory et Treichville.  Le virus peut aussi se propager  dans les autres quartiers  si on ne respecte  pas les mesures de prévention qui  ont  été  édictées.  S’agissant   des cas  détectés à l’intérieur, on ne dit que  se sont  seulement des enseignants.  C’est vrai  qu’on a  dépisté les enseignants  qui   sont retournés à leurs postes. Ils  n’ont pas attendu leurs résultats et puis ils sont partis. C’est  pourquoi, on  les a fait retourner sur  Abidjan,  en vue  d’une prise en charge.  Le principe, c’est de détecter, d’isoler et surtout   de prendre en charge. Mais aussi et surtout  de suivre aussi les contacts.  Donc si on les extrait de leur milieu, ça va nous servir à rompre la chaine  de  transmission.   Pour revenir  au dépistage dont vous parlez au  tout  début. On ne pouvait pas   dépister tous les enseignants, dans la mesures  ou   si  vous êtes   négatif aujourd’hui, rien  ne dit  que  vous ne pouvez  être positifs demain.  Puisque vous pouvez être dans la phase de latence et puis présenter les signes quelques jours après. (…).  
 Qu’est-ce  qui est prévu pour l’intérieur dans dispositif ?
 
Nous  avons  constaté qu’il n’y  a beaucoup de cas à l’intérieur. C’est une bonne chose, dieu merci.  Mais  il faut renforcer les capacités des Districts.  De telle sorte qu’ils puissent prendre le relais  localement au niveau de l’intérieur.     Nous avons  6 à 7 laboratoires  à ce niveau-là.  Il  y aura un laboratoire à Man, Korhogo, Abengourou, Daloa et San Pedro. Nous avons également  Bouaké  et Odienné. Dans  ces villes, les prélèvements seront analysés sur place. Pas  question de venir à Abidjan. Nous aurons les résultats  et nous prendrons les dispositions nécessaires. Nous  sommes en train de  décentraliser les laboratoires.
Selon l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire,  notre pays a commandé deux  cent mille tests. Si la pandémie  devrait  s’inscrire dans la durée, est – ce que cette quantité pourrait suffire ?
 Si nous avons les 200 mille tests,  nous pouvons être à l’aise et on pourra encore faire  d’autres commandes si cela  s’impose. Cette épidémie comme vous l’avez  dit, il faudra faire avec  et il faut que nous puissions nous adapter.  Les défis majeurs,  c’est de    s’habituer aux  mesures barrières.  Lors de la crise à Ebola, quand on disait qu’il faut  se laver régulièrement les mains, ça choquait mais aujourd’hui,  cela commence à rentrer  dans les mœurs. Le port des  masques culturellement, ce n’est  pas dans nos habitudes.   Tout   changement  de comportement est difficile. Progressivement nous allons y arriver.
 Votre commentaire sur le déverrouillage du  ciel au quel l’on assiste  depuis  plus  d’une semaine, en vue  de la reprise du transport aérien ?
 Dans tous les cas, à un moment donné, on   n’a pas le choix. Il y a   des mesures d’accompagnement à prendre.  Le  déverrouillage  du ciel  dans  la cadre  du  transport aérien  va   s’accompagner de certaines mesures. Les avions seront constamment désinfectés, ils ne pourront pas faire le plein comme  d’habitude.   Ça  créer un manque à gagner. Il faut qu’on se déplace,  faire  des échanges sinon les économies au plan mondial  vont mourir.  Nous constatons  qu’en ce qui concerne la Côte d’Ivoire, le nombre  de  cas  augmentent, c’est vrai. Cela  prouve que  nous  dépistons beaucoup.  Nous prenons en priorité  les personnes qui présentent les signes. Ça peut se comprendre que plus on prend  ces personnes- là, plus le chiffre sera élevé. Il ne faut pas avoir peur  des chiffres.  En même temps, il est bon de  rappeler aux populations que le virus circule et qu’il est parmi nous.  Il ne faut  pas banaliser  cette maladie.  Si les chiffres augmente, c’est parce que nous avons relâché dans l’observance des mesures.    
   Bamba Mafoumgbé In Le Temps du   09 juin 2020
 Légende photo : Professeur Bénié Bi Vroh Joseph, Directeur  de l’Inhp : «  S’habituer aux mesures barrières, sont   des défis majeurs »  

Barthélemy Kouamé (Commissaire Général de The Africa Road Builders – Trophée Babacar NDIAYE)// « Pour nous, M. Adesina est innocent jusqu’à ce qu’il soit prouvé le contraire »

samedi, 06 juin 2020 19:59 Written by

Finalement, la conférence inaugurale de la 5e édition de The Africa Road Builders – Trophée Babacar NDIAYE aura lieu le 13 juillet par visioconférence. Une conférence en ligne garantit-elle les objectifs que vous poursuivez ?Le coronavirus ne nous a pas donné d’autres choix que de reporter cet important rendez-vous qui devait se tenir à Dakar au Sénégal le 26 mars dernier. La salle avait bien été réservée à l’hôtel Pullman Terranga, d’autres dispositions pratiques avaient également été prises et c’est avec beaucoup de peine que nous avons été obligés de reporter. En reportant, nous espérions un retour à la normale dans des délais relativement courts. Ce qui n’est pas le cas. Aussi, faut-il noter que la conférence inaugurale se tient en prélude à une seconde conférence qui est la conférence finale. Cette dernière doit absolument se tenir à l’occasion des Assemblées Annuelles de la BAD dont les nouvelles dates sont désormais fixées à fin août. C’est donc en tenant compte de tous ces paramètres que nous avons fixé la nouvelle date de la conférence inaugurale au 13 juillet. Et comme le contexte de crise sanitaire n’est pas encore évacué, la visioconférence est la meilleure option qui s’offre à nous. Nous pensons qu’elle est tout aussi pratique mais elle fait mieux que garantir nos objectifs. Je pense que cette crise, malgré sa violence, nous aura permis de faire des avancées qu’on pourra capitaliser en toutes circonstances. Par exemple, la conférence inaugurale de cette année pourra toucher en temps réel tout le continent et même au-delà, et accentuer la promotion de la route et des transports. Ce qui n’était pas le cas pour les quatre précédentes éditions. Votre communiqué souligne que le président de la BAD est le parrain, alors que des voix s’élèvent pour réclamer sa démission. Que pensez-vous de l’actualité de la BAD en ce moment ?Effectivement le président de la BAD est le parrain de l’événement. Cela ne date pas de maintenant. Cela dure depuis 5 ans, depuis la première édition. Que des voix s’élèvent pour que le président Adesina démissionne, cela relève du bon fonctionnement de la démocratie et de la liberté d’expression. C’est le droit des auteurs de ces voix de s’exprimer dans ce sens. Mais nous sommes dans une société organisée et on n’agit pas parce que quelqu’un ou des gens ont crié. Nous apprenons que les Etats-Unis demandent une enquête indépendante sur les allégations d’un groupe de lanceurs d’alertes. Ce qui est également tout à fait légitime et normal. Pour moi le président Donald Trump est l’un des plus grands présidents des Etats-Unis que notre génération connait. Il est pragmatique et il travaille pour l’efficacité. Que son administration demande une enquête indépendante après les dénonciations du groupe de lanceurs d’alertes, cela me parait tout à fait cohérent. Mais cela ne signifie pas que le président de la BAD va démissionner immédiatement. Il peut le faire, selon ses convictions propres mais il n’est pas obligé de le faire. On ne peut pas appliquer les conclusions d’une enquête qui n’existent pas encore. Je lui conseille donc de ne pas démissionner. Je vais prendre l’exemple du président Trump qui subit des pressions et des coups tous les jours. On lui a même collé une enquête visant à le destituer. Les auteurs espéraient qu’il démissionne avant la fin de la procédure mais il a tenu bon. A la fin, il a été maintenu à son poste et je peux dire que c’est toute l’Amérique qui a gagné. Ici aussi, il faut que l’institution, la BAD, soit le grand gagnant au bout de la procédure. Il faut que l’Afrique soit le grand gagnant. La période difficile que le monde entier traverse à cause du COVID-19 ne nous autorise pas des raccourcis qui vont fragiliser davantage l’Afrique. Cela ne ternit-il pas l’image de votre événement ?Non. Une image se construit avec un peu de toutes les circonstances. Tout le monde souhaite vivre constamment dans des circonstances heureuses mais il faut savoir qu’il y aura toujours des circonstances malheureuses. Au lieu de les fuir, il faut plutôt chercher à les comprendre et à œuvrer pour des vents favorables. Ce qui se joue actuellement, c’est l’intérêt de la BAD. Il s’agit donc de l’intérêt de l’Afrique. Je sais que des gens voudraient voir M. Adesina quitter ses fonctions dès aujourd’hui mais ce n’est dans l’intérêt de la BAD et de l’Afrique de brusquer le mandat du président de la BAD. La présidente du Bureau du Conseil des gouverneurs, la ministre ivoirienne Mme Nialé Kaba, a précisé mercredi dans un communiqué de presse que la démission n’est pas à l’ordre du jour. Cela va dans le bon sens. Il faut donc laisser les procédures se poursuivre, y compris l’enquête indépendante si elle a lieu. Au bout de la chaine, on fera le point et chacun tirera toutes les conclusions qui en découlent. Pour nous, M. Adesina est innocent jusqu’à ce qu’il soit prouvé le contraire. D’ailleurs, le comité d’éthique interne l’a déjà blanchi une fois. Ce qui renforce son innocence jusqu’à ce que le contraire soit démontré. L’année dernière, c’est le président Adama Barrow qui a remporté le Trophée Babacar NDIAYE. Pouvez-vous nous dire quel est le Chef d’Etat qui sera couronné cette année ?Chez nous aussi, il y a des procédures. Avant la conférence inaugurale, il y a un comité de sélection qui se réunit et qui choisit le lauréat. Les membres du comité sont issus des médias de toutes les parties de l’Afrique. Et le choix peut conduire à un vote. Vous me donnez donc l’occasion de féliciter encore le président Barrow dont le trophée a été réceptionné l’an dernier par le ministre finances de la Gambie, M. Mambury Njie. Je me souviens que le président Barrow a été désigné au deuxième tour du vote. Cette année, le comité de sélection se réunira à nouveau quelques jours avant la conférence inaugurale qui est prévue pour le 13 juillet. Ce sont les résultats du comité de sélection qui seront proclamés à la conférence inaugurale, par le comité lui-même. Mais il faut noter qu’il s’agit aussi d’une conférence avec des communications. Le thème 2020 est : « Routes et transports pour améliorer la qualité de vie des populations en Afrique ». Je voudrais dès maintenant inviter tous les Africains et tous ceux qui ont un intérêt en Afrique à se mobiliser pour le succès de cette conférence. L’objectif au bout, c’est de voir en Afrique des routes moderne et développés, avoir des transports agréables et pratiques pour tous. L’Afrique a un très gros retard dans le domaine. Cela n’est pas dû à un manque de moyens. Il y a une volonté agissante permanente que nous devons avoir. Source : Financial Afrik

Solidarité Covid-19 /Pr Koné Mariatou, Ministre de la Solidarité, cohésion sociale et lutte contre la pauvrette// « Nos actions ne tiennent pas compte de l’appartenance politique »

dimanche, 17 mai 2020 13:46 Written by

Quels sont les critères   de répartition des dons que    vous recevezJe voudrais, avant tout propos, saluer l’élan de solidarité et la générosité des donateurs, personnes morales ou physiques, notamment des entreprises citoyennes, des représentations diplomatiques, des groupements professionnels, des organisations de la société civile. Depuis l’appel du Gouvernement et le lancement de la chaine de solidarité pour lutter contre la maladie à Coronavirus et en amortir les effets sur les populations, nous recevons des dons que nous redistribuons, sans distinction aucune, aux plus vulnérables à travers les collectivités, les Ong et associations,  S’agissant des collectivités, une programmation est faite chaque semaine et nous insistons pour que les élus de chaque région soient présents. Je puis vous assurer qu’à ce jour, plusieurs régions et communes ont été servies.  L’opération de redistribution se poursuit au fur et à mesure que nous recevons les dons.
 Qu’en  est –il des  Ong ?Pour les Ong et associations, pour bénéficier de ces dons, nous exigeons que celles-ci disposent d’un siège, de documents administratifs afférents, notamment ceux délivrés par le Ministère de l’intérieur et/ou d’autres documents spécifiques en fonction de la nature, de la nomenclature ou de l’objet figurant sur leur récépissé de déclaration.
 Il se dit que vous faites la part belle aux populations pro Rhdp. Que répondez-Vous ?Toute surprise, je vous réponds par la négative. Les actions du Ministère de la Solidarité, de la Cohésion Sociale et de la Lutte contre la Pauvreté ne tiennent pas compte de l’appartenance politique, ethnique ou religieuse. Il ne faut pas confondre les actions du Gouvernement, à travers les actions que nous menons, et celles des organisations politiques qui sont des structures privées, avec un mode de fonctionnement qui leur est propre. Nous sommes un ministère en charge de la solidarité, de la cohésion sociale et de la lutte contre la pauvreté, trois domaines qui sont en interrelation étroite. Qui dit cohésion sociale dit minimisation des frustrations et ressentiments, sens de la justice et de l’équité. C’est ensemble, dans la paix et dans un esprit de solidarité, que nous pouvons créer les conditions d’un développement inclusif, participatif pour lutter efficacement contre la pauvreté et la vulnérabilité. Les dons reçus sont redistribués aux collectivités territoriales, régions et communes, et aux organisations non gouvernementales, sans aucune discrimination fondée sur leur origine géographique, leur composition ethno-démographique et leur appartenance religieuse ou politique. A titre d’illustration, plusieurs leaders de partis politiques différents sont venus réceptionner des dons pour leurs populations. Ainsi, en dehors de ceux du Rhdp tels que les Ministres Anne Ouloto, Raymonde Goudou, Félix Anoblé, Mamadou Sanogo et   Roland Zakpa Komenan.  Nous pouvons citer Monsieur Affi N’Guessan( Fpi)  et  président du Conseil régional du Moronou,  Alphonse Djédjé Mady, président du Conseil régional du Haut-Sassandra, Jean-Marc Yacé, maire de Cocody, Monsieur Raoul Aby, maire de Marcory et Monsieur Sylvestre Emmou, maire de Port-Bouët, sont tous issus Pdci. Egalement nous avons Mamadou Koulibaly, qui s’est fait représenter pour la réception des dons de la commune d’Azaguié, est de Lider  et Guibessongui Ouattara, maire de Kasséré, est du Raci. Le Ministère est au service des Ivoiriens. La maladie à Coronavirus touche tout le monde sans choisir l’appartenance politique, ethnique ou religieuse. Toutes les redistributions sont couvertes par la presse et publiées sur les pages et sites du Ministère. Il en est de même pour les dons que nous recevons.
 
Je vous invite à parcourir nos pages et comptes sur les réseaux sociaux pour voir nos actions et le caractère impartial de cette opération. Textes, photos, témoignages, vidéos y sont publiés quotidiennement.
 Parlez-nous du processus de sélection des bénéficiaires des dépôts monétaires ?
 
Dans le cadre de la lutte contre  la Covid-19, le Gouvernement a mis en place un plan de riposte Économique, Social et Humanitaire en vue de soulager les entreprises, les Pme et les personnes vulnérables. C’est dans ce cadre que l’opération des transferts monétaires a été initiée. Elle consiste à soutenir les ménages vulnérables et les personnes indigentes à hauteur de 25 000Fcfa par mois durant 3 mois, soit 75 000 Fcfa. Les bénéficiaires reçoivent donc des transferts monétaires. La première phase cette opération concerne le grand Abidjan. Elle s’étendra sur l’ensemble du territoire à compter du mois de Mai.   Je voudrais préciser que la sélection des bénéficiaires n’est pas faite par le Ministère en charge de la solidarité, mais plutôt par les comités de veille ou de riposte installés sur l’ensemble du territoire et composés du corps préfectoral, des élus locaux, des organisations de la société civile, des leaders communautaires, des chefs de village, des chefs de quartier, des chefs de communauté ...).
 Je voudrais  qu’on insiste sur les critères   de  sélection et le ciblage  des bénéficiaires
Les critères sont partagés par la communauté qui identifie en son sein les personnes ou ménages rendues vulnérables du fait  de la  Covid-19 et qu’elle éligibles pour bénéficier d’une assistance humanitaire. Le ciblage tient également compte des zones géographiques dans lesquelles les populations ont besoin d’assistance en lien avec les indicateurs de pauvreté, d’insécurité alimentaire et nutritionnelle. Nous  avons les  personnes vulnérables confinées et leurs familles, particulièrement les personnes âgées, personnes en situation de handicap et les femmes chefs de famille. Sans oublier les familles des personnes décédées du fait de la  Covid-19. Aussi,  nous avons les  malades indigents. Citons  les enfants et adolescents vulnérables des orphelinats, pouponnières et les enfants en situation de rue confinés du fait de la  Covid-19,  les personnes souffrant de maladies chroniques, les artisans, les  petits commerçants, petits acteurs du secteur du transport .Bref toute personne Toute personne en détresse du fait de la pandémie. On aurait pu définir des quotas par région ou zone en fonction des données statistiques récentes et déterminer le nombre de personnes qui y sont éligibles. Mais il y a toujours un décalage entre ces données statistiques récoltées à un moment précis et les réalités du terrain telles qu’elles se présentent au temps présent. Une personne indigente en 2015 peut ne plus l’être en 2020. A l’inverse, une personne relativement aisée en 2015 peut être frappée par la vulnérabilité en 2020. Il ne faut pas non plus oublier, du fait des déplacements de populations, une variabilité démographique dans le temps et dans l’espace. L’intervention de la communauté et de tous les acteurs locaux permet de réajuster les choix pour un meilleur ciblage. Le ciblage communautaire est important parce ce qu’il permet d’appréhender la précarité ou la vulnérabilité en temps réel.
 Combien avez-vous distribué pour l’instant dans le cadre des transferts monétaires ?
 L’opération se poursuit, un point sera fait très bientôt. La presse sera conviée. En ce qui concerne  les différents points, vous êtes journaliste, je vous invite à visiter notre site internet et nos pages pour voir la traçabilité des dons que nous recevons et redistribuons. La liste des donateurs et des dons y est publiée et pouvez la consulter. Nous publions les listes toutes les fins de semaine en plus des publications dans la presse. La transparence et la question de la bonne gouvernance constituent des atouts pour notre ministère, car elles sont source de confiance.
 Bamba Mafoumgbé( In Le Temps du 15 mai  2020)
 Légende photo :  Le professeur Koné Mariatou,   Ministre de la Solidarité, de la cohésion sociale et de la lutte contre la pauvreté : « Le ciblage tient également compte des zones géographiques(…) »
 
 
 
 
 
                                        

Transmissions du Covid-19, approvisionnement de la Ci en viande // Les révélations du président de l’Ordre des vétérinaires

samedi, 09 mai 2020 20:07 Written by

 Le Docteur Komissiri  Dagnogo, est  le président  de l’Ordre  des   médecins  vétérinaires de  Côte d’Ivoire.   Mais  aussi Directeur général  des abattoirs et de l’hygiène alimentaire  au District d’Abidjan.  Dans cette interview,  il donne  des informations croustillantes sur le Covid-19 et  l’approvisionnement du marché en viande…Interview.. Depuis le début 11  Mars 2020,  la Côte d’Ivoire à l’instar des autres pays  du monde traverse  la crise sanitaire liée au Covid-19, vous le président   de l’Ordre des  vétérinaires, Directeur général des  abattoirs et  de l’hygiène  du District d’Abidjan, comment avez-vous accueilli  cette nouvelle ? Disons qu’aucun pays ne souhaitait que cette maladie  se  déclare  chez lui. Tout le monde souhaitait être à l’abri, être protégé soit par  nos comportements, notre vigilance soit par le seigneur. Mais  toujours est-il qu’avec la mondialisation aujourd’hui, il est difficile qu’une maladie  se déclare quelque part et  que  celle –ci reste là-bas.  Parce que nous bougeons beaucoup, échangeons beaucoup. C’est une situation difficile que nous vivons et nous essayons d’appliquer toutes les mesures barrières qui ont  été  arrêtées par nos autorités, afin que cette maladie puisse quitter la Côte d’Ivoire.  Beaucoup d’informations circulent sur la   transmission du Covid-19. On parle du chien, du pangolin. Que dit le vétérinaire que vous êtes ?  Il  y  a beaucoup d’informations qui circulent sur le Covid-19  et il y a beaucoup d’hypothèses  sont émises. La première,  qui  avait été émise par rapport    au Covid-19,  c’est que le virus serrait partie de la Chauve sourie,  en transitant  par  le pangolin pour atteindre l’homme.  Aujourd’hui, il y a une autre hypothèse qui est encore émise. Elle  dit  que le virus se serrait développé chez le chien  au niveau intestinal  pour atteindre par la suite l’homme.  Donc, c’est pour vous dire qu’en tant que  vétérinaire, nous sommes très attentifs et  nous souhaitons apporter notre contribution  pour la lutte contre cette pandémie.  Que  ça soit   nos collègues  du privé ou du public, nous  sommes disponibles et essayons  d’apporter  notre pierre à la sensibilisation de la population.    
Docteur,  vous   avez parlé  tout à l’heure du chien,  est-ce  que l’on devrait  s’attendre au  niveau  de la Côte d’Ivoire, à un traitement de masse  des chiens ?   En  ce qui  concerne le chien, il est scientifiquement  prouvé que le Covid-19, se transmet au chien. Ça  été  le cas  sur  deux  chiens  à Hong- Kong dont les propriétaires avaient été  contaminés et qui ont contaminés leurs chiens. Mais n’ayant pas présenté de symptômes,  ils  sont devenus négatifs par la suite.   Il  a été également scientifiquement démontré en Belgique,  qu’un chat   entré en contact avec son propriétaire qui était aussi malade, ce chat a présenté des symptômes respiratoires et digestifs après avoir été contaminé.   Donc sur ce point, on est sûr que le Covid-19, se transmet bien aux animaux notamment aux  carnivores domestiques.   En ce qui concerne les vaccins, il faut attendre.   Pour le traitement, il y a beaucoup de discussions.(…) Le Coronavirus dont on parle aujourd’hui, appartient à une grande famille qu’on appelle les Coronavirudés. Ce  Coronavirus existe et ces différents virus existent. Que ce soit chez les animaux, chez le poulet, le Coronavirus existe et il  est responsable de la maladie que nous appelons la bronchite infectieuse  qui est à la base des troubles respiratoires. (…). Il existe un vaccin contre cette forme-là qui n’est pas du tout transmissible à l’homme.    Vous êtes également,  Directeur général  des  abattoirs   et  de l’hygiène alimentaire du District d’Abidjan.   Dès   que  le premier cas a été découvert   qu’avez-vous fait   à ce niveau ? Etant donné  que  le grand Abidjan était isolé du pays, nous avons eu quelques inquiétudes, par rapport à l’approvisionnement  de nos marchés.  Car, la Côte d’Ivoire n’est pas autosuffisante  en protéine animale. Nous dépendons beaucoup,  surtout en ce qui concerne le bétail vif,  des  pays de l’Hinterland :    le Burkina Faso et  le Mali. En ce qui concerne le lait par exemple, nous dépendons  des pays européens.  Nous étions  inquiets mais   ,  le ministère des ressources animales et halieutiques  avec le District d’Abidjan, ont souhaité  que les commerçants qui viennent nous ravitailler, puissent profiter du couloir  humanitaire afin que le cycle d’approvisionnement   de nos marchés ne soit pas rompu. Voilà comment nous avons réussi à rassurer les commerçants. Nous avons connu une baisse vers la fin du mois de mars à début avril, parce que les commerçants  qui arrivaient  ne pouvaient pas repartir, tant que  cette mesure  de leur prise en compte dans le couloir humanitaire n’étaient mise en place. Depuis, que  ces mesures sont  effectives  et que ceux qui nous ravitaillent  peuvent retourner par vague, en respectant bien les mesures sanitaires,  il   se trouve que l’approvisionnement a repris. D’un marché à un autre, l’on constate  une variation au niveau du prix du Kg de la viande de bœuf.  Pourquoi ? C’est une réalité que les prix ont augmenté.  Dès  que le premier cas a été détecté en Côte  d’Ivoire, le  11 mars 2020,  et  que par la suite on  a commencé à détecter d’autres  cas,  et  que  le Conseil national de  sécurité( Cns) a  été amené   à prendre un certain nombre  de mesures, toute la population a voulu  s’approvisionner  en même temps.  Donc, les gens  se sont rués sur la viande. Il  était  donc difficile de contrôler,  les gens ici à  l’abattoir, parce que  tout le monde voulait faire son stock,  pour être à l’ abri  d’une éventuelle pénurie. Ce  qui a fait que  des commerçants dépassés par la demande, ont profité de l’occasion pour augmenter les prix.   Nous avons dû communiquer  dessus pour  leur dire de ne pas profiter de cette occasion, pour augmenter les prix à la consommation.    Au niveau de l’abattoir central, quelles sont les dispositions qui ont été prises, pour casser la chaine de  propagation  du Covid-19 ? Disons dieu merci,  nous n’avons pas encore enregistré de cas de contamination ici au niveau de l’abattoir.   Nous souhaitons que  cela n’arrive pas. Rappelons que dès la  découverte du premier cas,  le Cns a pris  des mesures et ce sont les mêmes que nous appliquons sur notre site ici. Que ça soit à la salle d’abattage,  dans   les boucheries  ou au centre commercial, les mesures sont rigoureusement appliquées. Nous avons  fermé hermétiquement le pavillon de la rôtisserie.  Nous demandons qu’il y ait    des seaux  d’eau, du savon un peu partout, à l’entrée  de l’abattoir et  des boucheries pour que les acteurs eux-mêmes,    puissent  se laver les mains. Il en va  de même  chez  les clients qui arrivent. Nous demandons aussi que la distanciation sociale qui est de 1 m  et 1,50 mètre soit  respectée.  Nous   exigions aussi le port du masque aussi bien  par les acteurs que les clients afin de se protéger et de protéger l’autre.    Quel est l’impact de la fermeture des restaurants et maquis sur  les activités d’approvisionnement et  de  l’abattoir Nous pensons  que l’approvisionnement ne pose pas problème aujourd’hui.     Ceux  qui nous approvisionnent vont  s’adapter.   Ils ont leurs représentants sur place. Qui, en  fonction du  marché, leurs disent  qu’il faut envoyer telle quantité.   Ça  se passe ainsi tous les  ans, le seul fait majeur, c’est  la pandémie sanitaire.    Nous n’avons pas  d’inquiétude à ce niveau. Mais, il faut reconnaitre  que  la production a baissé.  Ce à cause  de la fermeture des  maquis sont fermés tout comme les rôtisseries.  Sans  oublier les restaurants.   Bamba Mafoumgbé, Légende photo : Docteur  Dagnogo Komissiri, président de l’Ordre des médecins  vétérinaires de Côte d’Ivoire : «  Il  n y a aucune inquiétude  au niveau de l’approvisionnement du marché »( Source : in Le Temps du  06 mai 20) 

Pr Zirihi Guédé Noel,(Université Fhb de Cocody) //Lutte contre le Coronavirus// « Voici la recette que je pourrais proposer (…)»

mardi, 31 mars 2020 08:55 Written by

 Le Professeur Zirihi Guédé  Noel  est  Titulaire de Botanique et Ethnopharmacologie et   enseignant Chercheur à l'Université Félix Houphouët  Boigny  de Cocody. Face à la pandémie du Covid- 19,  il  lance un appel aux autorités ivoiriennes pour la création d'un comité d'experts scientifiques  (Ethnobotanistes, Pharmaciens, Biochimistes, Physiologistes, Médecins, Sociologues, Tradipraticiens de santé.....).  Interview
Professeur,  vous préconisé la mise en place  d’un comité d’experts scientifiques.  Pour quoi faire ?
Ce  comité va sélectionner des médicaments issus de notre pharmacopée traditionnelle et organiser des essais cliniques sur les malades du Corona virus. Pour terminer,   je  demande  aux Professeur Dosso, Institut Pasteur de CI, au  Professeur Koné Bamba Djeneba, de l’Unité  de formation et de recherches  des Sciences pharmaceutique, qui sont nos aînées de porter notre parole et de la transmettre aux autorités.    
 Vous étiez récemment  en Europe  quand la  crise  du Covid 19   est survenue. Comment avez-vous cela ?
  Oui au début le 6 mars, j'ai effectué un voyage, je suis allé en France pour 3 semaines, le retour était prévu pour le 27 mars. La situation était déjà compliquée  en France. Il fallait faire le rang à la pharmacie, au supermarché, à la banque, à l'hôpital. La circulation était réduite et plusieurs services fermés et quelques jours après, il fallait des autorisations pour sortir et finalement un couvre-feu a été instauré. C'était la psychose.
 Vous avez donc écourté votre séjour pour retour en Côte d’Ivoire. En passant par le centre de confinement de l’Institut national de la jeunesse et  des sports( Injs).  Racontez-nous un peu votre parcours…
J’ai  écourté mon séjour et j'ai décidé de revenir en Côte d'Ivoire le vendredi 20 mars 2020.   A  l'aéroport en France, une fiche qui prévoyait notre confinement à l'arrivée nous a été remise. Avant l'atterrissage de l'avion une autre fiche de renseignement a été remplie. A l'aéroport, la température a été contrôlée, après vérification, nos passeports ont confisqués. Après le retrait de nos bagages, par bus spéciaux nous sommes arrivés à l'Injs.  Non,  on  ne nous a pas fait subir des examens spéciaux  mais la température a été à nouveau contrôlée. On  m'a demandé d'aller récupérer mon passeport et de rentrer à la maison. Nous étions nombreux à rentrer chez nous.  Et une fois sur place, il fallait éviter les contacts avec la famille d'après les conseils des autorités.
 Avez-vous  rendu visite  à  des personnes confinées à l’Injs ?
 Non je n'ai pas visité des personnes confinées à l’Injs.  Mon souci à cette étape du parcours, c'est de rentrer chez moi. Oui suivant les instructions des autorités j'ai décidé de mettre en quarantaine, dans un appartement pas loin de chez moi et c'est depuis ce lieu que je réponds à vos questions. Cette crise sanitaire est très grave, et on ne sait pas encore quand elle va être stoppée. Cette pandémie décime les populations, riches ou pauvres, jeunes ou vieux, toutes les personnes sont concernées.
 Vous êtes experts et ethnobotaniste et pharmacologue.   Qu’attendez-vous pour apporter votre contribution  dans la lutte contre cette pandémie ?
  J’ai  soutenu un doctorat de troisième cycle sur les plantes médicinales de Côte d'Ivoire (1991) sous la direction de feu le Professeur Laurent Aké Assi, puis un Doctorat d'Etat en phytochimie et pharmacologie des substances naturelles (2006) sous la direction des Professeurs Traoré Dossahoua et feu le Professeur Frédéric Guédé Gunia. J'ai ensuite été formé à l'Institut de Biologie pharmaceutique à Fribourg en Allemagne, formé en développement clinique des médicaments à Caen et Rouen en France. J'ai fait une spécialisation en chimie des substances naturelles et en parasitologie au Muséum national d'histoire naturelle en France. Bref, ce sont ces spécialisations qui permettent de formuler des médicaments dérivés de plantes médicinales ouest-africaines.
 Quels sont les médicaments   que vous  avez fabriqués à ce jour et qui sont disponibles ?
 5 médicaments sont disponibles, il s'agit de: Kohi, Palutaz, Diabetaz, Tensiotaz  et Protataz. Plusieurs autres Chercheurs et Tradipraticiens détiennent des recettes, moi pour les essais sur Covid-19, j'allais proposer Kohi et Palutaz  en association. Oui ces deux produits parce que  le premier est antiviral et renforce l'immunité, le deuxième est antiparasitaire, antipaludique et lutte efficacement contre la fièvre.
 Pensez-vous que la création de ce comité est possible ?
 Oui c'est mon souhait, nous avons les compétences dans toutes les universités et instituts de recherches. Je vous signale que de tels comités sur le Covid- 19 ont vu le jour au Burkina, au Bénin et le développement de leurs médicaments est bien avancé. 
  Que  pensez- vous de la chloroquine et que dites-vous sur le débat ?
 Bonne question. Pour moi, ce qui est important c'est de savoir si le produit guérit les malades. Aux dernières nouvelles, le produit soigne donc c'est un bon produit.   Précisons  que   la  chloroquine dérive de la Quinine isolée dans les plantes du genre Cinchona de la famille des Rubiacées. Plusieurs autres plantes contiennent des alcaloïdes dont les structures chimiques sont proches de celles de la chloroquine. Il existe aussi des molécules de nature terpéniques et phénoliques capables de tuer ce virus.
Pourtant  l’Afrique regorge de plantes et substances naturelles   qui pourraient   aider  à soigner   les africains à bas coûts.  ?
L’Afrique contrairement à l’Europe, dispose d’une  diversité floristique. C’est-à-dire que sur périmètre  d’un Km2, nous avons dix fois plus de plantes que dans les pays européens. Nous avons en Afrique, une certaine diversité et ces plantes n’ont pas encore fait l’objet d’études approfondies. Nous sommes seulement peut-être à 20%  de notre potentiel qui est exploité. Donc, nous avons  encore 80%  de notre réserve qui n’a   pas encore fait l’objet de recherche. Les pays en voie de développement constituent pour moi, une réserve de plantes médicinales à même de fournir  des  molécules  capables  d’intervenir dans le traitement du cancer, du paludisme  voire même du Vih Sida.    
 Bamba Mafoumgbé,  ( In Le Temps du  30 mars 2020)
 Légende photo : Professeur Zirihi  Guédé Noel,  Titulaire de Botanique et Ethnopharmacologie. Enseignant Chercheur à l'Université Félix Houphouët  Boigny : « Je demande  à nos aînés  de porter  notre parole aux autorités » 

Fuite de l’anacarde/Dr Adama Coulibaly Dg du Cca // « Le phénomène menace sérieusement la filière(…) »

mardi, 18 février 2020 21:23 Written by

 M. Directeur général,  pouvez-vous  nous faire un  point  sur la fuite   de l’anacarde durant la campagne  de commercialisation 2019 ?
 Il   est difficile de donner un chiffre précis. Nous pouvons juste faire  des extrapolations pour donner  ce que nous  estimons à partir  de la production nationale.   Il s’agit  de  chiffres  que nous avons   que nous avons enregistré dans  nos bases de données en termes de commercialisation.   Il  convient à ce niveau   de faire la part  des choses entre  ce qui est commercialisé en  interne et la production nationale.  Nous sommes  d’accord pour dire que la production ivoirienne dépasse les 800 mille tonnes. Il se trouve que pour l’année 2019, nous n’avons enregistré que 634 641 tonnes. Nous sommes conscients qu’il  une bonne parti  du produit qui passe par les frontières terrestres.  Ces deux dernières années, le phénomène  a pris une ampleur telle  qu’il commence à  menacer  sérieusement la filière.Mais pourquoi ?Au titre  de la parafiscalité, il y a un manque à gagner de plusieurs milliards de Fcfa. Nos estimations indiquent que nous ne sommes pas loin des 17 milliards  de manque à gagner. Ceci étant, pour le  producteur, il n’y a pas  eu de perte étant donné qu’il a vendu son produit. Même   si ce produit a pris une destination extérieure,  il est reste que le producteur a fait sa recette. La production nationale a certes  atteint les 800 mille tonnes  de noix brutes, mais   ce que nous avons atteint  dans nos bases de données  c’est 634641 tonnes. Le gap  représente la quantité  qui s’est retrouvé  hors de nos frontières et qui oscille en 150 mille et 200 mille tonnes. Précisons que ce n’est pas une seule frontière qui est poreuse.   Tous les pays  qui nous entourent  considèrent  qu’ils ont droit à  une part  de l’éléphant.  Dans le Gontougo on est passé de plus  de 130mille tonnes à 17 mille tonnes sur 4 à 5 ans. Qu’est ce qui a pu se passer alors qu’il  n’y a pas eu  de  catastrophe naturelle, de feu de brousse ? La pluviométrie a été bonne.   Cela interpelle. En ce qui concerne le  respect du   prix du Kg, nous avons sur le terrain nos dispositifs de commercialisation  avec  des documents que  l’acheteur doit   renseigner. Vous ne pouvez pas acheter  un Kg  de noix  sans renseigner  notre  carnet d’achat documents dont une copie reste avec le producteur.  Mais, malheureusement, il se trouve que des producteurs   se rendent complices  de certains acheteurs véreux.  Ce  sont ces données qui permettent au comité de veille dans chaque département de surveiller l’application  et le respect des prix  sur le terrain. C’est l’une  des difficultés sur le terrain. Des exportateurs et acheteurs agrées par le Conseil du  coton et  de l’anacarde ont également décidé d’aller   s’installer  au Ghana,  le long  de la frontière d’avec la Côte d’Ivoire pour mieux capter la production ivoirienne. Des sanctions sont prévues dans ce sens ?Oui , il y a des installations  le long des frontières. Les   multinationales qui sont basées ici, sont les mêmes que dans les pays voisins.   Ils travaillent également avec  des acteurs qu’on trouve dans nos zones de production et vice versa. Ce qui nous gêne, c’est  ceux  qui est achètent  dans l’intention  de  réexporter. Le port de Tema est devenu le premier port d’exportation mondiale de noix brutes avec plus de 391 mille tonnes  pour une production nationale qui ne peut pas dépasser 125 mille tonnes. Il nous revient que le Burkina exporte aussi par  ce port.  La différence ne vient pas forcement  de nos plantations mais il y a un gros volume qui vient  de chez nous.    Ce  n’est pas ce qui est transformé au Ghana qui nous pose problème.  Sa capacité de transformation est d’environ 20 mille tonnes.   Ce pays   a  une grosse unité qui est installée à Tema qui décortique entre 12 et 13 mille tonnes. Le reste, ce sont des petites unités qui sont installées. Ce  n’est pas ça aussi  qui nous gêne fondamentalement. La Côte d’Ivoire est quatrième  transformateur mondial  d’anacarde malgré la faiblesse de nos volumes et récemment nous avons conforté notre position sur le marché  européen  en termes d’exportation d’amande en tant que quatrième fournisseur en amende après le Vietnam, l’Inde et le Brésil.    
Pour lutter contre la fuite  de la noix de cajou, le Cca va s’appuyer  sur une ordonnance. Pouvez-vous  nous en parler ?Cette ordonnance  N°2018-437 du 03  Mai 2018 portant répression de la commercialisation et  de l’exportation illicites des produits agricoles, en son article 3  dit  très clairement : « Sont confisqués aux profits de l’organe en charge de la régulation de la filière  agricole concernée, les produits  des infractions  prévues par  la présente ordonnance. Peuvent être  confisqués, les moyens de transports ayant servi à commettre l’infraction ».   C’est le Conseil du coton et  de l’anacarde  qui a  initié cette ordonnance et le gouvernement a estimé que ça ne pouvait-être spécifique à l’anacarde. Donc elle a été élargie à l’ensemble des filières dont les produits  sont l’objet  d’exportation frauduleuse. Nous  sommes en train d’actionner tous les acteurs afin que nous puissions parler le même langage.2019, nous avons apporté notre contribution dans le cadre de l’opération  qui avait été initiée précédemment   mais  ce dispositif ne nous a pas donné satisfaction. Nous  allons voir comment nous allons renforcer ce dispositif et apporter notre contribution en termes de mobilité aux forces  qui sont basées à Ouagolo,  Ferkessedougou et Bondoukou.  En plus de ce que va faire l’Etat lui-même.
 M. le  Directeur général, pouvez-vous  nous  faire un petit bilan  de la campagne  2019, le taux de transformation et les prévisions pour 2020 ?
 En 2019, la production ivoirienne a été de 634641tonnes comme indiqué plus haut,  contre  761731tonnes en 2018.  C’est une baisse de 17% d’une année à l’autre.  En ce qui concerne la transformation, nous avons enregistré 68mille tonnes en 2018 contre  57 mille tonnes en 2019. Au titre des exportations locales, 574 mille tonnes en 2019 contre 642 mille  tonnes en 2018.   Notre plus grande satisfaction, c’est qu’il y a une véritable dynamique  au niveau de la  transformation.  C’est qu’entre 2018 et 2019, le volume a baissé mais,  entre- temps il y a 9 nouvelles unités qui ont été créées en 2019 d’une capacité d’environ 170 mille tonnes. Au moment où nous vous parlons, il y a 9 nouvelles unités qui sont en construction et  qui vont démarrer leurs activités en 2020.  Nous ne parlons pas des projets qui  sont prêts   et qui vont démarrer en 2020. Au total,  sur les deux années, nous allons avoir une capacité additionnelle de l’ordre de  165 mille tonnes. Ce qui nous fonde à espérer que  la Côte d’Ivoire va atteindre en fin 2020,  le seuil psychologique de 100 mille tonnes transformées localement. D’ici 2023, la  capacité de transformation installée sera d’environ  500 mille tonnes.Bamba Mafoumgbé  Légende photo : Dr Adama Coulibaly, Directeur général du Conseil du Coton et anacarde : « D’ici 2023, la  capacité de transformation installée sera d’environ  500 mille tonnes » ( In Le Temps du 13 février 2020)

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