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Zouan- Hounien// Affaire incendies des véhicules de la Smi // Des révélations sur le supposé cerveau…

mercredi, 23 décembre 2020 18:49 Written by

 Le 16 Décembre 2020, le jeune dénommé Kapieu K. Abel,  de 31 ans a été interpelé au environ de 22h dans un maquis de la ville de Zouan-Hounien par les agents du commissariat de la police mixte  de Zouan-Hounien. Ce jeune a été accusé d’être le chef de fil des incendies des véhicules de la société minière de Smi survenues le 23 Novembre 2020 à la suite d’un accident mortel de la circulation impliquant un véhicule de ladite société et un conducteur de mototaxi, dans le village de Kouèpleu. En effet ce jeune originaire  de l’un des villages riverains de la mine.  Il est un leader d’opinion, social, associatif qui fait ses propres affaires. Citons : achat des parcelles pour en faire de grandes plantations de cacaoyers, caféiers  et autre connu de tous dans la région. Le 23 Novembre 2020, le jeune Kapieu  a envoyé l’un de ses travailleurs de nationalité ghanéenne résidant  à Ouyatouo  faire leur provision en carburant car ils devraient se rendre dans leur campement situé très loin de la ville.  En partance à Zouan-Hounien, le ghanéen à bord d’une mototaxi a été victime d’un accident où le conducteur est mort sur place.  Le ghanéen a été grièvement blessé avec des fractures  aux membres. Les minutes qui ont suivies, les conducteurs de mototaxi toujours très solidaires se sont vite rassemblés sur le lieu de l’accident comme d’habitude. En rappel, tous ces conducteurs sont adhérés au sein d’un syndicat du département de Zouan-Hounien dont il y’a un président. Quelques temps après l’accident, le jeune Kapieu K. Abel  a reçu un appel l’informant que son travailleur a été victime d’un accident. Précipitamment il se  rend  sur les lieux pour secourir son personnel. A son arrivé il  se rend  compte   que la tension  est vive  entre  des policiers des gendarmes d’ un côté  et   les conducteurs de mototaxi de l’autre.  Son objectif était comment évacuer son collaborateur.  Après renseignement il attendait l’arrivée de l’ambulance de la mine pour évacuer les victimes. Ainsi il vu la tension  montée  des conducteurs qui se plaignaient qu’un policier les aurait filmé.  Il commençait à apaiser les ardeurs de ces derniers et aider certains agents de la mine à traverser les barricades.  Il a même réussi à récupérer le téléphone du policier en question des mains de ces jeunes. Deux ambulances de la mine sont arrivées et ont récupéré les victimes. Constatant l’ampleur de la situation il a demandé aux  corps habillés de se rendre chez le chef du village de Kouèpleu. Il est donc resté chez le chef du village en pourparler que les incendies ont eu lieu. Il n’a ni participé à ces actes incendiaire ni donner l’ordre à qui que ce soit pour agir ainsi. Il ne fait même pas part du syndicat des mototaxi qui est une structure connue de tous dans le département. Poursuivant, il est  bon  de  savoir que d’habitude lorsqu’un conducteur de mototaxi fait un accident, la première personne avisée est le président du syndicat de mototaxi. Ce jour là, quand l’accident s’est produit les premiers conducteurs de mototaxi de leur syndicat qui se sont rendu sur les lieux ont avisés leur président. Ce dernier (président mototaxi) a donné l’ordre de faire barrage afin qu’aucun véhicule de la mine ne passe jusqu’à ce qu’il arrive le terrain et que les victimes soit prises en charge par l’auteur de l’accident. Quand il est arrivé sur les lieux, pour galvaniser ses hommes il a eu des propos du genre : ≪trop c’est trop ils ont trop de foutaise≫. En effet ces conducteurs de moto se plaignent toujours de la mauvaise conduite des chauffeurs de la mine qui témoigne aussi que des gens (conducteur de mototaxi) sans notion de conduite leur rendent la circulation difficile. Il y’a toujours des prises de bec entre ces deux entités sur l’axe Zouan-Hounien Ity. En temps de pluie c’est à la suite de l’état de la route et l’éclaboussement  qui sont les causes. En saison sèche c’est la poussière qui les met en palabre.  A noter  que  l’arrestation du jeune n’est qu’une mise en scène entre ledit syndicat et la police de Zouan-Hounien.   Des  sources  accusent   les  policiers  qui ont tissé une relation  très juteuse   avec le responsable des mototaxi. Selon   cette même source,   «  S’il  y a une personne  qu’on devrait   arrêter dans cette affaire  c’est bien le responsable des conducteurs  de  mototaxi car tous savent que ce sont les conducteurs de mototaxi de Zouan-Hounien qui ont incendié les véhicules de la mine sous les ordres de r président ». Lors de son arrestation le jeune Kapieu  K. Abel  a été dépouillé de la clé de sa voiture, sa moto de marque apache et une somme de trois cent cinquante cinq mille cinq cent  francs Cfa. Jusqu’à présent ses biens n’ont pas été rendus à ses parents.   Nous y reviendrons Ayoko Mensah     Légende photo : Une vue  de la mine  d’Or d’Ity.  Les  conducteurs  d’engins    de la Smi   sont accusés  de mauvaise conduite par les riverains                    

Banque //The Banker Awards// Orabank remporte le prix de la Banque de l’année 2020

vendredi, 04 décembre 2020 23:08 Written by

Orabank Burkina Faso, Orabank Niger et Orabank Sénégal ont remporté le prix de la « Banque de l’année 2020 » à la dernière édition des The Banker Awards. Cette prestigieuse distinction met en lumière la solide résilience dont fait preuve le réseau Orabank face à la crise liée à la Covid-19, ainsi que sa capacité à continuer d’innover et à gagner en parts de marché. La cérémonie de cette récompense décernée par le média de référence The Banker (Groupe Financial Times) s’est tenue en ligne, ce mercredi 02 décembre 2020. La crise de la Covid-19 n’a pas empêché Orabank de poursuivre sa trajectoire de croissance accélérée. Ainsi, la pandémie a amené Orabank Burkina Faso à considérablement accélérer la transformation digitale, en repensant par la même l’ensemble de ses activités. Orabank Niger continue de son côté de pérenniser ses perspectives de développement, en diversifiant notamment son offre de services, et en créant des alliances avec de grands groupes d'assurance et de télécommunications. Enfin, Orabank Sénégal a adopté une ligne stratégique des plus novatrices : le groupe concentre désormais ses efforts sur une inter-fonctionnalité accrue et optimisée entre la gestion de la trésorerie, le financement du commerce, la banque numérique et la relation bancaire dite "classique". Toutes ces avancées reflètent l’excellence financière et managériale d’un groupe bancaire panafricain en constante évolution. Ferdinand Ngon Kemoum, Directeur général d’Oragroup, a déclaré : « Nous sommes plus qu’honorés d’être à nouveau distingués par The Banker Awards. Malgré un contexte fortement marqué par la crise liée à la Covid-19, Orabank a continué de croître, en s’appuyant notamment sur une stratégie de développement articulée autour de la transformation digitale, du déploiement de la marque, de la consolidation de nos activités et de l’optimisation de notre réseau. En 2020, notre cap est resté fixé sur le même objectif : dégager de la performance au service de notre clientèle, et créer de la valeur pour nos actionnaires ». Abdoul Younoussi, Directeur général d’Orabank Niger, a ajouté : « Orabank Niger va continuer à se transformer, en s’appuyant notamment sur le numérique. L'accent sera davantage porté sur la satisfaction des clients : nous sommes déjà perçus sur le marché comme étant innovants et compétitifs. Notre objectif est d'être classé 5ème banque du Niger d'ici à la fin de l’année 2021 ». La banque étant primée pour la 3ème année consécutive, Luc Morio, Directeur général d’Orabank Sénégal, a dévoilé les perspectives de l’organisation pour les prochaines années : « Nous avons pour ambition de développer considérablement notre réseau d'agences bancaires, tout en mettant l’accent sur le développement de relations de qualité avec nos clients corporate et institutionnels ».Enfin, selon Martial Goeh-Akue, Directeur général d’Orabank Burkina Faso : « Orabank Burkina Faso est engagé dans une stratégie de transformation digitale à long terme : nous avons pour ambition de tirer parti de la révolution numérique pour accroître nos capacités de résilience face à ce contexte de crise, qui perturbe fortement le secteur bancaire dans son ensemble ». Oragroup dans son ensemble compte aujourd’hui plus de 500 000 clients, 157 agences et 2 015 collaborateurs. L’organisation a affiché́ en 2019 des performances en forte progression : son bilan total s’élève à 2 634 milliards de francs Cfa, soit une progression de 22% par rapport à l’année précédente. Les dépôts de la clientèle de l’ensemble du réseau Orabank s’élèvent à 1 822,5milliards de francs CFA, et les créances sur la clientèle à 1 366,2 milliards de francs CFA, soit une hausse respective de 25% et 13%. Au total, le Groupe a affiché́ un produit net bancaire de 146,9 milliards de francs CFA (+16%) et un résultat net consolidé en très forte hausse de 47 %, à 18,3 milliards de francs CFA. Orabank Burkina Faso a déjà remporté ce prix « The Banker Awards – Bank of the Year » en 2017 et 2018 et 2019, Orabank Sénégal et Orabank Togo en 2018 et 2019 et Orabank Guinée Bissau en 2019. Enfin, les notes d’investissement A à long terme et A2 à court terme obtenues de l’agence Bloomfield en mai 2018, août 2019 et septembre 2020 consacrent sa résilience et ses performances. À Oragroup est présent dans 12 pays de l’Afrique de l’Ouest et Centrale (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée Conakry, Guinée Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad, Togo) et dans quatre zones monétaires (UEMOA, CEMAC, Guinée Conakry, Mauritanie). Avec 157 agences bancaires et 2 077 collaborateurs, Oragroup propose à plus de 500 000 clients (grandes entreprises, nationales et internationales,  PME et particuliers) une gamme élargie de produits et de services bancaires selon des principes de proximité et de réactivité. Œuvrant à l’inclusion financière par le déploiement de solutions innovantes, Oragroup se concentre sur des segments de population jusque-là délaissés. Cet engagement se traduit dans sa démarche RSE qui fait partie intégrante de sa stratégie et constitue  une priorité de ses instances dirigeantes, axée autour de la transition énergétique, du management des risques environnementaux et sociaux, et du bien-être du public et de ses employés. 

Ayoko Mensah

 Légende photo :   Oragroup affiche ses ambitions 

Lutte contre la propagation des fake news// Orange Côte d’Ivoire s’associe à Israël Guebo

vendredi, 04 décembre 2020 23:03 Written by

Orange Côte d’Ivoire a tenu le  mercredi 2 décembre son premier atelier de lutte contre les fake news, organisé en partenariat avec le journaliste et entrepreneur des médias Israël Guebo. Une dizaine de journalistes ont ainsi échangé autour de ce qui constitue désormais un enjeu majeur de notre temps : la circulation massive de fausses informations, les dangers qu’elle comporte, et les moyens de la contrer. Opérateur multiservices digital engagé, Orange Côte d’Ivoire a organisé ce mercredi 2 décembre un premier atelier d’échanges et de sensibilisation afin de lutter contre la propagation des fake news, ou fausses nouvelles. Une dizaine de rédacteurs en chef et journalistes issus des médias écrits et en ligne de Côte d’Ivoire ont assisté  l’atelier. Organisé en partenariat avec Israël Guebo, journaliste, entrepreneur des médias et formateur, cet atelier a permis de s’intéresser au phénomène mondial des fake news tout en proposant aux participants une série de techniques et astuces afin de les aider à mieux identifier et combattre les fake news et ainsi participer à leur éradication. Pendant près d’une heure et demi, Israël GUÉBO et les professionnels ivoiriens de l’information ont échangé sur la nature du phénomène, partagé leurs retours d’expérience et se sont confronté à divers cas pratiques. Les sujets évoqués ont été variés : de la crise de confiance des populations envers les prescripteurs d’information officiels à l’émergence de nouvelles sources, en passant par l’avènement des e-influenceurs et journalistes citoyens, rien n’a échappé aux participants. Ces derniers ont ainsi eu l’occasion de découvrir et de s’essayer à divers outils et réflexes novateurs, qui leur permettront de mieux chercher, trier et vérifier l’information .Désireux d’encourager cette démarche citoyenne, Orange Côte d’Ivoire a mis à disposition sa Mediaroom(www.orange.ci/mediaroom), la plateforme digitale d’informations dédiée à la Presse pour les besoins de cette formation. Israël Guébo, animateur de l’atelier, a déclaré : « Les fake news alimentent l’anxiété de masse. Il est plus que jamais nécessaire de les contrer, en formant et en échangeant avec ceux qui font l’information, à savoir les journalistes. La profession n’a jamais autant mérité son surnom de 4ème pouvoir : face à la puissance des réseaux sociaux et au nombre pléthorique de nouvelles sources d’informations, les journalistes sont plus que jamais garants de l’information vraie. Ils doivent s’installer durablement dans leur rôle de prescripteurs ». 

Ayoko Mensah 

Légende photo : Josué Guebo  , journaliste et entrepreneur des médias

Redéfinition des entreprises via l’auto-disruption// La société civile invitée à jouer davantage sa partition

lundi, 30 novembre 2020 17:58 Written by

« La redéfinition des  entreprises  via auto-disruption »  C’est  le thème autour duquel le Financial Times et Philip Morris International avaient convoqué la réflexion en début d’après-midi du jeudi 19 novembre 2020.  Un panel virtuel  qui  a permis  aux différents  spécialistes    de donner leurs positions et partager  leurs expériences  en la matière. Mais   c’est  quoi l’auto-disruption ?  En économie, la disruption désigne le bouleversement d'un marché sur lequel les positions sont établies avec une stratégie inédite.  Cette rencontre a permis  de  comment les entreprises peuvent équilibrer le risque et l’innovation au-delà de l’offre de produits et de services, afin d’opérer une transformation profonde et pertinente, en toute sécurité.  Le milieu de l’entreprise africaine semble être dans le bon tempo dans un contexte où tous les pays se projettent sur une dynamique de relance permettant de se remettre d’une crise de Covid-19 ayant frappé le cœur des économies du continent. Ce qui permet de dire que sa redéfinition via l’auto-disruption est sur la bonne voie. Cet état de fait est observé sur le continent durant cette période de Covid-19 où tous les acteurs du secteur privé étaient dans l’obligation de se réinventer pour se mouvoir dans ce contexte de mutations profondes. Les entreprises ont développé des moyens de subsistance afin de ne pas subir de plein fouet la crise.   Pour L’Économiste et entrepreneur tunisien, M. Noômen Lahimer rappelle qu’il y a quelques années, la disruption était définie comme étant un acte consistant à rompre avec l’existant, d’opérer une rupture, provoquer un choc, un changement radical au niveau d’un process d’une industrie, de l’offre ou de la demande. Quant au concept d’auto-disruption, M. Lahimer pense qu’il rajoute quelque chose d’interne à l’organisme et ou à l’entreprise. Economiquement, même si le terme est à la mode, il lui donne un sens dans le contexte actuel en convoquant le livre  « Capitalisme, socialisme et démocratie » de Joseph Schumpeter, publié en 1942 qui parlait de destruction créatrice. Ce qu’il comprend par « acte de détruire l’existant pour amener l’innovation, à être créatrice de nouvelles valeurs et de changements radicaux ». A son avis, c’est un acte de conduite de changement radical pour aller de l’avant. Mme Ramatoulaye Adama Diallo, Ceo Orange Money au Sénégal, ne voit pas de frontière entre la disruption et l’auto-disruption. Pour elle, l’auto disruption est devenue indispensable vue la vitesse à laquelle évoluent les choses. Dans le monde des télécommunications, de la technologie et des services financiers digitaux, fait-elle remarquer, « on a du mal à faire la différence entre la disruption et l’auto disruption car nous sommes obligés, par la vitesse des événements, dont la Covid-19, de le vivre tous les jours. On se remet beaucoup en question ». Sur la même dynamique, M. Fathallah Sijilmassi, Fondateur de Positive Agenda Advisory, Économiste et ancien diplomate marocain de souligner qu’au fil des années, la question des crises et devenue plus rapprochée. Ce qui, d’après lui, suppose que, in fine, pour les pouvoirs publics, les entreprises, les citoyens ; la gestion des éléments disruptifs est devenue plus structurelle que conjoncturelle. « C’est un changement de paradigme majeur », dira-t-il. Pour lui, la différence entre disruption et auto-disruption réside dans la capacité d’intégrer cette notion structurelle pour faire en sorte que les éléments disruptifs soient pris en compte ou anticipés. Ce qui va instaurer une gestion plus efficace de ces évolutions disruptives. « L’innovation joue un rôle clé car c’est ce qui permet, en quelque sorte, d’être l’élément de compétitivité permettant de passer d’un palier à l’autre ». L’auto-disruption provoquée qui révolutionne la vision de Philip Morris International Si l’évolution technologique a poussé la plupart des entreprises et organismes vers l’auto-disruption, tel n’a pas été le cas chez Philip Morris International. M. Tommaso Di Giovanni, Vice-Président en charge de la Communication du Groupe Philip Morris International, estime que la multinationale dans laquelle il travaille a pris depuis fort longtemps le train de l’auto-disruption. « Chez nous, on ne l’a pas seulement vu venir mais on l’a voulu et on la vit actuellement. On a poussé cette auto-disruption. On a fait en sorte que ça se passe pro-activement ». Ce qui, selon lui, les différencie des autres qui se sont plus appesantis sur la technologie ou l’innovation pour provoquer le changement. « Chez nous, à la base, nous avons reconnu qu’on a un produit nocif et qui a créé une dépendance. Finalement, on a eu l’idée de faire quelque chose de différent en s’appuyant sur l’évolution technologique et la science ». Avant de préciser : « même si notre business était solide et qu’il n’y avait pas de menaces extérieures dues aux changements technologiques, on s’est dit que c’était le moment de faire quelque chose de mieux ». Saluant la clairvoyance de cette vision, M. Di Giovanni juge que c’était un choix vraiment courageux du Ceo de Philip Morris qui annonça que la multinationale allait complément s’éloigner des cigarettes vendues tels quels pendant des décennies pour proposer quelque chose complétement différente, avec un produit beaucoup plus complexe basé sur la science, la technologie. Ce qui lui fait dire que « la disruption a quelque chose d’assez brutal en interne parce que ça force à penser différemment, et à changer la manière de travailler. C’est quelque chose de très énergisant aussi ». Tommaso Di Giovanni pour  sa part,  avance que la technologie ou l’innovation joue un rôle clé dans la démarche de Philip Morris. « On sait tous que fumer fait mal et ça provoque une certaine dépendance.C’est depuis les années 70-90 que certains experts se demandaient ce qu’on peut faire pour ceux qui n’arrêtent pas de fumer et qui constituent la base majoritaire des consommateurs ». A l’époque, poursuit-il, « on savait déjà que la majorité des composantes toxiques trouvées dans la fumée sont générées par la combustion. L’idée d’éliminer la combustion tout en donnant la même expérience qu’on a avec la cigarette est la clé. Pourquoi, on n’y arrivait pas ? On a essayé mais on n’avait pas la technologie des batteries ». Selon lui, l’équipe du géant de la cigarette avait essayé avec des produits moins nocifs mais qu’il ne pouvait pas commercialiser. « C’est grâce à la technologie, la science et à l’innovation développées entre 2000 et 2010, qu’on a trouvé la clé avec un produit qui ne générait pas 90% de composantes nocifs. On s’est dit qu’on va le mettre sur le marché avec des produis moins nocifs tout en continuant la recherche et sans parler des effets sur la santé, ni de la réduction des risques ». Cette opération a eu du succès vu le nombre de confirmations jugeant le produit bien meilleur que la cigarette pour ceux qui le fument.  Cinq ans après, on trouve ce produit sur 61 marchés. Aujourd’hui, notre recherche développement est 98% dédiés à des produits sans fumée qui constituent 70% de nos dépenses commerciales ». Récemment, on a eu des confirmations importantes de l’aspect santé des produits.  Ce qui lui fait dire avec assurance : « C’est un voyage très complexe mais on va dans la bonne direction ».
 Quand la  crise de  la  Covid- 19  accélère le changement
Si la pandémie de la Covid-19 a eu des impacts néfastes sur l’humanité, en Afrique, l’incidence économique a causé un réel manque à gagner. Elle a aussi été un élément ayant permis aux entreprises de se réinventer afin de faire face aux multiples défis. En Afrique du Nord,Noômen Lahimer estime que la crise a fortement secoué un pays comme la Tunisie qui accueille 8 à 10 millions de touristes par an. C’est une crise structurelle forte qui touche tout un secteur avec des vagues d’implications sur des secteurs comme l’agriculture, l’artisanat, entre autres. Il y a des secteurs où l’innovation digitale avançait à pas de caméléon. Mais grâce à la rupture provoquée par la Covid-19, une accélération de la transformation est notée. C’est à l’image des secteurs textile, mécanique, électromécanique. L’industrie 4.0 qui implique tout une chaine de valeur de l’industrie au client vers la production vit un changement avec un mouvement de relocalisation massive en Tunisie avec une intégration digitale complexe. M. Fathallah Sijilmassi confirme la perception de cette même tendance sur d’autres pays d’Afrique du Nord. Pour lui, la Covid-19 a été surtout un accélérateur de tendance déjà observé dans le passé. Prenant l’exemple du Maroc, il confie qu’avant la pandémie, le Roi avait convoqué à la réflexion qui doit mener à un nouveau modèle de développement économique et social. Un nouveau modèle de développement dont l’objectif est de replacer l’élément humain, la dimension sociale au centre de l’équation de la croissance économique et du développement. D’après lui, la crise du Covid-19 n’a fait qu’accélérer de manière plus forte la nécessité d’une approche plus inclusive, une approche de citoyenneté et de proximité avec les besoins des populations. Au Maroc, Sijilmassi fait savoir également que la crise a créé une connexion plus forte entre le monde de l’industrie et le monde des universités avec tout ce qui est recherche, développement, innovation. Pour lui, c’est cette volonté d’essayer de créer un élément plus endogène pour anticiper sur les grands développements à venir et de faire en sorte que cette recherche innovation puisse être le vecteur d’une sortie de crise positive qui garde l’élément humain au centre de l’équation. Même son de cloche pour Ramatoulaye Adama Diallo qui confirme qu’avec le Mobil Money, la COVID-19 a été un élément accélérateur. « Nous tous nous étions sur nos plan internes, plans stratégiques… Finalement, on s’est retrouvé avec un grand coup d’accélérateur car il fallait revoir les ambitions. Toutes les choses qu’il fallait faire dans cinq ans, on le fait finalement sur deux semaines ». Pour elle, cette dynamique a participé à développer l’inclusion financière en Afrique de l’Ouest, pour les jeunes et les femmes, particulièrement dans la zone Uemoa, conformément aux directives et mesures prises par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). Avec la  pandémie, la Banque centrale a demandé aux acteurs qu’ils soient de la Mobil Money ou du secteur bancaire de créer un nouvel outil qui permettrait aux clients de s’inscrire avec des conditions un peu moins drastiques. Ce qui a provoqué une certaine parité entre les hommes et les femmes dans le portefeuille client.  C’est de la conduite du changement et souvent le besoin de se remettre en question n’est pas souvent très urgent. « A Orange, il y a 10 ans, il n’y avait pas une grande contrainte pour dire qu’il faut s’exercer dans les nouveaux métiers de service financier parce qu’on était encore dans la révolution du numérique. Il y’avait encore de la croissance et sur tous les indicateurs beaucoup pensaient qu’il fallait rester dans notre pré carré où tout se passait bien ». D’où l’importance de l’auto- disruption. Si le monde de l’entreprise est très enthousiaste face à la nécessité de se redéfinir via l’auto-disruption, il nourrit des craintes par rapport à la participation de l’administration publique qui est un élément clé dans le dispositif global. Cette appréhension est motivée par la réticence connue du secteur public face aux changements, mutations et innovations technologiques ; d’où sa lenteur à mettre en œuvre les réformes. Devant cet état de fait, le  tunisien M. Noômen Lahimer plaide pour une flexibilité de l’administration par rapport à l’auto-disruption. Une option qui, selon lui, passe par une digitalisation de l’administration, dictée par une volonté politique déterminée à réduire cette résistance. Selon lui, il faut que l’administration fasse son auto-disruption pour que les choses changent. « Cette auto disruption doit être endogène car si elle est imposée, cela peut développer de la résistance. Cela est également valable pour l’entreprise». Dans cette dynamique, il estime que le modèle à emprunter doit être flexible et adaptable à tout genre de situation. Ils doivent être agiles et ouverts. Ramatoulaye Adama Diallo, Ceo Orange Money au Sénégal, quant à elle, met le doigt sur la nécessité d’apporter de l’innovation qui répond aux besoins des populations ou soulage leur douleur. A son avis, une bonne auto-disruption passe par un leadership fort et que tous les pays africains travaillent pour une interconnexion de tous les acteurs de l’écosystème et développer des synergies pour le bénéfice des consommateurs. D’où l’importance, selon elle, de mettre la touche humaine au cœur du processus. Dans cette volonté d’embarquer l’administration, Fathallah Sijilmassi pense que les pays doivent aussi travailler pour que l’entreprise devienne de plus en plus citoyenne. « Elle peut certes gagner de l’argent mais le faire aussi dans un esprit citoyen ». Un appel qui, à son avis, est également adressé à la société civile dont l’importance de son rôle a une fois de plus été démontré durant la gestion de cette pandémie où par moment l’État a été défaillant.  

 Ayoko Mensah Légende photo : Ramatoulaye Adama Diallo, Ceo Orange Money au Sénégal : « Une bonne auto-disruption passe par un leadership fort »

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Application mobile Tv d’Orange// Les chaines Canal+ disponibles désormais

vendredi, 20 novembre 2020 10:57 Written by

 Application mobile Tv  d’Orange//Les chaines Canal+ disponibles  désormaisOrange Côte d’Ivoire et CANAL+ annoncent l’intégration des chaines CANAL+ au bouquet TV d’Orange, avec 15 nouvelles chaines premium multithématiques (Sport,Cinéma, Famille, etc.) disponibles sur l’application mobile TV d’Orange. Au travers de cette expérimentation, CANAL+ & Orange Côte d’Ivoire innovent et permettent aux clients TV d’Orange de profiter pleinement des programmes CANAL+avec des pass dédiés, sans risque d’épuiser ni le crédit téléphonique, ni le crédit Internet de base. Opérateur multiservices et conformément à sa volonté d’être un acteur de référence dans la transformation digitale du pays, Orange Côte d’Ivoire poursuit le développement des partenariats locaux et internationaux afin de mettre à la disposition de ses abonnés de l’offre TV, une plateforme donnant accès à une large variété de contenus répondant à leurs besoins et attentes. Avec plus de 500 000 abonnés mobiles, la TV d’Orange enrichit la programmation de son offre qui comptabilise désormais 56 chaines TV, nationales et internationales. Pour rappel, l’application TV d’Orange Côte d’Ivoire est disponible gratuitement sur les plateformes de téléchargement Android et iOS.L’accès aux chaines CANAL+ à partir de tout abonnement Internet Fixe ou Fibre d’Orange sera disponible ultérieurement. Pour M. Habib Bamba, Directeur de la Transformation, du Digital et des Médias chez Orange Côte d’Ivoire : « C’est la 1ère fois que CANAL+ s’associe à un opérateur  téléphonique pour proposer des offres sur le mobile. Ce partenariat traduit la confiance accordée à la TV d’Orange, qui s’impose depuis quelques années comme un acteur majeur et incontournable dans le paysage audiovisuel ivoirien. C’est le lieu pour moi de saluer et féliciter les équipes qui y ont travaillé.» Pour M. Aziz DIALLO, Directeur Général de CANAL+ Côte d’Ivoire, il s’agit d’une réelle innovation dans le domaine des médias en Côte d’Ivoire : « A travers cette expérimentation, nous espérons pouvoir élargir le cercle des téléspectateurs à nos chaînes et faire découvrir à un plus grand nombre d’ivoiriens le meilleur des contenus premium que nous diffusons dans les bouquets CANAL+. Ce partenariat avec ORANGE constitue un jalon important de notre stratégie d’exposition de nos contenus en dehors du satellite… ».

 Ayoko Mensah 

Légende photo : M. Habib Bamba, Directeur de la Transformation, du Digital et des Médias chez Orange Côte d’Ivoire : « C’est la 1ère fois que CANAL+ s’associe à un opérateur  téléphonique »A

Orange Ventures// MEA Seed Challenge// Moja Ride lauréate pour la Côte d’Ivoire

lundi, 16 novembre 2020 18:17 Written by

Lancé en juin 2020 par Orange Ventures, le «Mae Seed Challenge» est un concours soutenu par Orange Côte d’Ivoire et visant à financer l’amorçage des start- up les plus prometteuses en Afrique et au Moyen-Orient. Orange CI et Orange Ventures Afrique et Moyen-Orient annoncent leur volonté d’investissement dans la start-up, Moja Ride, lauréate pour la Côte d’Ivoire. A l’issue d’un processus de sélection minutieux et attentionné auquel plus de 500 start-up de la Côte d’Ivoire, Cameroun, Egypte, Jordanie, Maroc, Sénégal et Tunisie ont candidaté, Moja Ride est la start-up ivoirienne lauréate parmi les 5 finalistes sur les 46 candidatures du pays. En effet, Moja Ride est une start-up basée à Abidjan fondée par Jean Claude Gouéssé et Stéphanie Assi . Moja Ride est une plateforme de paiement digital et un agrégateur de services de mobilité qui ambitionne d’aider le secteur du transport à se moderniser grâce à la vulgarisation des paiements électroniques dans ce secteur en fournissant des applications mobiles aux transporteurs tout en facilitant l’accès au terminaux mobiles et la data. Orange Ventures va investir au total dans le cadre de ce challenge plus de 600 000 soit plus de 393 millions de Fcfa dans sept start-up issues du Cameroun, Côte d’Ivoire, Egypte, Jordanie, Maroc, Sénégal et Tunisie. Pour Jean Claude Gouéssé, Cofounder et Ceo de Moja Ride,« Nous sommes enthousiastes à l’idée d’accueillir Orange Ventures comme investisseur ainsi que par les pistes de collaboration avec le groupe Orange. C’est un signe très encourageant qui nous conforte dans notre projet. Je pense aujourd’hui avec gratitude à nos clients qui nous font confiance tous les jours ainsi qu’à mon équipe qui travaille sans relâche pour une meilleure qualité des transports pour tous. » «L’immense croissance urbaine est un défi pour les villes en Afrique du fait de la pression démographique et les technologies numériques comme Moja Ride constituent une partie de la solution. Chez Orange Ventures, nous sommes fiers de soutenir Moja Ride dans leur projet de connecter et digitaliser le paiement dans le transport informel », commente Grégoire de Padirac, Principal chez OrangeVentures. Selon Habib Bamba, Directeur de la Transformation Digitale et Médias d’Orange Côte d’Ivoire, « L’écosystème Tech de la Côte d’Ivoire est en plein essor et compte un nombre croissant d’entrepreneurs de talents à l’instar de Moja Ride. Néanmoins le nombre d’investisseurs prêts à soutenir les entrepreneurs en amorçage reste très inférieur aux besoins de l’industrie. Ce Challenge d’Orange Ventures complète notre investissement récent dans Comoé Capital dans nos efforts à soutenir l’investissement local. Notre groupe poursuit son engagement d’identifier et soutenir des talents d’Afrique et Moyen-Orient, dont l’émergence est essentielle au développement du continent, ainsi qu’accroitre les axes de coopération avec les acteurs de l’innovation locale ». Orange Ventures est un fonds d’investissement technologique multi-stage de 350 millions d’euros soit plus 229 milliards de Fcfa à visée internationale. Il finance les startups innovantes dans les domaines d’intérêt stratégique d’Orange (Networks & IT, Entreprise Digitale, Cybersecurité, et Fintech) et au-delà (Consumer platforms, E-gaming, Edtech, Santé etc). Orange Ventures déploie également les initiatives dédiées à la région d’Afrique et Moyen Orient, et les entreprises à l’impact. Soutenu par le groupe Orange, le fonds propose aux startups dans lesquelles il investit un accès aux expertises du Groupe et mise en place de synergies avec ses nombreuses unités commerciales et ses 266 millions de clients répartis dans 26 pays
Ayoko Mensah
Légende photo : Une vue des lauréats pour la Côte d’Ivoire

 

Exportations de noix de cajou en Côte d’Ivoire// Malgré le Covid-19, un tonnage record réalisé

samedi, 14 novembre 2020 22:17 Written by

La Côte d’Ivoire  malgré  la crise de la Covid-19  a  exporté un  tonnage  record de noix de  cajou. En pleine campagne de commercialisation  en  2020,   les exportations de noix de cajou de la Côte d’Ivoire ont été freinées par la pandémie de la Covid-19 qui a perturbé la chaîne d’approvisionnement tant  en brousse qu’à l’export. Après quelques semaines de blocage, « les exportations ivoiriennes sont reparties à la hausse apurant les stocks invendus dans un marché où la demande d’amandes de cajou n’a pas faibli, bien au contraire. Sur les dix premiers mois de l’année, les exportations de noix de cajou brutes de la Côte d’Ivoire se sont élevées à 642 505 tonnes, soit 11% de plus qu’en 2019 » indique N’kalô dont les données sont rapportées  par  le site www.commodafrica.com.  Selon  la même source,   «Il   ne resterait aujourd’hui qu’environ 40 000 tonnes de stocks (hors stocks des transformateurs nationaux) et la majorité a déjà été venue et est en cours d’expédition, précise le spécialiste »  Vrai ? Le  Docteur  Coulibaly  Adama , Directeur  général du Conseil du coton et anacarde( Cca) ne confirme pas  ce chiffre.  Les noix de cajou se sont très largement dirigées vers le premier transformateur mondial, le Vietnam (84%). Rappelons que le Conseil du Coton et de l'anacarde, le groupe Vietnamien T& T et un groupement d'intérêt économique des exportateurs nationaux de noix de cajou ont signé, le  29 juillet 2020  à Abidjan  un  partenariat stratégique de vente achat de  150 000 tonnes de noix brutes de cajou. Du côté des exportations d’amande de cajou, le pays rattrape également le retard accumulé avec 9 083 tonnes expédiées de janvier à octobre, en hausse de 2% par rapport à la même période en 2019. Officiellement,   près de 25% à 30% de la production nationale est détournée vers les pays voisins dont  le Ghana. La récolte globale pour 2019 est estimée à 654 000 tonnes de noix, contre 761 317 tonnes en 2018. La Côte d’Ivoire a exporté 574 000 tonnes de celle-ci, contre 642 000 tonnes un an auparavant.  Pour 2020, la Côte d’Ivoire prévoit une production de quelque 800 000 tonnes, pour une production mondiale de 3,8 millions de tonnes. La campagne de commercialisation 2019 a été marquée par une vaste contrebande de la récolte ivoirienne. Le Conseil du coton et de l’anacarde (Cca), l’autorité de régulation, estime à environ 200 000 tonnes la contrebande vers les pays limitrophes que sont le Ghana, le Burkina Faso, le Mali et la Guinée.  Ce  Selon le gouvernement ivoirien, «  constitue un manque à gagner tant au niveau des recettes que de la fiscalité. Au titre des recettes fiscales et parafiscales, les pertes sont comprises entre 3,1 milliards et 7,8 milliards de Fcfa »

 Bamba Mafoumgbé, ( Source : In Le  Temps du  11 Novembre 2020) 

Légende photo :    Docteur Adama Coulibaly, Directeur général du Conseil du coton et anarcarde)   

Décès de Marcel Zadi Kessy// Le Groupe Eranove présente ses condoléances

jeudi, 29 octobre 2020 14:29 Written by

Après l’annonce du décès de Monsieur Marcel Zadi Kessy, survenu à Abidjan le mardi 13 octobre 2020, le Groupe Eranove, l’ensemble de ses filiales et tous ses collaborateurs expriment leur profonde tristesse et présentent leurs plus sincères condoléances à sa famille, ses amis et ses proches. Monsieur Marcel Zadi Kessy a joué un rôle majeur dans le développement des secteurs de l’eau et de l’électricité en Côte d’Ivoire et a considérablement marqué l’histoire du groupe Eranove. Marcel Zadi Kessy a imaginé et conçu les valeurs qui fondent encore la culture d’entreprise de la SODECI et la CIE. Il a insufflé à chaque collaborateur un sens aigu du service public. Ces piliers du succès du Groupe Eranove prolongent la vie de ce grand homme. Ingénieur des techniques d’équipement rural et après avoir entamé sa carrière dans l’administration ivoirienne, Marcel Zadi Kessy rejoint la Société de Distribution d’Eau de Côte d’Ivoire (SODECI) en 1972 en tant que Directeur Général Adjoint avant de devenir Président Directeur Général en 1985. En 1990, Marcel Zadi Kessy prend également les rênes de la toute jeune Compagnie Ivoirienne d’Électricité (CIE) créée dans le cadre de la privatisation du secteur de l’électricité. En plus de ses responsabilités en Côte d’Ivoire, Il est promu Directeur Général Adjoint de Saur Afrique (groupe Bouygues). Lors de la reprise des actifs de Saur en Afrique par le fonds d’investissement panafricain Emerging Capital Partners (ECP), en 2009, il est promu Président de Finagestion (Eranove aujourd’hui), poste qu’il conservera jusqu’en 2011. A la tête de la CIE et la SODECI, le Président Directeur Général Marcel Zadi Kessy va élaborer et mettre en œuvre des méthodes de management et d’organisation qui constituent encore aujourd’hui le socle du modèle du Groupe industriel panafricain Eranove. Ce modèle managérial interculturel, basé sur la décentralisation, la responsabilisation, la délégation de pouvoir et le contrôle repose sur un principe plus que jamais d’actualité : la direction et la gestion d’une entreprise en Afrique doit tenir compte de son environnement socioculturel et utiliser des méthodes de motivation liées aux valeurs locales. « Marcel Zadi Kessy a été un visionnaire, un pionnier et un véritable capitaine d’industrie durant toute sa carrière combinant exigence professionnelle et qualités humaines. Sous sa direction, la CIE et de la SODECI se sont hissées au premier rang et ont valeur d’exemple sur le continent africain. Marcel Zadi Kessy reste pour moi une source d’inspiration », déclare Vincent Le Guennou, Co-CEO d’Emerging Capital Partners et Président du Conseil d’Administration d’Eranove. « Aujourd’hui, tous les collaborateurs du Groupe Eranove sont en deuil. Notre peine est immense tant notre Groupe repose encore aujourd’hui sur ce qu’il a su construire en termes de valeurs, de culture d’entreprise et de management. Marcel Zadi Kessy a été mon père spirituel, c’est à ses côtés que j’ai appris à développer des concepts innovants en mettant les aspects sociaux-culturels dans les relations humaines au coeur de l’entreprise », rajoute le Directeur Général du Groupe Eranove, Marc Albérola. En dehors de la CIE et la SODECI, Marcel Zadi Kessy a assumé de nombreuses fonctions au plan international. Il a été Président fondateur de l’Union Africaine des Distributeurs d’Eau (devenue Association Africaine de l’Eau), membre du Conseil d’Administration de l’Association Internationale de l’Eau (AIE) et administrateur dans plusieurs sociétés. Monsieur Marcel Zadi Kessy a été également l’un des pères fondateurs du patronat Ivoirien, en créant le Conseil National du Patronat (CNP devenu CGECI actuelle) qu’il préside de 1993 à 1998. Plus tard, il devient Président du Conseil Économique et Social de Côte d’Ivoire entre 2011 et 2016, où il a marqué de son empreinte cette institution par son leadership et sa vision pour le pays. En octobre 1998, Marcel Zadi Kessy a publié Culture africaine et Gestion de l’entreprise moderne. Ce livre est le témoignage d’une expérience de plus de vingt ans au sein de la SODECI et de la CIE qui a nourri sa conviction que le progrès durable des entreprises sur le continent est conditionné par l’adaptation du management aux réalités culturelles africaines. Marcel Zadi Kessy était aussi préoccupé par le développement du monde rural en Afrique et particulièrement en Côte d’Ivoire. Il a joué un rôle majeur dans l’amélioration du bien-être économique et social des populations de son village Yacolidabouo et de sa région de Soubré. Sa vision : promouvoir un développement économique et social qui implique les populations rurales pour combattre efficacement la pauvreté. Il a toujours prôné la participation active des communautés bénéficiaires à la conception, à la mise en œuvre et à la gestion des équipements collectifs et des projets productifs. Pour promouvoir cette approche, il a créé une Organisation Non Gouvernementale baptisée OUYINE (Solidarité en langue Bété devenue YVEO - Yacoly Village École Ouverte) dont la vocation est de traduire dans la réalité sa vision du développement en milieu rural. Il a consacré à cette expérience deux livres parus sous les titres Développement de proximité et Gestion des Communautés villageoises et Le village-école. Homme de convictions, Marcel Zadi Kessy a été un leader et un serviteur pour son pays et le continent. Le Groupe Eranove formule le vœu que son héritage soit un repère pour les générations futures. Que Monsieur Marcel Zadi Kessy puisse reposer en paix, et que la terre lui soit légère ! Source : Agence35° Nord 

Légende photo : Marcel Zadi Kessy a été un leader et un serviteur pour son pays et le continent